Définition et physiopathologie
Le thrombus ventriculaire gauche (VG) est un caillot intracavitaire fixĂ© Ă lâendocarde du VG, recouvrant typiquement un segment myocardique akinĂ©tique ou dyskinĂ©tique aprĂšs un infarctus du myocarde (IDM). Il est particuliĂšrement associĂ© aux infarctus antĂ©rieurs Ă©tendus ou transmuraux, Ă la dysfonction apicale, Ă la formation dâun anĂ©vrisme du VG et Ă une diminution de la fonction systolique du VG.
Les principaux mĂ©canismes sont lâassociation dâune surface endocardique anormalement thrombogĂšne et dâune stase sanguine. Au cours de la phase aiguĂ« de lâinfarctus, lâinflammation endocardique et lâaltĂ©ration de la contraction rĂ©gionale crĂ©ent des conditions favorables Ă la formation dâun thrombus. Un infarctus septal transmural Ă©tendu peut Ă©galement permettre la formation de thrombi muraux au niveau du myocarde infarci dans lâun ou lâautre ventricule.
Avec les techniques dâimagerie contemporaines, un thrombus VG a Ă©tĂ© rapportĂ© chez jusquâĂ 15 % des patients aprĂšs un infarctus du myocarde avec sus-dĂ©calage du segment ST (STEMI), avec des taux approchant 25 % aprĂšs un IDM antĂ©rieur. Les thrombi peuvent se former prĂ©cocement, dans les 48â72 heures suivant lâinfarctus. La formation prĂ©coce dâun thrombus est associĂ©e Ă un mauvais pronostic Ă court terme, bien que la mortalitĂ© prĂ©coce soit habituellement liĂ©e Ă lâĂ©tendue des lĂ©sions myocardiques et Ă leurs complications â choc, rĂ©infarctus, rupture myocardique et tachyarythmie ventriculaire â plutĂŽt quâĂ lâembolisation elle-mĂȘme.
Un thrombus peut ĂȘtre :
Mural : aplati, fixe et étroitement adhérent à la surface endocardique.
Proéminent ou mobile : faisant saillie dans la cavité ventriculaire, parfois avec des composants mobiles indépendamment.
Bien quâun thrombus mural soit fixĂ© au myocarde infarci, des composants superficiels peuvent se dĂ©tacher et sâemboliser dans la circulation systĂ©mique. Les donnĂ©es observationnelles indiquent un risque dâĂ©vĂ©nements emboliques environ quatre fois supĂ©rieur chez les patients prĂ©sentant un thrombus VG par rapport Ă des patients appariĂ©s sans thrombus.
Facteurs associĂ©s Ă lâembolisation
Les caractéristiques échocardiographiques suggérant un potentiel emboligÚne accru comprennent :
Une plus grande mobilité du thrombus.
Une saillie dans la cavité du VG.
Sa visualisation sur plusieurs plans dâimagerie.
Sa localisation au contact dâun myocarde hyperkinĂ©tique.
Une importante charge thrombotique.
Lâimagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique cardiaque (IRM cardiaque) peut prĂ©ciser davantage la morphologie du thrombus et contribuer Ă lâĂ©valuation du risque embolique.
Présentation clinique et symptÎmes
Le thrombus VG peut ĂȘtre cliniquement silencieux et dĂ©couvert lors dâune imagerie post-infarctus. En cas dâembolisation, la prĂ©sentation dĂ©pend du territoire vasculaire atteint et peut comprendre des manifestations dâembolie artĂ©rielle systĂ©mique. Le document source ne fournit pas de catalogue dĂ©taillĂ© des syndromes emboliques spĂ©cifiques.
La suspicion clinique doit ĂȘtre renforcĂ©e aprĂšs :
Un STEMI antérieur.
Un infarctus étendu ou transmural.
Une akinésie ou dyskinésie apicale persistante.
La formation dâun anĂ©vrisme du VG.
Une FEVG inférieure à 40 %.
Une dysfonction systolique du VG persistante ou nouvellement identifiée.
Un patient peut Ă©galement consulter en raison de complications de lâinfarctus sous-jacent ou du remodelage du VG, notamment une insuffisance cardiaque, des arythmies ventriculaires ou des symptĂŽmes ischĂ©miques rĂ©cidivants. Ces manifestations ne suffisent pas, Ă elles seules, Ă Ă©tablir la prĂ©sence dâun thrombus.
Ăvaluation et examen clinique
Lâexamen clinique vise principalement Ă rechercher les consĂ©quences de lâinfarctus et de la dysfonction du VG plutĂŽt que le thrombus lui-mĂȘme. Le thrombus est souvent asymptomatique et ne peut pas ĂȘtre diagnostiquĂ© de maniĂšre fiable par le seul examen clinique.
LâĂ©valuation doit comporter une recherche de :
Instabilité hémodynamique ou choc cardiogénique.
Signes cliniques dâinsuffisance cardiaque.
Ischémie récidivante ou réinfarctus.
Tachyarythmie ventriculaire.
Signes Ă©vocateurs dâune embolisation systĂ©mique.
Chez les patients prĂ©sentant une douleur thoracique rĂ©cidivante et une altĂ©ration hĂ©modynamique aprĂšs un IDM, il convient dâenvisager les complications mĂ©caniques. LâĂ©chocardiographie transthoracique (ETT) peut contribuer Ă lâĂ©valuation de ces complications, bien quâune coronarographie puisse ĂȘtre nĂ©cessaire lorsquâil faut exclure une thrombose aiguĂ« dâun vaisseau natif ou dâun stent.
Diagnostic
Ăchocardiographie
LâETT est la principale mĂ©thode dâimagerie initiale pour dĂ©tecter un thrombus VG et Ă©valuer le substrat sur lequel il se dĂ©veloppe. Le thrombus apparaĂźt gĂ©nĂ©ralement comme une masse distincte, dâĂ©chogĂ©nicitĂ© homogĂšne, dĂ©formable, accolĂ©e au contour endocardique dâun segment akinĂ©tique ou dyskinĂ©tique.
Lâexamen doit Ă©valuer :
La cinétique régionale du VG.
La visualisation de lâapex.
La fonction systolique du VG.
La taille, la forme, la mobilité et la saillie du thrombus.
La prĂ©sence dâun anĂ©vrisme du VG.
Une éventuelle insuffisance mitrale associée et les autres complications post-infarctus.
LâĂ©chocardiographie est moins sensible que lâIRM cardiaque, en particulier pour les petits thrombi ou les thrombi muraux. Sa prĂ©cision dĂ©pend de la probabilitĂ© prĂ©test, de la qualitĂ© des images et de la morphologie du thrombus. Les thrombi muraux sont plus difficiles Ă identifier que les thrombi proĂ©minents ou mobiles.
Agents de contraste échographique
Les agents de contraste Ă©chographique administrĂ©s par voie intraveineuse peuvent amĂ©liorer considĂ©rablement la dĂ©tection des thrombi. Leur utilisation peut approximativement doubler le taux de dĂ©tection, avec une sensibilitĂ© rapportĂ©e allant jusquâĂ 60 % et une valeur prĂ©dictive positive de 93 % dans le document citĂ©.
AprĂšs un IDM antĂ©rieur aigu, une Ă©chocardiographie de contraste peut ĂȘtre envisagĂ©e lorsque lâapex est mal visualisĂ© en Ă©chocardiographie standard.
Imagerie par résonance magnétique cardiaque
LâIRM cardiaque doit ĂȘtre envisagĂ©e lorsque les rĂ©sultats Ă©chocardiographiques sont Ă©quivoques ou lorsque la suspicion clinique reste Ă©levĂ©e malgrĂ© une Ă©chocardiographie non concluante. Elle permet une meilleure caractĂ©risation du thrombus VG et peut dĂ©tecter des thrombi non visualisĂ©s en Ă©chocardiographie.
LâIRM cardiaque est Ă©galement utile pour Ă©valuer les caractĂ©ristiques de lâinfarctus associĂ©, le remodelage ventriculaire, la formation dâun anĂ©vrisme et le substrat structurel contribuant au risque embolique.
Autres modalitĂ©s dâimagerie
LâanĂ©vrisme du VG peut ĂȘtre diagnostiquĂ© par :
Ăchocardiographie.
IRM cardiaque.
Tomodensitométrie.
Ventriculographie gauche.
Le document source ne définit pas de rÎle préférentiel de la TDM ou de la ventriculographie spécifiquement dans la détection systématique des thrombi VG.
Ălectrocardiographie
La persistance dâun sus-dĂ©calage du segment ST aprĂšs un IDM peut indiquer un infarctus Ă©tendu avec anomalie de la cinĂ©tique rĂ©gionale et mauvaise reperfusion microvasculaire. Elle ne prouve toutefois pas la prĂ©sence dâun anĂ©vrisme ou dâun thrombus VG. Le diagnostic dâanĂ©vrisme nĂ©cessite une imagerie.
La rĂ©apparition nouvelle ou dynamique dâun sus-dĂ©calage du segment ST aprĂšs lâinfarctus initial doit faire suspecter un rĂ©infarctus. LâinterprĂ©tation peut ĂȘtre difficile, car lâĂ©volution Ă©lectrocardiographique normale aprĂšs lâIDM initial peut se superposer aux modifications dues Ă un infarctus rĂ©cidivant.
Biomarqueurs et résultats biologiques
Le document source ne dĂ©crit pas de marqueurs biologiques spĂ©cifiques pour le diagnostic dâun thrombus VG. Les biomarqueurs cardiaques peuvent rester Ă©levĂ©s aprĂšs lâinfarctus initial, ce qui rend difficile leur utilisation isolĂ©e pour distinguer un infarctus rĂ©cidivant de lâĂ©vĂ©nement initial, notamment au cours des premiĂšres 24 heures.
Le diagnostic du thrombus VG repose donc sur lâimagerie et non sur les biomarqueurs.
Traitement et prise en charge
Anticoagulation dâun thrombus VG confirmĂ©
Chez les patients prĂ©sentant un thrombus VG confirmĂ©, un traitement anticoagulant oral par antagoniste de la vitamine K (AVK) ou par anticoagulant oral non anti-vitamine K (AOD) doit ĂȘtre envisagĂ© pendant 3â6 mois.
Le choix du traitement doit ĂȘtre intĂ©grĂ© aux Ă©lĂ©ments suivants :
La nĂ©cessitĂ© dâun traitement antiplaquettaire concomitant aprĂšs un IDM ou une intervention coronaire percutanĂ©e.
Le risque hémorragique.
Les caractĂ©ristiques cliniques et dâimagerie du thrombus.
LâĂ©tendue de la dysfonction et de lâinfarctus du VG.
La persistance du thrombus ou la prĂ©sence dâun anĂ©vrisme du VG.
Le document source ne fournit pas de noms de mĂ©dicaments spĂ©cifiques, de schĂ©mas posologiques, de valeurs cibles dâanticoagulation ni de protocoles dâassociation dâun traitement anticoagulant et antiplaquettaire.
Réévaluation guidĂ©e par lâimagerie
Une imagerie de suivi est nécessaire pour déterminer si le thrombus a disparu et si le substrat sous-jacent persiste. Chez les patients traités par anticoagulation, une résolution du thrombus a été observée chez environ 50 % des patients à un an et 75 % à deux ans.
La poursuite de lâanticoagulation au-delĂ des 3â6 premiers mois nâest pas prĂ©sentĂ©e comme une obligation universelle. La poursuite du traitement peut ĂȘtre pertinente en cas de persistance du thrombus ou lorsquâun anĂ©vrisme rĂ©siduel du VG entraĂźne une stase et un risque thrombotique persistants.
Anévrisme et thrombus du VG
Les anĂ©vrismes du VG sont des protrusions dyskinĂ©tiques bien dĂ©limitĂ©es qui prĂ©servent lâintĂ©gritĂ© de lâendocarde, du myocarde et de lâĂ©picarde. Les localisations habituelles comprennent lâapex et la paroi infĂ©rieure basale. Un contraste Ă©chographique spontanĂ© au sein dâun anĂ©vrisme tĂ©moigne dâune stase sanguine locale.
En lâabsence dâanticoagulation, le flux stagnant au sein dâun anĂ©vrisme du VG peut favoriser la formation dâun thrombus. Les patients prĂ©sentant de volumineux anĂ©vrismes, un IDM antĂ©rieur ou une FEVG infĂ©rieure Ă 40 % sont particuliĂšrement exposĂ©s.
La persistance dâun anĂ©vrisme du VG aprĂšs un STEMI peut justifier une anticoagulation orale au long cours en raison des risques de thrombose murale et dâembolisation systĂ©mique.
Prise en charge du remodelage associé du VG
AprĂšs un IDM, le VG peut continuer Ă se dilater et dĂ©velopper une hypokinĂ©sie dans les rĂ©gions non infarciĂ©es, processus appelĂ© remodelage du VG. Le remodelage comprend une augmentation du volume du VG et une Ă©volution vers une gĂ©omĂ©trie ventriculaire plus globulaire. Ce processus peut entretenir la stase rĂ©gionale et favoriser la formation dâun thrombus.
La prise en charge comprend donc lâĂ©valuation et le traitement de la dysfonction ventriculaire associĂ©e et des complications post-infarctus. Le document source ne fournit pas de schĂ©ma pharmacologique complet du remodelage du VG ou de lâinsuffisance cardiaque aprĂšs IDM.
Traitement chirurgical et transcathĂ©ter de lâanĂ©vrisme
LâanĂ©vrisectomie chirurgicale a le plus de chances de rĂ©ussir lorsque la fonction contractile du VG non anĂ©vrismal est relativement prĂ©servĂ©e. La reconstruction chirurgicale du VG rĂ©alisĂ©e avec un pontage aortocoronarien rĂ©duit le volume du VG chez les patients ayant une FEVG â€35 %, mais nâamĂ©liore pas les symptĂŽmes, la tolĂ©rance Ă lâeffort ni la mortalitĂ© ou les hospitalisations cardiaques selon les donnĂ©es citĂ©es.
Les recommandations suggĂšrent nĂ©anmoins que le remodelage chirurgical du VG rĂ©alisĂ© au cours dâune chirurgie de pontage peut ĂȘtre utile chez certains patients prĂ©sentant :
Une insuffisance cardiaque réfractaire.
Un thrombus volumineux.
Des arythmies persistantes prenant naissance dans une cicatrice anévrismale.
Lâexclusion transcathĂ©ter de lâanĂ©vrisme demeure expĂ©rimentale ; lâimplantation technique a gĂ©nĂ©ralement Ă©tĂ© rĂ©alisable, mais les donnĂ©es sur les rĂ©sultats sont limitĂ©es.
Médicaments et considérations pratiques
Anticoagulants oraux
Les options recommandées par les recommandations pour un thrombus VG confirmé sont les suivantes :
| Catégorie de médicament | Indication | Durée suggérée dans le document source | Considérations pratiques |
|---|---|---|---|
| Antagoniste de la vitamine K | Thrombus VG confirmĂ© | 3â6 mois | Doit ĂȘtre envisagĂ© en tenant compte du traitement antiplaquettaire concomitant et du risque hĂ©morragique |
| AOD | Thrombus VG confirmĂ© | 3â6 mois | PrĂ©fĂ©rĂ© aux AVK en cas de fibrillation atriale de novo au cours dâun SCA, mais le document source ne prĂ©cise pas que cette prĂ©fĂ©rence sâapplique spĂ©cifiquement au thrombus VG |
Aucune dose ni cible de surveillance nâest fournie dans le document source.
Traitement antiplaquettaire
Le document source souligne que les dĂ©cisions concernant lâanticoagulation doivent tenir compte de la nĂ©cessitĂ© dâun traitement antiplaquettaire concomitant aprĂšs un syndrome coronarien aigu ou une intervention coronaire. Il ne prĂ©cise ni les agents antiplaquettaires, ni les doses, ni les stratĂ©gies dâassociation.
Recommandations des sociétés savantes
Les principales recommandations concernant le thrombus VG aprĂšs un IDM sont les suivantes :
| Recommandation | Classe | Niveau |
|---|---|---|
| Envisager une IRM cardiaque lorsque les images échocardiographiques sont équivoques ou que la suspicion clinique de thrombus VG reste élevée | IIa | C |
| Envisager une anticoagulation orale par AVK ou AOD pendant 3â6 mois en cas de thrombus VG confirmĂ© | IIa | C |
| AprĂšs un IDM antĂ©rieur aigu, envisager une Ă©chocardiographie de contraste lorsque lâapex nâest pas visualisĂ© de maniĂšre adĂ©quate | IIb | C |
Ces recommandations soulignent une approche par Ă©tapes : amĂ©liorer la visualisation Ă©chocardiographique si nĂ©cessaire, recourir Ă lâIRM cardiaque lorsque lâincertitude persiste et anticoaguler un thrombus confirmĂ© pendant une durĂ©e dĂ©finie, avec réévaluation.
Pronostic et suivi
Pronostic
La prĂ©sence dâun thrombus VG est associĂ©e Ă un risque considĂ©rablement accru dâembolie systĂ©mique. Cependant, chez les patients dont le thrombus se forme dans les 48â72 heures suivant lâinfarctus, la mortalitĂ© prĂ©coce post-infarctus est plus souvent attribuable Ă la gravitĂ© de lâinfarctus et Ă ses complications quâĂ lâembolisation.
Le pronostic global dépend :
De la fonction systolique du VG au repos.
De la quantité de myocarde résiduel potentiellement ischémique.
De la susceptibilité aux arythmies ventriculaires graves.
De la taille et de la localisation de lâinfarctus.
De la persistance dâun anĂ©vrisme ou dâun thrombus du VG.
De lâimportance du remodelage du VG.
LâanĂ©vrisme du VG est en lui-mĂȘme associĂ© Ă une mortalitĂ© plus Ă©levĂ©e, mĂȘme aprĂšs prise en compte dâune FEVG comparable. La mort subite est frĂ©quente dans ce contexte, probablement en partie en raison de lâincidence accrue des tachyarythmies ventriculaires. La perte de la fonction contractile dans la rĂ©gion anĂ©vrismale peut rĂ©duire le volume dâĂ©jection systolique ou augmenter le volume tĂ©lĂ©diastolique du VG, la contrainte pariĂ©tale et la demande myocardique en oxygĂšne, pouvant ainsi conduire Ă une insuffisance cardiaque.
Imagerie de suivi
Le suivi doit documenter :
La résolution ou la persistance du thrombus.
Les modifications de la taille et de la fonction systolique du VG.
LâĂ©volution des anomalies de la cinĂ©tique rĂ©gionale.
Lâapparition ou la progression dâun anĂ©vrisme du VG.
La persistance dâun contraste Ă©chographique spontanĂ© ou de tout autre signe de stase.
Les complications emboliques ou hémorragiques du traitement.
LâĂ©chocardiographie convient gĂ©nĂ©ralement Ă lâĂ©valuation sĂ©riĂ©e, tandis que lâIRM cardiaque doit ĂȘtre utilisĂ©e lorsque les rĂ©sultats Ă©chocardiographiques restent incertains ou lorsquâune caractĂ©risation dĂ©taillĂ©e est cliniquement importante.
Surveillance rythmologique
Les patients prĂ©sentant un infarctus Ă©tendu, un anĂ©vrisme du VG ou une dysfonction ventriculaire gauche importante peuvent Ă©galement ĂȘtre exposĂ©s Ă des arythmies ventriculaires graves. Ă la sortie de lâhĂŽpital, lâĂ©valuation du risque prend en compte la fonction du VG, le myocarde ischĂ©mique rĂ©siduel et les marqueurs dâinstabilitĂ© Ă©lectrique, notamment lâactivitĂ© ectopique ventriculaire, la diminution de la variabilitĂ© de la frĂ©quence cardiaque ou de la sensibilitĂ© du barorĂ©flexe, ainsi que les anomalies de lâECG moyennĂ©.
Le document source ne dĂ©finit pas de calendrier spĂ©cifique de suivi du thrombus VG lui-mĂȘme. Le calendrier doit donc ĂȘtre individualisĂ© en fonction des caractĂ©ristiques du thrombus, de la stratĂ©gie dâanticoagulation, de la fonction du VG, de lâĂ©tat de lâanĂ©vrisme et de la survenue de complications emboliques ou rythmiques.