đŸš« Thrombus ventriculaire gauche aprĂšs un infarctus du myocarde

Sommaire (25)

Définition et physiopathologie

Le thrombus ventriculaire gauche (VG) est un caillot intracavitaire fixĂ© Ă  l’endocarde du VG, recouvrant typiquement un segment myocardique akinĂ©tique ou dyskinĂ©tique aprĂšs un infarctus du myocarde (IDM). Il est particuliĂšrement associĂ© aux infarctus antĂ©rieurs Ă©tendus ou transmuraux, Ă  la dysfonction apicale, Ă  la formation d’un anĂ©vrisme du VG et Ă  une diminution de la fonction systolique du VG.

Les principaux mĂ©canismes sont l’association d’une surface endocardique anormalement thrombogĂšne et d’une stase sanguine. Au cours de la phase aiguĂ« de l’infarctus, l’inflammation endocardique et l’altĂ©ration de la contraction rĂ©gionale crĂ©ent des conditions favorables Ă  la formation d’un thrombus. Un infarctus septal transmural Ă©tendu peut Ă©galement permettre la formation de thrombi muraux au niveau du myocarde infarci dans l’un ou l’autre ventricule.

Avec les techniques d’imagerie contemporaines, un thrombus VG a Ă©tĂ© rapportĂ© chez jusqu’à 15 % des patients aprĂšs un infarctus du myocarde avec sus-dĂ©calage du segment ST (STEMI), avec des taux approchant 25 % aprĂšs un IDM antĂ©rieur. Les thrombi peuvent se former prĂ©cocement, dans les 48–72 heures suivant l’infarctus. La formation prĂ©coce d’un thrombus est associĂ©e Ă  un mauvais pronostic Ă  court terme, bien que la mortalitĂ© prĂ©coce soit habituellement liĂ©e Ă  l’étendue des lĂ©sions myocardiques et Ă  leurs complications — choc, rĂ©infarctus, rupture myocardique et tachyarythmie ventriculaire — plutĂŽt qu’à l’embolisation elle-mĂȘme.

Un thrombus peut ĂȘtre :

  • Mural : aplati, fixe et Ă©troitement adhĂ©rent Ă  la surface endocardique.

  • ProĂ©minent ou mobile : faisant saillie dans la cavitĂ© ventriculaire, parfois avec des composants mobiles indĂ©pendamment.

Bien qu’un thrombus mural soit fixĂ© au myocarde infarci, des composants superficiels peuvent se dĂ©tacher et s’emboliser dans la circulation systĂ©mique. Les donnĂ©es observationnelles indiquent un risque d’évĂ©nements emboliques environ quatre fois supĂ©rieur chez les patients prĂ©sentant un thrombus VG par rapport Ă  des patients appariĂ©s sans thrombus.

Facteurs associĂ©s Ă  l’embolisation

Les caractéristiques échocardiographiques suggérant un potentiel emboligÚne accru comprennent :

  • Une plus grande mobilitĂ© du thrombus.

  • Une saillie dans la cavitĂ© du VG.

  • Sa visualisation sur plusieurs plans d’imagerie.

  • Sa localisation au contact d’un myocarde hyperkinĂ©tique.

  • Une importante charge thrombotique.

L’imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique cardiaque (IRM cardiaque) peut prĂ©ciser davantage la morphologie du thrombus et contribuer Ă  l’évaluation du risque embolique.

Présentation clinique et symptÎmes

Le thrombus VG peut ĂȘtre cliniquement silencieux et dĂ©couvert lors d’une imagerie post-infarctus. En cas d’embolisation, la prĂ©sentation dĂ©pend du territoire vasculaire atteint et peut comprendre des manifestations d’embolie artĂ©rielle systĂ©mique. Le document source ne fournit pas de catalogue dĂ©taillĂ© des syndromes emboliques spĂ©cifiques.

La suspicion clinique doit ĂȘtre renforcĂ©e aprĂšs :

  • Un STEMI antĂ©rieur.

  • Un infarctus Ă©tendu ou transmural.

  • Une akinĂ©sie ou dyskinĂ©sie apicale persistante.

  • La formation d’un anĂ©vrisme du VG.

  • Une FEVG infĂ©rieure Ă  40 %.

  • Une dysfonction systolique du VG persistante ou nouvellement identifiĂ©e.

Un patient peut Ă©galement consulter en raison de complications de l’infarctus sous-jacent ou du remodelage du VG, notamment une insuffisance cardiaque, des arythmies ventriculaires ou des symptĂŽmes ischĂ©miques rĂ©cidivants. Ces manifestations ne suffisent pas, Ă  elles seules, Ă  Ă©tablir la prĂ©sence d’un thrombus.

Évaluation et examen clinique

L’examen clinique vise principalement Ă  rechercher les consĂ©quences de l’infarctus et de la dysfonction du VG plutĂŽt que le thrombus lui-mĂȘme. Le thrombus est souvent asymptomatique et ne peut pas ĂȘtre diagnostiquĂ© de maniĂšre fiable par le seul examen clinique.

L’évaluation doit comporter une recherche de :

  • InstabilitĂ© hĂ©modynamique ou choc cardiogĂ©nique.

  • Signes cliniques d’insuffisance cardiaque.

  • IschĂ©mie rĂ©cidivante ou rĂ©infarctus.

  • Tachyarythmie ventriculaire.

  • Signes Ă©vocateurs d’une embolisation systĂ©mique.

Chez les patients prĂ©sentant une douleur thoracique rĂ©cidivante et une altĂ©ration hĂ©modynamique aprĂšs un IDM, il convient d’envisager les complications mĂ©caniques. L’échocardiographie transthoracique (ETT) peut contribuer Ă  l’évaluation de ces complications, bien qu’une coronarographie puisse ĂȘtre nĂ©cessaire lorsqu’il faut exclure une thrombose aiguĂ« d’un vaisseau natif ou d’un stent.

Diagnostic

Échocardiographie

L’ETT est la principale mĂ©thode d’imagerie initiale pour dĂ©tecter un thrombus VG et Ă©valuer le substrat sur lequel il se dĂ©veloppe. Le thrombus apparaĂźt gĂ©nĂ©ralement comme une masse distincte, d’échogĂ©nicitĂ© homogĂšne, dĂ©formable, accolĂ©e au contour endocardique d’un segment akinĂ©tique ou dyskinĂ©tique.

L’examen doit Ă©valuer :

  • La cinĂ©tique rĂ©gionale du VG.

  • La visualisation de l’apex.

  • La fonction systolique du VG.

  • La taille, la forme, la mobilitĂ© et la saillie du thrombus.

  • La prĂ©sence d’un anĂ©vrisme du VG.

  • Une Ă©ventuelle insuffisance mitrale associĂ©e et les autres complications post-infarctus.

L’échocardiographie est moins sensible que l’IRM cardiaque, en particulier pour les petits thrombi ou les thrombi muraux. Sa prĂ©cision dĂ©pend de la probabilitĂ© prĂ©test, de la qualitĂ© des images et de la morphologie du thrombus. Les thrombi muraux sont plus difficiles Ă  identifier que les thrombi proĂ©minents ou mobiles.

Agents de contraste échographique

Les agents de contraste Ă©chographique administrĂ©s par voie intraveineuse peuvent amĂ©liorer considĂ©rablement la dĂ©tection des thrombi. Leur utilisation peut approximativement doubler le taux de dĂ©tection, avec une sensibilitĂ© rapportĂ©e allant jusqu’à 60 % et une valeur prĂ©dictive positive de 93 % dans le document citĂ©.

AprĂšs un IDM antĂ©rieur aigu, une Ă©chocardiographie de contraste peut ĂȘtre envisagĂ©e lorsque l’apex est mal visualisĂ© en Ă©chocardiographie standard.

Imagerie par résonance magnétique cardiaque

L’IRM cardiaque doit ĂȘtre envisagĂ©e lorsque les rĂ©sultats Ă©chocardiographiques sont Ă©quivoques ou lorsque la suspicion clinique reste Ă©levĂ©e malgrĂ© une Ă©chocardiographie non concluante. Elle permet une meilleure caractĂ©risation du thrombus VG et peut dĂ©tecter des thrombi non visualisĂ©s en Ă©chocardiographie.

L’IRM cardiaque est Ă©galement utile pour Ă©valuer les caractĂ©ristiques de l’infarctus associĂ©, le remodelage ventriculaire, la formation d’un anĂ©vrisme et le substrat structurel contribuant au risque embolique.

Autres modalitĂ©s d’imagerie

L’anĂ©vrisme du VG peut ĂȘtre diagnostiquĂ© par :

  • Échocardiographie.

  • IRM cardiaque.

  • TomodensitomĂ©trie.

  • Ventriculographie gauche.

Le document source ne définit pas de rÎle préférentiel de la TDM ou de la ventriculographie spécifiquement dans la détection systématique des thrombi VG.

Électrocardiographie

La persistance d’un sus-dĂ©calage du segment ST aprĂšs un IDM peut indiquer un infarctus Ă©tendu avec anomalie de la cinĂ©tique rĂ©gionale et mauvaise reperfusion microvasculaire. Elle ne prouve toutefois pas la prĂ©sence d’un anĂ©vrisme ou d’un thrombus VG. Le diagnostic d’anĂ©vrisme nĂ©cessite une imagerie.

La rĂ©apparition nouvelle ou dynamique d’un sus-dĂ©calage du segment ST aprĂšs l’infarctus initial doit faire suspecter un rĂ©infarctus. L’interprĂ©tation peut ĂȘtre difficile, car l’évolution Ă©lectrocardiographique normale aprĂšs l’IDM initial peut se superposer aux modifications dues Ă  un infarctus rĂ©cidivant.

Biomarqueurs et résultats biologiques

Le document source ne dĂ©crit pas de marqueurs biologiques spĂ©cifiques pour le diagnostic d’un thrombus VG. Les biomarqueurs cardiaques peuvent rester Ă©levĂ©s aprĂšs l’infarctus initial, ce qui rend difficile leur utilisation isolĂ©e pour distinguer un infarctus rĂ©cidivant de l’évĂ©nement initial, notamment au cours des premiĂšres 24 heures.

Le diagnostic du thrombus VG repose donc sur l’imagerie et non sur les biomarqueurs.

Traitement et prise en charge

Anticoagulation d’un thrombus VG confirmĂ©

Chez les patients prĂ©sentant un thrombus VG confirmĂ©, un traitement anticoagulant oral par antagoniste de la vitamine K (AVK) ou par anticoagulant oral non anti-vitamine K (AOD) doit ĂȘtre envisagĂ© pendant 3–6 mois.

Le choix du traitement doit ĂȘtre intĂ©grĂ© aux Ă©lĂ©ments suivants :

  • La nĂ©cessitĂ© d’un traitement antiplaquettaire concomitant aprĂšs un IDM ou une intervention coronaire percutanĂ©e.

  • Le risque hĂ©morragique.

  • Les caractĂ©ristiques cliniques et d’imagerie du thrombus.

  • L’étendue de la dysfonction et de l’infarctus du VG.

  • La persistance du thrombus ou la prĂ©sence d’un anĂ©vrisme du VG.

Le document source ne fournit pas de noms de mĂ©dicaments spĂ©cifiques, de schĂ©mas posologiques, de valeurs cibles d’anticoagulation ni de protocoles d’association d’un traitement anticoagulant et antiplaquettaire.

Réévaluation guidĂ©e par l’imagerie

Une imagerie de suivi est nécessaire pour déterminer si le thrombus a disparu et si le substrat sous-jacent persiste. Chez les patients traités par anticoagulation, une résolution du thrombus a été observée chez environ 50 % des patients à un an et 75 % à deux ans.

La poursuite de l’anticoagulation au-delĂ  des 3–6 premiers mois n’est pas prĂ©sentĂ©e comme une obligation universelle. La poursuite du traitement peut ĂȘtre pertinente en cas de persistance du thrombus ou lorsqu’un anĂ©vrisme rĂ©siduel du VG entraĂźne une stase et un risque thrombotique persistants.

Anévrisme et thrombus du VG

Les anĂ©vrismes du VG sont des protrusions dyskinĂ©tiques bien dĂ©limitĂ©es qui prĂ©servent l’intĂ©gritĂ© de l’endocarde, du myocarde et de l’épicarde. Les localisations habituelles comprennent l’apex et la paroi infĂ©rieure basale. Un contraste Ă©chographique spontanĂ© au sein d’un anĂ©vrisme tĂ©moigne d’une stase sanguine locale.

En l’absence d’anticoagulation, le flux stagnant au sein d’un anĂ©vrisme du VG peut favoriser la formation d’un thrombus. Les patients prĂ©sentant de volumineux anĂ©vrismes, un IDM antĂ©rieur ou une FEVG infĂ©rieure Ă  40 % sont particuliĂšrement exposĂ©s.

La persistance d’un anĂ©vrisme du VG aprĂšs un STEMI peut justifier une anticoagulation orale au long cours en raison des risques de thrombose murale et d’embolisation systĂ©mique.

Prise en charge du remodelage associé du VG

AprĂšs un IDM, le VG peut continuer Ă  se dilater et dĂ©velopper une hypokinĂ©sie dans les rĂ©gions non infarciĂ©es, processus appelĂ© remodelage du VG. Le remodelage comprend une augmentation du volume du VG et une Ă©volution vers une gĂ©omĂ©trie ventriculaire plus globulaire. Ce processus peut entretenir la stase rĂ©gionale et favoriser la formation d’un thrombus.

La prise en charge comprend donc l’évaluation et le traitement de la dysfonction ventriculaire associĂ©e et des complications post-infarctus. Le document source ne fournit pas de schĂ©ma pharmacologique complet du remodelage du VG ou de l’insuffisance cardiaque aprĂšs IDM.

Traitement chirurgical et transcathĂ©ter de l’anĂ©vrisme

L’anĂ©vrisectomie chirurgicale a le plus de chances de rĂ©ussir lorsque la fonction contractile du VG non anĂ©vrismal est relativement prĂ©servĂ©e. La reconstruction chirurgicale du VG rĂ©alisĂ©e avec un pontage aortocoronarien rĂ©duit le volume du VG chez les patients ayant une FEVG ≀35 %, mais n’amĂ©liore pas les symptĂŽmes, la tolĂ©rance Ă  l’effort ni la mortalitĂ© ou les hospitalisations cardiaques selon les donnĂ©es citĂ©es.

Les recommandations suggĂšrent nĂ©anmoins que le remodelage chirurgical du VG rĂ©alisĂ© au cours d’une chirurgie de pontage peut ĂȘtre utile chez certains patients prĂ©sentant :

  • Une insuffisance cardiaque rĂ©fractaire.

  • Un thrombus volumineux.

  • Des arythmies persistantes prenant naissance dans une cicatrice anĂ©vrismale.

L’exclusion transcathĂ©ter de l’anĂ©vrisme demeure expĂ©rimentale ; l’implantation technique a gĂ©nĂ©ralement Ă©tĂ© rĂ©alisable, mais les donnĂ©es sur les rĂ©sultats sont limitĂ©es.

Médicaments et considérations pratiques

Anticoagulants oraux

Les options recommandées par les recommandations pour un thrombus VG confirmé sont les suivantes :

Catégorie de médicament Indication Durée suggérée dans le document source Considérations pratiques
Antagoniste de la vitamine K Thrombus VG confirmĂ© 3–6 mois Doit ĂȘtre envisagĂ© en tenant compte du traitement antiplaquettaire concomitant et du risque hĂ©morragique
AOD Thrombus VG confirmĂ© 3–6 mois PrĂ©fĂ©rĂ© aux AVK en cas de fibrillation atriale de novo au cours d’un SCA, mais le document source ne prĂ©cise pas que cette prĂ©fĂ©rence s’applique spĂ©cifiquement au thrombus VG

Aucune dose ni cible de surveillance n’est fournie dans le document source.

Traitement antiplaquettaire

Le document source souligne que les dĂ©cisions concernant l’anticoagulation doivent tenir compte de la nĂ©cessitĂ© d’un traitement antiplaquettaire concomitant aprĂšs un syndrome coronarien aigu ou une intervention coronaire. Il ne prĂ©cise ni les agents antiplaquettaires, ni les doses, ni les stratĂ©gies d’association.

Recommandations des sociétés savantes

Les principales recommandations concernant le thrombus VG aprĂšs un IDM sont les suivantes :

Recommandation Classe Niveau
Envisager une IRM cardiaque lorsque les images échocardiographiques sont équivoques ou que la suspicion clinique de thrombus VG reste élevée IIa C
Envisager une anticoagulation orale par AVK ou AOD pendant 3–6 mois en cas de thrombus VG confirmĂ© IIa C
AprĂšs un IDM antĂ©rieur aigu, envisager une Ă©chocardiographie de contraste lorsque l’apex n’est pas visualisĂ© de maniĂšre adĂ©quate IIb C

Ces recommandations soulignent une approche par Ă©tapes : amĂ©liorer la visualisation Ă©chocardiographique si nĂ©cessaire, recourir Ă  l’IRM cardiaque lorsque l’incertitude persiste et anticoaguler un thrombus confirmĂ© pendant une durĂ©e dĂ©finie, avec réévaluation.

Pronostic et suivi

Pronostic

La prĂ©sence d’un thrombus VG est associĂ©e Ă  un risque considĂ©rablement accru d’embolie systĂ©mique. Cependant, chez les patients dont le thrombus se forme dans les 48–72 heures suivant l’infarctus, la mortalitĂ© prĂ©coce post-infarctus est plus souvent attribuable Ă  la gravitĂ© de l’infarctus et Ă  ses complications qu’à l’embolisation.

Le pronostic global dépend :

  • De la fonction systolique du VG au repos.

  • De la quantitĂ© de myocarde rĂ©siduel potentiellement ischĂ©mique.

  • De la susceptibilitĂ© aux arythmies ventriculaires graves.

  • De la taille et de la localisation de l’infarctus.

  • De la persistance d’un anĂ©vrisme ou d’un thrombus du VG.

  • De l’importance du remodelage du VG.

L’anĂ©vrisme du VG est en lui-mĂȘme associĂ© Ă  une mortalitĂ© plus Ă©levĂ©e, mĂȘme aprĂšs prise en compte d’une FEVG comparable. La mort subite est frĂ©quente dans ce contexte, probablement en partie en raison de l’incidence accrue des tachyarythmies ventriculaires. La perte de la fonction contractile dans la rĂ©gion anĂ©vrismale peut rĂ©duire le volume d’éjection systolique ou augmenter le volume tĂ©lĂ©diastolique du VG, la contrainte pariĂ©tale et la demande myocardique en oxygĂšne, pouvant ainsi conduire Ă  une insuffisance cardiaque.

Imagerie de suivi

Le suivi doit documenter :

  • La rĂ©solution ou la persistance du thrombus.

  • Les modifications de la taille et de la fonction systolique du VG.

  • L’évolution des anomalies de la cinĂ©tique rĂ©gionale.

  • L’apparition ou la progression d’un anĂ©vrisme du VG.

  • La persistance d’un contraste Ă©chographique spontanĂ© ou de tout autre signe de stase.

  • Les complications emboliques ou hĂ©morragiques du traitement.

L’échocardiographie convient gĂ©nĂ©ralement Ă  l’évaluation sĂ©riĂ©e, tandis que l’IRM cardiaque doit ĂȘtre utilisĂ©e lorsque les rĂ©sultats Ă©chocardiographiques restent incertains ou lorsqu’une caractĂ©risation dĂ©taillĂ©e est cliniquement importante.

Surveillance rythmologique

Les patients prĂ©sentant un infarctus Ă©tendu, un anĂ©vrisme du VG ou une dysfonction ventriculaire gauche importante peuvent Ă©galement ĂȘtre exposĂ©s Ă  des arythmies ventriculaires graves. À la sortie de l’hĂŽpital, l’évaluation du risque prend en compte la fonction du VG, le myocarde ischĂ©mique rĂ©siduel et les marqueurs d’instabilitĂ© Ă©lectrique, notamment l’activitĂ© ectopique ventriculaire, la diminution de la variabilitĂ© de la frĂ©quence cardiaque ou de la sensibilitĂ© du barorĂ©flexe, ainsi que les anomalies de l’ECG moyennĂ©.

Le document source ne dĂ©finit pas de calendrier spĂ©cifique de suivi du thrombus VG lui-mĂȘme. Le calendrier doit donc ĂȘtre individualisĂ© en fonction des caractĂ©ristiques du thrombus, de la stratĂ©gie d’anticoagulation, de la fonction du VG, de l’état de l’anĂ©vrisme et de la survenue de complications emboliques ou rythmiques.

Auteurs

EBM AI
Evidensbaserad AI-agent

Mis à jour 7 août 2026