đŸš« Acide bempĂ©doĂŻque : donnĂ©es probantes et utilisation clinique

Sommaire (18)

Définition et justification pharmacologique

L’acide bempĂ©doĂŻque est un hypolipĂ©miant oral Ă  petite molĂ©cule utilisĂ© pour rĂ©duire le cholestĂ©rol des lipoprotĂ©ines de basse densitĂ© (LDL-C), en particulier lorsque les statines ne sont pas tolĂ©rĂ©es ou lorsque le LDL-C reste au-dessus de la cible malgrĂ© un traitement Ă  la dose maximale tolĂ©rĂ©e.

Il s’agit d’un promĂ©dicament principalement activĂ© dans le foie par la synthetase-1 des acyl-CoA Ă  trĂšs longue chaĂźne. Cette enzyme activatrice n’est pas exprimĂ©e dans le muscle squelettique, caractĂ©ristique pharmacologique susceptible de limiter la toxicitĂ© musculaire, bien que l’acide bempĂ©doĂŻque agisse dans la mĂȘme grande voie de synthĂšse du cholestĂ©rol que les statines.

La principale cible molĂ©culaire est l’ATP-citrate lyase (ACL), une enzyme cytosolique situĂ©e en amont de la 3-hydroxy-3-mĂ©thylglutaryl-coenzyme A rĂ©ductase dans la voie de synthĂšse du cholestĂ©rol. L’inhibition de l’ACL rĂ©duit la synthĂšse hĂ©patique du cholestĂ©rol et entraĂźne une diminution du LDL-C, du cholestĂ©rol des lipoprotĂ©ines autres que de haute densitĂ©, de l’apolipoprotĂ©ine B et de la protĂ©ine C-rĂ©active ultrasensible (hsCRP).

L’acide bempĂ©doĂŻque active Ă©galement la protĂ©ine kinase activĂ©e par l’adĂ©nosine monophosphate, qui rĂ©gule des substrats impliquĂ©s dans le mĂ©tabolisme lipidique et la signalisation inflammatoire. L’ACLY influence en outre la synthĂšse des acides gras et pourrait intervenir dans la rĂ©gulation Ă©pigĂ©nĂ©tique par l’intermĂ©diaire de modifications de l’acĂ©tylation de l’ADN.

Efficacité hypolipémiante

L’acide bempĂ©doĂŻque est disponible Ă  la dose de 180 mg une fois par jour. La rĂ©ponse du LDL-C varie selon le traitement de fond :

Situation thérapeutique Réduction approximative du LDL-C par rapport au placebo
Monothérapie 23 %
Ajout Ă  un traitement de fond par statine 18 %
Association Ă  dose fixe avec l’ézĂ©timibe 38 %
Analyses regroupĂ©es selon diffĂ©rents traitements de fond 17 %–25 %

Chez les patients prĂ©sentant une maladie vasculaire athĂ©rosclĂ©reuse ou une hypercholestĂ©rolĂ©mie familiale, l’ajout d’acide bempĂ©doĂŻque au traitement par statine a rĂ©duit le LDL-C d’environ 16,5 % ; la rĂ©duction dans un sous-groupe de patients diabĂ©tiques Ă©tait d’environ 19,1 %.

Le mĂ©dicament rĂ©duit Ă©galement la hsCRP. Dans une population de patients incapables ou non dĂ©sireux de prendre des statines, l’acide bempĂ©doĂŻque Ă  180 mg par jour a entraĂźnĂ© une rĂ©duction d’environ 21 % Ă  la fois du LDL-C et de la hsCRP. Les rĂ©ponses individuelles Ă©tant variables, une réévaluation biologique aprĂšs l’instauration ou l’intensification du traitement est nĂ©cessaire.

DonnĂ©es cliniques en faveur d’un bĂ©nĂ©fice cardiovasculaire

CLEAR Outcomes

CLEAR Outcomes Ă©tait une Ă©tude randomisĂ©e, en double aveugle, contrĂŽlĂ©e contre placebo, menĂ©e chez 13 970 patients Ă  haut risque cardiovasculaire incapables ou non dĂ©sireux de prendre des statines. Environ 70 % Ă©taient en prĂ©vention secondaire et 30 % en prĂ©vention primaire ; 23 % prenaient une faible dose de statine, dĂ©finie comme de l’atorvastatine Ă  moins de 10 mg par jour ou une dose Ă©quivalente d’une autre statine. Environ 45 % des participants Ă©taient atteints de diabĂšte de type 2.

AprĂšs un suivi mĂ©dian de 40,6 mois, la diffĂ©rence moyenne dans le temps du LDL-C entre l’acide bempĂ©doĂŻque et le placebo Ă©tait de 0,57 mmol/L (22 mg/dL). Le critĂšre composite d’évĂ©nements cardiovasculaires indĂ©sirables majeurs — dĂ©cĂšs cardiovasculaire, infarctus du myocarde non fatal, accident vasculaire cĂ©rĂ©bral non fatal ou revascularisation coronaire — est survenu chez 819 patients recevant l’acide bempĂ©doĂŻque (11,7 %) et chez 927 patients recevant le placebo (13,3 %).

L’acide bempĂ©doĂŻque a rĂ©duit ce critĂšre composite d’environ 13 % :

  • Hazard ratio : 0,87

  • Intervalle de confiance Ă  95 % : 0,79–0,96

  • P = ,004

D’autres synthĂšses de l’essai font Ă©tat d’une rĂ©duction de 14 % du mĂȘme critĂšre composite. Aucune rĂ©duction apparente de la mortalitĂ© cardiovasculaire considĂ©rĂ©e sĂ©parĂ©ment n’a Ă©tĂ© observĂ©e :

  • Hazard ratio pour la mortalitĂ© cardiovasculaire : 1,04

  • Intervalle de confiance Ă  95 % : 0,88–1,24

L’ampleur de la rĂ©duction du risque cardiovasculaire Ă©tait considĂ©rĂ©e comme similaire Ă  celle obtenue avec les statines pour une diminution absolue comparable du LDL-C.

DiabÚte et paramÚtres glycémiques

Chez les participants diabĂ©tiques, l’acide bempĂ©doĂŻque a entraĂźnĂ© des rĂ©ductions relatives et absolues significatives des Ă©vĂ©nements cardiovasculaires indĂ©sirables majeurs Ă  quatre composantes. Le hazard ratio rapportĂ© Ă©tait de 0,83, avec un intervalle de confiance Ă  95 % de 0,72–0,95 et une rĂ©duction absolue du risque de 2,4 %. Aucun Ă©lĂ©ment statistique ne dĂ©montrait que le statut glycĂ©mique modifiait l’effet du traitement.

Selon les donnĂ©es disponibles, l’acide bempĂ©doĂŻque n’a pas augmentĂ© l’incidence d’un diabĂšte nouvellement apparu ni aggravĂ© l’hĂ©moglobine A1c. Dans CLEAR Outcomes, l’apparition d’un diabĂšte et l’hyperglycĂ©mie Ă©taient moins frĂ©quentes avec l’acide bempĂ©doĂŻque qu’avec le placebo. L’absence d’effet indĂ©sirable sur l’hĂ©moglobine A1c a Ă©galement Ă©tĂ© observĂ©e chez les patients prĂ©sentant une normoglycĂ©mie ou un prĂ©diabĂšte.

Utilisation clinique

Situation clinique appropriée

Le rĂŽle principal de l’acide bempĂ©doĂŻque est de rĂ©duire le LDL-C chez les patients qui :

  • Sont incapables de prendre une statine en raison d’effets indĂ©sirables ou d’une intolĂ©rance.

  • NĂ©cessitent une rĂ©duction supplĂ©mentaire du LDL-C malgrĂ© la dose maximale tolĂ©rĂ©e de statine.

  • Restent au-dessus de la cible de LDL-C malgrĂ© un traitement par statine avec ou sans Ă©zĂ©timibe.

  • Peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une option orale non statinique ayant dĂ©montrĂ© un bĂ©nĂ©fice sur les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires.

L’acide bempĂ©doĂŻque peut ĂȘtre utilisĂ© seul ou associĂ© Ă  d’autres hypolipĂ©miants. L’association Ă  dose fixe avec l’ézĂ©timibe entraĂźne une rĂ©duction du LDL-C supĂ©rieure Ă  celle obtenue avec chacun des deux agents seuls, bien que l’association elle-mĂȘme n’ait pas Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e dans des essais portant sur les Ă©vĂ©nements cliniques selon les donnĂ©es de la source.

Le choix du traitement non statinique doit tenir compte :

  • De la rĂ©duction supplĂ©mentaire du LDL-C nĂ©cessaire.

  • De la prĂ©fĂ©rence du patient.

  • De la disponibilitĂ© du traitement.

  • Du coĂ»t.

  • Du degrĂ© de tolĂ©rance aux statines et du traitement de fond.

Chez les patients ayant des antĂ©cĂ©dents de symptĂŽmes musculaires, les donnĂ©es disponibles justifient d’envisager, lorsque cela est possible, une dose maximale tolĂ©rĂ©e de statine, avec ajout d’un agent non statinique lorsque les objectifs de LDL-C ne sont pas atteints. Un traitement par statine Ă  faible intensitĂ© un jour sur deux est dĂ©crit comme potentiellement efficace chez certains patients ayant prĂ©sentĂ© antĂ©rieurement des problĂšmes musculaires.

Posologie

La dose unique disponible est :

  • Acide bempĂ©doĂŻque 180 mg par voie orale une fois par jour

Une association Ă  dose fixe avec l’ézĂ©timibe est Ă©galement approuvĂ©e par la Food and Drug Administration des États-Unis et l’Agence europĂ©enne des mĂ©dicaments, bien que la source ne fournisse pas les doses de ses composants.

Sécurité et effets indésirables

Effets musculosquelettiques

Comme son activation est concentrĂ©e dans le foie et que l’enzyme activatrice n’est pas exprimĂ©e dans le muscle squelettique, l’acide bempĂ©doĂŻque a des effets musculaires limitĂ©s. Dans les Ă©tudes cliniques, le taux de myalgies Ă©tait comparable Ă  celui observĂ© avec le placebo, et les Ă©vĂ©nements indĂ©sirables musculaires Ă©taient similaires Ă  ceux observĂ©s avec le placebo.

Ce profil rend l’acide bempĂ©doĂŻque particuliĂšrement pertinent lorsque les symptĂŽmes musculaires limitent le traitement par statine.

Acide urique et goutte

L’acide bempĂ©doĂŻque entraĂźne une faible augmentation rĂ©versible de l’acide urique. Dans CLEAR Outcomes, une hyperuricĂ©mie est survenue chez 10,9 % des patients recevant l’acide bempĂ©doĂŻque contre 5,6 % de ceux recevant le placebo. La goutte est survenue chez 3,1 % et 2,1 % des patients, respectivement.

Des antécédents de goutte ne constituent pas une contre-indication absolue, mais la prudence est de mise. Chez les patients ayant déjà présenté une goutte, une évaluation clinique du risque potentiel et une surveillance appropriée de la récidive des symptÎmes sont nécessaires.

ParamÚtres rénaux

De faibles augmentations rĂ©versibles de l’azote urĂ©ique sanguin et de la crĂ©atinine ont Ă©tĂ© observĂ©es. Dans CLEAR Outcomes, une insuffisance rĂ©nale a Ă©tĂ© rapportĂ©e chez 11,5 % des patients recevant l’acide bempĂ©doĂŻque contre 8,6 % de ceux recevant le placebo.

Enzymes hépatiques

Les Ă©lĂ©vations des enzymes hĂ©patiques Ă©taient plus frĂ©quentes avec l’acide bempĂ©doĂŻque. Une Ă©lĂ©vation de l’alanine aminotransfĂ©rase ou de l’aspartate aminotransfĂ©rase Ă  plus de deux fois la limite supĂ©rieure de la normale est survenue chez 4,5 % des patients traitĂ©s contre 3,0 % de ceux recevant le placebo.

Autres effets indésirables

Les Ă©vĂ©nements suivants ont Ă©tĂ© rapportĂ©s plus frĂ©quemment avec l’acide bempĂ©doĂŻque qu’avec le placebo dans CLEAR Outcomes :

Effet indésirable Acide bempédoïque Placebo
Lithiase biliaire 2,2 % 1,2 %
Augmentation de la numération plaquettaire 7,2 % 0,8 %
Diminution de l’hĂ©matocrite 2,3 % 0,1 %

Ces observations justifient de prĂȘter attention Ă  l’acide urique, aux paramĂštres rĂ©naux, aux enzymes hĂ©patiques et Ă  la numĂ©ration-formule sanguine lorsque cela est cliniquement indiquĂ©, en particulier chez les patients prĂ©sentant des comorbiditĂ©s ou des symptĂŽmes pertinents. La source ne prĂ©cise pas de calendrier formel de surveillance biologique au-delĂ  de la réévaluation du LDL-C aprĂšs une modification du traitement.

Évaluation biologique et suivi

Le LDL-C doit ĂȘtre mesurĂ© 4–6 semaines aprĂšs l’instauration ou l’intensification d’un traitement hypolipĂ©miant. Cet intervalle permet d’évaluer la rĂ©ponse au traitement et de dĂ©terminer si la cible de LDL-C a Ă©tĂ© atteinte.

La variabilitĂ© interindividuelle de la rĂ©duction du LDL-C Ă©tant importante, l’efficacitĂ© du traitement ne doit pas ĂȘtre Ă©valuĂ©e uniquement sur la base de l’efficacitĂ© moyenne attendue. Le suivi doit intĂ©grer :

  • La rĂ©ponse du LDL-C.

  • L’observance et la tolĂ©rance.

  • La nĂ©cessitĂ© d’une rĂ©duction supplĂ©mentaire du LDL-C.

  • Les symptĂŽmes Ă©vocateurs de goutte ou de lithiase biliaire.

  • Les anomalies hĂ©patiques, rĂ©nales, de l’acide urique ou hĂ©matologiques lorsque cela est cliniquement appropriĂ©.

La source ne fournit pas de cibles spĂ©cifiques pour le LDL-C, l’acide urique, la crĂ©atinine, les transaminases ou l’hĂ©matocrite, et ne dĂ©finit pas de protocoles d’adaptation posologique en cas de rĂ©sultats anormaux.

Recommandations des sociétés savantes

Les recommandations européennes comprennent les éléments suivants :

Recommandation Classe Niveau de preuve
Les traitements non statiniques ayant démontré un bénéfice cardiovasculaire, utilisés seuls ou en association, sont recommandés chez les patients incapables de prendre des statines afin de réduire le LDL-C et les événements cardiovasculaires. Le choix doit tenir compte de la réduction supplémentaire du LDL-C nécessaire. I A
L’acide bempĂ©doĂŻque est recommandĂ© chez les patients incapables de prendre des statines et nĂ©cessitant un traitement pour atteindre la cible de LDL-C. I B
L’ajout d’acide bempĂ©doĂŻque Ă  la dose maximale tolĂ©rĂ©e de statine, avec ou sans Ă©zĂ©timibe, doit ĂȘtre envisagĂ© chez les patients Ă  risque cardiovasculaire Ă©levĂ© ou trĂšs Ă©levĂ© n’ayant pas atteint la cible de LDL-C. IIa C

Le cadre des recommandations place l’acide bempĂ©doĂŻque aux cĂŽtĂ©s de l’ézĂ©timibe et des anticorps monoclonaux anti-PCSK9 parmi les traitements non statiniques ayant dĂ©montrĂ© un bĂ©nĂ©fice cardiovasculaire. Le traitement peut ĂȘtre utilisĂ© seul ou en association, selon l’importance de l’élĂ©vation rĂ©siduelle du LDL-C et les circonstances cliniques.

Chez les patients diabĂ©tiques, l’acide bempĂ©doĂŻque dispose de donnĂ©es en faveur d’un bĂ©nĂ©fice cardiovasculaire sans aggravation de l’hĂ©moglobine A1c ni augmentation de l’incidence d’un diabĂšte nouvellement apparu. Chez les patients atteints d’une artĂ©riopathie pĂ©riphĂ©rique, il a Ă©tĂ© associĂ© Ă  une rĂ©duction des Ă©vĂ©nements cardiovasculaires indĂ©sirables majeurs, bien que son effet sur les maladies aortiques et les anĂ©vrismes de l’aorte abdominale nĂ©cessite des recherches supplĂ©mentaires.

Considérations pratiques pour la prescription

L’acide bempĂ©doĂŻque est particuliĂšrement intĂ©ressant lorsque le traitement par statine n’est pas possible, car :

  • Il est administrĂ© par voie orale une fois par jour.

  • Son enzyme activatrice n’est pas exprimĂ©e dans le muscle squelettique.

  • Les Ă©vĂ©nements indĂ©sirables musculaires sont similaires Ă  ceux observĂ©s avec le placebo.

  • Il a dĂ©montrĂ© un bĂ©nĂ©fice sur les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires chez des patients Ă  haut risque intolĂ©rants aux statines.

  • Il ne semble pas aggraver le contrĂŽle glycĂ©mique.

  • Il peut ĂȘtre associĂ© Ă  l’ézĂ©timibe ou ajoutĂ© Ă  un traitement par statine Ă  la dose maximale tolĂ©rĂ©e.

Les principales précautions concernent :

  • Les antĂ©cĂ©dents de goutte ou d’hyperuricĂ©mie.

  • L’insuffisance rĂ©nale ou une tendance aux anomalies des paramĂštres rĂ©naux.

  • L’élĂ©vation des enzymes hĂ©patiques.

  • Les symptĂŽmes ou antĂ©cĂ©dents Ă©vocateurs d’une lithiase biliaire.

  • Les variations de la numĂ©ration plaquettaire ou de l’hĂ©matocrite lorsqu’elles sont cliniquement pertinentes.

Bien que la goutte ne constitue pas une contre-indication absolue, le risque potentiel d’élĂ©vation de l’acide urique doit ĂȘtre intĂ©grĂ© aux dĂ©cisions thĂ©rapeutiques partagĂ©es.

Pronostic et prise en charge Ă  long terme

L’acide bempĂ©doĂŻque amĂ©liore les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires chez les patients Ă  haut risque incapables ou non dĂ©sireux de prendre des statines, les donnĂ©es les plus solides concernant le critĂšre composite associant dĂ©cĂšs cardiovasculaire, infarctus du myocarde non fatal, accident vasculaire cĂ©rĂ©bral non fatal et revascularisation coronaire. Les donnĂ©es de l’essai n’ont pas dĂ©montrĂ© de rĂ©duction significative de la mortalitĂ© cardiovasculaire considĂ©rĂ©e sĂ©parĂ©ment.

La prise en charge Ă  long terme doit donc rester fondĂ©e sur le niveau de risque et ne doit pas considĂ©rer l’acide bempĂ©doĂŻque comme un substitut Ă  une prĂ©vention cardiovasculaire globale. Son rĂŽle est d’obtenir une rĂ©duction suffisante du LDL-C, soit en monothĂ©rapie chez les patients intolĂ©rants aux statines, soit en association avec une statine tolĂ©rĂ©e et d’autres traitements non statiniques.

La pĂ©rennitĂ© du traitement doit ĂȘtre réévaluĂ©e par un suivi pĂ©riodique de :

  • La valeur du LDL-C et l’atteinte de l’objectif thĂ©rapeutique.

  • La tolĂ©rance et l’observance.

  • La goutte, l’hyperuricĂ©mie et les autres effets indĂ©sirables.

  • La nĂ©cessitĂ© persistante d’un traitement combinĂ©.

  • Les prĂ©fĂ©rences du patient, l’accĂšs au traitement et le coĂ»t.

La source disponible rapporte un suivi allant jusqu’à 40,6 mois dans CLEAR Outcomes. Elle ne fournit pas de donnĂ©es d’efficacitĂ© Ă  plus long terme, d’intervalles prĂ©cis de surveillance au-delĂ  de la réévaluation lipidique Ă  4–6 semaines, ni de modalitĂ©s dĂ©taillĂ©es de prise en charge des anomalies biologiques individuelles.

Auteurs

EBM AI
Evidensbaserad AI-agent

Mis à jour 6 août 2026