Définition et physiopathologie
La dissection aortique est une forme majeure de syndrome aortique aigu (SAA), au mĂȘme titre que lâhĂ©matome intramural, lâulcĂšre athĂ©rosclĂ©reux pĂ©nĂ©trant, le pseudoanĂ©vrisme aortique et la lĂ©sion traumatique de lâaorte. Dans la dissection classique, une dĂ©chirure intimale permet au sang de pĂ©nĂ©trer dans la mĂ©dia aortique pathologique. Le sang se propage ensuite le long de la paroi, crĂ©ant une vraie lumiĂšre et une fausse lumiĂšre sĂ©parĂ©es par un lambeau intimomedial. La propagation peut ĂȘtre antĂ©rograde ou, plus rarement, rĂ©trograde. Des dĂ©chirures de rĂ©entrĂ©e distales peuvent permettre au sang de regagner la vraie lumiĂšre, tandis que la rupture de lâadventice peut entraĂźner une rupture aortique.
Un autre mĂ©canisme proposĂ© est la rupture primitive des vasa vasorum, suivie dâune atteinte de lâintima. LâhĂ©matome intramural diffĂšre de la dissection classique, car lâhĂ©morragie survient au sein de la mĂ©dia sans signe radiologique de dĂ©chirure intimale ni de lambeau.
Le SAA est classĂ© anatomiquement selon lâatteinte de lâaorte ascendante :
Type A de Stanford : atteint lâaorte ascendante, avec ou sans extension Ă la crosse ou Ă lâaorte descendante.
Type B de Stanford : nâatteint pas lâaorte ascendante et comprend les dissections de la crosse ou de lâaorte descendante.
Dans la classification de DeBakey :
Type I : prend naissance dans lâaorte ascendante et sâĂ©tend Ă travers la crosse, habituellement jusque dans lâaorte descendante.
Type II : reste limitĂ© Ă lâaorte ascendante.
Type III : prend naissance dans lâaorte descendante, habituellement juste en aval de lâartĂšre sous-claviĂšre gauche.
Type IIIa : reste limitĂ© Ă lâaorte thoracique descendante.
Type IIIb : sâĂ©tend sous le diaphragme.
La classification temporelle est également pertinente sur le plan clinique :
Hyperaiguë : moins de 24 heures aprÚs le début des symptÎmes.
AiguĂ« : 1â14 jours.
SubaiguĂ« : 15â90 jours.
Chronique : plus de 90 jours.
Le danger clinique majeur rĂ©side dans la discontinuitĂ© progressive de la paroi aortique, la rupture et lâatteinte des vaisseaux branchiaux. La maladie de type A peut entraĂźner une tamponnade cardiaque, une insuffisance aortique aiguĂ« sĂ©vĂšre, une malperfusion coronaire, une ischĂ©mie myocardique, une insuffisance cardiaque, un Ă©tat de choc ainsi quâune malperfusion cĂ©rĂ©brale ou viscĂ©rale. La maladie de type B peut provoquer une rupture, une malperfusion rĂ©nale, mĂ©sentĂ©rique ou des membres, une ischĂ©mie mĂ©dullaire, une paraplĂ©gie ou une paraparĂ©sie, une expansion aortique rapide, des douleurs rĂ©fractaires et une hypertension persistante malgrĂ© le traitement.
Une entitĂ© apparentĂ©e est la dissection non A non B, qui atteint la crosse sans atteinte de lâaorte ascendante ou correspond Ă une extension rĂ©trograde depuis lâaorte descendante vers la crosse, sâinterrompant avant dâatteindre lâaorte ascendante. Le traitement conservateur dans ce groupe est associĂ© Ă une mortalitĂ© Ă©levĂ©e en cas de malperfusion ou de rupture ; une prise en charge chirurgicale ou endovasculaire est donc gĂ©nĂ©ralement privilĂ©giĂ©e dans les 14 jours suivant le dĂ©but des symptĂŽmes dans le document source.
Présentation clinique et symptÎmes
La dissection aortique est une cause peu frĂ©quente de douleur thoracique aiguĂ«, mais elle est associĂ©e Ă une mortalitĂ© particuliĂšrement Ă©levĂ©e lorsque le diagnostic est retardĂ©. La prĂ©sentation typique consiste en une douleur thoracique, dorsale ou abdominale, dâapparition brutale et dâintensitĂ© sĂ©vĂšre. La douleur peut ĂȘtre dĂ©crite comme dĂ©chirante, en coup de poignard, aiguĂ« ou lancinante. Sa localisation et son irradiation peuvent reflĂ©ter le segment aortique atteint, bien que le document source ne fournisse pas de corrĂ©lation dĂ©taillĂ©e entre les symptĂŽmes et lâanatomie.
La douleur peut ĂȘtre absente, notamment en cas de lĂ©sion aortique iatrogĂšne. Les lĂ©sions iatrogĂšnes surviennent frĂ©quemment aprĂšs une chirurgie cardiaque, une coronarographie ou dâautres procĂ©dures invasives, et les patients concernĂ©s peuvent ĂȘtre relativement indolores comparativement Ă ceux prĂ©sentant une dissection spontanĂ©e.
Les manifestations cliniques peuvent rĂ©sulter dâune rupture, dâune atteinte valvulaire aortique, dâune atteinte coronaire ou dâune malperfusion. Les prĂ©sentations importantes comprennent :
Hypotension ou état de choc
Insuffisance aortique aiguë sévÚre avec insuffisance cardiaque
Tamponnade cardiaque par hémopéricarde
IschĂ©mie myocardique par atteinte de lâostium coronaire
Déficits neurologiques focaux ou accident vasculaire cérébral non hémorragique
Ischémie rénale, mésentérique ou des membres inférieurs
Paraplégie ou paraparésie
Douleur persistante ou récidivante
Hypertension restant incontrÎlée malgré un traitement optimal
La dissection aiguĂ« de type A est associĂ©e Ă une mortalitĂ© prĂ©coce particuliĂšrement rapide. Le traitement mĂ©dical seul est associĂ© Ă un taux de mortalitĂ© dâenviron 0.5% par heure durant la pĂ©riode initiale, avec une mortalitĂ© rapportĂ©e Ă environ 20% Ă 24 heures et 30% Ă 48 heures dans les descriptions historiques. Le risque est particuliĂšrement Ă©levĂ© en prĂ©sence dâune tamponnade, dâune atteinte coronaire, dâune malperfusion ou dâun Ă©tat de choc.
Ăvaluation et examen clinique
LâĂ©valuation doit commencer par lâapprĂ©ciation au lit du malade de la probabilitĂ© dâun SAA, tandis quâun traitement hĂ©modynamique immĂ©diat est instaurĂ©. Le score de dĂ©tection de la dissection aortique repose sur trois domaines :
Situations Ă haut risque
Antécédents familiaux de maladie aortique
Valvulopathie aortique connue, notamment valve aortique bicuspide
Manipulation aortique récente
AnĂ©vrisme connu de lâaorte thoracique
Caractéristiques douloureuses à haut risque
Intensité sévÚre
CaractÚre déchirant, en coup de poignard, aigu ou lancinant
Localisation thoracique, dorsale ou abdominale
Signes dâexamen Ă haut risque
Différence de pression artérielle entre les deux bras
Déficit neurologique focal
Souffle dâinsuffisance aortique
Hypotension ou état de choc
Un score de 0 correspond Ă un risque faible, de 1 Ă un risque intermĂ©diaire et de 2â3 Ă un risque Ă©levĂ©. La prĂ©sence dâau moins deux caractĂ©ristiques Ă haut risque est fortement en faveur dâune dissection. Les patients prĂ©sentant une prĂ©sentation Ă haut risque nĂ©cessitent une imagerie rĂ©alisĂ©e rapidement et un avis chirurgical urgent. MĂȘme les patients Ă risque plus faible nĂ©cessitent une imagerie aortique lorsquâaucun autre diagnostic nâest Ă©tabli.
Lâexamen clinique doit rechercher spĂ©cifiquement :
La pression artérielle aux deux bras lorsque cela est possible
Les pouls périphériques et les signes de déficit de pouls
Les signes de choc ou dâhypoperfusion
Les souffles cardiaques, notamment un souffle dâinsuffisance aortique
Les signes dâinsuffisance cardiaque
Les signes de tamponnade péricardique
Les anomalies neurologiques focales
Les signes de malperfusion des membres, rénale ou mésentérique
Un examen normal nâexclut pas une dissection. De mĂȘme, lâabsence de douleur typique nâexclut pas de maniĂšre fiable le diagnostic, notamment en cas de maladie iatrogĂšne.
Stratégie diagnostique
Stabilisation immĂ©diate pendant lâĂ©valuation diagnostique
LâĂ©valuation diagnostique et le traitement initial sont menĂ©s simultanĂ©ment. Une analgĂ©sie immĂ©diate et une rĂ©duction du stress pariĂ©tal aortique doivent ĂȘtre instaurĂ©es tandis que lâimagerie dĂ©finitive et lâĂ©valuation chirurgicale sont organisĂ©es. Les examens diagnostiques ne doivent pas retarder lâimagerie chez les patients prĂ©sentant une forte probabilitĂ© de dissection.
La radiographie thoracique standard et lâECG sont utiles pour Ă©valuer les autres causes de douleur thoracique, mais des rĂ©sultats normaux nâexcluent pas un SAA et ne doivent pas retarder les explorations dĂ©finitives.
Tomodensitométrie
La tomodensitomĂ©trie cardiovasculaire synchronisĂ©e Ă lâECG, du cou au pelvis, est lâexamen de confirmation privilĂ©giĂ© en cas de suspicion de SAA. Elle fournit des informations sur :
La prĂ©sence ou lâabsence de dissection
Lâatteinte de lâaorte ascendante
La localisation de la dĂ©chirure dâentrĂ©e
Lâextension proximale et distale
Lâanatomie de la vraie et de la fausse lumiĂšre
Lâatteinte des vaisseaux branchiaux
La malperfusion
La rupture ou les complications péri-aortiques
Le document source rapporte une sensibilitĂ© de 100% et une spĂ©cificitĂ© de 98% pour cette approche. La synchronisation Ă lâECG contribue Ă rĂ©duire les artĂ©facts de mouvement, notamment autour de lâaorte ascendante, qui peuvent sinon simuler ou masquer un lambeau de dissection.
Lorsquâun syndrome coronarien aigu ou une embolie pulmonaire reste inclus dans le diagnostic diffĂ©rentiel, un protocole de TDM synchronisĂ©e Ă lâECG « triple rule-out » peut ĂȘtre utilisĂ©. Cette approche expose toutefois le patient Ă des doses plus importantes de produit de contraste et de rayonnement, peut ĂȘtre moins prĂ©cise pour le SAA et ne dispense pas dâune imagerie complĂ©mentaire.
Ăchocardiographie transĆsophagienne
LâĂ©chocardiographie transĆsophagienne constitue une alternative importante lorsque la TDM nâest pas disponible ou lorsque le patient est instable sur le plan hĂ©modynamique. Elle est Ă©galement utile avant, pendant et aprĂšs la chirurgie pour Ă©valuer lâanatomie aortique et dĂ©tecter les complications opĂ©ratoires ou postopĂ©ratoires.
Ăchocardiographie transthoracique
Une Ă©chocardiographie transthoracique ciblĂ©e peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e rapidement au lit du malade. Elle peut mettre en Ă©vidence :
Un épanchement péricardique ou un hémopéricarde
Une insuffisance aortique
Des anomalies de la cinétique segmentaire
Une dilatation aortique
Occasionnellement, un lambeau de dissection, notamment aprĂšs injection de produit de contraste
LâETT peut dĂ©tecter une dissection de type A avec une sensibilitĂ© pouvant atteindre 85%â90%, mais elle est nettement moins sensible pour la maladie de type B. Un examen nĂ©gatif nâexclut donc pas un SAA.
Imagerie cardiovasculaire par résonance magnétique
Lâimagerie cardiovasculaire par rĂ©sonance magnĂ©tique offre une bonne prĂ©cision diagnostique, mais elle est moins frĂ©quemment utilisĂ©e en situation aiguĂ«. Ses limites comprennent une disponibilitĂ© moindre, une durĂ©e dâexamen plus longue et la nĂ©cessitĂ© de la coopĂ©ration du patient.
Ălectrocardiographie et radiographie thoracique
Le document source recommande de rĂ©aliser un ECG et une radiographie thoracique chez les patients prĂ©sentant une douleur thoracique afin de rechercher dâautres diagnostics. Il ne dĂ©crit ni tracĂ© ECG caractĂ©ristique ni signe radiographique suffisamment fiable pour diagnostiquer ou exclure une dissection aortique. Leur rĂŽle est principalement complĂ©mentaire ; aucun de ces examens ne doit retarder lâimagerie aortique dĂ©finitive lorsque la suspicion clinique est importante.
Biomarqueurs et résultats biologiques
Des examens biologiques doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s dans le cadre de lâĂ©valuation initiale, mais leurs rĂ©sultats ne doivent pas retarder lâimagerie lorsque la probabilitĂ© de SAA est Ă©levĂ©e.
Lâanomalie biologique la plus frĂ©quemment dĂ©crite est une Ă©lĂ©vation de la concentration des D-dimĂšres. Ce rĂ©sultat est non spĂ©cifique, car les D-dimĂšres peuvent Ă©galement ĂȘtre Ă©levĂ©s en cas dâembolie pulmonaire, dâinfection et dans dâautres situations. Un taux de D-dimĂšres infĂ©rieur Ă 500 ng/mL rend un SAA peu probable dans un contexte clinique appropriĂ© Ă faible risque. Les D-dimĂšres ne permettent pas dâexclure une dissection chez les patients dont la probabilitĂ© prĂ©test est plus Ă©levĂ©e.
LâintĂ©gration des D-dimĂšres au score de dĂ©tection de la dissection aortique peut contribuer Ă exclure une dissection chez les patients prĂ©sentant une suspicion clinique trĂšs faible, notamment ceux dont le score ADD est de 0 ou 1. Elle ne doit pas remplacer lâimagerie dĂ©finitive chez les patients prĂ©sentant des caractĂ©ristiques cliniques Ă haut risque.
Prise en charge médicale immédiate
Tous les patients prĂ©sentant un SAA suspectĂ© ou confirmĂ© nĂ©cessitent un traitement mĂ©dical immĂ©diat pendant que lâindication dâune intervention chirurgicale ou endovasculaire est dĂ©terminĂ©e. Les objectifs initiaux sont de rĂ©duire le stress pariĂ©tal aortique, de limiter la propagation de la dissection et de diminuer le risque de rupture.
Objectifs hémodynamiques
Les principaux objectifs en phase aiguë sont :
Pression artérielle systolique inférieure à 120 mmHg
FrĂ©quence cardiaque â€60 battements par minute
Ces objectifs visent Ă rĂ©duire la pression pulsĂ©e et la vitesse dâĂ©lĂ©vation de la force de contraction du ventricule gauche, diminuant ainsi les contraintes exercĂ©es sur la paroi aortique dissĂ©quĂ©e. Chez les patients prĂ©sentant une malperfusion, une pression artĂ©rielle plus Ă©levĂ©e peut ĂȘtre tolĂ©rĂ©e temporairement lorsquâelle est nĂ©cessaire au maintien de la perfusion des organes menacĂ©s.
BĂȘtablocage
Le bĂȘtablocage intraveineux constitue la stratĂ©gie pharmacologique initiale privilĂ©giĂ©e. Le labĂ©talol est gĂ©nĂ©ralement privilĂ©giĂ©, car il associe un blocage alpha- et bĂȘta-adrĂ©nergique. Lâesmolol constitue une alternative Ă durĂ©e dâaction ultracourte permettant une titration rapide, ce qui le rend particuliĂšrement adaptĂ© lorsquâun ajustement frĂ©quent est nĂ©cessaire.
Le bĂȘtablocage doit prĂ©cĂ©der le traitement vasodilatateur. Cette sĂ©quence vise Ă Ă©viter une tachycardie rĂ©flexe et lâaugmentation consĂ©cutive du stress pariĂ©tal aortique.
ContrÎle alternatif de la fréquence cardiaque
Lorsque les bĂȘtabloquants sont contre-indiquĂ©s, des inhibiteurs calciques non dihydropyridiniques intraveineux peuvent ĂȘtre utilisĂ©s pour contrĂŽler la frĂ©quence cardiaque. Le document source ne prĂ©cise ni les molĂ©cules ni les doses pour cette indication.
Réduction complémentaire de la pression artérielle
Si la pression artĂ©rielle cible nâest pas atteinte aprĂšs le contrĂŽle de la frĂ©quence cardiaque, des vasodilatateurs intraveineux peuvent ĂȘtre ajoutĂ©s. Les options dĂ©crites comprennent :
Les dérivés nitrés
Les inhibiteurs calciques dihydropyridiniques, tels que la nicardipine
Ces agents doivent ĂȘtre administrĂ©s simultanĂ©ment avec un mĂ©dicament ralentisseur de la frĂ©quence cardiaque, et non utilisĂ©s seuls.
Analgésie
Une analgĂ©sie efficace constitue un Ă©lĂ©ment essentiel de la prise en charge aiguĂ«, car la douleur peut entraver le contrĂŽle hĂ©modynamique. La morphine intraveineuse peut ĂȘtre titrĂ©e prudemment afin de soulager la douleur. Le document source ne fournit pas de dose.
Surveillance et lieu de prise en charge
La mise en place prĂ©coce dâune surveillance invasive de la pression artĂ©rielle est considĂ©rĂ©e comme obligatoire dans le document source. Une admission en rĂ©animation est recommandĂ©e, avec surveillance ECG continue et contrĂŽle de la diurĂšse. Une fois les objectifs hĂ©modynamiques atteints et le transit gastro-intestinal normal, le traitement intraveineux peut ĂȘtre progressivement relayĂ© par un traitement antihypertenseur oral.
La prise en charge doit, chaque fois que possible, ĂȘtre centralisĂ©e dans des centres expĂ©rimentĂ©s disposant dâĂ©quipes spĂ©cialisĂ©es dans les maladies aortiques.
Dissection aortique de type A
Justification de la chirurgie en urgence
La dissection aiguĂ« de type A nĂ©cessite une Ă©valuation chirurgicale en urgence et une prise en charge opĂ©ratoire immĂ©diate en raison des risques de rupture, de tamponnade, dâinsuffisance aortique aiguĂ« sĂ©vĂšre, dâischĂ©mie coronaire et de malperfusion. Le traitement mĂ©dical seul est associĂ© Ă une mortalitĂ© nettement supĂ©rieure Ă celle de la chirurgie.
Un avis chirurgical urgent est recommandĂ© chez tous les patients prĂ©sentant une maladie de type A suspectĂ©e ou confirmĂ©e. Les patients suffisamment stables pour ĂȘtre transportĂ©s peuvent raisonnablement ĂȘtre transfĂ©rĂ©s dâun Ă©tablissement Ă faible volume vers un centre aortique Ă haut volume, oĂč la survie est amĂ©liorĂ©e. LâĂąge ne doit pas, Ă lui seul, ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un critĂšre dâexclusion de la chirurgie ; le document source rapporte une mortalitĂ© plus faible avec la chirurgie quâavec le traitement conservateur, y compris chez les patients trĂšs ĂągĂ©s.
Un accident vasculaire cĂ©rĂ©bral non hĂ©morragique compliquant une dissection aiguĂ« de type A ne constitue pas, Ă lui seul, une raison de renoncer Ă lâintervention. Le traitement chirurgical est considĂ©rĂ© comme raisonnable par rapport au traitement mĂ©dical afin de rĂ©duire la mortalitĂ© et dâamĂ©liorer le pronostic neurologique.
Considérations opératoires
Le document source souligne plusieurs décisions anatomiques et fonctionnelles :
La valve aortique est souvent structurellement normale malgrĂ© lâinsuffisance aortique aiguĂ« et peut donc ĂȘtre conservĂ©e.
Un remplacement valvulaire peut ĂȘtre nĂ©cessaire en prĂ©sence dâune valvulopathie structurelle prĂ©existante.
Le remplacement de la racine aortique dĂ©pend de lâexistence de dĂ©chirures atteignant les sinus, dâune dissection Ă©tendue des sinus ou des ostia coronaires, ou dâune dilatation importante de la racine.
Le remplacement de lâaorte ascendante ou de lâhĂ©mi-crosse peut fermer le site dâentrĂ©e proximal, mais laisse lâaorte pathologique plus distale non traitĂ©e.
Une rĂ©paration Ă©tendue, notamment selon la technique de lâĂ©lĂ©phant trunk gelĂ©, peut ĂȘtre envisagĂ©e lorsque la dĂ©chirure primitive siĂšge dans lâaorte descendante et quâune malperfusion viscĂ©rale ou rĂ©nale est prĂ©sente, bien que la complexitĂ© technique soit plus importante.
Chez les patients en arrĂȘt cardiaque dĂ» Ă une tamponnade pĂ©ricardique, une ponction pĂ©ricardique en urgence peut ĂȘtre envisagĂ©e comme mesure temporaire de sauvetage avant le transfert au bloc opĂ©ratoire.
Risque chirurgical
MalgrĂ© les progrĂšs de la prise en charge chirurgicale et anesthĂ©sique, la mortalitĂ© opĂ©ratoire et les complications neurologiques restent importantes. Les facteurs prĂ©dictifs dâune Ă©volution postopĂ©ratoire dĂ©favorable comprennent :
Un choc cardiogénique dû à une tamponnade
Une malperfusion coronaire
Une malperfusion mésentérique, rénale, des membres inférieurs ou cérébrale
Un coma
Des comorbidités importantes
Le score GERAADA peut ĂȘtre utilisĂ© chez les patients opĂ©rĂ©s afin dâestimer la mortalitĂ© Ă 30 jours.
Dissection aortique de type B
La dissection de type B nâatteint pas lâaorte ascendante. La prise en charge dĂ©pend principalement du caractĂšre compliquĂ© ou non de la maladie et de la prĂ©sence de caractĂ©ristiques anatomiques Ă haut risque.
Dissection aiguë de type B non compliquée
Le traitement médical est la prise en charge initiale recommandée en cas de dissection aiguë de type B non compliquée. Il comprend un contrÎle intensif de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle, le soulagement de la douleur, une observation clinique étroite et une surveillance par imagerie.
Lâobservance constitue une limite majeure du traitement mĂ©dical chronique, avec une adhĂ©sion rapportĂ©e infĂ©rieure Ă 50%. Lâobservance est plus susceptible de sâamĂ©liorer chez les patients ayant dĂ©jĂ subi une chirurgie aortique, prĂ©sentant une hypertension plus sĂ©vĂšre ou comprenant le processus pathologique. La surveillance et lâĂ©ducation sont donc des Ă©lĂ©ments essentiels du suivi Ă long terme.
Dissection aiguë de type B compliquée
Les complications nécessitant une intervention comprennent :
La rupture aortique
La malperfusion
Lâexpansion aortique rapide
La paraplégie ou la paraparésie
LâhĂ©matome aortique
La douleur réfractaire
Lâhypertension malgrĂ© un traitement optimal
Le traitement conservateur dâune maladie compliquĂ©e est associĂ© Ă un risque de mortalitĂ© dâenviron 50% dans le document source.
Lorsque lâanatomie sây prĂȘte, le traitement endovasculaire â principalement la rĂ©paration endovasculaire de lâaorte thoracique â est le traitement privilĂ©giĂ© de la dissection compliquĂ©e de type B. En cas de rupture, la mise en place dâune endoprothĂšse couverte est recommandĂ©e plutĂŽt que la chirurgie ouverte lorsque lâanatomie est favorable. Pour les autres complications, une approche endovasculaire est considĂ©rĂ©e comme raisonnable plutĂŽt quâune chirurgie ouverte.
La chirurgie ouverte est principalement rĂ©servĂ©e aux patients dont lâanatomie ne permet pas une rĂ©paration endovasculaire. Une fenestration peut ĂȘtre envisagĂ©e comme stratĂ©gie de dernier recours et, chez certains patients, la correction de la compression dâune branche latĂ©rale avant lâĂ©tanchĂ©ification proximale peut ĂȘtre appropriĂ©e.
Dissection de type B non compliquée à haut risque
Une prise en charge endovasculaire peut ĂȘtre envisagĂ©e chez les patients cliniquement non compliquĂ©s mais prĂ©sentant des caractĂ©ristiques anatomiques Ă haut risque. Les caractĂ©ristiques associĂ©es Ă une Ă©volution plus dĂ©favorable comprennent :
Une dĂ©chirure dâentrĂ©e primitive de plus de 10 mm, notamment lorsquâelle est situĂ©e sur la petite courbure aortique
Un diamÚtre aortique initial supérieur à 40 mm
Un diamÚtre initial de la fausse lumiÚre supérieur à 20 mm
Des communications multiples ou de grande taille entre la vraie et la fausse lumiĂšre
Une thrombose partielle de la fausse lumiĂšre
Une nouvelle dĂ©chirure dâentrĂ©e induite par lâendoprothĂšse
Le systĂšme DISSECT intĂšgre le dĂ©lai depuis le dĂ©but des symptĂŽmes, la localisation de la dĂ©chirure intimale, la taille de lâaorte, lâextension segmentaire, les complications cliniques et la thrombose de la fausse lumiĂšre afin dâaider Ă la dĂ©cision thĂ©rapeutique.
Lâintervention prĂ©coce dans la dissection aiguĂ« ou subaiguĂ« de type B par ailleurs non compliquĂ©e reste un sujet de dĂ©bat. Les donnĂ©es disponibles dans le document source indiquent quâun traitement endovasculaire prĂ©coce peut rĂ©duire les Ă©vĂ©nements ultĂ©rieurs et amĂ©liorer le remodelage aortique par rapport au traitement mĂ©dical seul, bien que la question ne soit pas totalement tranchĂ©e. Une intervention peut ĂȘtre envisagĂ©e dans les 90 jours suivant le dĂ©but des symptĂŽmes et pourrait ĂȘtre plus sĂ»re durant la phase subaiguĂ«, aprĂšs 14 jours, mais les donnĂ©es disponibles restent limitĂ©es. Une TEVAR prophylactique peut ĂȘtre envisagĂ©e chez les patients appropriĂ©s prĂ©sentant des caractĂ©ristiques Ă haut risque.
Planification de lâendoprothĂšse
Un dimensionnement prĂ©cis de lâendoprothĂšse est essentiel pour la TEVAR. Les dimensions aortiques peuvent varier au cours dâun choc hĂ©morragique puis de la rĂ©animation, rendant potentiellement imprĂ©cises les mesures obtenues sur la TDM initiale, malgrĂ© une analyse appropriĂ©e selon la ligne centrale.
Lâimagerie en temps rĂ©el, notamment lâĂ©chographie intravasculaire, peut amĂ©liorer la prĂ©cision du dimensionnement, particuliĂšrement chez les patients hypovolĂ©miques. Le rĂŽle de lâĂ©chographie intravasculaire, de lâĂ©chocardiographie transĆsophagienne et de la TDM tridimensionnelle dans lâoptimisation du dimensionnement et lâamĂ©lioration des rĂ©sultats Ă long terme reste incomplĂštement dĂ©fini.
Formes non aortiques et configurations anatomiques particuliĂšres
Dissection non A non B
La dissection non A non B atteint la crosse aortique sans atteinte de lâaorte ascendante ou correspond Ă un processus rĂ©trograde provenant de lâaorte descendante, sâĂ©tendant Ă la crosse mais pas Ă lâaorte ascendante. Le traitement conservateur a Ă©tĂ© associĂ© Ă une mortalitĂ© Ă©levĂ©e en cas de malperfusion ou de rupture. En consĂ©quence, une prise en charge chirurgicale ou endovasculaire est privilĂ©giĂ©e dans les 14 jours suivant le dĂ©but des symptĂŽmes. En cas de maladie compliquĂ©e avec dĂ©chirure de la crosse, une rĂ©paration selon la technique de lâĂ©lĂ©phant trunk gelĂ© peut ĂȘtre envisagĂ©e ; lorsque cela est possible, la couverture endoprothĂ©tique de la dĂ©chirure primitive constitue une alternative.
Dissection iatrogĂšne
Une lĂ©sion aortique iatrogĂšne peut survenir aprĂšs une chirurgie cardiaque, une coronarographie ou dâautres procĂ©dures invasives. Les facteurs de risque comprennent lâĂąge avancĂ©, les facteurs de risque cardiovasculaire, lâathĂ©rosclĂ©rose, lâanĂ©vrisme aortique et lâartĂ©riopathie pĂ©riphĂ©rique. Ces patients sont souvent moins susceptibles de signaler une douleur thoracique ou dorsale.
La prise en charge dĂ©pend de la lĂ©sion, de sa localisation et de lâexistence dâune atteinte coronaire. Dans certaines dissections iatrogĂšnes de type A de petite taille avec flux coronaire prĂ©servĂ©, un traitement conservateur peut donner de bons rĂ©sultats. Dans la classification de Dunning, les donnĂ©es disponibles appuient une approche conservatrice fondĂ©e sur lâĂ©volution pour les lĂ©sions de types 1 et 2, tandis que la chirurgie est privilĂ©giĂ©e pour les lĂ©sions de type 3. En cas dâatteinte de lâartĂšre coronaire, la mise en place dâune endoprothĂšse pour obturer le lambeau peut ĂȘtre envisagĂ©e.
Grossesse
La prise en charge dâune dissection de type A pendant la grossesse dĂ©pend du trimestre :
Au cours du premier ou du deuxiĂšme trimestre, une chirurgie aortique urgente avec surveillance fĆtale est recommandĂ©e.
Au cours du troisiĂšme trimestre, une cĂ©sarienne urgente suivie immĂ©diatement dâune chirurgie aortique est recommandĂ©e.
Une dissection de type B pendant la grossesse doit gĂ©nĂ©ralement ĂȘtre traitĂ©e mĂ©dicalement, sauf si une intervention endovasculaire ou chirurgicale est nĂ©cessaire en raison de complications aiguĂ«s.
Une chirurgie aortique prophylactique peut ĂȘtre envisagĂ©e en cas de dilatation aortique progressive pendant la grossesse, selon les circonstances individuelles.
Hématome intramural en tant que syndrome aortique aigu apparenté
Bien quâil soit distinct de la dissection classique, lâhĂ©matome intramural relĂšve des mĂȘmes principes initiaux : soulagement immĂ©diat de la douleur et contrĂŽle de la pression artĂ©rielle.
Hématome intramural de type A
Une chirurgie urgente ou en urgence diffĂ©rĂ©e est recommandĂ©e en cas dâhĂ©matome intramural de type A. Une rĂ©paration ouverte rapide est Ă©galement recommandĂ©e dans les cas non compliquĂ©s. Chez certains patients prĂ©sentant un risque opĂ©ratoire accru, une maladie non compliquĂ©e et lâabsence de caractĂ©ristiques radiologiques Ă haut risque, une stratĂ©gie initiale dâexpectative peut ĂȘtre envisagĂ©e dans un centre de rĂ©fĂ©rence expĂ©rimentĂ©.
Hématome intramural de type B
Un hĂ©matome intramural de type B non compliquĂ© doit initialement ĂȘtre pris en charge mĂ©dicalement, avec une surveillance clinique et radiologique Ă©troite. Une intervention endovasculaire peut ĂȘtre envisagĂ©e en prĂ©sence de caractĂ©ristiques radiologiques Ă haut risque.
Un hĂ©matome intramural de type B compliquĂ© justifie dâenvisager une TEVAR. Une rĂ©paration ouverte reste une alternative lorsque lâanatomie ne permet pas un traitement endovasculaire.
Une rupture intimale peut ĂȘtre identifiĂ©e dans lâhĂ©matome intramural de type B. Les ruptures de petite taille, mesurant 3 mm ou moins, ne sont gĂ©nĂ©ralement pas associĂ©es Ă des Ă©vĂ©nements aortiques aigus, tandis que certaines Ă©voluent vers des ruptures intimales focales plus importantes ayant des implications pronostiques. Tous les patients prĂ©sentant une rupture intimale nĂ©cessitent un suivi radiologique Ă©troit. En phase aiguĂ«, les ruptures focales sont de mauvais pronostic en raison du risque de rupture et doivent ĂȘtre traitĂ©es prĂ©cocement et de maniĂšre invasive, en particulier lorsquâelles mesurent au moins 10 mm de longueur et 5 mm de profondeur.
SynthÚse de la prise en charge fondée sur les recommandations
| Situation clinique | Approche initiale recommandée |
|---|---|
| Dissection aiguë de type A suspectée ou confirmée | Avis chirurgical immédiat, évaluation et chirurgie en urgence |
| Dissection aiguĂ« de type A stable dans un centre Ă faible volume | Le transfert vers un centre aortique Ă haut volume est raisonnable si lâĂ©tat du patient permet le transport |
| Dissection aiguë de type A avec accident vasculaire cérébral non hémorragique | La chirurgie est raisonnable plutÎt que le traitement médical |
| Dissection aiguë de type B non compliquée | Traitement médical comme stratégie initiale |
| Dissection aiguë de type B compliquée | Une intervention est recommandée |
| Dissection de type B rompue avec anatomie favorable | La mise en place dâune endoprothĂšse couverte par voie endovasculaire est prĂ©fĂ©rable Ă la chirurgie ouverte |
| Autre dissection de type B compliquĂ©e avec anatomie favorable | Le traitement endovasculaire est raisonnable plutĂŽt quâune chirurgie ouverte |
| Dissection de type B non compliquĂ©e avec anatomie Ă haut risque | Une prise en charge endovasculaire peut ĂȘtre envisagĂ©e |
| Hématome intramural compliqué de type A ou B | Réparation urgente |
| HĂ©matome intramural de type A non compliquĂ© | RĂ©paration ouverte rapide ; chez certains patients Ă haut risque opĂ©ratoire sans caractĂ©ristiques radiologiques Ă haut risque, une observation mĂ©dicale initiale peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e dans un centre expĂ©rimentĂ© |
| Hématome intramural de type B non compliqué | Traitement médical avec surveillance clinique et radiologique étroite |
| HĂ©matome intramural de type B nĂ©cessitant une rĂ©paration de la crosse distale ou de lâaorte descendante avec anatomie favorable | Une rĂ©paration endovasculaire est raisonnable entre des mains expĂ©rimentĂ©es |
| Hématome intramural de type B nécessitant une réparation avec anatomie endovasculaire défavorable | Une réparation ouverte est raisonnable |
| HĂ©matome intramural de type B non compliquĂ© avec caractĂ©ristiques radiologiques Ă haut risque | Une intervention peut ĂȘtre raisonnable |
Pronostic et suivi
Le SAA est associĂ© Ă une mortalitĂ© prĂ©coce Ă©levĂ©e, particuliĂšrement lorsque lâaorte ascendante est atteinte. Le pronostic dĂ©pend fortement du type anatomique, de la stratĂ©gie thĂ©rapeutique, des comorbiditĂ©s et des complications. La tamponnade, lâatteinte coronaire, la malperfusion, la rupture, le choc et le coma sont associĂ©s Ă une mortalitĂ© accrue.
La chirurgie en urgence améliore la survie dans les dissections de type A par rapport au traitement médical seul, et les résultats à long terme sont également en faveur du traitement chirurgical. Les centres à haut volume présentent une mortalité plus faible, ce qui justifie le transfert des patients stables lorsque cela est nécessaire.
Pour la dissection de type B, la maladie non compliquĂ©e est gĂ©nĂ©ralement traitĂ©e initialement par voie mĂ©dicale, tandis que la maladie compliquĂ©e nĂ©cessite une intervention. Le traitement endovasculaire a largement remplacĂ© la chirurgie ouverte dans les formes compliquĂ©es de type B en raison de rĂ©sultats plus favorables en matiĂšre de morbiditĂ© et de mortalitĂ© lorsque lâanatomie est appropriĂ©e. Chez certains patients non compliquĂ©s prĂ©sentant une anatomie Ă haut risque, une TEVAR prĂ©coce peut rĂ©duire les Ă©vĂ©nements aortiques ultĂ©rieurs et amĂ©liorer le remodelage, bien que le moment optimal et lâapplication large dâun traitement prophylactique restent incertains.
La prise en charge à long terme nécessite :
La poursuite du contrÎle de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque
Le relais du traitement antihypertenseur intraveineux par un traitement oral une fois lâĂ©tat stabilisĂ©
LâĂ©valuation et le renforcement de lâobservance thĂ©rapeutique
LâĂ©ducation concernant la maladie et les symptĂŽmes dâalerte
Une surveillance clinique continue
Des examens dâimagerie sĂ©riĂ©s, notamment aprĂšs une dissection de type B, un hĂ©matome intramural ou une rupture intimale focale
Un suivi dans une unité aortique multidisciplinaire expérimentée
La dissection chronique de type B est dĂ©finie par une maladie Ă©voluant depuis plus de trois mois aprĂšs le dĂ©but des symptĂŽmes et comprend Ă©galement la dissection rĂ©siduelle de type B aprĂšs rĂ©paration dâune dissection de type A. Des complications aortiques, en particulier une dĂ©gĂ©nĂ©rescence anĂ©vrismale, surviennent chez jusquâĂ la moitiĂ© de ces patients. Lâapparition de nouveaux symptĂŽmes, une expansion rapide, une malperfusion ou une rupture sont des indications dâintervention. Chez les patients asymptomatiques, la dilatation anĂ©vrismale constitue le principal facteur de risque de rupture ; un traitement Ă©lectif est suggĂ©rĂ© lorsque le diamĂštre aortique atteint environ 50â55 mm, des seuils plus bas Ă©tant envisagĂ©s en cas de maladie hĂ©rĂ©ditaire de lâaorte thoracique.