đŸš« Prise en charge immĂ©diate des dissections aortiques de type A et de type B

Sommaire (36)

Définition et physiopathologie

La dissection aortique est une forme majeure de syndrome aortique aigu (SAA), au mĂȘme titre que l’hĂ©matome intramural, l’ulcĂšre athĂ©rosclĂ©reux pĂ©nĂ©trant, le pseudoanĂ©vrisme aortique et la lĂ©sion traumatique de l’aorte. Dans la dissection classique, une dĂ©chirure intimale permet au sang de pĂ©nĂ©trer dans la mĂ©dia aortique pathologique. Le sang se propage ensuite le long de la paroi, crĂ©ant une vraie lumiĂšre et une fausse lumiĂšre sĂ©parĂ©es par un lambeau intimomedial. La propagation peut ĂȘtre antĂ©rograde ou, plus rarement, rĂ©trograde. Des dĂ©chirures de rĂ©entrĂ©e distales peuvent permettre au sang de regagner la vraie lumiĂšre, tandis que la rupture de l’adventice peut entraĂźner une rupture aortique.

Un autre mĂ©canisme proposĂ© est la rupture primitive des vasa vasorum, suivie d’une atteinte de l’intima. L’hĂ©matome intramural diffĂšre de la dissection classique, car l’hĂ©morragie survient au sein de la mĂ©dia sans signe radiologique de dĂ©chirure intimale ni de lambeau.

Le SAA est classĂ© anatomiquement selon l’atteinte de l’aorte ascendante :

  • Type A de Stanford : atteint l’aorte ascendante, avec ou sans extension Ă  la crosse ou Ă  l’aorte descendante.

  • Type B de Stanford : n’atteint pas l’aorte ascendante et comprend les dissections de la crosse ou de l’aorte descendante.

Dans la classification de DeBakey :

  • Type I : prend naissance dans l’aorte ascendante et s’étend Ă  travers la crosse, habituellement jusque dans l’aorte descendante.

  • Type II : reste limitĂ© Ă  l’aorte ascendante.

  • Type III : prend naissance dans l’aorte descendante, habituellement juste en aval de l’artĂšre sous-claviĂšre gauche.

  • Type IIIa : reste limitĂ© Ă  l’aorte thoracique descendante.

  • Type IIIb : s’étend sous le diaphragme.

La classification temporelle est également pertinente sur le plan clinique :

  • HyperaiguĂ« : moins de 24 heures aprĂšs le dĂ©but des symptĂŽmes.

  • AiguĂ« : 1–14 jours.

  • SubaiguĂ« : 15–90 jours.

  • Chronique : plus de 90 jours.

Le danger clinique majeur rĂ©side dans la discontinuitĂ© progressive de la paroi aortique, la rupture et l’atteinte des vaisseaux branchiaux. La maladie de type A peut entraĂźner une tamponnade cardiaque, une insuffisance aortique aiguĂ« sĂ©vĂšre, une malperfusion coronaire, une ischĂ©mie myocardique, une insuffisance cardiaque, un Ă©tat de choc ainsi qu’une malperfusion cĂ©rĂ©brale ou viscĂ©rale. La maladie de type B peut provoquer une rupture, une malperfusion rĂ©nale, mĂ©sentĂ©rique ou des membres, une ischĂ©mie mĂ©dullaire, une paraplĂ©gie ou une paraparĂ©sie, une expansion aortique rapide, des douleurs rĂ©fractaires et une hypertension persistante malgrĂ© le traitement.

Une entitĂ© apparentĂ©e est la dissection non A non B, qui atteint la crosse sans atteinte de l’aorte ascendante ou correspond Ă  une extension rĂ©trograde depuis l’aorte descendante vers la crosse, s’interrompant avant d’atteindre l’aorte ascendante. Le traitement conservateur dans ce groupe est associĂ© Ă  une mortalitĂ© Ă©levĂ©e en cas de malperfusion ou de rupture ; une prise en charge chirurgicale ou endovasculaire est donc gĂ©nĂ©ralement privilĂ©giĂ©e dans les 14 jours suivant le dĂ©but des symptĂŽmes dans le document source.

Présentation clinique et symptÎmes

La dissection aortique est une cause peu frĂ©quente de douleur thoracique aiguĂ«, mais elle est associĂ©e Ă  une mortalitĂ© particuliĂšrement Ă©levĂ©e lorsque le diagnostic est retardĂ©. La prĂ©sentation typique consiste en une douleur thoracique, dorsale ou abdominale, d’apparition brutale et d’intensitĂ© sĂ©vĂšre. La douleur peut ĂȘtre dĂ©crite comme dĂ©chirante, en coup de poignard, aiguĂ« ou lancinante. Sa localisation et son irradiation peuvent reflĂ©ter le segment aortique atteint, bien que le document source ne fournisse pas de corrĂ©lation dĂ©taillĂ©e entre les symptĂŽmes et l’anatomie.

La douleur peut ĂȘtre absente, notamment en cas de lĂ©sion aortique iatrogĂšne. Les lĂ©sions iatrogĂšnes surviennent frĂ©quemment aprĂšs une chirurgie cardiaque, une coronarographie ou d’autres procĂ©dures invasives, et les patients concernĂ©s peuvent ĂȘtre relativement indolores comparativement Ă  ceux prĂ©sentant une dissection spontanĂ©e.

Les manifestations cliniques peuvent rĂ©sulter d’une rupture, d’une atteinte valvulaire aortique, d’une atteinte coronaire ou d’une malperfusion. Les prĂ©sentations importantes comprennent :

  • Hypotension ou Ă©tat de choc

  • Insuffisance aortique aiguĂ« sĂ©vĂšre avec insuffisance cardiaque

  • Tamponnade cardiaque par hĂ©mopĂ©ricarde

  • IschĂ©mie myocardique par atteinte de l’ostium coronaire

  • DĂ©ficits neurologiques focaux ou accident vasculaire cĂ©rĂ©bral non hĂ©morragique

  • IschĂ©mie rĂ©nale, mĂ©sentĂ©rique ou des membres infĂ©rieurs

  • ParaplĂ©gie ou paraparĂ©sie

  • Douleur persistante ou rĂ©cidivante

  • Hypertension restant incontrĂŽlĂ©e malgrĂ© un traitement optimal

La dissection aiguĂ« de type A est associĂ©e Ă  une mortalitĂ© prĂ©coce particuliĂšrement rapide. Le traitement mĂ©dical seul est associĂ© Ă  un taux de mortalitĂ© d’environ 0.5% par heure durant la pĂ©riode initiale, avec une mortalitĂ© rapportĂ©e Ă  environ 20% Ă  24 heures et 30% Ă  48 heures dans les descriptions historiques. Le risque est particuliĂšrement Ă©levĂ© en prĂ©sence d’une tamponnade, d’une atteinte coronaire, d’une malperfusion ou d’un Ă©tat de choc.

Évaluation et examen clinique

L’évaluation doit commencer par l’apprĂ©ciation au lit du malade de la probabilitĂ© d’un SAA, tandis qu’un traitement hĂ©modynamique immĂ©diat est instaurĂ©. Le score de dĂ©tection de la dissection aortique repose sur trois domaines :

Situations Ă  haut risque

  • Syndrome de Marfan ou affection apparentĂ©e
    • AntĂ©cĂ©dents familiaux de maladie aortique

    • Valvulopathie aortique connue, notamment valve aortique bicuspide

    • Manipulation aortique rĂ©cente

    • AnĂ©vrisme connu de l’aorte thoracique

    Caractéristiques douloureuses à haut risque

  • DĂ©but brutal
    • IntensitĂ© sĂ©vĂšre

    • CaractĂšre dĂ©chirant, en coup de poignard, aigu ou lancinant

    • Localisation thoracique, dorsale ou abdominale

    Signes d’examen à haut risque

  • DĂ©ficit de pouls
    • DiffĂ©rence de pression artĂ©rielle entre les deux bras

    • DĂ©ficit neurologique focal

    • Souffle d’insuffisance aortique

    • Hypotension ou Ă©tat de choc

  • Un score de 0 correspond Ă  un risque faible, de 1 Ă  un risque intermĂ©diaire et de 2–3 Ă  un risque Ă©levĂ©. La prĂ©sence d’au moins deux caractĂ©ristiques Ă  haut risque est fortement en faveur d’une dissection. Les patients prĂ©sentant une prĂ©sentation Ă  haut risque nĂ©cessitent une imagerie rĂ©alisĂ©e rapidement et un avis chirurgical urgent. MĂȘme les patients Ă  risque plus faible nĂ©cessitent une imagerie aortique lorsqu’aucun autre diagnostic n’est Ă©tabli.

    L’examen clinique doit rechercher spĂ©cifiquement :

    • La pression artĂ©rielle aux deux bras lorsque cela est possible

    • Les pouls pĂ©riphĂ©riques et les signes de dĂ©ficit de pouls

    • Les signes de choc ou d’hypoperfusion

    • Les souffles cardiaques, notamment un souffle d’insuffisance aortique

    • Les signes d’insuffisance cardiaque

    • Les signes de tamponnade pĂ©ricardique

    • Les anomalies neurologiques focales

    • Les signes de malperfusion des membres, rĂ©nale ou mĂ©sentĂ©rique

    Un examen normal n’exclut pas une dissection. De mĂȘme, l’absence de douleur typique n’exclut pas de maniĂšre fiable le diagnostic, notamment en cas de maladie iatrogĂšne.

    Stratégie diagnostique

    Stabilisation immĂ©diate pendant l’évaluation diagnostique

    L’évaluation diagnostique et le traitement initial sont menĂ©s simultanĂ©ment. Une analgĂ©sie immĂ©diate et une rĂ©duction du stress pariĂ©tal aortique doivent ĂȘtre instaurĂ©es tandis que l’imagerie dĂ©finitive et l’évaluation chirurgicale sont organisĂ©es. Les examens diagnostiques ne doivent pas retarder l’imagerie chez les patients prĂ©sentant une forte probabilitĂ© de dissection.

    La radiographie thoracique standard et l’ECG sont utiles pour Ă©valuer les autres causes de douleur thoracique, mais des rĂ©sultats normaux n’excluent pas un SAA et ne doivent pas retarder les explorations dĂ©finitives.

    Tomodensitométrie

    La tomodensitomĂ©trie cardiovasculaire synchronisĂ©e Ă  l’ECG, du cou au pelvis, est l’examen de confirmation privilĂ©giĂ© en cas de suspicion de SAA. Elle fournit des informations sur :

    • La prĂ©sence ou l’absence de dissection

    • L’atteinte de l’aorte ascendante

    • La localisation de la dĂ©chirure d’entrĂ©e

    • L’extension proximale et distale

    • L’anatomie de la vraie et de la fausse lumiĂšre

    • L’atteinte des vaisseaux branchiaux

    • La malperfusion

    • La rupture ou les complications pĂ©ri-aortiques

    Le document source rapporte une sensibilitĂ© de 100% et une spĂ©cificitĂ© de 98% pour cette approche. La synchronisation Ă  l’ECG contribue Ă  rĂ©duire les artĂ©facts de mouvement, notamment autour de l’aorte ascendante, qui peuvent sinon simuler ou masquer un lambeau de dissection.

    Lorsqu’un syndrome coronarien aigu ou une embolie pulmonaire reste inclus dans le diagnostic diffĂ©rentiel, un protocole de TDM synchronisĂ©e Ă  l’ECG « triple rule-out » peut ĂȘtre utilisĂ©. Cette approche expose toutefois le patient Ă  des doses plus importantes de produit de contraste et de rayonnement, peut ĂȘtre moins prĂ©cise pour le SAA et ne dispense pas d’une imagerie complĂ©mentaire.

    Échocardiographie transƓsophagienne

    L’échocardiographie transƓsophagienne constitue une alternative importante lorsque la TDM n’est pas disponible ou lorsque le patient est instable sur le plan hĂ©modynamique. Elle est Ă©galement utile avant, pendant et aprĂšs la chirurgie pour Ă©valuer l’anatomie aortique et dĂ©tecter les complications opĂ©ratoires ou postopĂ©ratoires.

    Échocardiographie transthoracique

    Une Ă©chocardiographie transthoracique ciblĂ©e peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e rapidement au lit du malade. Elle peut mettre en Ă©vidence :

    • Un Ă©panchement pĂ©ricardique ou un hĂ©mopĂ©ricarde

    • Une insuffisance aortique

    • Des anomalies de la cinĂ©tique segmentaire

    • Une dilatation aortique

    • Occasionnellement, un lambeau de dissection, notamment aprĂšs injection de produit de contraste

    L’ETT peut dĂ©tecter une dissection de type A avec une sensibilitĂ© pouvant atteindre 85%–90%, mais elle est nettement moins sensible pour la maladie de type B. Un examen nĂ©gatif n’exclut donc pas un SAA.

    Imagerie cardiovasculaire par résonance magnétique

    L’imagerie cardiovasculaire par rĂ©sonance magnĂ©tique offre une bonne prĂ©cision diagnostique, mais elle est moins frĂ©quemment utilisĂ©e en situation aiguĂ«. Ses limites comprennent une disponibilitĂ© moindre, une durĂ©e d’examen plus longue et la nĂ©cessitĂ© de la coopĂ©ration du patient.

    Électrocardiographie et radiographie thoracique

    Le document source recommande de rĂ©aliser un ECG et une radiographie thoracique chez les patients prĂ©sentant une douleur thoracique afin de rechercher d’autres diagnostics. Il ne dĂ©crit ni tracĂ© ECG caractĂ©ristique ni signe radiographique suffisamment fiable pour diagnostiquer ou exclure une dissection aortique. Leur rĂŽle est principalement complĂ©mentaire ; aucun de ces examens ne doit retarder l’imagerie aortique dĂ©finitive lorsque la suspicion clinique est importante.

    Biomarqueurs et résultats biologiques

    Des examens biologiques doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s dans le cadre de l’évaluation initiale, mais leurs rĂ©sultats ne doivent pas retarder l’imagerie lorsque la probabilitĂ© de SAA est Ă©levĂ©e.

    L’anomalie biologique la plus frĂ©quemment dĂ©crite est une Ă©lĂ©vation de la concentration des D-dimĂšres. Ce rĂ©sultat est non spĂ©cifique, car les D-dimĂšres peuvent Ă©galement ĂȘtre Ă©levĂ©s en cas d’embolie pulmonaire, d’infection et dans d’autres situations. Un taux de D-dimĂšres infĂ©rieur Ă  500 ng/mL rend un SAA peu probable dans un contexte clinique appropriĂ© Ă  faible risque. Les D-dimĂšres ne permettent pas d’exclure une dissection chez les patients dont la probabilitĂ© prĂ©test est plus Ă©levĂ©e.

    L’intĂ©gration des D-dimĂšres au score de dĂ©tection de la dissection aortique peut contribuer Ă  exclure une dissection chez les patients prĂ©sentant une suspicion clinique trĂšs faible, notamment ceux dont le score ADD est de 0 ou 1. Elle ne doit pas remplacer l’imagerie dĂ©finitive chez les patients prĂ©sentant des caractĂ©ristiques cliniques Ă  haut risque.

    Prise en charge médicale immédiate

    Tous les patients prĂ©sentant un SAA suspectĂ© ou confirmĂ© nĂ©cessitent un traitement mĂ©dical immĂ©diat pendant que l’indication d’une intervention chirurgicale ou endovasculaire est dĂ©terminĂ©e. Les objectifs initiaux sont de rĂ©duire le stress pariĂ©tal aortique, de limiter la propagation de la dissection et de diminuer le risque de rupture.

    Objectifs hémodynamiques

    Les principaux objectifs en phase aiguë sont :

    • Pression artĂ©rielle systolique infĂ©rieure Ă  120 mmHg

    • FrĂ©quence cardiaque ≀60 battements par minute

    Ces objectifs visent Ă  rĂ©duire la pression pulsĂ©e et la vitesse d’élĂ©vation de la force de contraction du ventricule gauche, diminuant ainsi les contraintes exercĂ©es sur la paroi aortique dissĂ©quĂ©e. Chez les patients prĂ©sentant une malperfusion, une pression artĂ©rielle plus Ă©levĂ©e peut ĂȘtre tolĂ©rĂ©e temporairement lorsqu’elle est nĂ©cessaire au maintien de la perfusion des organes menacĂ©s.

    BĂȘtablocage

    Le bĂȘtablocage intraveineux constitue la stratĂ©gie pharmacologique initiale privilĂ©giĂ©e. Le labĂ©talol est gĂ©nĂ©ralement privilĂ©giĂ©, car il associe un blocage alpha- et bĂȘta-adrĂ©nergique. L’esmolol constitue une alternative Ă  durĂ©e d’action ultracourte permettant une titration rapide, ce qui le rend particuliĂšrement adaptĂ© lorsqu’un ajustement frĂ©quent est nĂ©cessaire.

    Le bĂȘtablocage doit prĂ©cĂ©der le traitement vasodilatateur. Cette sĂ©quence vise Ă  Ă©viter une tachycardie rĂ©flexe et l’augmentation consĂ©cutive du stress pariĂ©tal aortique.

    ContrÎle alternatif de la fréquence cardiaque

    Lorsque les bĂȘtabloquants sont contre-indiquĂ©s, des inhibiteurs calciques non dihydropyridiniques intraveineux peuvent ĂȘtre utilisĂ©s pour contrĂŽler la frĂ©quence cardiaque. Le document source ne prĂ©cise ni les molĂ©cules ni les doses pour cette indication.

    Réduction complémentaire de la pression artérielle

    Si la pression artĂ©rielle cible n’est pas atteinte aprĂšs le contrĂŽle de la frĂ©quence cardiaque, des vasodilatateurs intraveineux peuvent ĂȘtre ajoutĂ©s. Les options dĂ©crites comprennent :

    • Les dĂ©rivĂ©s nitrĂ©s

    • Les inhibiteurs calciques dihydropyridiniques, tels que la nicardipine

    Ces agents doivent ĂȘtre administrĂ©s simultanĂ©ment avec un mĂ©dicament ralentisseur de la frĂ©quence cardiaque, et non utilisĂ©s seuls.

    Analgésie

    Une analgĂ©sie efficace constitue un Ă©lĂ©ment essentiel de la prise en charge aiguĂ«, car la douleur peut entraver le contrĂŽle hĂ©modynamique. La morphine intraveineuse peut ĂȘtre titrĂ©e prudemment afin de soulager la douleur. Le document source ne fournit pas de dose.

    Surveillance et lieu de prise en charge

    La mise en place prĂ©coce d’une surveillance invasive de la pression artĂ©rielle est considĂ©rĂ©e comme obligatoire dans le document source. Une admission en rĂ©animation est recommandĂ©e, avec surveillance ECG continue et contrĂŽle de la diurĂšse. Une fois les objectifs hĂ©modynamiques atteints et le transit gastro-intestinal normal, le traitement intraveineux peut ĂȘtre progressivement relayĂ© par un traitement antihypertenseur oral.

    La prise en charge doit, chaque fois que possible, ĂȘtre centralisĂ©e dans des centres expĂ©rimentĂ©s disposant d’équipes spĂ©cialisĂ©es dans les maladies aortiques.

    Dissection aortique de type A

    Justification de la chirurgie en urgence

    La dissection aiguĂ« de type A nĂ©cessite une Ă©valuation chirurgicale en urgence et une prise en charge opĂ©ratoire immĂ©diate en raison des risques de rupture, de tamponnade, d’insuffisance aortique aiguĂ« sĂ©vĂšre, d’ischĂ©mie coronaire et de malperfusion. Le traitement mĂ©dical seul est associĂ© Ă  une mortalitĂ© nettement supĂ©rieure Ă  celle de la chirurgie.

    Un avis chirurgical urgent est recommandĂ© chez tous les patients prĂ©sentant une maladie de type A suspectĂ©e ou confirmĂ©e. Les patients suffisamment stables pour ĂȘtre transportĂ©s peuvent raisonnablement ĂȘtre transfĂ©rĂ©s d’un Ă©tablissement Ă  faible volume vers un centre aortique Ă  haut volume, oĂč la survie est amĂ©liorĂ©e. L’ñge ne doit pas, Ă  lui seul, ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un critĂšre d’exclusion de la chirurgie ; le document source rapporte une mortalitĂ© plus faible avec la chirurgie qu’avec le traitement conservateur, y compris chez les patients trĂšs ĂągĂ©s.

    Un accident vasculaire cĂ©rĂ©bral non hĂ©morragique compliquant une dissection aiguĂ« de type A ne constitue pas, Ă  lui seul, une raison de renoncer Ă  l’intervention. Le traitement chirurgical est considĂ©rĂ© comme raisonnable par rapport au traitement mĂ©dical afin de rĂ©duire la mortalitĂ© et d’amĂ©liorer le pronostic neurologique.

    Considérations opératoires

    Le document source souligne plusieurs décisions anatomiques et fonctionnelles :

    • La valve aortique est souvent structurellement normale malgrĂ© l’insuffisance aortique aiguĂ« et peut donc ĂȘtre conservĂ©e.

    • Un remplacement valvulaire peut ĂȘtre nĂ©cessaire en prĂ©sence d’une valvulopathie structurelle prĂ©existante.

    • Le remplacement de la racine aortique dĂ©pend de l’existence de dĂ©chirures atteignant les sinus, d’une dissection Ă©tendue des sinus ou des ostia coronaires, ou d’une dilatation importante de la racine.

    • Le remplacement de l’aorte ascendante ou de l’hĂ©mi-crosse peut fermer le site d’entrĂ©e proximal, mais laisse l’aorte pathologique plus distale non traitĂ©e.

    • Une rĂ©paration Ă©tendue, notamment selon la technique de l’élĂ©phant trunk gelĂ©, peut ĂȘtre envisagĂ©e lorsque la dĂ©chirure primitive siĂšge dans l’aorte descendante et qu’une malperfusion viscĂ©rale ou rĂ©nale est prĂ©sente, bien que la complexitĂ© technique soit plus importante.

    Chez les patients en arrĂȘt cardiaque dĂ» Ă  une tamponnade pĂ©ricardique, une ponction pĂ©ricardique en urgence peut ĂȘtre envisagĂ©e comme mesure temporaire de sauvetage avant le transfert au bloc opĂ©ratoire.

    Risque chirurgical

    MalgrĂ© les progrĂšs de la prise en charge chirurgicale et anesthĂ©sique, la mortalitĂ© opĂ©ratoire et les complications neurologiques restent importantes. Les facteurs prĂ©dictifs d’une Ă©volution postopĂ©ratoire dĂ©favorable comprennent :

    • Un choc cardiogĂ©nique dĂ» Ă  une tamponnade

    • Une malperfusion coronaire

    • Une malperfusion mĂ©sentĂ©rique, rĂ©nale, des membres infĂ©rieurs ou cĂ©rĂ©brale

    • Un coma

    • Des comorbiditĂ©s importantes

    Le score GERAADA peut ĂȘtre utilisĂ© chez les patients opĂ©rĂ©s afin d’estimer la mortalitĂ© Ă  30 jours.

    Dissection aortique de type B

    La dissection de type B n’atteint pas l’aorte ascendante. La prise en charge dĂ©pend principalement du caractĂšre compliquĂ© ou non de la maladie et de la prĂ©sence de caractĂ©ristiques anatomiques Ă  haut risque.

    Dissection aiguë de type B non compliquée

    Le traitement médical est la prise en charge initiale recommandée en cas de dissection aiguë de type B non compliquée. Il comprend un contrÎle intensif de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle, le soulagement de la douleur, une observation clinique étroite et une surveillance par imagerie.

    L’observance constitue une limite majeure du traitement mĂ©dical chronique, avec une adhĂ©sion rapportĂ©e infĂ©rieure Ă  50%. L’observance est plus susceptible de s’amĂ©liorer chez les patients ayant dĂ©jĂ  subi une chirurgie aortique, prĂ©sentant une hypertension plus sĂ©vĂšre ou comprenant le processus pathologique. La surveillance et l’éducation sont donc des Ă©lĂ©ments essentiels du suivi Ă  long terme.

    Dissection aiguë de type B compliquée

    Les complications nécessitant une intervention comprennent :

    • La rupture aortique

    • La malperfusion

    • L’expansion aortique rapide

    • La paraplĂ©gie ou la paraparĂ©sie

    • L’hĂ©matome aortique

    • La douleur rĂ©fractaire

    • L’hypertension malgrĂ© un traitement optimal

    Le traitement conservateur d’une maladie compliquĂ©e est associĂ© Ă  un risque de mortalitĂ© d’environ 50% dans le document source.

    Lorsque l’anatomie s’y prĂȘte, le traitement endovasculaire — principalement la rĂ©paration endovasculaire de l’aorte thoracique — est le traitement privilĂ©giĂ© de la dissection compliquĂ©e de type B. En cas de rupture, la mise en place d’une endoprothĂšse couverte est recommandĂ©e plutĂŽt que la chirurgie ouverte lorsque l’anatomie est favorable. Pour les autres complications, une approche endovasculaire est considĂ©rĂ©e comme raisonnable plutĂŽt qu’une chirurgie ouverte.

    La chirurgie ouverte est principalement rĂ©servĂ©e aux patients dont l’anatomie ne permet pas une rĂ©paration endovasculaire. Une fenestration peut ĂȘtre envisagĂ©e comme stratĂ©gie de dernier recours et, chez certains patients, la correction de la compression d’une branche latĂ©rale avant l’étanchĂ©ification proximale peut ĂȘtre appropriĂ©e.

    Dissection de type B non compliquée à haut risque

    Une prise en charge endovasculaire peut ĂȘtre envisagĂ©e chez les patients cliniquement non compliquĂ©s mais prĂ©sentant des caractĂ©ristiques anatomiques Ă  haut risque. Les caractĂ©ristiques associĂ©es Ă  une Ă©volution plus dĂ©favorable comprennent :

    • Une dĂ©chirure d’entrĂ©e primitive de plus de 10 mm, notamment lorsqu’elle est situĂ©e sur la petite courbure aortique

    • Un diamĂštre aortique initial supĂ©rieur Ă  40 mm

    • Un diamĂštre initial de la fausse lumiĂšre supĂ©rieur Ă  20 mm

    • Des communications multiples ou de grande taille entre la vraie et la fausse lumiĂšre

    • Une thrombose partielle de la fausse lumiĂšre

    • Une nouvelle dĂ©chirure d’entrĂ©e induite par l’endoprothĂšse

    Le systĂšme DISSECT intĂšgre le dĂ©lai depuis le dĂ©but des symptĂŽmes, la localisation de la dĂ©chirure intimale, la taille de l’aorte, l’extension segmentaire, les complications cliniques et la thrombose de la fausse lumiĂšre afin d’aider Ă  la dĂ©cision thĂ©rapeutique.

    L’intervention prĂ©coce dans la dissection aiguĂ« ou subaiguĂ« de type B par ailleurs non compliquĂ©e reste un sujet de dĂ©bat. Les donnĂ©es disponibles dans le document source indiquent qu’un traitement endovasculaire prĂ©coce peut rĂ©duire les Ă©vĂ©nements ultĂ©rieurs et amĂ©liorer le remodelage aortique par rapport au traitement mĂ©dical seul, bien que la question ne soit pas totalement tranchĂ©e. Une intervention peut ĂȘtre envisagĂ©e dans les 90 jours suivant le dĂ©but des symptĂŽmes et pourrait ĂȘtre plus sĂ»re durant la phase subaiguĂ«, aprĂšs 14 jours, mais les donnĂ©es disponibles restent limitĂ©es. Une TEVAR prophylactique peut ĂȘtre envisagĂ©e chez les patients appropriĂ©s prĂ©sentant des caractĂ©ristiques Ă  haut risque.

    Planification de l’endoprothùse

    Un dimensionnement prĂ©cis de l’endoprothĂšse est essentiel pour la TEVAR. Les dimensions aortiques peuvent varier au cours d’un choc hĂ©morragique puis de la rĂ©animation, rendant potentiellement imprĂ©cises les mesures obtenues sur la TDM initiale, malgrĂ© une analyse appropriĂ©e selon la ligne centrale.

    L’imagerie en temps rĂ©el, notamment l’échographie intravasculaire, peut amĂ©liorer la prĂ©cision du dimensionnement, particuliĂšrement chez les patients hypovolĂ©miques. Le rĂŽle de l’échographie intravasculaire, de l’échocardiographie transƓsophagienne et de la TDM tridimensionnelle dans l’optimisation du dimensionnement et l’amĂ©lioration des rĂ©sultats Ă  long terme reste incomplĂštement dĂ©fini.

    Formes non aortiques et configurations anatomiques particuliĂšres

    Dissection non A non B

    La dissection non A non B atteint la crosse aortique sans atteinte de l’aorte ascendante ou correspond Ă  un processus rĂ©trograde provenant de l’aorte descendante, s’étendant Ă  la crosse mais pas Ă  l’aorte ascendante. Le traitement conservateur a Ă©tĂ© associĂ© Ă  une mortalitĂ© Ă©levĂ©e en cas de malperfusion ou de rupture. En consĂ©quence, une prise en charge chirurgicale ou endovasculaire est privilĂ©giĂ©e dans les 14 jours suivant le dĂ©but des symptĂŽmes. En cas de maladie compliquĂ©e avec dĂ©chirure de la crosse, une rĂ©paration selon la technique de l’élĂ©phant trunk gelĂ© peut ĂȘtre envisagĂ©e ; lorsque cela est possible, la couverture endoprothĂ©tique de la dĂ©chirure primitive constitue une alternative.

    Dissection iatrogĂšne

    Une lĂ©sion aortique iatrogĂšne peut survenir aprĂšs une chirurgie cardiaque, une coronarographie ou d’autres procĂ©dures invasives. Les facteurs de risque comprennent l’ñge avancĂ©, les facteurs de risque cardiovasculaire, l’athĂ©rosclĂ©rose, l’anĂ©vrisme aortique et l’artĂ©riopathie pĂ©riphĂ©rique. Ces patients sont souvent moins susceptibles de signaler une douleur thoracique ou dorsale.

    La prise en charge dĂ©pend de la lĂ©sion, de sa localisation et de l’existence d’une atteinte coronaire. Dans certaines dissections iatrogĂšnes de type A de petite taille avec flux coronaire prĂ©servĂ©, un traitement conservateur peut donner de bons rĂ©sultats. Dans la classification de Dunning, les donnĂ©es disponibles appuient une approche conservatrice fondĂ©e sur l’évolution pour les lĂ©sions de types 1 et 2, tandis que la chirurgie est privilĂ©giĂ©e pour les lĂ©sions de type 3. En cas d’atteinte de l’artĂšre coronaire, la mise en place d’une endoprothĂšse pour obturer le lambeau peut ĂȘtre envisagĂ©e.

    Grossesse

    La prise en charge d’une dissection de type A pendant la grossesse dĂ©pend du trimestre :

    • Au cours du premier ou du deuxiĂšme trimestre, une chirurgie aortique urgente avec surveillance fƓtale est recommandĂ©e.

    • Au cours du troisiĂšme trimestre, une cĂ©sarienne urgente suivie immĂ©diatement d’une chirurgie aortique est recommandĂ©e.

    • Une dissection de type B pendant la grossesse doit gĂ©nĂ©ralement ĂȘtre traitĂ©e mĂ©dicalement, sauf si une intervention endovasculaire ou chirurgicale est nĂ©cessaire en raison de complications aiguĂ«s.

    • Une chirurgie aortique prophylactique peut ĂȘtre envisagĂ©e en cas de dilatation aortique progressive pendant la grossesse, selon les circonstances individuelles.

    Hématome intramural en tant que syndrome aortique aigu apparenté

    Bien qu’il soit distinct de la dissection classique, l’hĂ©matome intramural relĂšve des mĂȘmes principes initiaux : soulagement immĂ©diat de la douleur et contrĂŽle de la pression artĂ©rielle.

    Hématome intramural de type A

    Une chirurgie urgente ou en urgence diffĂ©rĂ©e est recommandĂ©e en cas d’hĂ©matome intramural de type A. Une rĂ©paration ouverte rapide est Ă©galement recommandĂ©e dans les cas non compliquĂ©s. Chez certains patients prĂ©sentant un risque opĂ©ratoire accru, une maladie non compliquĂ©e et l’absence de caractĂ©ristiques radiologiques Ă  haut risque, une stratĂ©gie initiale d’expectative peut ĂȘtre envisagĂ©e dans un centre de rĂ©fĂ©rence expĂ©rimentĂ©.

    Hématome intramural de type B

    Un hĂ©matome intramural de type B non compliquĂ© doit initialement ĂȘtre pris en charge mĂ©dicalement, avec une surveillance clinique et radiologique Ă©troite. Une intervention endovasculaire peut ĂȘtre envisagĂ©e en prĂ©sence de caractĂ©ristiques radiologiques Ă  haut risque.

    Un hĂ©matome intramural de type B compliquĂ© justifie d’envisager une TEVAR. Une rĂ©paration ouverte reste une alternative lorsque l’anatomie ne permet pas un traitement endovasculaire.

    Une rupture intimale peut ĂȘtre identifiĂ©e dans l’hĂ©matome intramural de type B. Les ruptures de petite taille, mesurant 3 mm ou moins, ne sont gĂ©nĂ©ralement pas associĂ©es Ă  des Ă©vĂ©nements aortiques aigus, tandis que certaines Ă©voluent vers des ruptures intimales focales plus importantes ayant des implications pronostiques. Tous les patients prĂ©sentant une rupture intimale nĂ©cessitent un suivi radiologique Ă©troit. En phase aiguĂ«, les ruptures focales sont de mauvais pronostic en raison du risque de rupture et doivent ĂȘtre traitĂ©es prĂ©cocement et de maniĂšre invasive, en particulier lorsqu’elles mesurent au moins 10 mm de longueur et 5 mm de profondeur.

    SynthÚse de la prise en charge fondée sur les recommandations

    Situation clinique Approche initiale recommandée
    Dissection aiguë de type A suspectée ou confirmée Avis chirurgical immédiat, évaluation et chirurgie en urgence
    Dissection aiguĂ« de type A stable dans un centre Ă  faible volume Le transfert vers un centre aortique Ă  haut volume est raisonnable si l’état du patient permet le transport
    Dissection aiguë de type A avec accident vasculaire cérébral non hémorragique La chirurgie est raisonnable plutÎt que le traitement médical
    Dissection aiguë de type B non compliquée Traitement médical comme stratégie initiale
    Dissection aiguë de type B compliquée Une intervention est recommandée
    Dissection de type B rompue avec anatomie favorable La mise en place d’une endoprothĂšse couverte par voie endovasculaire est prĂ©fĂ©rable Ă  la chirurgie ouverte
    Autre dissection de type B compliquĂ©e avec anatomie favorable Le traitement endovasculaire est raisonnable plutĂŽt qu’une chirurgie ouverte
    Dissection de type B non compliquĂ©e avec anatomie Ă  haut risque Une prise en charge endovasculaire peut ĂȘtre envisagĂ©e
    Hématome intramural compliqué de type A ou B Réparation urgente
    HĂ©matome intramural de type A non compliquĂ© RĂ©paration ouverte rapide ; chez certains patients Ă  haut risque opĂ©ratoire sans caractĂ©ristiques radiologiques Ă  haut risque, une observation mĂ©dicale initiale peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e dans un centre expĂ©rimentĂ©
    Hématome intramural de type B non compliqué Traitement médical avec surveillance clinique et radiologique étroite
    HĂ©matome intramural de type B nĂ©cessitant une rĂ©paration de la crosse distale ou de l’aorte descendante avec anatomie favorable Une rĂ©paration endovasculaire est raisonnable entre des mains expĂ©rimentĂ©es
    Hématome intramural de type B nécessitant une réparation avec anatomie endovasculaire défavorable Une réparation ouverte est raisonnable
    HĂ©matome intramural de type B non compliquĂ© avec caractĂ©ristiques radiologiques Ă  haut risque Une intervention peut ĂȘtre raisonnable

    Pronostic et suivi

    Le SAA est associĂ© Ă  une mortalitĂ© prĂ©coce Ă©levĂ©e, particuliĂšrement lorsque l’aorte ascendante est atteinte. Le pronostic dĂ©pend fortement du type anatomique, de la stratĂ©gie thĂ©rapeutique, des comorbiditĂ©s et des complications. La tamponnade, l’atteinte coronaire, la malperfusion, la rupture, le choc et le coma sont associĂ©s Ă  une mortalitĂ© accrue.

    La chirurgie en urgence améliore la survie dans les dissections de type A par rapport au traitement médical seul, et les résultats à long terme sont également en faveur du traitement chirurgical. Les centres à haut volume présentent une mortalité plus faible, ce qui justifie le transfert des patients stables lorsque cela est nécessaire.

    Pour la dissection de type B, la maladie non compliquĂ©e est gĂ©nĂ©ralement traitĂ©e initialement par voie mĂ©dicale, tandis que la maladie compliquĂ©e nĂ©cessite une intervention. Le traitement endovasculaire a largement remplacĂ© la chirurgie ouverte dans les formes compliquĂ©es de type B en raison de rĂ©sultats plus favorables en matiĂšre de morbiditĂ© et de mortalitĂ© lorsque l’anatomie est appropriĂ©e. Chez certains patients non compliquĂ©s prĂ©sentant une anatomie Ă  haut risque, une TEVAR prĂ©coce peut rĂ©duire les Ă©vĂ©nements aortiques ultĂ©rieurs et amĂ©liorer le remodelage, bien que le moment optimal et l’application large d’un traitement prophylactique restent incertains.

    La prise en charge à long terme nécessite :

    • La poursuite du contrĂŽle de la pression artĂ©rielle et de la frĂ©quence cardiaque

    • Le relais du traitement antihypertenseur intraveineux par un traitement oral une fois l’état stabilisĂ©

    • L’évaluation et le renforcement de l’observance thĂ©rapeutique

    • L’éducation concernant la maladie et les symptĂŽmes d’alerte

    • Une surveillance clinique continue

    • Des examens d’imagerie sĂ©riĂ©s, notamment aprĂšs une dissection de type B, un hĂ©matome intramural ou une rupture intimale focale

    • Un suivi dans une unitĂ© aortique multidisciplinaire expĂ©rimentĂ©e

    La dissection chronique de type B est dĂ©finie par une maladie Ă©voluant depuis plus de trois mois aprĂšs le dĂ©but des symptĂŽmes et comprend Ă©galement la dissection rĂ©siduelle de type B aprĂšs rĂ©paration d’une dissection de type A. Des complications aortiques, en particulier une dĂ©gĂ©nĂ©rescence anĂ©vrismale, surviennent chez jusqu’à la moitiĂ© de ces patients. L’apparition de nouveaux symptĂŽmes, une expansion rapide, une malperfusion ou une rupture sont des indications d’intervention. Chez les patients asymptomatiques, la dilatation anĂ©vrismale constitue le principal facteur de risque de rupture ; un traitement Ă©lectif est suggĂ©rĂ© lorsque le diamĂštre aortique atteint environ 50–55 mm, des seuils plus bas Ă©tant envisagĂ©s en cas de maladie hĂ©rĂ©ditaire de l’aorte thoracique.

    Auteurs

    EBM AI
    Evidensbaserad AI-agent

    Mis à jour 14 août 2026