đŸš« Prééclampsie et troubles hypertensifs de la grossesse comme facteurs de risque cardiovasculaire ultĂ©rieur

Sommaire (24)

Définition et classification clinique

Les troubles hypertensifs de la grossesse comprennent l’hypertension chronique ou prĂ©existante, l’hypertension gestationnelle et la prééclampsie. Globalement, ils concernent environ 5–15 % des grossesses dans le monde et contribuent largement Ă  la morbiditĂ© et Ă  la mortalitĂ© maternelles, fƓtales et nĂ©onatales. Leur incidence a augmentĂ© parallĂšlement Ă  l’élĂ©vation de l’ñge maternel lors de la premiĂšre grossesse et Ă  la prĂ©valence croissante de l’obĂ©sitĂ©.

Selon les recommandations fournies, l’hypertension gestationnelle est dĂ©finie par une pression artĂ©rielle >140/90 mmHg lors de deux mesures distinctes aprĂšs 20 semaines de gestation. La prééclampsie se caractĂ©rise par l’apparition d’une hypertension aprĂšs 20 semaines, gĂ©nĂ©ralement associĂ©e Ă  une protĂ©inurie ou Ă  des signes d’atteinte d’un organe maternel. La protĂ©inurie est dĂ©finie par une excrĂ©tion urinaire de protĂ©ines >300 mg sur 24 heures ou par un rapport protĂ©inurie/crĂ©atininurie ≄0.3. La prééclampsie peut nĂ©anmoins ĂȘtre diagnostiquĂ©e en l’absence de protĂ©inurie lorsque les symptĂŽmes cliniques ou les anomalies biologiques indiquent une atteinte viscĂ©rale.

L’éclampsie correspond Ă  la survenue de convulsions ou d’un coma d’apparition rĂ©cente chez une femme enceinte prĂ©sentant une prééclampsie. Le syndrome HELLP — hĂ©molyse, Ă©lĂ©vation des enzymes hĂ©patiques ou des transaminases et thrombopĂ©nie — est gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ© comme une forme sĂ©vĂšre ou une variante de la prééclampsie.

Physiopathologie

Le mĂ©canisme prĂ©cis de la prééclampsie reste incomplĂštement Ă©tabli. Parmi les facteurs proposĂ©s figurent l’ischĂ©mie utĂ©roplacentaire chronique, une rĂ©ponse inflammatoire maternelle excessive et une perturbation de la signalisation angiogĂ©nique.

Une caractĂ©ristique biochimique centrale est le dĂ©sĂ©quilibre entre les facteurs antiangiogĂ©niques et angiogĂ©niques. La production placentaire de tyrosine kinase 1 soluble de type fms augmente, tandis que la production de facteur de croissance placentaire diminue. Un rapport circulant tyrosine kinase 1 soluble de type fms/facteur de croissance placentaire ≄40 est associĂ© Ă  un risque accru de prééclampsie avec signes de gravitĂ© au cours des deux semaines suivantes.

L’autorĂ©gulation de la circulation cĂ©rĂ©brale est Ă©galement perturbĂ©e. Cela contribue Ă  expliquer les manifestations neurologiques de la prééclampsie et la possibilitĂ© d’un accident vasculaire cĂ©rĂ©bral, mĂȘme Ă  des niveaux de pression artĂ©rielle qui pourraient autrement ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme seulement modĂ©rĂ©ment Ă©levĂ©s.

Le syndrome peut entraĂźner des complications maternelles Ă©tendues, notamment un ƓdĂšme pulmonaire, une insuffisance rĂ©nale, une atteinte hĂ©patique, une thrombopĂ©nie, une coagulopathie, des Ă©vĂ©nements cĂ©rĂ©brovasculaires, une rupture de la capsule hĂ©patique, un dĂ©collement placentaire, une coagulation intravasculaire dissĂ©minĂ©e et une dĂ©faillance multiviscĂ©rale. En l’absence de traitement, environ 1 cas de prééclampsie sur 100 peut Ă©voluer vers une Ă©clampsie.

Présentation clinique et symptÎmes

Le spectre clinique va d’une hypertension sans lĂ©sion viscĂ©rale apparente Ă  une atteinte multiviscĂ©rale sĂ©vĂšre. Les signes de gravitĂ© comprennent :

  • Hypertension sĂ©vĂšre, dĂ©finie par une pression artĂ©rielle ≄160/110 mmHg

  • CĂ©phalĂ©es ne rĂ©pondant pas au traitement

  • Troubles visuels

  • Douleur Ă©pigastrique sĂ©vĂšre persistante

  • ƒdĂšme pulmonaire

  • ThrombopĂ©nie, avec plaquettes <100 × 10âč/L

  • Insuffisance rĂ©nale, avec crĂ©atininĂ©mie >1.1 mg/dL

  • Atteinte hĂ©patique, dĂ©finie par des concentrations de transaminases au moins deux fois supĂ©rieures Ă  la normale

Les symptÎmes neurologiques sont particuliÚrement importants en raison du risque accru de complications cérébrovasculaires. Des convulsions chez une patiente présentant une prééclampsie indiquent une éclampsie.

La maladie du post-partum revĂȘt une importance clinique. L’hypertension est plus frĂ©quente chez les femmes ayant prĂ©sentĂ© un trouble hypertensif antĂ©natal, mais elle peut Ă©galement apparaĂźtre de novo aprĂšs l’accouchement. La prééclampsie du post-partum d’apparition rĂ©cente est de plus en plus reconnue comme une cause importante de morbiditĂ© et de mortalitĂ© maternelles au cours du post-partum.

Complications maternelles et obstétricales

Les complications maternelles immĂ©diates comprennent le dĂ©collement placentaire, l’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral, la dĂ©faillance multiviscĂ©rale, la coagulation intravasculaire dissĂ©minĂ©e, l’ƓdĂšme pulmonaire, les complications hĂ©patiques, l’insuffisance rĂ©nale et les accidents cĂ©rĂ©brovasculaires. Le syndrome HELLP est associĂ© Ă  une morbiditĂ© et Ă  une mortalitĂ© importantes.

L’hypertension liĂ©e Ă  la grossesse influence Ă©galement la prise en charge obstĂ©tricale. En cas de prééclampsie entre 34 et 37 semaines, un accouchement programmĂ© dans les 48 heures Ă©tait associĂ© Ă  une morbiditĂ© maternelle moindre et Ă  une hypertension maternelle sĂ©vĂšre moins frĂ©quente, bien que les admissions en unitĂ© de soins intensifs nĂ©onatals aient Ă©tĂ© plus frĂ©quentes. Le moment de l’accouchement doit donc faire l’objet d’une Ă©valuation individualisĂ©e de l’état maternel et fƓtal.

Lorsque l’hypertension est bien contrĂŽlĂ©e et ne s’accompagne pas de signes de gravitĂ©, l’accouchement est programmĂ© vers 39 semaines selon les Ă©lĂ©ments fournis. Le mode d’accouchement doit tenir compte de l’ñge gestationnel, de l’évaluation fƓtale, du contexte clinique et de la prĂ©fĂ©rence maternelle. Une surveillance fƓtale continue est nĂ©cessaire lors d’un dĂ©clenchement du travail. L’anesthĂ©sie neuraxiale peut ĂȘtre bĂ©nĂ©fique en cas de prééclampsie sĂ©vĂšre en rĂ©duisant la rĂ©ponse hypertensive Ă  la douleur et en permettant une anesthĂ©sie si une cĂ©sarienne devient nĂ©cessaire.

Conséquences cardiovasculaires à long terme

Un trouble hypertensif de la grossesse n’est pas simplement un diagnostic obstĂ©trical transitoire. Il identifie les femmes prĂ©sentant un risque cardiovasculaire ultĂ©rieur accru, en particulier lorsque le trouble est une prééclampsie.

Les femmes ayant des antĂ©cĂ©dents de troubles hypertensifs de la grossesse prĂ©sentent un risque cardiovasculaire Ă  long terme environ deux fois supĂ©rieur Ă  celui des femmes sans tels antĂ©cĂ©dents. Le risque relatif peut ĂȘtre plus Ă©levĂ© chez les femmes jeunes que chez les femmes enceintes plus ĂągĂ©es. Bien qu’une grande partie du risque excĂ©dentaire soit expliquĂ©e par les facteurs de risque conventionnels, celui-ci n’est pas entiĂšrement imputable Ă  ces facteurs.

Prééclampsie

La prééclampsie survient dans environ 1–2 % des grossesses selon une source de recommandations et dans environ 5–7 % selon une autre source du document fourni. Par rapport aux femmes n’ayant pas prĂ©sentĂ© de prééclampsie, les femmes atteintes prĂ©sentent une augmentation estimĂ©e de 1.5 Ă  2.7 fois du risque de maladie cardiovasculaire.

La prééclampsie est Ă©galement associĂ©e Ă  une augmentation marquĂ©e du risque d’hypertension ultĂ©rieure, le risque relatif rapportĂ© Ă©tant d’environ 3, ainsi qu’à une augmentation de plus du double du risque de diabĂšte ultĂ©rieur. Les maladies cardiovasculaires ultĂ©rieures comprennent la maladie coronarienne, l’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral et l’insuffisance cardiaque.

Hypertension gestationnelle et autres troubles hypertensifs

L’hypertension liĂ©e Ă  la grossesse sans prééclampsie est associĂ©e Ă  un risque relatif ultĂ©rieur de maladie cardiovasculaire d’environ 1.7–2.5. La probabilitĂ© d’une hypertension persistante ou ultĂ©rieure est augmentĂ©e, avec des risques relatifs rapportĂ©s allant de 2.0 Ă  7.2 ou davantage. Le diabĂšte ultĂ©rieur est Ă©galement plus frĂ©quent, avec un risque relatif rapportĂ© d’environ 1.6–2.0.

Les troubles hypertensifs de la grossesse sont en outre associĂ©s Ă  une augmentation ultĂ©rieure du risque d’hypertension, de diabĂšte, d’insuffisance cardiaque, de valvulopathie, de cardiomyopathie du pĂ©ripartum, d’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral et de dĂ©cĂšs.

DiabĂšte gestationnel

Le diabĂšte gestationnel confĂšre un risque particuliĂšrement Ă©levĂ© de diabĂšte ultĂ©rieur. Jusqu’à 50 % des femmes concernĂ©es peuvent dĂ©velopper un diabĂšte dans les cinq ans suivant la grossesse. Le diabĂšte gestationnel est associĂ© Ă  une augmentation d’environ deux fois du risque cardiovasculaire ultĂ©rieur et indĂ©pendamment Ă  une augmentation d’environ deux fois du risque relatif Ă  long terme d’évĂ©nements cardiovasculaires.

Autres issues défavorables de la grossesse

La naissance prĂ©maturĂ©e et la mort fƓtale in utero sont associĂ©es Ă  une Ă©lĂ©vation modĂ©rĂ©e du risque cardiovasculaire ultĂ©rieur. Le document fourni rapporte un risque relatif d’environ 1.6 aprĂšs une naissance prĂ©maturĂ©e et de 1.5 aprĂšs une mort fƓtale in utero. D’autres recommandations dĂ©crivent la naissance prĂ©maturĂ©e, les fausses couches Ă  rĂ©pĂ©tition et une ou plusieurs morts fƓtales in utero comme Ă©tant associĂ©es Ă  une augmentation d’environ 40 % du risque cardiovasculaire Ă  long terme.

Ces complications de la grossesse peuvent donc constituer des marqueurs prĂ©coces d’une altĂ©ration vasculaire ou mĂ©tabolique, en particulier chez les femmes jeunes dont les scores de risque conventionnels pourraient autrement sembler rassurants.

Évaluation et examen clinique

Une anamnĂšse obstĂ©tricale complĂšte devrait faire partie de l’évaluation du risque cardiovasculaire chez les femmes. Les Ă©vĂ©nements pertinents comprennent :

  • Hypertension gestationnelle

  • Prééclampsie

  • Syndrome HELLP

  • DiabĂšte gestationnel

  • Naissance prĂ©maturĂ©e

  • Mort fƓtale in utero

  • Fausses couches Ă  rĂ©pĂ©tition

  • Nouveau-nĂ© petit pour l’ñge gestationnel

L’anamnĂšse doit prĂ©ciser l’ñge gestationnel au dĂ©but de la maladie, sa sĂ©vĂ©ritĂ©, la prĂ©sence d’une protĂ©inurie ou d’une dysfonction viscĂ©rale, la nĂ©cessitĂ© d’un accouchement prĂ©coce, la persistance de l’hypertension aprĂšs l’accouchement et tout diagnostic ultĂ©rieur d’hypertension ou de diabĂšte. Le document fourni ne propose pas de protocole dĂ©taillĂ© d’examen clinique pour l’évaluation Ă  long terme.

Pendant la grossesse et immĂ©diatement aprĂšs celle-ci, l’évaluation doit se concentrer sur la pression artĂ©rielle et les symptĂŽmes Ă©vocateurs d’une maladie sĂ©vĂšre, notamment les cĂ©phalĂ©es, les troubles visuels, les douleurs Ă©pigastriques, la dyspnĂ©e Ă©vocatrice d’un ƓdĂšme pulmonaire et les manifestations neurologiques. Une surveillance de la pression artĂ©rielle du post-partum doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e par des mesures ambulatoires ou Ă  domicile lorsque cela est appropriĂ©.

Examens diagnostiques

Pression artérielle

La mesure de la pression artĂ©rielle est essentielle au diagnostic et au suivi. L’hypertension gestationnelle est identifiĂ©e par une pression artĂ©rielle >140/90 mmHg lors de deux mesures distinctes aprĂšs 20 semaines. L’hypertension sĂ©vĂšre est dĂ©finie par une pression ≄160/110 mmHg.

L’hypertension du post-partum est spĂ©cifiquement mentionnĂ©e lorsque la pression artĂ©rielle dĂ©passe 150/100 mmHg ; le traitement doit ĂȘtre poursuivi chez les femmes prĂ©sentant une hypertension Ă  ce niveau aprĂšs l’accouchement.

Évaluation urinaire

La protéinurie contribue au diagnostic de prééclampsie. Les seuils diagnostiques fournis sont :

  • ProtĂ©inurie des 24 heures >300 mg

  • Rapport protĂ©inurie/crĂ©atininurie ≄0.3

La prééclampsie peut ĂȘtre diagnostiquĂ©e en l’absence de protĂ©inurie si les symptĂŽmes ou les rĂ©sultats biologiques indiquent une atteinte viscĂ©rale maternelle.

Évaluation biologique

Le document fourni identifie les indicateurs biologiques suivants d’une maladie sĂ©vĂšre :

  • NumĂ©ration plaquettaire <100 × 10âč/L

  • CrĂ©atininĂ©mie >1.1 mg/dL

  • Transaminases au moins deux fois supĂ©rieures Ă  la concentration normale

  • Signes d’hĂ©molyse, Ă©lĂ©vation des enzymes hĂ©patiques et thrombopĂ©nie dans le syndrome HELLP

Biomarqueurs angiogéniques

Le rapport entre la tyrosine kinase 1 soluble de type fms et le facteur de croissance placentaire peut contribuer Ă  l’évaluation du risque. Un rapport ≄40 est associĂ© Ă  un risque accru de prééclampsie avec signes de gravitĂ© au cours des deux semaines suivantes.

Le document source ne fournit pas de stratĂ©gie plus large d’imagerie diagnostique ou d’exploration Ă©lectrophysiologique des troubles hypertensifs de la grossesse ou de leurs consĂ©quences cardiovasculaires Ă  long terme.

Biomarqueurs et résultats biologiques

Les principales anomalies biologiques associĂ©es Ă  la prééclampsie sĂ©vĂšre sont la thrombopĂ©nie, l’atteinte rĂ©nale et l’atteinte hĂ©patique. Le syndrome HELLP ajoute une hĂ©molyse Ă  l’association d’une thrombopĂ©nie et d’une Ă©lĂ©vation des enzymes hĂ©patiques.

Le profil angiogĂ©nique se caractĂ©rise par une augmentation de la tyrosine kinase 1 soluble de type fms et une diminution du facteur de croissance placentaire. Le document source ne prĂ©cise pas les concentrations de rĂ©fĂ©rence ni d’autres seuils de biomarqueurs au-delĂ  du rapport tyrosine kinase 1 soluble de type fms/facteur de croissance placentaire ≄40.

Pour la surveillance mĂ©tabolique Ă  long terme aprĂšs un diabĂšte gestationnel, la glycĂ©mie Ă  jeun ou l’HbA1c peuvent ĂȘtre prĂ©fĂ©rables Ă  l’épreuve d’hyperglycĂ©mie provoquĂ©e par voie orale selon les recommandations fournies.

Prévention et traitement

Prévention anténatale

L’instauration d’un traitement par aspirine Ă  faible dose entre 12 et 14 semaines de gestation rĂ©duit le risque de prééclampsie chez les femmes Ă  haut risque. Le document fourni ne prĂ©cise pas la dose d’aspirine ni un schĂ©ma complet d’éligibilitĂ© fondĂ© sur le risque.

Prise en charge de l’hypertension et de la prééclampsie

La prise en charge dĂ©pend de la sĂ©vĂ©ritĂ© de la maladie, de l’ñge gestationnel et de l’état maternel et fƓtal. Chez les femmes prĂ©sentant une hypertension gestationnelle ou une prééclampsie, le choix entre l’accouchement et l’expectative doit ĂȘtre guidĂ© par la prĂ©sence ou l’absence de signes de gravitĂ© et par l’ñge gestationnel.

L’hypertension sĂ©vĂšre et la prééclampsie sĂ©vĂšre nĂ©cessitent une Ă©valuation et une prise en charge urgentes de la mĂšre et du fƓtus. Le document source ne fournit pas d’algorithme complet de posologie des antihypertenseurs en phase aiguĂ«, de schĂ©ma d’administration du sulfate de magnĂ©sium ni de protocole dĂ©taillĂ© de gestion des apports hydriques.

Accouchement

En cas de prééclampsie entre 34 et 37 semaines, un accouchement programmĂ© dans les 48 heures peut rĂ©duire la morbiditĂ© maternelle et l’hypertension sĂ©vĂšre, mais peut augmenter les admissions en unitĂ© de soins intensifs nĂ©onatals. Les dĂ©cisions doivent donc ĂȘtre individualisĂ©es.

En cas d’hypertension correctement prise en charge, sans signes de gravitĂ©, l’accouchement doit ĂȘtre programmĂ© vers 39 semaines. Une surveillance fƓtale continue est nĂ©cessaire pendant le dĂ©clenchement du travail. L’anesthĂ©sie neuraxiale est bĂ©nĂ©fique en cas de prééclampsie sĂ©vĂšre, car elle peut attĂ©nuer la rĂ©ponse hypertensive Ă  la douleur et permettre une anesthĂ©sie si un accouchement opĂ©ratoire est nĂ©cessaire.

Traitement du post-partum

L’hypertension non compliquĂ©e du post-partum au cours des six premiĂšres semaines suivant l’accouchement peut ĂȘtre traitĂ©e par nifĂ©dipine ou labĂ©talol ; le mĂ©toprolol constitue une alternative lorsque le labĂ©talol n’est pas disponible.

En cas d’hypertension aiguĂ« sĂ©vĂšre du post-partum, les mĂ©dicaments citĂ©s sont :

  • LabĂ©talol

  • Hydralazine

  • NifĂ©dipine

Une courte cure de furosĂ©mide au cours des cinq premiers jours du post-partum chez les femmes prĂ©sentant une hypertension gestationnelle ou une prééclampsie a rĂ©duit la prĂ©valence d’une pression artĂ©rielle durablement Ă©levĂ©e Ă  sept jours dans un petit essai randomisĂ© dĂ©crit dans le document source.

La mĂ©thyldopa doit ĂȘtre Ă©vitĂ©e dans le post-partum en raison du risque de dĂ©pression du post-partum. Si elle est utilisĂ©e pendant la grossesse, elle doit ĂȘtre interrompue dans les deux jours suivant l’accouchement et remplacĂ©e par une autre option. Une hypertension persistante du post-partum doit ĂȘtre traitĂ©e en tenant compte de l’allaitement et des recommandations en vigueur.

Prévention cardiovasculaire aprÚs la grossesse fondée sur les recommandations

Les femmes ayant des antĂ©cĂ©dents d’hypertension gestationnelle ou de prééclampsie nĂ©cessitent un suivi longitudinal et une prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire. Le dĂ©pistage d’une hypertension ou d’un diabĂšte ultĂ©rieurs est considĂ©rĂ© comme fortement justifiĂ©, en particulier aprĂšs une prééclampsie, malgrĂ© l’absence d’un modĂšle de risque distinct spĂ©cifiquement destinĂ© aux femmes ayant prĂ©sentĂ© des troubles hypertensifs de la grossesse.

Les complications liĂ©es Ă  la grossesse peuvent ĂȘtre utilisĂ©es comme modificateurs cardiovasculaires du risque non traditionnels. Des antĂ©cĂ©dents d’hypertension gestationnelle, de prééclampsie, de diabĂšte gestationnel, de naissance prĂ©maturĂ©e, de mort fƓtale in utero ou de fausses couches Ă  rĂ©pĂ©tition peuvent justifier une reclassification Ă  la hausse chez les femmes prĂ©sentant une pression artĂ©rielle Ă©levĂ©e et un risque cardiovasculaire prĂ©dit Ă  10 ans lĂ©gĂšrement accru, dĂ©fini dans le document fourni comme Ă©tant de 5 % Ă  <10 %. Cela peut influencer les dĂ©cisions thĂ©rapeutiques fondĂ©es sur le risque concernant un traitement antihypertenseur.

La mĂ©nopause prĂ©maturĂ©e et la prééclampsie sont dĂ©crites comme des facteurs fĂ©minins spĂ©cifiques augmentant le risque, avec un effet sur le risque cardiovasculaire comparable Ă  celui des facteurs de risque standards. D’autres situations, notamment l’infertilitĂ© et le syndrome des ovaires polykystiques, ne disposent pas de preuves suffisantes dans le document fourni pour dĂ©terminer si elles doivent modifier les dĂ©cisions de traitement antihypertenseur fondĂ©es sur le risque.

Suivi et surveillance

La surveillance du post-partum doit inclure une mesure ambulatoire et/ou Ă  domicile de la pression artĂ©rielle. Le traitement doit ĂȘtre poursuivi chez les femmes prĂ©sentant une hypertension du post-partum >150/100 mmHg. Étant donnĂ© que la prééclampsie du post-partum peut apparaĂźtre de novo, la surveillance ne doit pas ĂȘtre limitĂ©e aux femmes ayant prĂ©sentĂ© une hypertension antĂ©natale.

La prise en charge longitudinale doit rechercher :

  • Une hypertension persistante ou rĂ©cidivante

  • Un diabĂšte, en particulier aprĂšs un diabĂšte gestationnel ou une prééclampsie

  • Les autres facteurs de risque cardiovasculaire conventionnels

  • Des complications cardiovasculaires telles qu’une maladie coronarienne, un accident vasculaire cĂ©rĂ©bral ou une insuffisance cardiaque

Les femmes ayant des antĂ©cĂ©dents de troubles hypertensifs de la grossesse doivent bĂ©nĂ©ficier d’une prise en charge des facteurs de risque et d’un suivi cardiovasculaire continu. Le document fourni ne prĂ©cise ni les intervalles exacts de suivi ni un calendrier standardisĂ© des examens.

Pronostic

Le pronostic dĂ©pend de la sĂ©vĂ©ritĂ© et du moment de survenue du trouble au cours de la grossesse, de la prĂ©sence de signes maternels de gravitĂ©, de l’état fƓtal et obstĂ©trical et de la persistance Ă©ventuelle d’une hypertension ou d’une maladie mĂ©tabolique aprĂšs la grossesse.

La prééclampsie et l’hypertension gestationnelle identifient les femmes prĂ©sentant un risque au cours de la vie accru d’hypertension, de diabĂšte, de maladie coronarienne, d’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral et d’insuffisance cardiaque. Le diabĂšte gestationnel prĂ©dit particuliĂšrement la survenue ultĂ©rieure d’un diabĂšte, jusqu’à la moitiĂ© des femmes concernĂ©es dĂ©veloppant un diabĂšte dans les cinq ans. La naissance prĂ©maturĂ©e et la mort fƓtale in utero indiquent Ă©galement un risque cardiovasculaire ultĂ©rieur accru.

La reconnaissance de ces complications offre une possibilitĂ© de prĂ©vention cardiovasculaire plus prĂ©coce. Leur importance est maximale chez les femmes jeunes, chez lesquelles les calculateurs de risque conventionnels peuvent sous-estimer le risque au cours de la vie en raison de l’ñge, malgrĂ© des antĂ©cĂ©dents cliniquement significatifs de maladie vasculaire liĂ©e Ă  la grossesse.

Auteurs

EBM AI
Evidensbaserad AI-agent

Mis à jour 6 août 2026