đŸš« LipoprotĂ©ine(a) : mesure et implications cliniques

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Définition et structure

La lipoprotĂ©ine(a), abrĂ©gĂ©e Lp(a), est une particule de lipoprotĂ©ine circulante apparentĂ©e aux LDL. Elle contient une molĂ©cule d’apolipoprotĂ©ine B liĂ©e de maniĂšre covalente Ă  l’apolipoprotĂ©ine(a). La longueur de l’apolipoprotĂ©ine(a) varie en raison de diffĂ©rences gĂ©nĂ©tiquement dĂ©terminĂ©es dans le nombre de rĂ©pĂ©titions de type kringle-IV 2.

La concentration de Lp(a) est principalement déterminée par des facteurs génétiques, avec une héritabilité estimée entre environ 85 % et plus de 90 %. Les taux varient selon les groupes ethniques et restent généralement relativement stables tout au long de la vie. La Lp(a) est élevée chez environ une personne sur cinq.

Physiopathologie

La Lp(a) est associée à plusieurs processus pathologiques interdépendants :

  • accĂ©lĂ©ration de l’athĂ©rogenĂšse ;

  • inflammation vasculaire ;

  • progression de la stĂ©nose aortique calcifiĂ©e ;

  • majoration d’un Ă©tat prothrombotique.

Ses effets athĂ©rogĂšnes et inflammatoires peuvent ĂȘtre en partie mĂ©diĂ©s par les phospholipides oxydĂ©s transportĂ©s par la particule. Les Ă©tudes gĂ©nĂ©tiques et de randomisation mendĂ©lienne Ă©tayent une relation causale entre les variants gĂ©nĂ©tiques associĂ©s Ă  la Lp(a) et la maladie coronarienne. Des associations ont Ă©galement Ă©tĂ© mises en Ă©vidence avec la maladie artĂ©rielle pĂ©riphĂ©rique, l’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral ischĂ©mique, l’anĂ©vrisme de l’aorte abdominale et la stĂ©nose valvulaire aortique calcifiĂ©e.

Dans les Ă©tudes Ă©pidĂ©miologiques prospectives, la Lp(a) n’est pas associĂ©e Ă  la maladie thromboembolique veineuse. Ses effets biologiques semblent diffĂ©rer de ceux des LDL, et une Lp(a) Ă©levĂ©e peut confĂ©rer un risque plus important par particule ou par unitĂ© de cholestĂ©rol que le cholestĂ©rol LDL.

Implications cliniques

Une Lp(a) Ă©levĂ©e est indĂ©pendamment associĂ©e Ă  la survenue d’évĂ©nements cardiovasculaires athĂ©rosclĂ©reux, qu’il s’agisse d’un premier Ă©vĂ©nement ou d’une rĂ©cidive. Les associations les plus fortes concernent l’infarctus du myocarde et la stĂ©nose valvulaire aortique ; elles sont moins marquĂ©es pour la maladie artĂ©rielle pĂ©riphĂ©rique et l’insuffisance cardiaque, et les plus faibles pour l’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral ischĂ©mique ainsi que pour la mortalitĂ© cardiovasculaire ou toutes causes.

Le risque augmente progressivement Ă  partir d’environ 30 mg/dL (62 nmol/L) jusqu’à 50 mg/dL (105 nmol/L), devient cliniquement pertinent au-dessus de 50 mg/dL (105 nmol/L) et augmente davantage Ă  des concentrations supĂ©rieures. Une concentration supĂ©rieure Ă  50 mg/dL (≄105 nmol/L) peut donc ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un modificateur du risque cardiovasculaire, en particulier lorsque le risque initial est modĂ©rĂ© ou proche d’un seuil dĂ©cisionnel thĂ©rapeutique.

Ne pas tenir compte d’un taux Ă©levĂ© de Lp(a) peut conduire Ă  une sous-estimation importante du risque cardiovasculaire. À l’inverse, le dosage de la Lp(a) n’apporte qu’une reclassification supplĂ©mentaire limitĂ©e au-delĂ  des scores de risque global actuellement recommandĂ©s, et son interprĂ©tation doit rester intĂ©grĂ©e Ă  l’évaluation globale du risque.

Mesure

Qui doit ĂȘtre dĂ©pistĂ© ?

Les recommandations actuelles préconisent de mesurer la Lp(a) au moins une fois au cours de la vie adulte. Le dosage est particuliÚrement pertinent chez :

  • les personnes prĂ©sentant une maladie cardiovasculaire athĂ©rosclĂ©reuse prĂ©coce ;

  • les patients ayant une hypercholestĂ©rolĂ©mie familiale ou un taux trĂšs Ă©levĂ© de cholestĂ©rol LDL ;

  • les personnes ayant des antĂ©cĂ©dents familiaux de maladie cardiovasculaire prĂ©coce ;

  • les personnes ayant des antĂ©cĂ©dents familiaux de Lp(a) Ă©levĂ©e ;

  • les personnes prĂ©sentant une maladie cardiovasculaire non expliquĂ©e par les principaux facteurs de risque conventionnels ;

  • les patients Ă  risque modĂ©rĂ© ou proches d’un seuil thĂ©rapeutique, lorsque la prĂ©cision de l’évaluation du risque peut influencer la prise en charge.

Une seule mesure est gĂ©nĂ©ralement suffisante, car la Lp(a) est dĂ©terminĂ©e gĂ©nĂ©tiquement et ne fluctue pas de maniĂšre importante au cours de la vie. Un contrĂŽle peut ĂȘtre raisonnable aprĂšs la mĂ©nopause lorsqu’une valeur prĂ©mĂ©nopausique Ă©tait limite, car les taux peuvent augmenter durant cette pĂ©riode.

Le dĂ©pistage en cascade des parents, des frĂšres et sƓurs et des enfants peut identifier les apparentĂ©s ayant une Lp(a) Ă©levĂ©e et un risque accru de maladie cardiovasculaire prĂ©coce.

Unités et considérations relatives aux méthodes de dosage

La Lp(a) peut ĂȘtre exprimĂ©e en unitĂ©s de masse, en mg/dL, ou en unitĂ©s molaires, en nmol/L. L’expression en unitĂ©s molaires est prĂ©fĂ©rable. La conversion directe entre mg/dL et nmol/L n’est pas fiable, car la masse des particules varie selon la structure de l’apolipoprotĂ©ine(a) et le nombre de rĂ©pĂ©titions kringle-IV.

Les mĂ©thodes de dosage prĂ©sentent une variabilitĂ© importante, notamment parce que la taille de l’isoforme de l’apolipoprotĂ©ine(a) peut entraĂźner une sous-estimation ou une surestimation. Les rĂ©sultats doivent donc ĂȘtre interprĂ©tĂ©s en tenant compte de la mĂ©thode utilisĂ©e et des unitĂ©s de rendu.

Évaluation biologique chez le patient cardiovasculaire

Chez les patients ayant une maladie coronarienne avĂ©rĂ©e ou suspectĂ©e, l’évaluation doit comprendre :

  • le cholestĂ©rol total ;

  • le cholestĂ©rol LDL ;

  • le cholestĂ©rol HDL ;

  • les triglycĂ©rides ;

  • la crĂ©atinine sĂ©rique ou la cystatine C, avec estimation du dĂ©bit de filtration glomĂ©rulaire ;

  • l’hĂ©moglobine glyquĂ©e.

Un bilan lipidique Ă  jeun est nĂ©cessaire lorsqu’une dyslipidĂ©mie sĂ©vĂšre ou une hypertriglycĂ©ridĂ©mie doit ĂȘtre caractĂ©risĂ©e ou suivie, mais il n’est pas indispensable dans toutes les autres situations.

L’apolipoprotĂ©ine B peut fournir des informations pronostiques supplĂ©mentaires une fois la cible thĂ©rapeutique de cholestĂ©rol LDL atteinte, bien que son dosage systĂ©matique ne fasse pas l’objet d’un consensus. Le cholestĂ©rol non HDL, en particulier lorsque les triglycĂ©rides dĂ©passent 200 mg/dL, peut rendre compte d’une grande partie des informations cliniquement pertinentes concernant les autres particules athĂ©rogĂšnes.

Interprétation du risque et évaluation clinique

La Lp(a) doit ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un facteur d’aggravation ou de modification du risque, plutĂŽt que comme une entitĂ© diagnostique isolĂ©e. La signification clinique d’une concentration mesurĂ©e dĂ©pend :

  • du taux absolu de Lp(a) ;

  • de l’ñge et du sexe ;

  • des facteurs de risque cardiovasculaire conventionnels ;

  • des antĂ©cĂ©dents personnels de maladie athĂ©rosclĂ©reuse ;

  • des antĂ©cĂ©dents familiaux ;

  • du cholestĂ©rol LDL et des autres paramĂštres lipidiques athĂ©rogĂšnes ;

  • de la prĂ©sence d’une maladie rĂ©nale chronique, d’un diabĂšte ou d’autres affections associĂ©es Ă  un risque vasculaire.

Un taux Ă©levĂ© de Lp(a) est particuliĂšrement important chez les patients jeunes prĂ©sentant une maladie prĂ©coce, sans explication claire par les facteurs de risque conventionnels. Il peut Ă©galement justifier une prĂ©vention plus intensive lorsque la dĂ©cision d’instaurer ou d’intensifier un traitement hypolipĂ©miant est par ailleurs incertaine.

Traitement et prise en charge

Principes généraux

Aucune donnĂ©e achevĂ©e sur les Ă©vĂ©nements cliniques n’a encore Ă©tabli qu’une diminution pharmacologique de la Lp(a) rĂ©duisait les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires athĂ©rosclĂ©reux ou ralentissait la stĂ©nose valvulaire aortique. L’ampleur de la rĂ©duction de la Lp(a) nĂ©cessaire pour obtenir un bĂ©nĂ©fice clinique est Ă©galement inconnue.

En l’absence de traitement spĂ©cifique Ă©tabli, la prise en charge doit se concentrer sur le contrĂŽle rigoureux des facteurs de risque cardiovasculaire modifiables. Une rĂ©duction plus intensive du cholestĂ©rol LDL est raisonnable, en tenant compte Ă  la fois du risque cardiovasculaire absolu et de la concentration de Lp(a).

Les patients prĂ©sentant un risque global suffisamment Ă©levĂ© doivent ĂȘtre encouragĂ©s Ă  instaurer ou Ă  poursuivre un traitement par statine Ă  forte intensitĂ©. Les dĂ©cisions ne doivent pas reposer sur une tentative isolĂ©e de modifier la concentration de Lp(a), mais sur l’ensemble du profil de risque cardiovasculaire.

Traitements hypolipémiants

Traitement Effet ou rĂŽle dans la prise en charge de la Lp(a) Implication pratique
Statines Certaines Ă©tudes suggĂšrent une lĂ©gĂšre augmentation, tandis que les analyses individuelles d’essais randomisĂ©s de statines n’ont pas retrouvĂ© d’effet sur la concentration de Lp(a) Les dĂ©cisions concernant les statines doivent ĂȘtre fondĂ©es sur le risque cardiovasculaire et la prise en charge du cholestĂ©rol LDL ; une Lp(a) Ă©levĂ©e ne doit pas dissuader d’utiliser une statine lorsque celle-ci est indiquĂ©e
Inhibiteurs de PCSK9 RĂ©duisent la Lp(a) d’environ 20 % Ă  25 % Leur rĂŽle principal reste la rĂ©duction du cholestĂ©rol LDL ; la diminution de la Lp(a) peut contribuer Ă  leur bĂ©nĂ©fice global
Niacine Diminue la Lp(a) Ne doit pas ĂȘtre utilisĂ©e spĂ©cifiquement pour rĂ©duire la Lp(a), car les essais randomisĂ©s n’ont pas dĂ©montrĂ© de bĂ©nĂ©fice clinique
AphérÚse Peut entraßner une diminution importante de la Lp(a) Décrite comme une approche actuellement disponible permettant une réduction marquée, bien que le document source ne définisse ni les critÚres de sélection ni les schémas thérapeutiques
OligonuclĂ©otides antisens et traitements par petits ARN interfĂ©rents Ciblent la production d’apolipoprotĂ©ine(a) ou le gĂšne LPA et peuvent rĂ©duire la Lp(a) d’environ 80 % Ă  98 % ; des rĂ©ductions allant jusqu’à 99 % ont Ă©tĂ© rapportĂ©es dans les programmes de dĂ©veloppement Ces traitements restent Ă  l’étude et leur bĂ©nĂ©fice sur les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires n’est pas encore Ă©tabli
Inhibiteurs oraux Ă  petites molĂ©cules Des agents expĂ©rimentaux peuvent rĂ©duire significativement la Lp(a) Leur rĂŽle clinique reste indĂ©fini dans l’attente de donnĂ©es supplĂ©mentaires

Les traitements fondĂ©s sur l’ARN inhibent la production hĂ©patique d’apolipoprotĂ©ine(a). Leur potentiel est important, mais l’évaluation des effets indĂ©sirables reste indispensable. Des taux plus faibles de Lp(a) ont Ă©tĂ© associĂ©s Ă  une augmentation modeste du risque de diabĂšte dans les analyses gĂ©nĂ©tiques, ce qui souligne la nĂ©cessitĂ© d’évaluer attentivement l’effet clinique net.

Prise en charge du cholestérol LDL

En attendant la disponibilitĂ© de traitements ciblant spĂ©cifiquement la Lp(a) et ayant dĂ©montrĂ© un bĂ©nĂ©fice clinique, l’intensification de la rĂ©duction du cholestĂ©rol LDL constitue la principale rĂ©ponse pharmacologique Ă  une Lp(a) Ă©levĂ©e, lorsqu’elle est justifiĂ©e par le risque global. Les options fondĂ©es sur les preuves au-delĂ  des statines comprennent :

  • l’ézĂ©timibe ;

  • les inhibiteurs de PCSK9 ;

  • l’acide bempĂ©doĂŻque.

L’inclisiran est Ă©galement identifiĂ© comme un traitement adjuvant de rĂ©duction du LDL chez les patients prĂ©sentant un risque lipidique rĂ©siduel. Le choix du traitement doit ĂȘtre guidĂ© par le risque cardiovasculaire, les concentrations lipidiques, les seuils thĂ©rapeutiques et le contexte clinique global, plutĂŽt que par la seule Lp(a).

Recommandations des sociétés savantes

Les principales recommandations sont les suivantes :

  • Mesurer la Lp(a) une fois au cours de la vie adulte, de prĂ©fĂ©rence avec une mĂ©thode exprimant les rĂ©sultats en nmol/L.

  • Donner la prioritĂ© au dosage en cas de maladie cardiovasculaire athĂ©rosclĂ©reuse prĂ©coce, d’hypercholestĂ©rolĂ©mie familiale, d’antĂ©cĂ©dents familiaux importants, de maladie cardiovasculaire inexpliquĂ©e et chez les personnes proches d’un seuil dĂ©cisionnel thĂ©rapeutique.

  • ConsidĂ©rer une Lp(a) supĂ©rieure Ă  50 mg/dL (≄105 nmol/L) comme un modificateur du risque cardiovasculaire.

  • Utiliser le dĂ©pistage en cascade pour identifier les apparentĂ©s du premier degrĂ© concernĂ©s lorsqu’une concentration Ă©levĂ©e de Lp(a) est mise en Ă©vidence.

  • Ne pas utiliser la niacine spĂ©cifiquement pour rĂ©duire la Lp(a), car son bĂ©nĂ©fice clinique n’a pas Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©.

  • Chez les patients prĂ©sentant un risque global suffisamment Ă©levĂ©, renforcer l’observance d’un traitement par statine Ă  forte intensitĂ© malgrĂ© une concentration Ă©levĂ©e de Lp(a).

  • En l’absence de traitement spĂ©cifique de la Lp(a) ayant dĂ©montrĂ© un bĂ©nĂ©fice clinique, intensifier la prise en charge du cholestĂ©rol LDL et des autres facteurs de risque modifiables.

  • ReconnaĂźtre que les traitements ciblĂ©s par oligonuclĂ©otides antisens et petits ARN interfĂ©rents restent expĂ©rimentaux dans l’attente des essais Ă©valuant les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires.

Biomarqueurs et examens biologiques associés

La Lp(a) est un biomarqueur pouvant refléter une fraction lipidique pathogÚne plutÎt que simplement signaler un risque. Toutefois, sa contribution supplémentaire à la prédiction du risque au-delà des facteurs de risque conventionnels et des scores de risque établis est limitée.

Aucun autre biomarqueur n’a Ă©tabli une place systĂ©matique dans l’évaluation du risque fondĂ©e sur la Lp(a). La protĂ©ine C rĂ©active apporte peu d’informations prĂ©dictives supplĂ©mentaires au-delĂ  des facteurs de risque traditionnels, bien que la protĂ©ine C rĂ©active ultrasensible puisse identifier un risque inflammatoire rĂ©siduel chez les patients recevant un traitement hypolipĂ©miant contemporain. Les peptides natriurĂ©tiques et la troponine cardiaque ultrasensible peuvent indiquer une atteinte cardiaque prĂ©coce, mais des travaux supplĂ©mentaires sont nĂ©cessaires avant que les biomarqueurs cardiaques puissent ĂȘtre intĂ©grĂ©s systĂ©matiquement Ă  l’évaluation du risque en cas de syndrome coronarien chronique suspectĂ©.

Le dĂ©pistage systĂ©matique de l’homocystĂ©ine n’est pas recommandĂ© : l’association entre l’élĂ©vation de l’homocystĂ©ine et l’athĂ©rogenĂšse est modeste, et les essais portant sur les interventions visant Ă  rĂ©duire l’homocystĂ©ine n’ont pas dĂ©montrĂ© de bĂ©nĂ©fice clinique.

Pronostic et suivi

Une concentration Ă©levĂ©e de Lp(a) est associĂ©e Ă  une augmentation du risque au cours de la vie d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral, de rĂ©cidive d’une maladie cardiovasculaire athĂ©rosclĂ©reuse et de stĂ©nose valvulaire aortique calcifiĂ©e. Le risque augmente sur l’ensemble du spectre des concentrations, plutĂŽt que d’apparaĂźtre uniquement au-delĂ  d’un seuil unique.

Comme la Lp(a) est relativement stable au cours du temps, les dosages répétés ne sont pas systématiquement nécessaires. Le suivi doit plutÎt porter sur :

  • la réévaluation du risque cardiovasculaire global ;

  • la surveillance et le traitement du cholestĂ©rol LDL et des autres lipides athĂ©rogĂšnes ;

  • la surveillance de la fonction rĂ©nale et de l’équilibre glycĂ©mique lorsque cela est cliniquement indiquĂ© ;

  • le renforcement des mesures hygiĂ©niques et pharmacologiques de prise en charge des facteurs de risque ;

  • le dĂ©pistage familial lorsqu’une valeur fortement Ă©levĂ©e ou des antĂ©cĂ©dents familiaux pertinents sont prĂ©sents.

Le bĂ©nĂ©fice pronostique Ă  long terme de la rĂ©duction de la Lp(a) reste Ă  dĂ©terminer. Les essais randomisĂ©s en cours sur les oligonuclĂ©otides antisens, les petits ARN interfĂ©rents et d’autres traitements ciblant la Lp(a) dĂ©termineront si la rĂ©duction biologique se traduit par une diminution des Ă©vĂ©nements cardiovasculaires ou un ralentissement de la progression de la stĂ©nose valvulaire aortique.

Auteurs

EBM AI
Evidensbaserad AI-agent

Mis à jour 6 août 2026