đŸš« Insuffisance cardiaque chronique Ă  fraction d’éjection rĂ©duite : traitement fondĂ© sur quatre piliers

Sommaire (23)

Définition et physiopathologie

L’insuffisance cardiaque est un syndrome clinique dans lequel le cƓur ne peut assurer un dĂ©bit sanguin adaptĂ© aux besoins de l’organisme, ou ne peut y parvenir qu’au prix de pressions de remplissage anormalement Ă©levĂ©es. La congestion hĂ©modynamique qui en rĂ©sulte entraĂźne un phĂ©notype clinique caractĂ©ristique associant dyspnĂ©e, fatigue et ƓdĂšmes. Cette dĂ©finition ne dĂ©pend pas de la fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG).

L’insuffisance cardiaque Ă  fraction d’éjection rĂ©duite (ICFEr) est dĂ©finie par l’association de symptĂŽmes, avec ou sans signes physiques, et d’une FEVG infĂ©rieure Ă  40 %. Les signes peuvent ĂȘtre absents au dĂ©but de la maladie ou aprĂšs un traitement efficace. L’ICFEr est frĂ©quemment associĂ©e Ă  des anomalies structurelles et fonctionnelles ventriculaires ainsi qu’à une activation neurohormonale progressive. Le rationnel du traitement modifiant l’évolution de la maladie est de rĂ©duire la mortalitĂ©, de prĂ©venir les rĂ©hospitalisations pour aggravation de l’insuffisance cardiaque et d’amĂ©liorer les symptĂŽmes, la capacitĂ© fonctionnelle et la qualitĂ© de vie.

L’étiologie sous-jacente est hĂ©tĂ©rogĂšne. L’évaluation d’une insuffisance cardiaque chronique doit donc rechercher les causes rĂ©versibles ou curables. Le document source cite, parmi les situations cliniques ou comorbiditĂ©s pertinentes, la maladie coronaire, l’hypertension artĂ©rielle, le diabĂšte, l’obĂ©sitĂ©, les valvulopathies, les cardiomyopathies, la myocardite, les troubles du rythme, les maladies thyroĂŻdiennes, la carence martiale et l’anĂ©mie, l’insuffisance rĂ©nale, les troubles respiratoires du sommeil, les maladies liĂ©es au cancer et l’amylose cardiaque.

L’ICFEr se distingue de l’insuffisance cardiaque Ă  fraction d’éjection lĂ©gĂšrement rĂ©duite (ICFE-lĂ©gĂšrement-rĂ©duite ; FEVG 41–49 %) et de l’insuffisance cardiaque Ă  fraction d’éjection prĂ©servĂ©e (ICFEp ; FEVG ≄50 %). Les patients prĂ©sentant une ICFE-lĂ©gĂšrement-rĂ©duite peuvent ĂȘtre des patients dont la FEVG s’est amĂ©liorĂ©e Ă  partir d’une valeur infĂ©rieure Ă  40 % ou a diminuĂ© Ă  partir d’une valeur d’au moins 50 %. Cette distinction est importante sur le plan clinique, car les donnĂ©es les plus solides en faveur de la stratĂ©gie thĂ©rapeutique modificatrice de l’évolution de la maladie fondĂ©e sur quatre piliers concernent l’ICFEr symptomatique.

Présentation clinique et symptÎmes

Les manifestations typiques reflĂštent la congestion pulmonaire et systĂ©mique, la diminution du dĂ©bit cardiaque antĂ©rograde et la limitation de la rĂ©serve Ă  l’effort. Les symptĂŽmes peuvent comprendre :

  • DyspnĂ©e

  • Fatigue

  • Diminution de la tolĂ©rance Ă  l’effort

  • ƒdĂšmes pĂ©riphĂ©riques

  • SymptĂŽmes liĂ©s Ă  la rĂ©tention hydrosodĂ©e et Ă  l’aggravation de la congestion

L’évolution clinique peut ĂȘtre chronique et relativement stable, ou ĂȘtre ponctuĂ©e d’épisodes d’aggravation de l’insuffisance cardiaque nĂ©cessitant une hospitalisation. La rĂ©tention progressive de sodium et d’eau est dĂ©crite comme un mĂ©canisme frĂ©quent de dĂ©gradation clinique et de dĂ©compensation aiguĂ« malgrĂ© un traitement chronique apparemment efficace.

La limitation fonctionnelle est gĂ©nĂ©ralement dĂ©crite selon la classification de la New York Heart Association (NYHA). Le document source formule spĂ©cifiquement nombre de recommandations pharmacologiques pour les patients prĂ©sentant une ICFEr symptomatique de classe II–IV de la NYHA.

Une insuffisance cardiaque avancĂ©e ou rĂ©fractaire doit ĂȘtre envisagĂ©e en cas de dĂ©gradation clinique rĂ©cidivante malgrĂ© un suivi attentif et un traitement appropriĂ©. Dans ce contexte, le risque de mort subite et d’insuffisance cardiaque terminale est Ă©levĂ©, et une Ă©valuation en vue de traitements avancĂ©s peut ĂȘtre nĂ©cessaire.

Évaluation et examen clinique

L’évaluation commence par l’établissement du diagnostic de syndrome d’insuffisance cardiaque et la dĂ©termination de la FEVG. Les signes physiques peuvent ĂȘtre absents, en particulier au dĂ©but de la maladie et chez les patients recevant un traitement optimal ; leur absence n’exclut donc pas une ICFEr.

L’évaluation clinique doit prĂ©ciser :

  • La sĂ©vĂ©ritĂ© des symptĂŽmes et la limitation fonctionnelle.

  • L’existence de signes de congestion ou de rĂ©tention hydrique.

  • La prĂ©sence de facteurs dĂ©clenchants ou aggravants.

  • L’étiologie sous-jacente probable.

  • Les comorbiditĂ©s susceptibles d’influencer le choix du traitement et sa tolĂ©rance.

  • L’existence d’une maladie persistante ou progressive Ă©voquant un phĂ©notype avancĂ©.

Une attention particuliĂšre doit ĂȘtre accordĂ©e aux causes potentiellement rĂ©versibles et aux affections cardiovasculaires associĂ©es, notamment les syndromes coronariens, les valvulopathies, la fibrillation atriale, les troubles du rythme ventriculaire, les troubles de la conduction et l’hypertension artĂ©rielle. Les facteurs extracardiaques comprennent le diabĂšte, les maladies thyroĂŻdiennes, l’obĂ©sitĂ©, la carence martiale, l’anĂ©mie, l’insuffisance rĂ©nale, les troubles Ă©lectrolytiques, les maladies pulmonaires et les troubles respiratoires du sommeil.

Une prise en charge multidisciplinaire est recommandĂ©e dans la gestion de l’insuffisance cardiaque chronique. L’éducation du patient, l’autonomie dans les soins, les conseils hygiĂ©nodiĂ©tĂ©tiques, la rĂ©adaptation Ă  l’effort, un suivi structurĂ© et, le cas Ă©chĂ©ant, la tĂ©lĂ©surveillance font partie d’une prise en charge globale.

Examens diagnostiques

Échocardiographie et FEVG

La FEVG est au centre de la classification. L’ICFEr requiert une FEVG infĂ©rieure Ă  40 % en prĂ©sence de symptĂŽmes, avec ou sans signes. L’échocardiographie est donc indispensable pour :

  • Mesurer la FEVG

  • Évaluer la structure et la fonction ventriculaires

  • Évaluer les valvulopathies

  • Identifier les anomalies structurelles

  • Évaluer les Ă©lĂ©ments pouvant orienter vers une Ă©tiologie particuliĂšre

Le bilan diagnostique doit ĂȘtre orientĂ© vers l’identification des causes rĂ©versibles ou curables de l’insuffisance cardiaque. Le document source Ă©numĂšre des examens dĂ©diĂ©s aux Ă©tiologies sous-jacentes, mais ne fournit pas de protocole diagnostique complet, examen par examen.

Électrocardiographie

Le document source considĂšre l’évaluation ECG comme pertinente pour les comorbiditĂ©s cardiovasculaires et le traitement par dispositifs, notamment en ce qui concerne les troubles de la conduction, la fibrillation atriale, les troubles du rythme ventriculaire, le bloc auriculo-ventriculaire et le bloc de branche gauche. Il ne fournit pas de description ECG diagnostique complĂšte de l’ICFEr ni l’ensemble des seuils d’éligibilitĂ© aux dispositifs.

Imagerie et évaluation étiologique

Les explorations complémentaires dépendent de la cause suspectée. Les domaines spécifiques pertinents comprennent :

  • Maladie coronaire et revascularisation myocardique

  • Valvulopathies

  • Cardiomyopathies

  • Myocardite

  • Amylose cardiaque

  • Hypertension pulmonaire associĂ©e aux cardiopathies gauches

  • Atteintes cardiaques liĂ©es au cancer

Le document source indique que l’imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique cardiovasculaire, les analyses gĂ©nĂ©tiques et d’autres explorations spĂ©cialisĂ©es peuvent avoir une place dans certaines cardiomyopathies et dans l’évaluation de l’ICFEp, mais ne fournit pas d’algorithme complet d’imagerie de l’ICFEr.

Électrophysiologie et Ă©valuation des dispositifs

L’évaluation du rythme et de la conduction est importante, car l’ICFEr peut coexister avec une fibrillation atriale, des troubles du rythme ventriculaire, une bradycardie symptomatique, des pauses ou un bloc auriculo-ventriculaire. Le traitement par dispositifs est envisagĂ© aprĂšs, et parallĂšlement Ă , la mise en Ɠuvre du traitement pharmacologique recommandĂ© par les recommandations.

Les principaux dispositifs abordés sont :

  • DĂ©fibrillateur automatique implantable (DAI)

  • ThĂ©rapie de resynchronisation cardiaque (TRC)

  • SystĂšmes de DAI sous-cutanĂ©s et portables

  • Assistance circulatoire mĂ©canique dans les formes avancĂ©es

Le document source indique que le traitement pharmacologique doit ĂȘtre instaurĂ© avant le traitement par dispositif, tout en soulignant que les interventions pharmacologiques et non pharmacologiques doivent ĂȘtre utilisĂ©es conjointement. Il ne fournit pas l’ensemble des critĂšres numĂ©riques d’implantation d’un DAI ou d’une TRC.

Biomarqueurs et résultats biologiques

Les peptides natriurĂ©tiques jouent un rĂŽle important dans l’évaluation diagnostique de l’insuffisance cardiaque, en particulier en contexte non aigu. Une concentration Ă©levĂ©e de peptides natriurĂ©tiques Ă©taye le diagnostic, bien que le document source ne fournisse pas de seuil diagnostique gĂ©nĂ©ral pour l’ICFEr.

Le peptide natriurĂ©tique de type B N-terminal (NT-proBNP) a Ă©tĂ© utilisĂ© comme critĂšre d’inclusion dans des essais menĂ©s chez des patients dont la FEVG Ă©tait supĂ©rieure Ă  40 % :

  • Plus de 300 pg/mL en rythme sinusal

  • Plus de 900 pg/mL en cas de fibrillation atriale dans la population EMPEROR-Preserved

  • Au moins 300 pg/mL en rythme sinusal

  • Au moins 600 pg/mL en cas de fibrillation atriale dans la population DELIVER

Ces seuils correspondent aux populations des essais citĂ©s et ne sont pas prĂ©sentĂ©s comme des seuils thĂ©rapeutiques universels. La discussion des recommandations prĂ©cise que les seuils de NT-proBNP n’ont pas Ă©tĂ© spĂ©cifiĂ©s pour les recommandations thĂ©rapeutiques.

Le bilan biologique doit également rechercher les comorbidités et évaluer la sécurité du traitement, notamment :

  • Insuffisance rĂ©nale

  • Troubles du potassium et autres troubles Ă©lectrolytiques

  • DiabĂšte et Ă©quilibre glycĂ©mique

  • Carence martiale et anĂ©mie

  • Maladie thyroĂŻdienne

Le document source ne fournit pas de calendrier complet de surveillance biologique ni de rĂšgles d’arrĂȘt biochimique spĂ©cifiques Ă  chaque mĂ©dicament.

Traitement et prise en charge

Objectifs thérapeutiques

Le traitement pharmacologique constitue la pierre angulaire de la prise en charge de l’ICFEr et doit prĂ©cĂ©der l’envisagement d’un traitement par dispositif, tout en Ă©tant administrĂ© parallĂšlement aux mesures non pharmacologiques. Les principaux objectifs sont :

  • RĂ©duire la mortalitĂ©

  • PrĂ©venir les rĂ©hospitalisations pour aggravation de l’insuffisance cardiaque

  • AmĂ©liorer les symptĂŽmes et l’état clinique

  • AmĂ©liorer la capacitĂ© fonctionnelle

  • AmĂ©liorer la qualitĂ© de vie

L’approche recommandĂ©e repose sur l’utilisation simultanĂ©e de quatre classes thĂ©rapeutiques fondamentales plutĂŽt que sur une dĂ©pendance prolongĂ©e Ă  une seule voie neurohormonale.

Les quatre piliers du traitement de l’ICFEr

Les quatre classes thérapeutiques fondamentales sont :

  • Un inhibiteur des rĂ©cepteurs de l’angiotensine et de la nĂ©prilysine (ARNI), ou un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC) lorsqu’un ARNI n’est pas utilisĂ©.

  • Un bĂȘtabloquant.

  • Un antagoniste des rĂ©cepteurs des minĂ©ralocorticoĂŻdes (ARM).

  • Un inhibiteur du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (SGLT2).

Ces traitements se complĂštent par leurs mĂ©canismes distincts et sont destinĂ©s aux patients prĂ©sentant une ICFEr symptomatique. Le document source identifie comme population cible des recommandations les patients de classe II–IV de la NYHA dont la FEVG est ≀40 %.

Le traitement doit ĂȘtre individualisĂ© en fonction de la pression artĂ©rielle, de la fonction rĂ©nale, de la kaliĂ©mie, de la congestion, de la frĂ©quence cardiaque, du rythme, des comorbiditĂ©s et de la tolĂ©rance. Le document fourni ne prĂ©cise pas l’ordre de titration, les doses cibles ni les rĂšgles d’adaptation posologique des quatre classes fondamentales.

Inhibiteur des rĂ©cepteurs de l’angiotensine et de la nĂ©prilysine

Le traitement par ARNI constitue l’un des principaux traitements modifiant l’évolution de l’ICFEr. Il s’inscrit dans la stratĂ©gie thĂ©rapeutique fondamentale et vise Ă  rĂ©duire les Ă©vĂ©nements cliniques dĂ©favorables tout en amĂ©liorant l’état clinique.

Lorsqu’un ARNI n’est pas utilisĂ©, un IEC fait partie de l’approche thĂ©rapeutique fondamentale Ă©tablie. Les antagonistes des rĂ©cepteurs de l’angiotensine II de type 1 (ARA II) constituent d’autres alternatives ou options Ă  envisager chez certains patients, bien que le document source ne prĂ©cise pas les circonstances exactes ni les posologies.

Aucune posologie d’ARNI n’est fournie dans le document source.

BĂȘtabloquants

Les bĂȘtabloquants constituent un traitement fondamental de l’ICFEr symptomatique. Ils sont Ă©galement pertinents chez les patients prĂ©sentant une fibrillation atriale associĂ©e, chez lesquels le traitement doit ĂȘtre intĂ©grĂ© Ă  la prise en charge du rythme et de la frĂ©quence ventriculaire.

Le document fourni ne prĂ©cise ni les noms des bĂȘtabloquants, ni les doses initiales, ni les doses cibles, ni les schĂ©mas de titration.

Antagonistes des récepteurs des minéralocorticoïdes

Les ARM font partie des traitements recommandĂ©s dans l’ICFEr symptomatique. Leur utilisation nĂ©cessite une attention particuliĂšre Ă  la fonction rĂ©nale et Ă  la kaliĂ©mie, car l’insuffisance rĂ©nale et les troubles Ă©lectrolytiques constituent des problĂšmes importants dans la prise en charge de l’insuffisance cardiaque.

Aucun ARM, aucune dose, aucun seuil biologique ni aucun intervalle de surveillance prĂ©cis n’est fourni.

Inhibiteurs du SGLT2

L’inhibition du SGLT2 constitue un traitement fondamental dans l’ensemble du spectre de l’insuffisance cardiaque dĂ©crit dans le document source. Chez les patients dont la FEVG est supĂ©rieure Ă  40 %, l’empagliflozine et la dapagliflozine ont rĂ©duit le risque composite de dĂ©cĂšs cardiovasculaire ou d’aggravation de l’insuffisance cardiaque, l’effet principal Ă©tant liĂ© Ă  la diminution des hospitalisations pour insuffisance cardiaque. Ces effets Ă©taient indĂ©pendants du statut diabĂ©tique.

Les posologies explicitement fournies pour les populations des essais portant sur les fractions d’éjection prĂ©servĂ©e ou lĂ©gĂšrement rĂ©duite Ă©taient les suivantes :

  • Empagliflozine : 10 mg une fois par jour

  • Dapagliflozine : 10 mg une fois par jour

Le document source ne prĂ©cise pas sĂ©parĂ©ment la posologie dans l’ICFEr, mais identifie les inhibiteurs du SGLT2 comme faisant partie de la stratĂ©gie thĂ©rapeutique de l’ICFEr fondĂ©e sur quatre piliers.

Diurétiques

Les diurĂ©tiques sont utilisĂ©s pour contrĂŽler la congestion et la rĂ©tention hydrique. Ils sont dĂ©crits comme la pierre angulaire du traitement en prĂ©sence d’une rĂ©tention hydrique, notamment en cas d’hypertension pulmonaire associĂ©e Ă  une cardiopathie gauche.

Le traitement diurĂ©tique est principalement orientĂ© vers les symptĂŽmes et la congestion plutĂŽt que vers la modification de la mortalitĂ©, et ne constitue pas l’un des quatre piliers fondamentaux. Le document source mentionne des algorithmes de traitement aigu de l’insuffisance cardiaque fondĂ©s sur le furosĂ©mide ainsi que des stratĂ©gies associant un diurĂ©tique de l’anse et un thiazidique, mais ne fournit pas de posologies spĂ©cifiques pour le traitement chronique ambulatoire.

Autres options pharmacologiques

Certains patients peuvent nécessiter un traitement complémentaire. Le document source mentionne :

  • Les ARA II

  • L’ivabradine, dĂ©crite comme un inhibiteur des canaux

  • L’hydralazine associĂ©e au dinitrate d’isosorbide

  • La digoxine

  • Les avancĂ©es rĂ©centes rapportĂ©es dans la pharmacothĂ©rapie de l’ICFEr

  • Les traitements de la fibrillation atriale associĂ©e et des autres comorbiditĂ©s

Le document fourni ne prĂ©cise pas les critĂšres d’éligibilitĂ©, les posologies ni les indications dĂ©taillĂ©es fondĂ©es sur les rĂ©sultats pour ces mĂ©dicaments.

Prise en charge des comorbidités

La prise en charge des comorbiditĂ©s est indissociable de celle de l’ICFEr. Les domaines concernĂ©s comprennent :

  • Maladie coronaire et revascularisation myocardique

  • Valvulopathies

  • Fibrillation atriale

  • Troubles du rythme ventriculaire et troubles de la conduction

  • Hypertension artĂ©rielle

  • DiabĂšte

  • Maladies thyroĂŻdiennes

  • ObĂ©sitĂ©

  • Carence martiale et anĂ©mie

  • Insuffisance rĂ©nale

  • Troubles Ă©lectrolytiques

  • Maladies pulmonaires et troubles respiratoires du sommeil

  • Cancer

  • Amylose

La stratĂ©gie thĂ©rapeutique principale de l’hypertension pulmonaire due Ă  une cardiopathie gauche consiste Ă  optimiser la maladie cardiaque sous-jacente. Les mĂ©dicaments de l’hypertension artĂ©rielle pulmonaire disposent de donnĂ©es limitĂ©es ou discordantes dans ce contexte, et certaines Ă©tudes ont mis en Ă©vidence une rĂ©tention hydrique ou d’autres Ă©vĂ©nements indĂ©sirables. La diurĂšse reste essentielle en prĂ©sence d’une rĂ©tention hydrique.

Traitement par dispositifs

Défibrillateur automatique implantable

Le traitement par DAI est envisagé pour prévenir la mort subite cardiaque chez certains patients présentant une ICFEr. Le document source distingue :

  • La prĂ©vention secondaire aprĂšs des Ă©vĂ©nements cliniques appropriĂ©s

  • La prĂ©vention primaire chez certains patients

  • La sĂ©lection des patients

  • La programmation

  • Les systĂšmes sous-cutanĂ©s et portables

Les critùres complets d’implantation ne sont pas fournis.

Thérapie de resynchronisation cardiaque

La TRC constitue un autre traitement par dispositif chez certains patients prĂ©sentant une ICFEr, notamment en prĂ©sence d’une dyssynchronie ventriculaire et de troubles de la conduction pertinents. Le bloc de branche gauche et l’évaluation de la durĂ©e du QRS sont spĂ©cifiquement mentionnĂ©s dans les Ă©lĂ©ments relatifs aux dispositifs.

Le document source ne fournit pas l’ensemble des critĂšres de FEVG, de durĂ©e du QRS, de rythme, de classe symptomatique ou de dĂ©pendance Ă  la stimulation nĂ©cessaires Ă  l’indication d’une TRC.

Traitements avancés

Les hospitalisations récurrentes et la dégradation progressive malgré un traitement optimisé peuvent évoquer une insuffisance cardiaque avancée. Les options abordées dans le document source comprennent :

  • L’implantation d’une assistance ventriculaire gauche

  • L’assistance circulatoire mĂ©canique

  • La transplantation cardiaque

  • Le contrĂŽle des symptĂŽmes et les soins de fin de vie

Dans l’ICFEr avancĂ©e, l’implantation d’une assistance ventriculaire gauche peut rĂ©duire considĂ©rablement ou normaliser la pression artĂ©rielle pulmonaire moyenne chez certains patients, bien que cette rĂ©ponse ne soit pas universelle.

Recommandations des sociétés savantes

Le cadre des recommandations soutient les principes suivants :

  • L’ICFEr symptomatique est dĂ©finie par la prĂ©sence de symptĂŽmes, avec ou sans signes, et une FEVG infĂ©rieure Ă  40 %.

  • Les patients prĂ©sentant une ICFEr doivent recevoir un traitement mĂ©dical conforme aux recommandations.

  • Le traitement pharmacologique constitue la pierre angulaire de la prise en charge et doit ĂȘtre instaurĂ© avant le traitement par dispositif.

  • Le traitement doit viser Ă  rĂ©duire la mortalitĂ© et les rĂ©hospitalisations, tout en amĂ©liorant les symptĂŽmes, la capacitĂ© fonctionnelle et la qualitĂ© de vie.

  • Les quatre classes thĂ©rapeutiques fondamentales sont un ARNI ou un IEC, un bĂȘtabloquant, un ARM et un inhibiteur du SGLT2.

  • Les diurĂ©tiques doivent ĂȘtre utilisĂ©s pour contrĂŽler la congestion et la rĂ©tention hydrique.

  • Un traitement par dispositif, notamment un DAI ou une TRC, doit ĂȘtre envisagĂ© chez les patients sĂ©lectionnĂ©s de maniĂšre appropriĂ©e, aprĂšs Ă©valuation du phĂ©notype clinique et de la rĂ©ponse au traitement mĂ©dical.

  • Les causes rĂ©versibles ou curables de l’insuffisance cardiaque doivent ĂȘtre activement recherchĂ©es.

  • La prise en charge multidisciplinaire, l’éducation du patient, l’autonomie dans les soins, la rĂ©adaptation Ă  l’effort et un suivi structurĂ© sont des composantes recommandĂ©es des soins chroniques.

  • Les patients dont la FEVG s’est amĂ©liorĂ©e ne doivent pas ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme guĂ©ris. Le document source rapporte une recommandation forte des recommandations ACC/AHA/HFSA visant Ă  poursuivre indĂ©finiment le traitement conforme aux recommandations ayant permis l’amĂ©lioration de la FEVG, y compris chez les patients asymptomatiques, car son interruption a Ă©tĂ© associĂ©e Ă  une rechute prĂ©coce.

  • Les dĂ©cisions concernant un patient donnĂ© nĂ©cessitent un jugement clinique et une discussion avec le patient et, le cas Ă©chĂ©ant, avec l’aidant.

Aggravation aiguë et transitions de soins

L’ICFEr chronique peut se compliquer d’une insuffisance cardiaque aiguĂ« dĂ©compensĂ©e, d’un ƓdĂšme aigu du poumon, d’une insuffisance ventriculaire droite isolĂ©e ou d’un choc cardiogĂ©nique. La prise en charge aiguĂ« repose sur :

  • La stabilisation hĂ©modynamique

  • L’évaluation de la prĂ©sentation clinique et des facteurs dĂ©clenchants

  • L’oxygĂ©nothĂ©rapie ou le soutien ventilatoire lorsque cela est indiquĂ©

  • Le traitement diurĂ©tique de la congestion

  • Les vasodilatateurs chez les patients appropriĂ©s

  • Les inotropes et les vasopresseurs dans certaines formes sĂ©vĂšres

  • La prophylaxie thromboembolique

  • L’assistance circulatoire mĂ©canique Ă  court terme en cas de choc cardiogĂ©nique lorsque cela est appropriĂ©

Avant la sortie, les patients doivent faire l’objet d’une Ă©valuation clinique et d’un plan de prise en charge aprĂšs l’hospitalisation. Un suivi prĂ©coce aprĂšs l’hospitalisation est spĂ©cifiquement recommandĂ©, avec une attention portĂ©e Ă  l’optimisation du traitement et Ă  la rĂ©cidive de la congestion ou Ă  l’aggravation des symptĂŽmes.

Pronostic et suivi

L’ICFEr comporte des risques importants de dĂ©cĂšs, de rĂ©hospitalisation et de limitation fonctionnelle progressive. MalgrĂ© le traitement, les patients restent exposĂ©s Ă  l’aggravation de la rĂ©tention sodĂ©e et hydrique, Ă  la dĂ©compensation aiguĂ«, Ă  la mort subite cardiaque et Ă  l’évolution vers une insuffisance cardiaque avancĂ©e.

Le suivi doit ĂȘtre structurĂ© et multidisciplinaire. Il doit réévaluer :

  • Les symptĂŽmes et la classe fonctionnelle NYHA

  • La tolĂ©rance Ă  l’effort et la qualitĂ© de vie

  • Les signes de congestion

  • La pression artĂ©rielle et la frĂ©quence cardiaque

  • Le rythme cardiaque et la conduction

  • La fonction rĂ©nale et les Ă©lectrolytes

  • La tolĂ©rance du traitement et la mise en Ɠuvre des quatre traitements fondamentaux

  • Les comorbiditĂ©s et les causes potentiellement rĂ©versibles

  • La nĂ©cessitĂ© d’un DAI, d’une TRC ou d’une orientation vers une Ă©valuation spĂ©cialisĂ©e de l’insuffisance cardiaque avancĂ©e

Les peptides natriurĂ©tiques peuvent contribuer au diagnostic et au suivi, bien que le document fourni ne dĂ©finisse pas de protocole universel de suivi guidĂ© par les biomarqueurs. La tĂ©lĂ©surveillance fait partie des stratĂ©gies recommandĂ©es pour la prise en charge de l’insuffisance cardiaque chronique.

La FEVG doit ĂȘtre interprĂ©tĂ©e dans le temps. Une amĂ©lioration de la FEVG traduit une amĂ©lioration plutĂŽt qu’une guĂ©rison dĂ©finitive, car un risque rĂ©siduel persiste et une rechute ou des Ă©vĂ©nements rĂ©cidivants peuvent survenir. En consĂ©quence, le traitement modifiant l’évolution de la maladie doit ĂȘtre poursuivi indĂ©finiment lorsqu’il a permis l’amĂ©lioration de la FEVG, mĂȘme si les symptĂŽmes ont disparu.

Auteurs

EBM AI
Evidensbaserad AI-agent

Mis à jour 14 août 2026