Définition et physiopathologie
La proprotĂ©ine convertase subtilisine/kexine de type 9 (PCSK9) est une protĂ©ine hĂ©patique qui rĂ©gule la disponibilitĂ© du rĂ©cepteur des lipoprotĂ©ines de basse densitĂ© (rĂ©cepteur des LDL) Ă la surface des hĂ©patocytes. En dirigeant ce rĂ©cepteur vers la dĂ©gradation intracellulaire plutĂŽt que vers son recyclage Ă la surface de lâhĂ©patocyte, la PCSK9 rĂ©duit la clairance hĂ©patique du cholestĂ©rol LDL circulant (LDL-C). Une activitĂ© accrue de la PCSK9 contribue donc Ă lâĂ©lĂ©vation des concentrations de LDL-C.
Les donnĂ©es gĂ©nĂ©tiques justifient lâinhibition thĂ©rapeutique de cette protĂ©ine. Les mutations de gain de fonction de PCSK9 sont associĂ©es Ă lâhypercholestĂ©rolĂ©mie familiale (HF) et aux maladies coronaires prĂ©coces, tandis que les variants de perte de fonction sont associĂ©s Ă une protection contre les maladies cardiovasculaires. Lâinhibition pharmacologique de PCSK9 augmente la disponibilitĂ© fonctionnelle des rĂ©cepteurs hĂ©patiques des LDL et favorise ainsi lâĂ©limination du LDL-C plasmatique.
Deux principales stratégies thérapeutiques ont été développées :
Inhibition de lâactivitĂ© de la PCSK9 circulante, au moyen des anticorps monoclonaux Ă©volocumab et alirocumab.
Inhibition de la synthĂšse hĂ©patique de PCSK9, au moyen de lâagent dâinterfĂ©rence ARN (siRNA) inclisiran.
Lâampleur de la rĂ©duction du LDL-C dĂ©pend en partie de lâexpression rĂ©siduelle des rĂ©cepteurs des LDL. Les anticorps monoclonaux anti-PCSK9 sont moins efficaces dans lâHF homozygote lorsque la fonction rĂ©siduelle des rĂ©cepteurs des LDL est limitĂ©e.
Indications cliniques
Les inhibiteurs de PCSK9 sont utilisĂ©s comme traitement hypolipĂ©miant additionnel chez les patients dont le LDL-C reste supĂ©rieur Ă la cible recommandĂ©e malgrĂ© un traitement par statine Ă la dose maximale tolĂ©rĂ©e, gĂ©nĂ©ralement associĂ© Ă lâĂ©zĂ©timibe lorsque cela est appropriĂ©. La maladie cardiovasculaire athĂ©rosclĂ©reuse clinique Ă©tablie (ASCVD) et lâHF constituent les principales situations dans lesquelles ces mĂ©dicaments ont obtenu une autorisation de mise sur le marchĂ©.
Dans le syndrome coronaire chronique, lâobjectif recommandĂ© de LDL-C est :
LDL-C <1.4 mmol/L (<55 mg/dL), et
Une rĂ©duction dâau moins 50 % par rapport Ă la valeur initiale.
La séquence thérapeutique est généralement la suivante :
Traitement par statine de forte intensité à la dose maximale tolérée.
Ajout dâĂ©zĂ©timibe si la cible de LDL-C nâest pas atteinte.
Ajout dâun inhibiteur de PCSK9 lorsque la cible nâest toujours pas atteinte malgrĂ© un traitement par statine Ă la dose maximale tolĂ©rĂ©e et lâĂ©zĂ©timibe.
Chez les patients prĂ©sentant un Ă©vĂ©nement athĂ©rothrombotique rĂ©cidivant alors quâils reçoivent un traitement par statine Ă la dose maximale tolĂ©rĂ©e, un objectif de LDL-C infĂ©rieur Ă 1.0 mmol/L (<40 mg/dL) peut ĂȘtre envisagĂ© dans les circonstances prĂ©cisĂ©es par les recommandations.
Les inhibiteurs de PCSK9 sont Ă©galement pertinents chez les patients intolĂ©rants aux statines qui restent au-dessus de la cible malgrĂ© un traitement hypolipĂ©miant alternatif. LâĂ©volocumab et lâalirocumab ont entraĂźnĂ© des rĂ©ductions du LDL-C nettement supĂ©rieures Ă celles obtenues avec lâĂ©zĂ©timibe dans les populations intolĂ©rantes aux statines.
Dans les maladies athĂ©rosclĂ©reuses symptomatiques, les recommandations internationales identifient un bĂ©nĂ©fice Ă lâajout dâune inhibition de PCSK9 au traitement par statine lorsque le LDL-C est â„1.8 mmol/L. Dans la maladie artĂ©rielle pĂ©riphĂ©rique, lâajout aux statines rĂ©duit davantage les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires indĂ©sirables majeurs (MACE) et les Ă©vĂ©nements indĂ©sirables majeurs des membres (MALE), et amĂ©liore la distance de marche. Le rĂŽle de lâinhibition de PCSK9 dans les maladies anĂ©vrismales de lâaorte thoracique ou abdominale demeure un domaine de recherche Ă©mergent.
Classes pharmacologiques et mécanismes
Anticorps monoclonaux
LâĂ©volocumab et lâalirocumab sont des anticorps monoclonaux entiĂšrement humains qui se lient Ă la PCSK9 circulante et empĂȘchent son interaction avec le rĂ©cepteur hĂ©patique des LDL. Ils rĂ©duisent le LDL-C dâenviron 50â60 %, y compris chez les patients recevant un traitement de fond par statine et chez ceux qui ne peuvent pas tolĂ©rer les statines, Ă condition que lâexpression hĂ©patique des rĂ©cepteurs des LDL soit conservĂ©e.
Les effets lipidiques supplémentaires comprennent :
Une rĂ©duction des triglycĂ©rides dâenviron 25 %.
Une possible augmentation du cholestérol HDL.
Une rĂ©duction dâenviron 25â30 % de la lipoprotĂ©ine(a), effet qui nâest pas partagĂ© dans la mĂȘme mesure par les statines.
Inclisiran
Lâinclisiran est un petit ARN interfĂ©rent ciblant le foie. Il favorise la dĂ©gradation de lâARN messager codant la PCSK9 et supprime ainsi la synthĂšse hĂ©patique de PCSK9. Lâaugmentation qui en rĂ©sulte de la disponibilitĂ© des rĂ©cepteurs des LDL rĂ©duit le LDL-C circulant.
Sa principale caractĂ©ristique pratique est sa durĂ©e dâaction prolongĂ©e, permettant une administration deux fois par an. Il rĂ©duit le LDL-C et le cholestĂ©rol non-HDL jusquâĂ environ 50 %, diminue lâapolipoprotĂ©ine B dâenviron 20â40 % et exerce des effets variables sur les triglycĂ©rides et la lipoprotĂ©ine(a).
Approches expérimentales
Plusieurs autres approches dâinhibition de PCSK9 sont en cours de dĂ©veloppement :
| Approche | Exemple ou statut | Mode dâadministration ou stade de dĂ©veloppement |
|---|---|---|
| Anticorps monoclonal dirigĂ© contre la PCSK9 circulante | Ăvolocumab, alirocumab | Injection sous-cutanĂ©e ; approuvĂ©s et associĂ©s Ă une rĂ©duction des Ă©vĂ©nements cardiovasculaires |
| Petite protéine de liaison | Lerodalcibep | Injection mensuelle ; développement de phase III |
| Peptide oral | Peptide oral se liant à la PCSK9 | Administration orale quotidienne ; développement de phase III |
| Vaccin | Vaccin dirigĂ© contre la PCSK9 | Injection annuelle ; phase I ; lâefficacitĂ© et la sĂ©curitĂ© restent Ă dĂ©montrer |
| Inhibition de la synthÚse de PCSK9 médiée par un siRNA | Inclisiran | Injection deux fois par an ; développement de phase III et utilisation hypolipémiante approuvée |
| OligonuclĂ©otide antisens | Inhibition de lâexpression de PCSK9 | Administration orale ou sous-cutanĂ©e ; dĂ©veloppement de phases IâII |
| Ădition de base par CRISPR | Suppression permanente de lâexpression de PCSK9 | Injection unique ; efficace chez les primates, Ă©tudes chez lâĂȘtre humain en cours |
Efficacité
Effets sur le LDL-C et les autres lipides
LâĂ©volocumab et lâalirocumab rĂ©duisent le LDL-C dâenviron 40â60 % lorsquâils sont ajoutĂ©s Ă un traitement par statine, avec des rĂ©ductions dâenviron 50â60 % rapportĂ©es dans un large Ă©ventail de traitements de fond. La rĂ©ponse est gĂ©nĂ©ralement similaire chez les personnes diabĂ©tiques et non diabĂ©tiques.
Lâinclisiran entraĂźne une rĂ©duction supplĂ©mentaire du LDL-C dâenviron 50 % chez les patients prĂ©sentant une ASCVD ou une HF qui reçoivent dĂ©jĂ un traitement par statine ou un autre traitement hypolipĂ©miant. Dans les donnĂ©es combinĂ©es de phase III incluant des patients atteints dâHF hĂ©tĂ©rozygote ou dâASCVD, lâinclisiran administrĂ© deux fois par an a rĂ©duit le LDL-C dâenviron 50.5 % lorsquâil Ă©tait ajoutĂ© Ă un traitement par statine Ă la dose maximale tolĂ©rĂ©e.
Effets sur les événements cardiovasculaires
Chez les patients prĂ©sentant une ASCVD cliniquement manifeste, lâĂ©volocumab a rĂ©duit de 15 % par rapport au placebo le critĂšre composite associant dĂ©cĂšs cardiovasculaire, infarctus du myocarde, accident vasculaire cĂ©rĂ©bral, hospitalisation pour angor instable ou revascularisation coronaire. Le bĂ©nĂ©fice Ă©tait constant chez les patients diabĂ©tiques et non diabĂ©tiques. Au cours du suivi Ă long terme, la rĂ©duction du critĂšre composite plus large associant dĂ©cĂšs cardiovasculaire, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cĂ©rĂ©bral Ă©tait dâenviron 20 %, et lâeffet sur la mortalitĂ© cardiovasculaire devenait statistiquement significatif.
Chez les patients ayant rĂ©cemment prĂ©sentĂ© un syndrome coronaire aigu, lâalirocumab a rĂ©duit le critĂšre composite associant dĂ©cĂšs cardiovasculaire, infarctus du myocarde, accident vasculaire cĂ©rĂ©bral ou hospitalisation pour angor instable, avec un rapport de risque de 0.85 par rapport au placebo. Dans le sous-groupe des patients diabĂ©tiques, la rĂ©duction relative Ă©tait similaire entre les diffĂ©rentes catĂ©gories glycĂ©miques, bien que le bĂ©nĂ©fice absolu ait Ă©tĂ© plus important chez les patients diabĂ©tiques que chez ceux prĂ©sentant un prĂ©diabĂšte ou une normoglycĂ©mie.
Une mĂ©ta-analyse dâessais randomisĂ©s Ă©valuant lâalirocumab ou lâĂ©volocumab a montrĂ© une rĂ©duction dâenviron 20 % des infarctus du myocarde et des accidents vasculaires cĂ©rĂ©braux ischĂ©miques. Elle nâa pas mis en Ă©vidence de rĂ©duction significative de la mortalitĂ© toutes causes ou de la mortalitĂ© cardiovasculaire au cours du suivi moyen rapportĂ© de 2.3 ans.
Lâinclisiran a entraĂźnĂ© une rĂ©duction notable des MACE dans lâanalyse combinĂ©e de phase III, mais son rĂŽle dĂ©finitif dans la maladie artĂ©rielle pĂ©riphĂ©rique ainsi que les donnĂ©es concernant les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires restent moins solidement Ă©tablis. Un essai Ă©valuant les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires est en cours.
DiabÚte et sécurité neurocognitive
Les anticorps monoclonaux anti-PCSK9 nâont pas augmentĂ© lâincidence dâun diabĂšte nouvellement apparu dans les populations Ă©tudiĂ©es rapportĂ©es, y compris chez les personnes prĂ©sentant un prĂ©diabĂšte. Les donnĂ©es mĂ©ta-analytiques nâont Ă©galement montrĂ© aucune association significative entre les inhibiteurs de PCSK9 et la survenue dâun diabĂšte.
Les Ă©valuations cognitives formelles rĂ©alisĂ©es avec lâĂ©volocumab et lâalirocumab nâont pas montrĂ© dâaugmentation des troubles cognitifs par rapport au placebo, y compris chez les patients atteignant de trĂšs faibles concentrations de LDL-C. Le suivi Ă long terme de lâĂ©volocumab nâa pas non plus montrĂ© dâexcĂšs dâĂ©vĂ©nements neurocognitifs, dâaccidents vasculaires cĂ©rĂ©braux hĂ©morragiques, dâĂ©vĂ©nements musculaires, dâĂ©vĂ©nements indĂ©sirables graves ou de diabĂšte nouvellement apparu par rapport au placebo.
Traitement médicamenteux et utilisation pratique
Ăvolocumab
Les schémas posologiques rapportés sont les suivants :
140 mg par voie sous-cutanée toutes les 2 semaines, ou
420 mg par voie sous-cutanée une fois par mois.
Dans lâĂ©tude dâĂ©valuation des Ă©vĂ©nements cardiovasculaires, lâĂ©volocumab a Ă©tĂ© utilisĂ© chez des patients prĂ©sentant une maladie cardiovasculaire Ă©tablie et des facteurs de risque supplĂ©mentaires, recevant un traitement maximal par statine, avec ou sans Ă©zĂ©timibe, et ayant Ă lâinclusion un LDL-C â„1.8 mmol/L ou un cholestĂ©rol non-HDL â„2.6 mmol/L.
Alirocumab
Les donnĂ©es sources Ă©tablissent que lâalirocumab est un anticorps monoclonal entiĂšrement humain approuvĂ©, utilisĂ© en association avec un traitement par statine Ă la dose maximale tolĂ©rĂ©e, avec ou sans Ă©zĂ©timibe, notamment dans lâASCVD Ă©tablie et lâHF. La source ne fournit pas de dose spĂ©cifique.
Lâalirocumab a Ă©tĂ© Ă©valuĂ© aprĂšs un syndrome coronaire aigu chez des patients recevant un traitement de fond par statine dont le LDL-C Ă©tait â„1.8 mmol/L, le cholestĂ©rol non-HDL â„2.6 mmol/L ou lâapolipoprotĂ©ine B â„80 mg/dL.
Inclisiran
Lâinclisiran est administrĂ© par voie sous-cutanĂ©e deux fois par an. La source ne fournit pas de dose numĂ©rique.
Il est approuvĂ© en complĂ©ment dâun rĂ©gime alimentaire et dâun traitement par statine Ă la dose maximale tolĂ©rĂ©e chez les patients atteints dâHF hĂ©tĂ©rozygote ou dâASCVD nĂ©cessitant une rĂ©duction supplĂ©mentaire du LDL-C. Sa faible frĂ©quence dâadministration peut contribuer Ă surmonter les obstacles Ă lâobservance associĂ©s Ă des injections plus frĂ©quentes.
Tolérance et effets indésirables
Les anticorps monoclonaux anti-PCSK9 sont généralement bien tolérés. Les effets indésirables rapportés comprennent :
RĂ©actions au site dâinjection.
SymptĂŽmes pseudo-grippaux.
Ces effets surviennent chez environ 5 % des patients dans les données citées. De rares auto-anticorps ont été rapportés avec les anticorps monoclonaux entiÚrement humains.
Lâinclisiran est Ă©galement gĂ©nĂ©ralement bien tolĂ©rĂ©, bien que les rĂ©actions au site dâinjection surviennent plus frĂ©quemment quâavec le placebo. La source ne fournit pas dâautres exigences de surveillance biologique ni de protocoles dĂ©taillĂ©s de prise en charge de ces rĂ©actions.
Recommandations des sociétés savantes
Syndrome coronaire chronique
| Recommandation | Classe | Niveau |
|---|---|---|
| Utiliser un traitement par statine de forte intensitĂ© jusquâĂ la dose maximale tolĂ©rĂ©e afin dâatteindre les objectifs de LDL-C | I | A |
| Ajouter lâĂ©zĂ©timibe lorsque la cible nâest pas atteinte avec la dose maximale tolĂ©rĂ©e de statine | I | B |
| Ajouter un inhibiteur de PCSK9 lorsque la cible nâest pas atteinte malgrĂ© un traitement par statine Ă la dose maximale tolĂ©rĂ©e et lâĂ©zĂ©timibe | I | A |
| Viser un LDL-C <1.4 mmol/L (<55 mg/dL) et une rĂ©duction â„50 % par rapport Ă la valeur initiale | I | A |
| Envisager un objectif de LDL-C <1.0 mmol/L (<40 mg/dL) aprÚs un événement athérothrombotique récidivant malgré un traitement par statine à la dose maximale tolérée | IIb | B |
AprĂšs un syndrome coronaire aigu
Le traitement hypolipĂ©miant doit ĂȘtre instaurĂ© ou poursuivi par une statine Ă forte dose dĂšs que possible, indĂ©pendamment de la concentration initiale de LDL-C. La cible de LDL-C est <1.4 mmol/L (<55 mg/dL), associĂ©e Ă une rĂ©duction dâau moins 50 % par rapport Ă la valeur initiale.
Si la cible nâest pas atteinte aprĂšs 4â6 semaines de traitement par statine Ă la dose maximale tolĂ©rĂ©e, lâĂ©zĂ©timibe est recommandĂ©. Si lâobjectif reste non atteint aprĂšs une pĂ©riode supplĂ©mentaire de traitement par statine et Ă©zĂ©timibe, lâajout dâun inhibiteur de PCSK9 est recommandĂ©. Le traitement hypolipĂ©miant doit ĂȘtre intensifiĂ© au cours de lâhospitalisation initiale chez les patients qui recevaient dĂ©jĂ ce type de traitement avant leur admission.
Chez les patients prĂ©sentant des Ă©vĂ©nements athĂ©rothrombotiques rĂ©cidivants dans les 2 ans suivant le premier syndrome coronaire aigu alors quâils reçoivent un traitement fondĂ© sur une statine Ă la dose maximale tolĂ©rĂ©e, un objectif de LDL-C infĂ©rieur Ă 1.0 mmol/L (<40 mg/dL) peut ĂȘtre envisagĂ©.
Prévention secondaire au sens large
La réduction du risque cardiovasculaire selon les recommandations comprend :
Sevrage tabagique.
Alimentation saine de type méditerranéen.
Limitation de la consommation dâalcool.
Activité physique réguliÚre, aérobie et de renforcement musculaire.
Réduction du temps passé en position sédentaire.
Réadaptation cardiaque structurée et multidisciplinaire aprÚs un syndrome coronaire aigu.
ContrĂŽle de la pression artĂ©rielle, avec une cible de lâESC infĂ©rieure Ă 130/80 mmHg.
ContrĂŽle glycĂ©mique, avec une cible dâHbA1c infĂ©rieure Ă 7.0 % comme indiquĂ© dans la source.
La stratĂ©gie hypolipĂ©miante doit ĂȘtre intĂ©grĂ©e Ă ces mesures et non utilisĂ©e isolĂ©ment.
AccĂšs et choix du traitement
La source indique que lâĂ©volocumab et lâalirocumab ont obtenu une autorisation rĂ©glementaire chez les patients prĂ©sentant une ASCVD clinique Ă©tablie ou une HF dont le LDL-C reste supĂ©rieur Ă la cible malgrĂ© un traitement par statine Ă la dose maximale tolĂ©rĂ©e, avec ou sans Ă©zĂ©timibe. Lâinclisiran est approuvĂ© en complĂ©ment dâun rĂ©gime alimentaire et dâun traitement par statine Ă la dose maximale tolĂ©rĂ©e chez les patients atteints dâHF hĂ©tĂ©rozygote ou dâASCVD nĂ©cessitant une rĂ©duction supplĂ©mentaire du LDL-C.
Le choix entre les différents agents est influencé par :
Le degré de réduction du LDL-C nécessaire.
La prĂ©sence dâune ASCVD, dâun syndrome coronaire aigu ou dâune HF.
La dose maximale tolérée de statine.
Lâutilisation antĂ©rieure dâĂ©zĂ©timibe.
LâintolĂ©rance aux statines.
La frĂ©quence dâinjection souhaitĂ©e.
Les considĂ©rations relatives Ă lâobservance.
Les anticorps monoclonaux nĂ©cessitent une administration toutes les 2 semaines ou une fois par mois, selon lâagent et le schĂ©ma posologique, tandis que lâinclisiran ne doit ĂȘtre administrĂ© que deux fois par an. Le schĂ©ma moins frĂ©quent de lâinclisiran peut ĂȘtre avantageux lorsque les injections frĂ©quentes en auto-administration constituent un obstacle, bien que les donnĂ©es dĂ©finitives concernant les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires soient encore en cours dâĂ©valuation.
Pronostic et suivi
Lâinhibition de PCSK9 amĂ©liore le profil de risque cardiovasculaire principalement grĂące Ă une rĂ©duction importante du LDL-C. LâĂ©volocumab et lâalirocumab rĂ©duisent les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires chez les patients prĂ©sentant une ASCVD Ă©tablie et procurent un bĂ©nĂ©fice dans les sous-groupes diabĂ©tiques concernĂ©s, sans augmenter le risque de diabĂšte nouvellement apparu. Les donnĂ©es Ă long terme de lâĂ©volocumab soutiennent la persistance du bĂ©nĂ©fice au cours dâun suivi prolongĂ©, avec notamment une rĂ©duction des dĂ©cĂšs cardiovasculaires dans lâanalyse dâextension rapportĂ©e.
Le suivi doit évaluer :
Lâatteinte de lâobjectif de LDL-C et de la rĂ©duction en pourcentage requise par rapport Ă la valeur initiale.
Lâobservance du traitement de fond par statine et Ă©zĂ©timibe.
La tolĂ©rance, notamment les rĂ©actions au site dâinjection et les symptĂŽmes pseudo-grippaux.
Le contrĂŽle continu des facteurs de risque cardiovasculaire.
La nĂ©cessitĂ© dâintensifier le traitement lorsque le LDL-C reste supĂ©rieur Ă la cible.
Pour lâinclisiran, les donnĂ©es favorables concernant la rĂ©duction du LDL-C et la tolĂ©rance appuient son utilisation dans les populations approuvĂ©es, mais la source prĂ©cise que les Ă©tudes portant sur les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires sont encore attendues ou en cours. En consĂ©quence, les dĂ©cisions thĂ©rapeutiques doivent distinguer les donnĂ©es Ă©tablies de rĂ©duction des Ă©vĂ©nements avec les anticorps monoclonaux des donnĂ©es actuellement en cours dâacquisition concernant les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires avec lâinclisiran.