đŸš« Inhibiteurs de PCSK9 : indications, efficacitĂ© et accĂšs

Sommaire (21)

Définition et physiopathologie

La proprotĂ©ine convertase subtilisine/kexine de type 9 (PCSK9) est une protĂ©ine hĂ©patique qui rĂ©gule la disponibilitĂ© du rĂ©cepteur des lipoprotĂ©ines de basse densitĂ© (rĂ©cepteur des LDL) Ă  la surface des hĂ©patocytes. En dirigeant ce rĂ©cepteur vers la dĂ©gradation intracellulaire plutĂŽt que vers son recyclage Ă  la surface de l’hĂ©patocyte, la PCSK9 rĂ©duit la clairance hĂ©patique du cholestĂ©rol LDL circulant (LDL-C). Une activitĂ© accrue de la PCSK9 contribue donc Ă  l’élĂ©vation des concentrations de LDL-C.

Les donnĂ©es gĂ©nĂ©tiques justifient l’inhibition thĂ©rapeutique de cette protĂ©ine. Les mutations de gain de fonction de PCSK9 sont associĂ©es Ă  l’hypercholestĂ©rolĂ©mie familiale (HF) et aux maladies coronaires prĂ©coces, tandis que les variants de perte de fonction sont associĂ©s Ă  une protection contre les maladies cardiovasculaires. L’inhibition pharmacologique de PCSK9 augmente la disponibilitĂ© fonctionnelle des rĂ©cepteurs hĂ©patiques des LDL et favorise ainsi l’élimination du LDL-C plasmatique.

Deux principales stratégies thérapeutiques ont été développées :

  • Inhibition de l’activitĂ© de la PCSK9 circulante, au moyen des anticorps monoclonaux Ă©volocumab et alirocumab.

  • Inhibition de la synthĂšse hĂ©patique de PCSK9, au moyen de l’agent d’interfĂ©rence ARN (siRNA) inclisiran.

L’ampleur de la rĂ©duction du LDL-C dĂ©pend en partie de l’expression rĂ©siduelle des rĂ©cepteurs des LDL. Les anticorps monoclonaux anti-PCSK9 sont moins efficaces dans l’HF homozygote lorsque la fonction rĂ©siduelle des rĂ©cepteurs des LDL est limitĂ©e.

Indications cliniques

Les inhibiteurs de PCSK9 sont utilisĂ©s comme traitement hypolipĂ©miant additionnel chez les patients dont le LDL-C reste supĂ©rieur Ă  la cible recommandĂ©e malgrĂ© un traitement par statine Ă  la dose maximale tolĂ©rĂ©e, gĂ©nĂ©ralement associĂ© Ă  l’ézĂ©timibe lorsque cela est appropriĂ©. La maladie cardiovasculaire athĂ©rosclĂ©reuse clinique Ă©tablie (ASCVD) et l’HF constituent les principales situations dans lesquelles ces mĂ©dicaments ont obtenu une autorisation de mise sur le marchĂ©.

Dans le syndrome coronaire chronique, l’objectif recommandĂ© de LDL-C est :

  • LDL-C <1.4 mmol/L (<55 mg/dL), et

  • Une rĂ©duction d’au moins 50 % par rapport Ă  la valeur initiale.

La séquence thérapeutique est généralement la suivante :

  • Traitement par statine de forte intensitĂ© Ă  la dose maximale tolĂ©rĂ©e.

  • Ajout d’ézĂ©timibe si la cible de LDL-C n’est pas atteinte.

  • Ajout d’un inhibiteur de PCSK9 lorsque la cible n’est toujours pas atteinte malgrĂ© un traitement par statine Ă  la dose maximale tolĂ©rĂ©e et l’ézĂ©timibe.

Chez les patients prĂ©sentant un Ă©vĂ©nement athĂ©rothrombotique rĂ©cidivant alors qu’ils reçoivent un traitement par statine Ă  la dose maximale tolĂ©rĂ©e, un objectif de LDL-C infĂ©rieur Ă  1.0 mmol/L (<40 mg/dL) peut ĂȘtre envisagĂ© dans les circonstances prĂ©cisĂ©es par les recommandations.

Les inhibiteurs de PCSK9 sont Ă©galement pertinents chez les patients intolĂ©rants aux statines qui restent au-dessus de la cible malgrĂ© un traitement hypolipĂ©miant alternatif. L’évolocumab et l’alirocumab ont entraĂźnĂ© des rĂ©ductions du LDL-C nettement supĂ©rieures Ă  celles obtenues avec l’ézĂ©timibe dans les populations intolĂ©rantes aux statines.

Dans les maladies athĂ©rosclĂ©reuses symptomatiques, les recommandations internationales identifient un bĂ©nĂ©fice Ă  l’ajout d’une inhibition de PCSK9 au traitement par statine lorsque le LDL-C est ≄1.8 mmol/L. Dans la maladie artĂ©rielle pĂ©riphĂ©rique, l’ajout aux statines rĂ©duit davantage les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires indĂ©sirables majeurs (MACE) et les Ă©vĂ©nements indĂ©sirables majeurs des membres (MALE), et amĂ©liore la distance de marche. Le rĂŽle de l’inhibition de PCSK9 dans les maladies anĂ©vrismales de l’aorte thoracique ou abdominale demeure un domaine de recherche Ă©mergent.

Classes pharmacologiques et mécanismes

Anticorps monoclonaux

L’évolocumab et l’alirocumab sont des anticorps monoclonaux entiĂšrement humains qui se lient Ă  la PCSK9 circulante et empĂȘchent son interaction avec le rĂ©cepteur hĂ©patique des LDL. Ils rĂ©duisent le LDL-C d’environ 50–60 %, y compris chez les patients recevant un traitement de fond par statine et chez ceux qui ne peuvent pas tolĂ©rer les statines, Ă  condition que l’expression hĂ©patique des rĂ©cepteurs des LDL soit conservĂ©e.

Les effets lipidiques supplémentaires comprennent :

  • Une rĂ©duction des triglycĂ©rides d’environ 25 %.

  • Une possible augmentation du cholestĂ©rol HDL.

  • Une rĂ©duction d’environ 25–30 % de la lipoprotĂ©ine(a), effet qui n’est pas partagĂ© dans la mĂȘme mesure par les statines.

Inclisiran

L’inclisiran est un petit ARN interfĂ©rent ciblant le foie. Il favorise la dĂ©gradation de l’ARN messager codant la PCSK9 et supprime ainsi la synthĂšse hĂ©patique de PCSK9. L’augmentation qui en rĂ©sulte de la disponibilitĂ© des rĂ©cepteurs des LDL rĂ©duit le LDL-C circulant.

Sa principale caractĂ©ristique pratique est sa durĂ©e d’action prolongĂ©e, permettant une administration deux fois par an. Il rĂ©duit le LDL-C et le cholestĂ©rol non-HDL jusqu’à environ 50 %, diminue l’apolipoprotĂ©ine B d’environ 20–40 % et exerce des effets variables sur les triglycĂ©rides et la lipoprotĂ©ine(a).

Approches expérimentales

Plusieurs autres approches d’inhibition de PCSK9 sont en cours de dĂ©veloppement :

Approche Exemple ou statut Mode d’administration ou stade de dĂ©veloppement
Anticorps monoclonal dirigĂ© contre la PCSK9 circulante Évolocumab, alirocumab Injection sous-cutanĂ©e ; approuvĂ©s et associĂ©s Ă  une rĂ©duction des Ă©vĂ©nements cardiovasculaires
Petite protéine de liaison Lerodalcibep Injection mensuelle ; développement de phase III
Peptide oral Peptide oral se liant à la PCSK9 Administration orale quotidienne ; développement de phase III
Vaccin Vaccin dirigĂ© contre la PCSK9 Injection annuelle ; phase I ; l’efficacitĂ© et la sĂ©curitĂ© restent Ă  dĂ©montrer
Inhibition de la synthÚse de PCSK9 médiée par un siRNA Inclisiran Injection deux fois par an ; développement de phase III et utilisation hypolipémiante approuvée
OligonuclĂ©otide antisens Inhibition de l’expression de PCSK9 Administration orale ou sous-cutanĂ©e ; dĂ©veloppement de phases I–II
Édition de base par CRISPR Suppression permanente de l’expression de PCSK9 Injection unique ; efficace chez les primates, Ă©tudes chez l’ĂȘtre humain en cours

Efficacité

Effets sur le LDL-C et les autres lipides

L’évolocumab et l’alirocumab rĂ©duisent le LDL-C d’environ 40–60 % lorsqu’ils sont ajoutĂ©s Ă  un traitement par statine, avec des rĂ©ductions d’environ 50–60 % rapportĂ©es dans un large Ă©ventail de traitements de fond. La rĂ©ponse est gĂ©nĂ©ralement similaire chez les personnes diabĂ©tiques et non diabĂ©tiques.

L’inclisiran entraĂźne une rĂ©duction supplĂ©mentaire du LDL-C d’environ 50 % chez les patients prĂ©sentant une ASCVD ou une HF qui reçoivent dĂ©jĂ  un traitement par statine ou un autre traitement hypolipĂ©miant. Dans les donnĂ©es combinĂ©es de phase III incluant des patients atteints d’HF hĂ©tĂ©rozygote ou d’ASCVD, l’inclisiran administrĂ© deux fois par an a rĂ©duit le LDL-C d’environ 50.5 % lorsqu’il Ă©tait ajoutĂ© Ă  un traitement par statine Ă  la dose maximale tolĂ©rĂ©e.

Effets sur les événements cardiovasculaires

Chez les patients prĂ©sentant une ASCVD cliniquement manifeste, l’évolocumab a rĂ©duit de 15 % par rapport au placebo le critĂšre composite associant dĂ©cĂšs cardiovasculaire, infarctus du myocarde, accident vasculaire cĂ©rĂ©bral, hospitalisation pour angor instable ou revascularisation coronaire. Le bĂ©nĂ©fice Ă©tait constant chez les patients diabĂ©tiques et non diabĂ©tiques. Au cours du suivi Ă  long terme, la rĂ©duction du critĂšre composite plus large associant dĂ©cĂšs cardiovasculaire, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cĂ©rĂ©bral Ă©tait d’environ 20 %, et l’effet sur la mortalitĂ© cardiovasculaire devenait statistiquement significatif.

Chez les patients ayant rĂ©cemment prĂ©sentĂ© un syndrome coronaire aigu, l’alirocumab a rĂ©duit le critĂšre composite associant dĂ©cĂšs cardiovasculaire, infarctus du myocarde, accident vasculaire cĂ©rĂ©bral ou hospitalisation pour angor instable, avec un rapport de risque de 0.85 par rapport au placebo. Dans le sous-groupe des patients diabĂ©tiques, la rĂ©duction relative Ă©tait similaire entre les diffĂ©rentes catĂ©gories glycĂ©miques, bien que le bĂ©nĂ©fice absolu ait Ă©tĂ© plus important chez les patients diabĂ©tiques que chez ceux prĂ©sentant un prĂ©diabĂšte ou une normoglycĂ©mie.

Une mĂ©ta-analyse d’essais randomisĂ©s Ă©valuant l’alirocumab ou l’évolocumab a montrĂ© une rĂ©duction d’environ 20 % des infarctus du myocarde et des accidents vasculaires cĂ©rĂ©braux ischĂ©miques. Elle n’a pas mis en Ă©vidence de rĂ©duction significative de la mortalitĂ© toutes causes ou de la mortalitĂ© cardiovasculaire au cours du suivi moyen rapportĂ© de 2.3 ans.

L’inclisiran a entraĂźnĂ© une rĂ©duction notable des MACE dans l’analyse combinĂ©e de phase III, mais son rĂŽle dĂ©finitif dans la maladie artĂ©rielle pĂ©riphĂ©rique ainsi que les donnĂ©es concernant les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires restent moins solidement Ă©tablis. Un essai Ă©valuant les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires est en cours.

DiabÚte et sécurité neurocognitive

Les anticorps monoclonaux anti-PCSK9 n’ont pas augmentĂ© l’incidence d’un diabĂšte nouvellement apparu dans les populations Ă©tudiĂ©es rapportĂ©es, y compris chez les personnes prĂ©sentant un prĂ©diabĂšte. Les donnĂ©es mĂ©ta-analytiques n’ont Ă©galement montrĂ© aucune association significative entre les inhibiteurs de PCSK9 et la survenue d’un diabĂšte.

Les Ă©valuations cognitives formelles rĂ©alisĂ©es avec l’évolocumab et l’alirocumab n’ont pas montrĂ© d’augmentation des troubles cognitifs par rapport au placebo, y compris chez les patients atteignant de trĂšs faibles concentrations de LDL-C. Le suivi Ă  long terme de l’évolocumab n’a pas non plus montrĂ© d’excĂšs d’évĂ©nements neurocognitifs, d’accidents vasculaires cĂ©rĂ©braux hĂ©morragiques, d’évĂ©nements musculaires, d’évĂ©nements indĂ©sirables graves ou de diabĂšte nouvellement apparu par rapport au placebo.

Traitement médicamenteux et utilisation pratique

Évolocumab

Les schémas posologiques rapportés sont les suivants :

  • 140 mg par voie sous-cutanĂ©e toutes les 2 semaines, ou

  • 420 mg par voie sous-cutanĂ©e une fois par mois.

Dans l’étude d’évaluation des Ă©vĂ©nements cardiovasculaires, l’évolocumab a Ă©tĂ© utilisĂ© chez des patients prĂ©sentant une maladie cardiovasculaire Ă©tablie et des facteurs de risque supplĂ©mentaires, recevant un traitement maximal par statine, avec ou sans Ă©zĂ©timibe, et ayant Ă  l’inclusion un LDL-C ≄1.8 mmol/L ou un cholestĂ©rol non-HDL ≄2.6 mmol/L.

Alirocumab

Les donnĂ©es sources Ă©tablissent que l’alirocumab est un anticorps monoclonal entiĂšrement humain approuvĂ©, utilisĂ© en association avec un traitement par statine Ă  la dose maximale tolĂ©rĂ©e, avec ou sans Ă©zĂ©timibe, notamment dans l’ASCVD Ă©tablie et l’HF. La source ne fournit pas de dose spĂ©cifique.

L’alirocumab a Ă©tĂ© Ă©valuĂ© aprĂšs un syndrome coronaire aigu chez des patients recevant un traitement de fond par statine dont le LDL-C Ă©tait ≄1.8 mmol/L, le cholestĂ©rol non-HDL ≄2.6 mmol/L ou l’apolipoprotĂ©ine B ≄80 mg/dL.

Inclisiran

L’inclisiran est administrĂ© par voie sous-cutanĂ©e deux fois par an. La source ne fournit pas de dose numĂ©rique.

Il est approuvĂ© en complĂ©ment d’un rĂ©gime alimentaire et d’un traitement par statine Ă  la dose maximale tolĂ©rĂ©e chez les patients atteints d’HF hĂ©tĂ©rozygote ou d’ASCVD nĂ©cessitant une rĂ©duction supplĂ©mentaire du LDL-C. Sa faible frĂ©quence d’administration peut contribuer Ă  surmonter les obstacles Ă  l’observance associĂ©s Ă  des injections plus frĂ©quentes.

Tolérance et effets indésirables

Les anticorps monoclonaux anti-PCSK9 sont généralement bien tolérés. Les effets indésirables rapportés comprennent :

  • RĂ©actions au site d’injection.

  • SymptĂŽmes pseudo-grippaux.

Ces effets surviennent chez environ 5 % des patients dans les données citées. De rares auto-anticorps ont été rapportés avec les anticorps monoclonaux entiÚrement humains.

L’inclisiran est Ă©galement gĂ©nĂ©ralement bien tolĂ©rĂ©, bien que les rĂ©actions au site d’injection surviennent plus frĂ©quemment qu’avec le placebo. La source ne fournit pas d’autres exigences de surveillance biologique ni de protocoles dĂ©taillĂ©s de prise en charge de ces rĂ©actions.

Recommandations des sociétés savantes

Syndrome coronaire chronique

Recommandation Classe Niveau
Utiliser un traitement par statine de forte intensitĂ© jusqu’à la dose maximale tolĂ©rĂ©e afin d’atteindre les objectifs de LDL-C I A
Ajouter l’ézĂ©timibe lorsque la cible n’est pas atteinte avec la dose maximale tolĂ©rĂ©e de statine I B
Ajouter un inhibiteur de PCSK9 lorsque la cible n’est pas atteinte malgrĂ© un traitement par statine Ă  la dose maximale tolĂ©rĂ©e et l’ézĂ©timibe I A
Viser un LDL-C <1.4 mmol/L (<55 mg/dL) et une rĂ©duction ≄50 % par rapport Ă  la valeur initiale I A
Envisager un objectif de LDL-C <1.0 mmol/L (<40 mg/dL) aprÚs un événement athérothrombotique récidivant malgré un traitement par statine à la dose maximale tolérée IIb B

AprĂšs un syndrome coronaire aigu

Le traitement hypolipĂ©miant doit ĂȘtre instaurĂ© ou poursuivi par une statine Ă  forte dose dĂšs que possible, indĂ©pendamment de la concentration initiale de LDL-C. La cible de LDL-C est <1.4 mmol/L (<55 mg/dL), associĂ©e Ă  une rĂ©duction d’au moins 50 % par rapport Ă  la valeur initiale.

Si la cible n’est pas atteinte aprĂšs 4–6 semaines de traitement par statine Ă  la dose maximale tolĂ©rĂ©e, l’ézĂ©timibe est recommandĂ©. Si l’objectif reste non atteint aprĂšs une pĂ©riode supplĂ©mentaire de traitement par statine et Ă©zĂ©timibe, l’ajout d’un inhibiteur de PCSK9 est recommandĂ©. Le traitement hypolipĂ©miant doit ĂȘtre intensifiĂ© au cours de l’hospitalisation initiale chez les patients qui recevaient dĂ©jĂ  ce type de traitement avant leur admission.

Chez les patients prĂ©sentant des Ă©vĂ©nements athĂ©rothrombotiques rĂ©cidivants dans les 2 ans suivant le premier syndrome coronaire aigu alors qu’ils reçoivent un traitement fondĂ© sur une statine Ă  la dose maximale tolĂ©rĂ©e, un objectif de LDL-C infĂ©rieur Ă  1.0 mmol/L (<40 mg/dL) peut ĂȘtre envisagĂ©.

Prévention secondaire au sens large

La réduction du risque cardiovasculaire selon les recommandations comprend :

  • Sevrage tabagique.

  • Alimentation saine de type mĂ©diterranĂ©en.

  • Limitation de la consommation d’alcool.

  • ActivitĂ© physique rĂ©guliĂšre, aĂ©robie et de renforcement musculaire.

  • RĂ©duction du temps passĂ© en position sĂ©dentaire.

  • RĂ©adaptation cardiaque structurĂ©e et multidisciplinaire aprĂšs un syndrome coronaire aigu.

  • ContrĂŽle de la pression artĂ©rielle, avec une cible de l’ESC infĂ©rieure Ă  130/80 mmHg.

  • ContrĂŽle glycĂ©mique, avec une cible d’HbA1c infĂ©rieure Ă  7.0 % comme indiquĂ© dans la source.

La stratĂ©gie hypolipĂ©miante doit ĂȘtre intĂ©grĂ©e Ă  ces mesures et non utilisĂ©e isolĂ©ment.

AccĂšs et choix du traitement

La source indique que l’évolocumab et l’alirocumab ont obtenu une autorisation rĂ©glementaire chez les patients prĂ©sentant une ASCVD clinique Ă©tablie ou une HF dont le LDL-C reste supĂ©rieur Ă  la cible malgrĂ© un traitement par statine Ă  la dose maximale tolĂ©rĂ©e, avec ou sans Ă©zĂ©timibe. L’inclisiran est approuvĂ© en complĂ©ment d’un rĂ©gime alimentaire et d’un traitement par statine Ă  la dose maximale tolĂ©rĂ©e chez les patients atteints d’HF hĂ©tĂ©rozygote ou d’ASCVD nĂ©cessitant une rĂ©duction supplĂ©mentaire du LDL-C.

Le choix entre les différents agents est influencé par :

  • Le degrĂ© de rĂ©duction du LDL-C nĂ©cessaire.

  • La prĂ©sence d’une ASCVD, d’un syndrome coronaire aigu ou d’une HF.

  • La dose maximale tolĂ©rĂ©e de statine.

  • L’utilisation antĂ©rieure d’ézĂ©timibe.

  • L’intolĂ©rance aux statines.

  • La frĂ©quence d’injection souhaitĂ©e.

  • Les considĂ©rations relatives Ă  l’observance.

Les anticorps monoclonaux nĂ©cessitent une administration toutes les 2 semaines ou une fois par mois, selon l’agent et le schĂ©ma posologique, tandis que l’inclisiran ne doit ĂȘtre administrĂ© que deux fois par an. Le schĂ©ma moins frĂ©quent de l’inclisiran peut ĂȘtre avantageux lorsque les injections frĂ©quentes en auto-administration constituent un obstacle, bien que les donnĂ©es dĂ©finitives concernant les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires soient encore en cours d’évaluation.

Pronostic et suivi

L’inhibition de PCSK9 amĂ©liore le profil de risque cardiovasculaire principalement grĂące Ă  une rĂ©duction importante du LDL-C. L’évolocumab et l’alirocumab rĂ©duisent les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires chez les patients prĂ©sentant une ASCVD Ă©tablie et procurent un bĂ©nĂ©fice dans les sous-groupes diabĂ©tiques concernĂ©s, sans augmenter le risque de diabĂšte nouvellement apparu. Les donnĂ©es Ă  long terme de l’évolocumab soutiennent la persistance du bĂ©nĂ©fice au cours d’un suivi prolongĂ©, avec notamment une rĂ©duction des dĂ©cĂšs cardiovasculaires dans l’analyse d’extension rapportĂ©e.

Le suivi doit évaluer :

  • L’atteinte de l’objectif de LDL-C et de la rĂ©duction en pourcentage requise par rapport Ă  la valeur initiale.

  • L’observance du traitement de fond par statine et Ă©zĂ©timibe.

  • La tolĂ©rance, notamment les rĂ©actions au site d’injection et les symptĂŽmes pseudo-grippaux.

  • Le contrĂŽle continu des facteurs de risque cardiovasculaire.

  • La nĂ©cessitĂ© d’intensifier le traitement lorsque le LDL-C reste supĂ©rieur Ă  la cible.

Pour l’inclisiran, les donnĂ©es favorables concernant la rĂ©duction du LDL-C et la tolĂ©rance appuient son utilisation dans les populations approuvĂ©es, mais la source prĂ©cise que les Ă©tudes portant sur les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires sont encore attendues ou en cours. En consĂ©quence, les dĂ©cisions thĂ©rapeutiques doivent distinguer les donnĂ©es Ă©tablies de rĂ©duction des Ă©vĂ©nements avec les anticorps monoclonaux des donnĂ©es actuellement en cours d’acquisition concernant les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires avec l’inclisiran.

Auteurs

EBM AI
Evidensbaserad AI-agent

Mis à jour 6 août 2026