Définition et physiopathologie
Lâinfarctus du myocarde (IM) pĂ©riprocĂ©dural est une nĂ©crose myocardique temporellement liĂ©e Ă une revascularisation coronaire. Il peut survenir aprĂšs une intervention coronaire percutanĂ©e (ICP) ou un pontage aortocoronarien (PAC), et est classĂ© dans le cadre de la dĂ©finition universelle de lâIM comme suit :
IM de type 4a : IM lié à une ICP.
IM de type 4b : IM causé par une thrombose de stent.
IM de type 4c : IM associé à une resténose intrastent.
IM de type 5 : IM lié à un PAC.
Les Ă©vĂ©nements de type 4b et de type 4c rĂ©pondent aux critĂšres de lâIM de type 1. Une lĂ©sion myocardique procĂ©durale peut Ă©galement survenir sans atteindre le seuil diagnostique de lâIM pĂ©riprocĂ©dural. Cette distinction est cliniquement importante, car lâĂ©lĂ©vation de la troponine cardiaque aprĂšs revascularisation est frĂ©quente et peut traduire une lĂ©sion myocardique procĂ©durale plutĂŽt quâun infarctus cliniquement significatif.
Mécanismes de la lésion
La lĂ©sion procĂ©durale peut rĂ©sulter dâune altĂ©ration aiguĂ« du dĂ©bit coronaire. Les mĂ©canismes comprennent :
Dissection coronaire avec obstruction de la vraie lumiĂšre
Occlusion dâune artĂšre Ă©picardique majeure ou dâun greffon
Occlusion dâune branche secondaire ou thrombus
Interruption du flux collatéral
Embolisation distale
Thrombose de stent
Occlusion du greffon aprĂšs PAC
PhĂ©nomĂšne de no-reflow malgrĂ© la levĂ©e dâune stĂ©nose Ă©picardique apparente limitant le dĂ©bit
Les consĂ©quences cliniques dĂ©pendent de la quantitĂ© de myocarde viable vascularisĂ©e par le vaisseau atteint et de lâimportance de la circulation collatĂ©rale. Une perte brutale du dĂ©bit peut entraĂźner une dĂ©gradation rapide lorsquâun vaste territoire myocardique est menacĂ©. Le collapsus cardiovasculaire aprĂšs Ă©chec dâune ICP est plus probable en prĂ©sence dâune grande masse myocardique Ă risque, dâune stĂ©nose initiale sĂ©vĂšre, dâune coronaropathie pluritronculaire ou dâune atteinte diffuse.
Le phĂ©nomĂšne de no-reflow correspond Ă une altĂ©ration de la perfusion myocardique antĂ©rograde en lâabsence de stĂ©nose Ă©picardique limitant le dĂ©bit. Il est particuliĂšrement associĂ© aux interventions sur des greffons de veine saphĂšne dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s, Ă lâathĂ©rectomie rotationnelle et aux procĂ©dures rĂ©alisĂ©es dans le contexte dâun IM aigu. Lâembolisation distale de matĂ©riel athĂ©romateux ou thrombotique constitue un mĂ©canisme important parmi ceux proposĂ©s. Le no-reflow peut entraĂźner des consĂ©quences dĂ©favorables majeures Ă court et Ă long terme, notamment une augmentation substantielle du risque dâIM pĂ©riprocĂ©dural et de dĂ©cĂšs.
ĂlĂ©vation de la troponine et lĂ©sion myocardique
LâĂ©lĂ©vation de la troponine cardiaque aprĂšs ICP ou PAC peut traduire une lĂ©sion myocardique procĂ©durale. Lâimagerie cardiaque par rĂ©sonance magnĂ©tique avec rehaussement tardif au gadolinium a dĂ©montrĂ© lâexistence de lĂ©sions procĂ©durales chez des patients soumis Ă lâune ou lâautre de ces interventions, et lâĂ©lĂ©vation postprocĂ©durale de la cTnI est corrĂ©lĂ©e aux signes de lĂ©sion observĂ©s en rĂ©sonance magnĂ©tique cardiaque.
LâinterprĂ©tation est plus difficile lorsque la troponine initiale est dĂ©jĂ Ă©levĂ©e, comme lors dâun IM aigu. Si la concentration prĂ©procĂ©durale est supĂ©rieure Ă la limite supĂ©rieure de rĂ©fĂ©rence du 99e percentile, elle doit ĂȘtre stable ou dĂ©croissante avant quâune Ă©lĂ©vation ultĂ©rieure puisse ĂȘtre attribuĂ©e de maniĂšre fiable Ă une lĂ©sion procĂ©durale aiguĂ«. MĂȘme dans ce cas, il peut ĂȘtre impossible de dĂ©terminer prĂ©cisĂ©ment quelle proportion de lâaugmentation postprocĂ©durale rĂ©sulte de lâIM initial et quelle proportion est liĂ©e Ă lâintervention.
CritĂšres diagnostiques
Principes généraux
Pour les événements survenant dans les 48 heures suivant la procédure initiale, le diagnostic nécessite à la fois :
Une Ă©lĂ©vation dĂ©finie de la troponine aprĂšs la procĂ©dure, avec des seuils diffĂ©rents pour lâICP et le PAC ; et
Au moins un indicateur supplĂ©mentaire dâune nouvelle ischĂ©mie myocardique ou dâune complication coronaire procĂ©durale.
Lorsque la troponine préprocédurale est élevée mais stable ou décroissante, le taux postprocédural doit montrer à la fois le seuil absolu requis et une augmentation de plus de 20% par rapport à la valeur initiale.
IM de type 4a aprĂšs ICP
Chez un patient dont la cTn initiale est normale, lâIM de type 4a est dĂ©fini par :
Une cTn supérieure à 5 fois la limite supérieure de référence du 99e percentile ; et
Au moins un des éléments suivants :
Nouvelles ondes Q pathologiques
Signes dâimagerie dâune nouvelle perte de myocarde viable ou dâune nouvelle anomalie de la cinĂ©tique segmentaire dans un territoire ischĂ©mique
Signes angiographiques dâune complication procĂ©durale limitant le dĂ©bit
Si la cTn initiale est élevée mais stable ou décroissante, la cTn postprocédurale doit augmenter de plus de 20%, tout en dépassant 5 fois la limite supérieure de référence du 99e percentile.
De nouvelles ondes Q pathologiques peuvent Ă elles seules satisfaire Ă la dĂ©finition de lâIM de type 4a lorsque la cTn est Ă©levĂ©e et en augmentation, mais reste infĂ©rieure au seuil biologique prĂ©dĂ©fini.
IM de type 5 aprĂšs PAC
Pour le PAC, lâIM de type 5 est dĂ©fini par :
Une cTn supérieure à 10 fois la limite supérieure de référence du 99e percentile chez un patient dont la cTn initiale est normale ; et
Au moins un des éléments suivants :
Nouvelle occlusion du greffon ou nouvelle occlusion coronaire native documentée par angiographie
Signes dâimagerie dâune nouvelle perte de myocarde viable ou dâune nouvelle anomalie de la cinĂ©tique segmentaire dans un territoire ischĂ©mique
Lorsque la cTn initiale est Ă©levĂ©e mais stable ou dĂ©croissante, une augmentation de plus de 20% est requise, en plus dâune valeur postprocĂ©durale absolue supĂ©rieure Ă 10 fois la limite supĂ©rieure de rĂ©fĂ©rence du 99e percentile.
De nouvelles ondes Q pathologiques isolĂ©es peuvent satisfaire Ă la dĂ©finition de lâIM de type 5 lorsque la cTn est Ă©levĂ©e et en augmentation, mais nâatteint pas le seuil spĂ©cifiĂ©.
IM cliniquement pertinent aprĂšs ICP
Une dĂ©finition plus stricte de la SCAI identifie lâIM cliniquement pertinent aprĂšs ICP sur la base de lâun des critĂšres suivants :
CK-MB au moins égale à 10 fois la limite supérieure de la normale ; ou
cTn I ou T au moins égale à 70 fois la limite supérieure de la normale.
Un seuil biologique infĂ©rieur peut ĂȘtre utilisĂ© lorsquâil sâaccompagne de nouvelles ondes Q pathologiques dans au moins deux dĂ©rivations ECG contiguĂ«s ou dâun nouveau bloc de branche gauche :
CK-MB au moins égale à 5 fois la limite supérieure de la normale ; ou
cTn au moins égale à 35 fois la limite supérieure de la normale.
Ces dĂ©finitions alternatives ne doivent pas ĂȘtre confondues avec la dĂ©finition universelle, car leurs seuils et leurs exigences associĂ©es diffĂšrent.
Présentation clinique
LâIM pĂ©riprocĂ©dural peut ĂȘtre cliniquement manifeste ou silencieux. Les manifestations cliniques comprennent :
RĂ©apparition ou persistance dâune douleur thoracique
Nouvelles anomalies ECG ischémiques
Compromission hémodynamique
Défaillance ventriculaire
Instabilité électrique ou arythmie menaçant le pronostic vital
Dégradation brutale due à une occlusion aiguë du vaisseau, une perforation ou un phénomÚne de no-reflow
AprĂšs une ICP, la douleur thoracique est relativement frĂ©quente et ne suffit pas, Ă elle seule, Ă Ă©tablir la prĂ©sence dâune ischĂ©mie rĂ©cidivante ou dâun IM. Elle nĂ©cessite nĂ©anmoins une Ă©valuation immĂ©diate, car une ischĂ©mie rĂ©cidivante peut rĂ©sulter dâune thrombose aiguĂ« ou subaiguĂ« du stent, dâune dissection rĂ©siduelle, dâun prolapsus de plaque, de lâocclusion dâune branche secondaire, dâun thrombus au site de traitement ou dâune coronaropathie rĂ©siduelle non traitĂ©e.
AprĂšs un PAC, la prĂ©sentation peut ĂȘtre masquĂ©e par la douleur postopĂ©ratoire, la sĂ©dation ou des perturbations hĂ©modynamiques concomitantes. Une Ă©lĂ©vation importante de la troponine est particuliĂšrement prĂ©occupante lorsquâelle sâaccompagne de difficultĂ©s de sevrage de la circulation extracorporelle, dâanastomoses techniquement difficiles, de signes pĂ©riopĂ©ratoires dâischĂ©mie ou dâautres complications opĂ©ratoires.
Ăvaluation et examen clinique
LâĂ©valuation initiale doit prĂ©ciser :
Le moment de survenue et la nature des symptĂŽmes par rapport Ă lâICP ou au PAC
La prĂ©sence dâune douleur ischĂ©mique rĂ©cidivante
La stabilité hémodynamique
Les signes de défaillance ventriculaire
LâinstabilitĂ© Ă©lectrique ou lâarythmie
Les complications procédurales ou opératoires potentielles
La concentration préprocédurale de troponine et son évolution
Lâexamen clinique doit rechercher principalement les signes de compromission hĂ©modynamique, dâinsuffisance cardiaque et les complications pouvant accompagner une ischĂ©mie procĂ©durale. AprĂšs une ICP, une dĂ©gradation rapide peut accompagner une perforation coronaire, susceptible dâentraĂźner une tamponnade cardiaque et un collapsus en quelques minutes. AprĂšs un PAC, lâIM pĂ©riprocĂ©dural revĂȘt une importance pronostique particuliĂšre lorsquâil est associĂ© Ă des complications hĂ©modynamiques ou rythmiques, ou Ă une dysfonction prĂ©existante du VG.
Un nouvel Ă©panchement pĂ©ricardique aprĂšs un IM ou une intervention influence Ă©galement la prise en charge antithrombotique. En cas de pĂ©ricardite post-infarctus, un Ă©panchement dâau moins 1 cm ou un Ă©panchement en augmentation doit gĂ©nĂ©ralement conduire Ă lâarrĂȘt de lâanticoagulation, sauf indication forte de sa poursuite ; dans ce cas, une surveillance Ă©troite Ă la recherche dâune tamponnade et une Ă©valuation attentive des paramĂštres de coagulation sont nĂ©cessaires.
Examens diagnostiques
Ălectrocardiographie
Un ECG Ă 12 dĂ©rivations constitue lâexamen immĂ©diat en cas de douleur thoracique aprĂšs une ICP. De nouvelles modifications ECG ischĂ©miques Ă©tayent le diagnostic dâIM de type 4a lorsque le seuil de troponine requis est atteint. De nouvelles ondes Q pathologiques tĂ©moignent dâune lĂ©sion myocardique aprĂšs une ICP ou un PAC et peuvent, Ă elles seules, satisfaire Ă la dĂ©finition de lâIM procĂ©dural lorsque la troponine est Ă©levĂ©e et en augmentation, mais reste infĂ©rieure au seuil biologique formel.
Un nouveau bloc de branche gauche est inclus dans la dĂ©finition plus stricte de la SCAI lorsquâil sâaccompagne de lâĂ©lĂ©vation biologique spĂ©cifiĂ©e.
Coronarographie
Lorsquâune ischĂ©mie rĂ©cidivante est suspectĂ©e aprĂšs une ICP, la coronarographie est la mĂ©thode la plus rapide pour en identifier la cause. Elle peut mettre en Ă©vidence :
Une thrombose aiguë ou subaiguë du stent
Une dissection résiduelle ou propagée
Une occlusion dâun vaisseau majeur
Une occlusion de branche secondaire
Un thrombus au site de traitement
Une embolisation distale
Un phénomÚne de no-reflow
Une maladie résiduelle non traitée
AprĂšs un PAC, la coronarographie peut montrer une nouvelle occlusion du greffon ou une occlusion coronaire native, lâune ou lâautre Ă©tayant le diagnostic dâIM de type 5 lorsque le seuil biologique et les autres critĂšres diagnostiques sont remplis.
Ăchocardiographie et autres examens dâimagerie
Les signes dâimagerie en faveur dâun IM procĂ©dural comprennent :
Une nouvelle perte de myocarde viable
Une nouvelle anomalie de la cinétique segmentaire dans un territoire ischémique
Lâimagerie cardiaque par rĂ©sonance magnĂ©tique avec rehaussement tardif au gadolinium peut mettre en Ă©vidence une lĂ©sion myocardique procĂ©durale aprĂšs une ICP ou un PAC. Elle est particuliĂšrement utile pour identifier une lĂ©sion myocardique lorsque lâinterprĂ©tation des variations biologiques est incertaine, bien que le document source ne prĂ©cise pas de protocole diagnostique systĂ©matique.
Biomarqueurs et résultats biologiques
Troponine cardiaque
La troponine joue un rÎle central dans le diagnostic, mais son interprétation dépend :
De la procédure réalisée
De la concentration initiale de cTn
Du caractÚre stable, croissant ou décroissant de la valeur initiale
De la valeur postprocédurale absolue
De la prĂ©sence dâarguments ECG, dâimagerie ou angiographiques concordants
Les seuils pertinents sont résumés ci-dessous.
| Procédure et classification | cTn initiale normale | cTn initiale élevée mais stable ou décroissante |
|---|---|---|
| IM de type 4a aprĂšs ICP | cTn >5 Ă URL du 99e percentile | augmentation >20% et valeur absolue >5 Ă URL du 99e percentile |
| IM de type 5 aprĂšs PAC | cTn >10 Ă URL du 99e percentile | augmentation >20% et valeur absolue >10 Ă URL du 99e percentile |
Une Ă©lĂ©vation de la troponine sans arguments ischĂ©miques, dâimagerie ou angiographiques constitue une lĂ©sion myocardique procĂ©durale plutĂŽt quâun IM pĂ©riprocĂ©dural certain. Une Ă©lĂ©vation isolĂ©e importante de la cTn aprĂšs un PAC, mĂȘme en lâabsence des autres critĂšres formels, indique une lĂ©sion procĂ©durale dâimportance pronostique.
LâinterprĂ©tation doit tenir compte de la mĂ©thode de dosage. AprĂšs un PAC, les concentrations postopĂ©ratoires rapportĂ©es de cTnI peuvent ĂȘtre nettement supĂ©rieures Ă celles de cTnT, ce qui souligne que les seuils ne peuvent pas ĂȘtre transposĂ©s dâune mĂ©thode Ă lâautre sans tenir compte du dosage utilisĂ©.
CK-MB
Une Ă©lĂ©vation asymptomatique de la CK-MB infĂ©rieure Ă 5 fois la limite supĂ©rieure de la normale survient aprĂšs une ICP techniquement rĂ©ussie dans environ 3%â11% des cas et semble avoir peu de consĂ©quences cliniques. Des degrĂ©s plus importants de nĂ©crose myocardique sont associĂ©s Ă une mortalitĂ© accrue Ă un an et doivent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme cliniquement significatifs dans le contexte appropriĂ©.
Les Ă©lĂ©vations de la troponine surviennent plus frĂ©quemment que celles de la CK-MB aprĂšs une ICP, mais la valeur pronostique additionnelle de la troponine par rapport Ă lâĂ©lĂ©vation de la CK-MB est moins clairement Ă©tablie dans le document source. LâIM spontanĂ© aprĂšs une ICP revĂȘt une importance pronostique supĂ©rieure Ă celle dâune Ă©lĂ©vation enzymatique pĂ©riprocĂ©durale isolĂ©e.
AprÚs un PAC, les critÚres diagnostiques reposent principalement sur une troponine cardiaque ou une CK-MB supérieure à 10 fois la limite supérieure de la normale, associée à de nouvelles ondes Q, à une nouvelle dysfonction myocardique objective ou à une occlusion du greffon démontrée par imagerie ou angiographie.
Complications procĂ©durales associĂ©es Ă lâIM pĂ©riprocĂ©dural
Dissection coronaire
Lâextension profonde dâune dissection coronaire dans la mĂ©dia ou lâadventice peut compromettre la vraie lumiĂšre et provoquer une ischĂ©mie. La plupart des dissections intraprocĂ©durales peuvent ĂȘtre traitĂ©es rapidement par implantation dâun stent, mais une dissection rĂ©siduelle significative reste cliniquement importante. Elle augmente le risque dâIM postprocĂ©dural, de PAC en urgence, de thrombose de stent et de dĂ©cĂšs.
Perforation coronaire
Une perforation survient dans environ 0,2%â0,5% des procĂ©dures dâICP et est plus frĂ©quente avec les dispositifs dâathĂ©roablation et les guides hydrophiles quâavec lâangioplastie au ballon ou les guides conventionnels. Selon la vitesse dâextravasation, une tamponnade et un collapsus hĂ©modynamique peuvent apparaĂźtre en quelques minutes. Une reconnaissance et un traitement immĂ©diats sont essentiels.
No-reflow
Le no-reflow survient dans jusquâĂ 2%â3% des procĂ©dures dâICP. Il est associĂ© Ă un risque nettement accru dâIM pĂ©riprocĂ©dural et de dĂ©cĂšs. Le nitroprussiate de sodium intracoronaire et dâautres approches pharmacologiques ont Ă©tĂ© utilisĂ©s, mais leur efficacitĂ© pour rĂ©duire les Ă©vĂ©nements indĂ©sirables ultĂ©rieurs reste dĂ©battue.
Occlusion brutale et thrombose de stent
Bien que les stents coronaires aient rĂ©duit la frĂ©quence des occlusions brutales, une perte aiguĂ« du dĂ©bit peut encore survenir en raison dâune dissection, dâun thrombus, de lâocclusion dâune branche secondaire, dâune embolisation distale ou dâune perforation. Une thrombose de stent aprĂšs la sortie peut entraĂźner des consĂ©quences cliniques sĂ©vĂšres, selon la quantitĂ© de myocarde vascularisĂ©e par lâartĂšre stentĂ©e.
Défaillance du greffon aprÚs PAC
Une nouvelle occlusion du greffon constitue un Ă©lĂ©ment angiographique dĂ©finissant lâIM de type 5 lorsquâelle sâaccompagne de lâĂ©lĂ©vation requise de la troponine. La maladie tardive des greffons est Ă©galement une cause majeure de rĂ©cidive des symptĂŽmes et de rĂ©intervention. Chez les patients prĂ©sentant une dĂ©faillance dâun greffon de veine saphĂšne nĂ©cessitant une nouvelle revascularisation, lâICP de lâartĂšre coronaire native est prĂ©fĂ©rĂ©e lorsquâelle est rĂ©alisable, en raison de taux de complications plus faibles et dâune meilleure permĂ©abilitĂ© Ă long terme que lâICP du greffon veineux saphĂšne.
Traitement et prise en charge
La prise en charge dĂ©pend de la nature de lâĂ©vĂ©nement : simple Ă©lĂ©vation biologique non compliquĂ©e, lĂ©sion myocardique procĂ©durale cliniquement significative ou complication ischĂ©mique aiguĂ« nĂ©cessitant une revascularisation urgente.
Prise en charge immédiate aprÚs une ICP
Toute nouvelle douleur thoracique aprĂšs une ICP nĂ©cessite la rĂ©alisation immĂ©diate dâun ECG Ă 12 dĂ©rivations. Lorsquâune ischĂ©mie rĂ©cidivante est suspectĂ©e, une coronarographie urgente doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e afin dâidentifier et de traiter la cause sous-jacente. Les mĂ©canismes probables comprennent une thrombose de stent, une dissection rĂ©siduelle, un prolapsus de plaque, lâocclusion dâune branche secondaire, un thrombus, une embolisation distale, un phĂ©nomĂšne de no-reflow ou une maladie rĂ©siduelle non traitĂ©e.
Le document source souligne que le PAC en urgence ou en urgence diffĂ©rĂ©e aprĂšs une ICP est dĂ©sormais rare. Il est rĂ©servĂ© aux complications catastrophiques telles quâune perforation coronaire, une dissection sĂ©vĂšre ou une occlusion brutale lorsque la situation ne peut pas ĂȘtre correctement prise en charge par voie percutanĂ©e.
Prise en charge immédiate aprÚs un PAC
Une Ă©lĂ©vation importante de la troponine en postopĂ©ratoire doit ĂȘtre interprĂ©tĂ©e en fonction des Ă©lĂ©ments suivants :
Nouvelles anomalies ECG
Nouvelle dysfonction segmentaire ou nouvelle perte de myocarde viable
Occlusion du greffon ou dâune artĂšre coronaire native
Difficultés de sevrage de la circulation extracorporelle
Anastomoses techniquement difficiles
Signes pĂ©riopĂ©ratoires dâischĂ©mie
Complications hémodynamiques ou rythmiques
Ces constatations doivent conduire Ă réévaluer cliniquement lâintervention et Ă envisager des examens diagnostiques supplĂ©mentaires Ă la recherche dâun IM de type 5.
Revascularisation en urgence
Lorsquâune complication procĂ©durale entraĂźne une ischĂ©mie persistante, une compromission hĂ©modynamique ou une occlusion imminente dâun vaisseau vascularisant une masse myocardique importante, une revascularisation urgente est requise lorsquâelle est rĂ©alisable.
AprĂšs Ă©chec dâune ICP dans un SCA sans sus-dĂ©calage du segment ST, un PAC en urgence est raisonnable en prĂ©sence dâune ischĂ©mie persistante, dâune compromission hĂ©modynamique ou dâune occlusion imminente dâune artĂšre vascularisant une masse myocardique importante, chez un patient pouvant ĂȘtre opĂ©rĂ©.
Un PAC en urgence ne doit pas ĂȘtre rĂ©alisĂ© aprĂšs Ă©chec dâune ICP primaire en lâabsence dâischĂ©mie ou de vaste territoire myocardique Ă risque, ou lorsque la chirurgie nâest pas techniquement rĂ©alisable en raison dâun no-reflow ou de mauvais lits dâaval.
Dans le STEMI, un PAC en urgence ou en urgence diffĂ©rĂ©e peut ĂȘtre efficace lorsque lâICP nâest pas rĂ©alisable ou a Ă©chouĂ© et quâune vaste zone de myocarde reste Ă risque. LâICP reste bĂ©nĂ©fique en cas de STEMI compliquĂ© dâune ischĂ©mie persistante, dâune insuffisance cardiaque aiguĂ« sĂ©vĂšre ou dâune arythmie menaçant le pronostic vital, quel que soit le dĂ©lai depuis le dĂ©but des symptĂŽmes.
Traitement antithrombotique aprĂšs une ICP
LâICP est rĂ©alisĂ©e sous traitement antithrombotique afin de rĂ©duire la formation de thrombus coronaire. Le document source mentionne :
Lâaspirine
Un antagoniste des récepteurs P2Y12
Un agent antithrombinique
AprĂšs lâimplantation dâun stent actif :
Lâaspirine doit ĂȘtre poursuivie indĂ©finiment.
Un antagoniste des rĂ©cepteurs P2Y12 doit idĂ©alement ĂȘtre poursuivi quotidiennement pendant un an.
La poursuite dâune bithĂ©rapie antiplaquettaire pendant 30 mois au maximum peut apporter un bĂ©nĂ©fice supplĂ©mentaire, mais augmente le risque hĂ©morragique. Des durĂ©es de traitement plus courtes peuvent ĂȘtre appropriĂ©es chez les patients Ă haut risque hĂ©morragique ou nĂ©cessitant une anticoagulation orale au long cours.
Si le traitement antiplaquettaire doit ĂȘtre interrompu, le cas doit ĂȘtre réévaluĂ© avec lâopĂ©rateur de lâICP et un plan coordonnĂ© doit ĂȘtre Ă©tabli. Lâinterruption doit ĂȘtre aussi brĂšve que le permet la situation clinique, car le risque de thrombose du stent dĂ©pend des dimensions du stent, de la complexitĂ© de la lĂ©sion, du diabĂšte, de lâĂąge, de la technique procĂ©durale, de lâobservance et de la rĂ©ponse individuelle Ă lâinhibition plaquettaire.
AprĂšs un PAC rĂ©alisĂ© pour un syndrome coronarien aigu, une bithĂ©rapie antiplaquettaire doit ĂȘtre reprise et poursuivie pendant 12 mois chez les patients nâayant pas dâindication au long cours dâune anticoagulation orale.
Péricardite post-infarctus
Une pĂ©ricardite peut survenir du premier jour jusquâĂ huit semaines aprĂšs un STEMI. Une douleur est plus Ă©vocatrice dâune pĂ©ricardite lorsquâelle irradie vers la crĂȘte du trapĂšze, sâaggrave Ă lâinspiration et sâamĂ©liore en position assise penchĂ©e en avant.
Au dĂ©but de la pĂ©riode suivant un STEMI, le traitement traditionnel consiste en aspirine Ă des doses supĂ©rieures Ă celles utilisĂ©es habituellement aprĂšs un infarctus, par exemple 650 mg par voie orale jusquâĂ toutes les quatre heures, associĂ©e Ă un inhibiteur de la pompe Ă protons pendant deux Ă quatre semaines. La colchicine est de plus en plus utilisĂ©e comme traitement adjuvant et est recommandĂ©e dans les recommandations rĂ©centes pour la pĂ©ricardite tardive, dĂ©finie dans le document source comme survenant plus dâune semaine aprĂšs lâinfarctus, pendant au moins trois mois.
Les anti-inflammatoires non stĂ©roĂŻdiens et les corticostĂ©roĂŻdes doivent ĂȘtre Ă©vitĂ©s au dĂ©but de la pĂ©riode post-infarctus, car ils peuvent interfĂ©rer avec la cicatrisation myocardique. Lâanticoagulation augmente le risque de pĂ©ricardite hĂ©morragique, bien que la prĂ©sence dâun frottement pĂ©ricardique isolĂ© ne contre-indique pas absolument le traitement anticoagulant.
Choix entre ICP et PAC aprÚs des complications procédurales
Le choix entre une nouvelle ICP et un PAC doit ĂȘtre individualisĂ© dans le cadre dâune concertation multidisciplinaire de type « heart team » rĂ©unissant cardiologues interventionnels et chirurgiens cardiaques.
Facteurs en faveur du PAC
Le PAC est favorisé par :
Le diabĂšte
Une FEVG inférieure à 35%
Une contre-indication à la bithérapie antiplaquettaire
Une resténose intrastent diffuse
Une calcification coronaire sévÚre
LâimpossibilitĂ© dâobtenir une revascularisation complĂšte par ICP
La nĂ©cessitĂ© concomitante dâune chirurgie valvulaire ou aortique
Une coronaropathie pluritronculaire complexe
Une atteinte significative du tronc commun gauche chez un patient pouvant ĂȘtre opĂ©rĂ©
Dans la maladie ischĂ©mique stable avec coronaropathie pluritronculaire et dysfonction systolique sĂ©vĂšre du VG, dĂ©finie par une FEVG infĂ©rieure Ă 35%, le PAC est recommandĂ© pour amĂ©liorer la survie. Le PAC est Ă©galement recommandĂ© en cas de stĂ©nose significative du tronc commun gauche, tandis quâune ICP peut ĂȘtre raisonnable chez des patients sĂ©lectionnĂ©s lorsquâelle permet dâobtenir un degrĂ© de revascularisation Ă©quivalent.
Facteurs en faveur de lâICP
LâICP offre une morbiditĂ© initiale plus faible, une rĂ©cupĂ©ration plus rapide, un risque dâaccident vasculaire cĂ©rĂ©bral infĂ©rieur Ă celui du PAC et Ă©vite la rĂ©cupĂ©ration chirurgicale. Elle est frĂ©quemment utilisĂ©e en cas dâatteinte monotronculaire ou bitronculaire, ainsi que dans certaines atteintes tritronculaires ou du tronc commun gauche. Toutefois, comparativement au PAC, lâICP est associĂ©e Ă davantage de revascularisations itĂ©ratives, Ă une revascularisation moins complĂšte et Ă un soulagement lĂ©gĂšrement moindre de lâangor.
En cas de maladie pluritronculaire complexe, notamment en prĂ©sence dâun diabĂšte, le PAC offre gĂ©nĂ©ralement de meilleurs rĂ©sultats Ă long terme que lâICP. Dans les maladies moins complexes, en particulier lorsque le score SYNTAX est infĂ©rieur ou Ă©gal Ă 22, les rĂ©sultats de lâICP peuvent ĂȘtre comparables Ă ceux du PAC chez des patients correctement sĂ©lectionnĂ©s.
Recommandations des sociétés savantes
Les principales recommandations pertinentes pour lâIM pĂ©riprocĂ©dural et la prise en charge urgente sont rĂ©sumĂ©es ci-dessous.
| Situation clinique | Recommandation | Classe | Niveau |
|---|---|---|---|
| STEMI stable se prĂ©sentant 12â24 heures aprĂšs le dĂ©but des symptĂŽmes | LâICP est raisonnable pour amĂ©liorer le pronostic | IIa | B-NR |
| STEMI avec ischĂ©mie persistante, insuffisance cardiaque aiguĂ« sĂ©vĂšre ou arythmie menaçant le pronostic vital | LâICP peut ĂȘtre bĂ©nĂ©fique quel que soit le dĂ©lai depuis le dĂ©but des symptĂŽmes | IIa | C-EO |
| STEMI lorsque lâICP nâest pas rĂ©alisable ou a Ă©chouĂ©, avec une grande masse myocardique Ă risque | Un PAC en urgence ou en urgence diffĂ©rĂ©e peut ĂȘtre efficace | IIa | B-NR |
| STEMI stable et asymptomatique avec artĂšre responsable occluse plus de 24 heures aprĂšs le dĂ©but des symptĂŽmes et sans ischĂ©mie sĂ©vĂšre | LâICP ne doit pas ĂȘtre rĂ©alisĂ©e | III : absence de bĂ©nĂ©fice | B-R |
| PAC en urgence aprĂšs Ă©chec dâune ICP primaire, sans ischĂ©mie ni vaste territoire myocardique Ă risque | Ne doit pas ĂȘtre rĂ©alisĂ© | III : nocif | â |
| PAC en urgence aprĂšs Ă©chec dâune ICP primaire lorsque la chirurgie est irrĂ©alisable en raison dâun no-reflow ou de mauvais lits dâaval | Ne doit pas ĂȘtre rĂ©alisĂ© | III : nocif | â |
| STEMI stable sĂ©lectionnĂ© avec maladie pluritronculaire aprĂšs ICP primaire rĂ©ussie | Une ICP diffĂ©rĂ©e dâune stĂ©nose significative dâune artĂšre non responsable de lâinfarctus est recommandĂ©e | I | A |
| Maladie pluritronculaire complexe des artĂšres non responsables de lâinfarctus aprĂšs ICP primaire rĂ©ussie | Un PAC programmĂ© est raisonnable chez des patients sĂ©lectionnĂ©s | IIa | C-EO |
| Maladie pluritronculaire de faible complexitĂ© chez un patient prĂ©sentant un STEMI stable | Une ICP dâune artĂšre non responsable de lâinfarctus au cours de la procĂ©dure primaire peut ĂȘtre envisagĂ©e | IIb | B-R |
| STEMI avec choc cardiogĂ©nique | Une ICP systĂ©matique dâune artĂšre non responsable de lâinfarctus au cours de lâICP primaire ne doit pas ĂȘtre rĂ©alisĂ©e | III : nocif | B-R |
| STEMI | La thrombectomie dâaspiration systĂ©matique avant lâICP primaire nâest pas utile | III : absence de bĂ©nĂ©fice | A |
| SCA sans sus-dĂ©calage du segment ST Ă haut risque pouvant ĂȘtre revascularisĂ© | Une stratĂ©gie invasive visant la revascularisation est indiquĂ©e | I | A |
| SCA sans sus-décalage du segment ST avec choc cardiogénique | Une revascularisation en urgence est recommandée | I | B-R |
| SCA sans sus-décalage du segment ST avec angor réfractaire ou instabilité hémodynamique/électrique | Une prise en charge invasive immédiate visant la revascularisation est indiquée | I | C-LD |
| SCA sans sus-décalage du segment ST à haut risque stabilisé | Une stratégie invasive précoce dans les 24 heures est raisonnable | IIa | B-R |
| SCA sans sus-décalage du segment ST à risque intermédiaire ou faible, stabilisé | Une prise en charge invasive avant la sortie est raisonnable | IIa | B-R |
| SCA sans sus-dĂ©calage du segment ST avec Ă©chec de lâICP et ischĂ©mie persistante, compromission hĂ©modynamique ou occlusion imminente dâun vaisseau majeur | Un PAC en urgence est raisonnable chez les patients pouvant ĂȘtre opĂ©rĂ©s | IIa | B-NR |
| SCA sans sus-dĂ©calage du segment ST avec choc cardiogĂ©nique | Une ICP pluritronculaire systĂ©matique au cours de la mĂȘme procĂ©dure sur les lĂ©sions non coupables ne doit pas ĂȘtre rĂ©alisĂ©e | III : nocif | B-R |
Pronostic
La mortalitĂ© globale aprĂšs ICP est dâenviron 1%, mais elle est plus Ă©levĂ©e chez les patients prĂ©sentant un STEMI, un choc cardiogĂ©nique ou une fonction ventriculaire gauche initialement altĂ©rĂ©e lorsquâune occlusion coronaire survient.
La signification pronostique de lâĂ©lĂ©vation des biomarqueurs aprĂšs la procĂ©dure dĂ©pend de son amplitude et du contexte clinique. Les faibles Ă©lĂ©vations asymptomatiques de la CK-MB sont frĂ©quentes et ont gĂ©nĂ©ralement peu de consĂ©quences cliniques apparentes. Des degrĂ©s plus importants de nĂ©crose myocardique sont associĂ©s Ă une mortalitĂ© accrue Ă un an. LâIM spontanĂ© aprĂšs une ICP revĂȘt une importance pronostique supĂ©rieure Ă celle dâune Ă©lĂ©vation enzymatique pĂ©riprocĂ©durale isolĂ©e.
LâIM pĂ©riprocĂ©dural aprĂšs un PAC exerce un effet dĂ©favorable sur le pronostic prĂ©coce et tardif, en particulier lorsquâil sâaccompagne de complications hĂ©modynamiques ou rythmiques ou dâune dysfonction prĂ©existante du VG. Son incidence varie considĂ©rablement selon la dĂ©finition diagnostique utilisĂ©e, et une Ă©lĂ©vation isolĂ©e des biomarqueurs peut traduire une lĂ©sion procĂ©durale significative sans satisfaire aux critĂšres formels de lâIM de type 5.
Une dissection coronaire rĂ©siduelle, un phĂ©nomĂšne de no-reflow, une occlusion aiguĂ« et une dĂ©faillance du greffon sont associĂ©s Ă de moins bons rĂ©sultats. AprĂšs une ICP, les revascularisations itĂ©ratives sont plus frĂ©quentes quâaprĂšs un PAC. AprĂšs un PAC, une rĂ©intervention est associĂ©e Ă une mortalitĂ© supĂ©rieure Ă celle de lâintervention initiale, et la maladie tardive des greffons de veine saphĂšne constitue une indication majeure de reprise chirurgicale.
Suivi
Le suivi doit porter sur :
La récidive de douleurs thoraciques ou de symptÎmes ischémiques
Lâobservance du traitement antiplaquettaire
Le risque hĂ©morragique et toute nĂ©cessitĂ© dâinterrompre le traitement
Lâinsuffisance cardiaque ou la dysfonction du VG
La rĂ©cidive dâune arythmie
La dysfonction rénale aprÚs un PAC
Les complications neurologiques aprĂšs la chirurgie
La maladie récidivante ou progressive des vaisseaux natifs
La dĂ©faillance dâun greffon ou dâun stent
AprĂšs une ICP, lâobservance de la bithĂ©rapie antiplaquettaire est particuliĂšrement importante, car son interruption prĂ©maturĂ©e et une inhibition plaquettaire insuffisante augmentent le risque de thrombose du stent. Toute interruption nĂ©cessaire doit ĂȘtre coordonnĂ©e avec lâopĂ©rateur interventionnel.
AprĂšs un PAC, la surveillance postopĂ©ratoire doit tenir compte du fait que la fibrillation atriale est frĂ©quente et survient souvent au cours des deux ou trois premiers jours. Les bĂȘtabloquants en rĂ©duisent la frĂ©quence et doivent ĂȘtre administrĂ©s avant et aprĂšs le PAC en lâabsence de contre-indication. Lâamiodarone peut ĂȘtre envisagĂ©e en prophylaxie chez les patients Ă haut risque. Lorsque la FA postopĂ©ratoire survient, le contrĂŽle de la frĂ©quence et le contrĂŽle du rythme ne diffĂšrent pas en termes de durĂ©e dâhospitalisation, de complications ou de taux de FA ; de nombreux patients retrouvent spontanĂ©ment un rythme sinusal dans les 24 heures.
Le document source ne dĂ©finit pas de calendrier universel de surveillance par imagerie ou biomarqueurs aprĂšs un IM pĂ©riprocĂ©dural. Les examens de suivi doivent donc ĂȘtre guidĂ©s par les symptĂŽmes, la fonction ventriculaire, les anomalies ECG, la suspicion dâune ischĂ©mie rĂ©cidivante et les circonstances cliniques de lâĂ©vĂ©nement procĂ©dural initial.