đŸš« Hypertension secondaire : quand et comment l’explorer

Sommaire (24)

Définition et physiopathologie

La hypertension secondaire est une Ă©lĂ©vation de la pression artĂ©rielle imputable Ă  une cause sous-jacente spĂ©cifique et identifiable. Elle doit ĂȘtre envisagĂ©e chez tout patient prĂ©sentant une hypertension nouvellement diagnostiquĂ©e ou adressĂ© pour hypertension, avec une vigilance particuliĂšre lorsque l’anamnĂšse fait Ă©tat d’une hypokaliĂ©mie.

Les maladies endocriniennes sont Ă  l’origine de nombreuses formes secondaires. L’hyperaldostĂ©ronisme primaire est considĂ©rĂ© comme la cause la plus frĂ©quente, reprĂ©sentant environ 20–25 % des cas d’hypertension secondaire. La coarctation de l’aorte et la maladie rĂ©novasculaire sont d’importantes causes non endocriniennes, notamment chez les patients prĂ©sentant une hypertension rĂ©sistante. Les anomalies des apports alimentaires en sodium et en potassium ainsi que les mĂ©dicaments couramment disponibles sans ordonnance peuvent Ă©galement contribuer Ă  une rĂ©sistance apparente au traitement.

Le diagnostic est important sur le plan clinique, car l’hypertension secondaire peut ĂȘtre curable lorsque sa cause est clairement Ă©tablie et supprimĂ©e. La guĂ©rison n’est toutefois pas universelle. Un diagnostic tardif peut permettre l’apparition d’un remodelage vasculaire et d’une atteinte rĂ©nale, laissant persister l’hypertension malgrĂ© la correction du trouble initial. Un diagnostic plus prĂ©coce est associĂ© Ă  une probabilitĂ© de guĂ©rison accrue.

Quand explorer

Indications générales

Les patients prĂ©sentant des signes, des symptĂŽmes ou des antĂ©cĂ©dents mĂ©dicaux Ă©vocateurs doivent bĂ©nĂ©ficier d’un dĂ©pistage appropriĂ© d’une hypertension secondaire. L’évaluation clinique initiale doit Ă©tablir :

  • La prĂ©sence rĂ©elle ou non d’une hypertension

  • Les facteurs susceptibles de contribuer Ă  l’élĂ©vation de la pression artĂ©rielle

  • Les autres facteurs de risque cardiovasculaire et les comorbiditĂ©s pertinentes

  • L’existence d’une atteinte d’organe mĂ©diĂ©e par l’hypertension

  • La prĂ©sence d’une maladie cardiaque, cĂ©rĂ©brovasculaire ou rĂ©nale

  • La possibilitĂ© d’une cause secondaire

L’anamnĂšse mĂ©dicale et mĂ©dicamenteuse doit rechercher spĂ©cifiquement les mĂ©dicaments ou substances susceptibles d’augmenter la pression artĂ©rielle. Le document source ne fournit pas une liste exhaustive de ces agents.

Hypertension résistante

L’hypertension rĂ©sistante n’est pas considĂ©rĂ©e comme une maladie distincte ; elle constitue plutĂŽt un indicateur d’un risque cardiovasculaire accru et une situation dans laquelle l’hypertension secondaire est relativement frĂ©quente. Les patients chez lesquels une hypertension rĂ©sistante est prĂ©sumĂ©e doivent faire l’objet d’une Ă©valuation structurĂ©e et ĂȘtre adressĂ©s Ă  un centre spĂ©cialisĂ©, car le bilan peut nĂ©cessiter une expertise et des technologies indisponibles en soins primaires.

Avant d’explorer les causes secondaires, une pseudorĂ©sistance doit ĂȘtre exclue. Cela comprend :

  • Une mauvaise observance du traitement antihypertenseur

  • Une hypertension de blouse blanche

  • D’autres facteurs contribuant Ă  une pression artĂ©rielle apparemment non contrĂŽlĂ©e

L’observance doit d’abord ĂȘtre Ă©valuĂ©e avec soin par un interrogatoire direct. Lorsque les ressources le permettent, une Ă©valuation objective peut comprendre l’administration du traitement sous observation directe ou la dĂ©tection des mĂ©dicaments prescrits dans des Ă©chantillons sanguins ou urinaires.

Chez les patients dont le dĂ©bit de filtration glomĂ©rulaire estimĂ© est infĂ©rieur Ă  30 mL/min/1.73 m2, un diurĂ©tique de l’anse dont la dose a Ă©tĂ© correctement augmentĂ©e est nĂ©cessaire avant de pouvoir dĂ©finir une hypertension rĂ©sistante. Le cadre des recommandations n’emploie pas les termes « hypertension rĂ©sistante contrĂŽlĂ©e » pour une pression artĂ©rielle Ă  la cible sous quatre mĂ©dicaments ou plus, ni « hypertension rĂ©fractaire » pour une pression artĂ©rielle au-dessus de la cible malgrĂ© cinq mĂ©dicaments ou plus.

DĂ©pistage de l’hyperaldostĂ©ronisme primaire

Un dĂ©pistage de l’hyperaldostĂ©ronisme primaire par dosage de la rĂ©nine et de l’aldostĂ©rone doit ĂȘtre envisagĂ© chez tous les adultes prĂ©sentant une hypertension confirmĂ©e, dĂ©finie dans la recommandation citĂ©e comme une pression artĂ©rielle ≄140/90 mmHg. Le dĂ©pistage est particuliĂšrement pertinent en prĂ©sence d’une hypokaliĂ©mie ou d’une rĂ©sistance au traitement.

Une hypokaliĂ©mie ne doit pas ĂȘtre tolĂ©rĂ©e lors de l’évaluation des apports alimentaires en Ă©lectrolytes, car elle peut augmenter la pression artĂ©rielle et modifier l’interprĂ©tation du tableau clinique. Un recueil urinaire des Ă©lectrolytes sur 24 heures peut ĂȘtre utilisĂ© pour quantifier les apports en sodium et en potassium, de prĂ©fĂ©rence alors que le patient reçoit une dose stable de diurĂ©tique.

Autres contextes cliniques

Les causes secondaires doivent ĂȘtre recherchĂ©es lorsque des anomalies sont identifiĂ©es lors des examens initiaux ou lorsque certains symptĂŽmes ou signes physiques Ă©voquent un diagnostic particulier. Les patients qui restent rĂ©sistants au traitement au cours du suivi prĂ©sentent des taux plus Ă©levĂ©s de causes secondaires, en particulier :

  • Le syndrome d’apnĂ©es obstructives du sommeil

  • L’hyperaldostĂ©ronisme

  • La maladie rĂ©novasculaire

Les causes plus rares doivent ĂȘtre Ă©valuĂ©es dans des centres spĂ©cialisĂ©s dans l’hypertension.

Évaluation clinique et examen physique

L’évaluation clinique vise plus largement qu’à identifier une cause d’hypertension artĂ©rielle. Elle doit Ă©galement dĂ©terminer le risque cardiovasculaire, les comorbiditĂ©s, l’atteinte des organes cibles et l’existence d’une maladie cardiaque, cĂ©rĂ©brovasculaire ou rĂ©nale avĂ©rĂ©e.

Les symptĂŽmes et les signes retrouvĂ©s Ă  l’examen physique qui Ă©voquent une cause secondaire doivent conduire Ă  des explorations ciblĂ©es. Le matĂ©riel fourni ne propose pas de protocole dĂ©taillĂ© d’examen physique, symptĂŽme par symptĂŽme, ni les signes physiques spĂ©cifiques associĂ©s Ă  chaque maladie hypertensive secondaire.

La mesure de la pression artĂ©rielle doit tenir compte de la possibilitĂ© d’une hypertension de blouse blanche et, lorsque cela est pertinent, ĂȘtre confirmĂ©e en dehors du cabinet. Chez les patients diabĂ©tiques, la pression artĂ©rielle doit ĂȘtre mesurĂ©e rĂ©guliĂšrement dans des conditions standardisĂ©es et confirmĂ©e aux deux bras au moyen de plusieurs mesures rĂ©alisĂ©es Ă  des jours diffĂ©rents. Chez les patients atteints de maladie cardiovasculaire et prĂ©sentant une pression artĂ©rielle >180/110 mmHg, le diagnostic en une seule consultation peut ĂȘtre raisonnable.

Stratégie diagnostique initiale

Une démarche pratique comprend quatre étapes :

  • Confirmer que l’hypertension est persistante et non liĂ©e Ă  un phĂ©nomĂšne de mesure.

  • Identifier une pseudorĂ©sistance, en particulier la non-observance et l’hypertension de blouse blanche.

  • RĂ©aliser une Ă©valuation biologique et cardiovasculaire de routine Ă  la recherche d’une atteinte des organes cibles, de comorbiditĂ©s et d’arguments en faveur d’une maladie secondaire.

  • Effectuer des explorations ciblĂ©es en fonction de la prĂ©sentation clinique, des anomalies initiales ou de la rĂ©sistance au traitement.

Explorations biologiques de routine

L’évaluation biologique initiale minimale vise Ă  dĂ©tecter une atteinte des organes cibles, Ă  identifier les comorbiditĂ©s, Ă  estimer le risque cardiovasculaire, Ă  faciliter le choix thĂ©rapeutique et Ă  rechercher des arguments en faveur de causes secondaires.

Exploration Principale finalité clinique
GlycĂ©mie Ă  jeun ; HbA1c si la glycĂ©mie Ă  jeun est Ă©levĂ©e Évaluation du risque cardiovasculaire et des comorbiditĂ©s
CholestĂ©rol total, cholestĂ©rol LDL, cholestĂ©rol HDL, cholestĂ©rol non-HDL et triglycĂ©rides Évaluation du risque cardiovasculaire
Sodium et potassium sĂ©riques Évaluation des Ă©lectrolytes et dĂ©pistage de maladies telles que l’hyperaldostĂ©ronisme primaire
HĂ©moglobine et/ou hĂ©matocrite Évaluation des comorbiditĂ©s et dĂ©pistage d’une polyglobulie
Calcium sĂ©rique DĂ©pistage d’une Ă©ventuelle hyperparathyroĂŻdie et Ă©valuation du statut mĂ©tabolique
ThyrĂ©ostimuline DĂ©pistage d’une hypertension secondaire liĂ©e Ă  une maladie thyroĂŻdienne
CrĂ©atinine sĂ©rique et DFG estimĂ© Évaluation d’une maladie rĂ©nale et d’une atteinte des organes cibles ; aide au choix thĂ©rapeutique
Analyse d’urines Évaluation d’une maladie rĂ©nale et d’une atteinte des organes cibles
Rapport albuminurie/crĂ©atininurie Évaluation de l’atteinte rĂ©nale et du risque cardiovasculaire
ECG Ă  12 dĂ©rivations Évaluation de l’atteinte cardiaque liĂ©e Ă  l’hypertension et des maladies cardiaques associĂ©es

Le bilan biologique de base est Ă©galement dĂ©crit comme comprenant l’évaluation de la fonction rĂ©nale, des Ă©lectrolytes, du calcium, de la glycĂ©mie, de l’hĂ©moglobine, du profil lipidique, une analyse d’urines et un ECG. Le bilan minimal plus dĂ©taillĂ© prĂ©cise en outre le dosage de la thyrĂ©ostimuline et le rapport albuminurie/crĂ©atininurie.

Des rĂ©sultats initiaux anormaux doivent conduire Ă  des explorations complĂ©mentaires. Si les ressources locales ne permettent pas de rĂ©aliser tous les examens minimaux recommandĂ©s, cela ne doit pas empĂȘcher de rĂ©duire la pression artĂ©rielle.

Explorations ciblées des causes secondaires

Hyperaldostéronisme primaire

L’approche de dĂ©pistage recommandĂ©e repose sur le dosage de la rĂ©nine et de l’aldostĂ©rone, dont l’interprĂ©tation doit tenir compte de la kaliĂ©mie et des mĂ©dicaments ou situations influençant le rapport aldostĂ©rone/rĂ©nine. Le matĂ©riel fourni ne prĂ©cise ni les valeurs seuils, ni les protocoles d’arrĂȘt des mĂ©dicaments, ni les modalitĂ©s des tests de confirmation, ni les critĂšres d’imagerie surrĂ©nalienne, ni le traitement orientĂ© selon le sous-type.

Hypertension rénovasculaire

La maladie rĂ©novasculaire est une cause non endocrinienne importante d’hypertension rĂ©sistante et doit ĂȘtre envisagĂ©e lorsque l’anamnĂšse, l’examen clinique ou l’évaluation rĂ©nale initiale sont Ă©vocateurs. Le matĂ©riel source identifie l’évaluation de la fonction rĂ©nale, l’analyse d’urines et le rapport albuminurie/crĂ©atininurie comme faisant partie de l’évaluation initiale et indique que les examens complĂ©mentaires doivent ĂȘtre guidĂ©s par les anomalies observĂ©es ou la suspicion clinique. Il ne prĂ©cise ni la modalitĂ© d’imagerie Ă  privilĂ©gier ni le seuil diagnostique.

Syndrome d’apnĂ©es obstructives du sommeil

Le syndrome d’apnĂ©es obstructives du sommeil est particuliĂšrement pertinent chez les patients dont l’hypertension reste rĂ©sistante au traitement. Le document recommande de rechercher plus spĂ©cifiquement cette affection chez ces patients, mais ne dĂ©crit ni les critĂšres symptomatiques, ni les explorations du sommeil, ni le traitement.

Phéochromocytome et paragangliome

Ces tumeurs font partie des causes nĂ©cessitant une Ă©valuation ciblĂ©e lorsque les manifestations cliniques Ă©voquent une hypertension secondaire. Dans l’évaluation de l’hypertension associĂ©e Ă  la grossesse, le dosage des mĂ©tanĂ©phrines fractionnĂ©es plasmatiques et urinaires ainsi que l’échographie surrĂ©nalienne peuvent ĂȘtre envisagĂ©s. La source ne fournit pas d’algorithme diagnostique gĂ©nĂ©ral, de seuils biochimiques ni de dĂ©tails thĂ©rapeutiques pour ces tumeurs.

Autres causes endocriniennes et structurelles

Le bilan électrolytique et endocrinien de routine peut fournir des arguments en faveur de maladies telles que :

  • La maladie de Cushing

  • L’hypertension associĂ©e Ă  une polyglobulie

  • L’hyperparathyroĂŻdie

  • L’hyperthyroĂŻdie

La coarctation de l’aorte est identifiĂ©e comme un autre facteur non endocrinien frĂ©quent contribuant Ă  l’hypertension rĂ©sistante. Le matĂ©riel fourni ne dĂ©finit pas les signes spĂ©cifiques Ă  rechercher Ă  l’examen clinique ni les examens d’imagerie utilisĂ©s pour confirmer ces diagnostics.

ECG et évaluation cardiovasculaire

Un ECG Ă  12 dĂ©rivations fait partie du bilan initial de routine. Il peut mettre en Ă©vidence une atteinte cardiaque liĂ©e Ă  l’hypertension, notamment :

  • Une hypertrophie ventriculaire gauche

  • Une dilatation de l’oreillette gauche

Il peut Ă©galement rĂ©vĂ©ler un pouls irrĂ©gulier ou une maladie associĂ©e telle qu’une fibrillation atriale ou un infarctus aigu du myocarde ancien.

L’ECG joue donc Ă  la fois un rĂŽle dans l’évaluation de l’atteinte des organes cibles et dans l’identification d’une maladie cardiovasculaire comorbide influençant l’évaluation globale du risque et la planification thĂ©rapeutique.

Imagerie et autres examens complémentaires

Les examens complĂ©mentaires doivent ĂȘtre choisis en fonction des rĂ©sultats initiaux et de la suspicion clinique, plutĂŽt que rĂ©alisĂ©s de maniĂšre systĂ©matique. L’imagerie et les explorations complĂ©mentaires ciblent :

  • Une atteinte avĂ©rĂ©e des organes cibles

  • Les comorbiditĂ©s

  • Les causes secondaires possibles

  • Une maladie cardiaque, cĂ©rĂ©brovasculaire ou rĂ©nale prĂ©existante

Chez les patients prĂ©sentant une suspicion d’hypertension pulmonaire associĂ©e Ă  une maladie cardiaque gauche, la dĂ©marche diagnostique peut comprendre une Ă©chocardiographie, un ECG et le dosage du BNP ou du NT-proBNP. Si l’hypertension pulmonaire est lĂ©gĂšre et que la maladie cardiaque gauche prĂ©domine, des examens complĂ©mentaires peuvent ne pas ĂȘtre nĂ©cessaires. Dans le cas contraire, une hypertension pulmonaire thromboembolique chronique et une maladie pulmonaire significative doivent ĂȘtre exclues par une scintigraphie ventilation–perfusion et des explorations fonctionnelles respiratoires ; une IRM cardiaque peut ĂȘtre envisagĂ©e dans certains cas.

Une Ă©chocardiographie transthoracique est recommandĂ©e lorsque les patients dĂ©veloppent une dyspnĂ©e d’effort, une fatigue ou un angor d’apparition rĂ©cente et qu’une hypertension pulmonaire est suspectĂ©e. L’échocardiographie seule ne permet pas de confirmer une hypertension pulmonaire. Les patients prĂ©sentant une probabilitĂ© Ă©chocardiographique Ă©levĂ©e nĂ©cessitent un cathĂ©tĂ©risme cardiaque droit de confirmation et doivent ĂȘtre adressĂ©s Ă  une unitĂ© spĂ©cialisĂ©e dans l’hypertension pulmonaire.

Évaluation biologique pendant la grossesse

Pour les troubles hypertensifs de la grossesse, les examens de base recommandés comprennent :

  • Une analyse d’urines

  • Une numĂ©ration-formule sanguine

  • L’hĂ©matocrite

  • Les enzymes hĂ©patiques

  • La crĂ©atinine sĂ©rique

  • L’acide urique sĂ©rique

La protĂ©inurie doit ĂȘtre Ă©valuĂ©e au dĂ©but de la grossesse afin de dĂ©tecter une maladie rĂ©nale prĂ©existante, puis Ă  nouveau au cours de la seconde moitiĂ© de la grossesse pour dĂ©pister une prééclampsie.

Les explorations complĂ©mentaires peuvent comprendre une Ă©chographie surrĂ©nalienne, le dosage des mĂ©tanĂ©phrines fractionnĂ©es plasmatiques et urinaires ainsi qu’un Doppler des artĂšres utĂ©rines aprĂšs 20 semaines d’amĂ©norrhĂ©e. En cas de suspicion clinique de prééclampsie, un rapport sFlt-1/PlGF <38 permet d’exclure de maniĂšre fiable la survenue d’une prééclampsie au cours des 7 jours suivants. Chez les femmes prĂ©sentant une hypertension chronique, le dosage du PlGF peut contribuer Ă  exclure une prééclampsie entre 20 et 36 semaines.

Traitement et prise en charge

Traiter la pression artérielle tout en recherchant la cause

La recherche d’une hypertension secondaire ne doit pas retarder la rĂ©duction de la pression artĂ©rielle lorsque le diagnostic ne peut ĂȘtre Ă©tabli immĂ©diatement ou lorsque tous les examens biologiques recommandĂ©s ne sont pas disponibles. La prise en charge doit porter Ă  la fois sur l’élĂ©vation de la pression artĂ©rielle et, une fois identifiĂ©e, sur sa cause sous-jacente.

Le matĂ©riel source ne fournit pas de schĂ©mas antihypertenseurs prĂ©cis, de posologies, d’objectifs tensionnels ni d’interventions procĂ©durales pour les diffĂ©rentes causes secondaires.

Corriger les facteurs réversibles

La prise en charge doit comprendre l’identification et la correction des facteurs contribuant Ă  une pseudorĂ©sistance ou Ă  une rĂ©sistance vraie. Cela inclut :

  • L’amĂ©lioration de l’observance du traitement prescrit

  • L’exclusion d’une hypertension de blouse blanche

  • La réévaluation des mĂ©dicaments et substances susceptibles d’élever la pression artĂ©rielle

  • La correction des problĂšmes liĂ©s aux apports alimentaires en sodium et en potassium

  • La vĂ©rification de l’adĂ©quation du traitement diurĂ©tique chez les patients prĂ©sentant une diminution importante du DFG estimĂ©

Chez les patients prĂ©sentant une suspicion d’hypertension rĂ©sistante, l’adressage Ă  un centre spĂ©cialisĂ© est recommandĂ©.

Prise en charge orientée vers la cause

L’hypertension secondaire est, par dĂ©finition, potentiellement curable. Lorsque la cause sous-jacente est identifiĂ©e avec certitude et supprimĂ©e, l’hypertension peut disparaĂźtre ; toutefois, une Ă©lĂ©vation persistante peut se maintenir en raison d’un remodelage vasculaire ou d’une atteinte rĂ©nale apparus au cours d’un diagnostic tardif.

Le matériel fourni ne précise pas les traitements chirurgicaux, interventionnels, endocriniens, respiratoires ou pharmacologiques des différentes causes secondaires.

Recommandations des sociétés savantes

Les recommandations citĂ©es peuvent ĂȘtre rĂ©sumĂ©es comme suit :

Recommandation Classe Niveau
Rechercher de maniÚre appropriée une hypertension secondaire chez les patients présentant des signes, des symptÎmes ou des antécédents médicaux évocateurs I B
Envisager chez tous les adultes prĂ©sentant une hypertension confirmĂ©e (PA ≄140/90 mmHg) un dĂ©pistage de l’hyperaldostĂ©ronisme primaire par dosage de la rĂ©nine et de l’aldostĂ©rone IIa B
Exclure une hypertension pseudorésistante, notamment une non-observance et une hypertension de blouse blanche, avant de diagnostiquer une hypertension résistante Non précisé dans le matériel fourni Non précisé
Utiliser un diurĂ©tique de l’anse dont la dose a Ă©tĂ© suffisamment augmentĂ©e avant de dĂ©finir une hypertension rĂ©sistante chez les patients prĂ©sentant un DFG estimĂ© <30 mL/min/1.73 m2 Non prĂ©cisĂ© dans le matĂ©riel fourni Non prĂ©cisĂ©
Adresser les patients prĂ©sentant une suspicion d’hypertension rĂ©sistante Ă  des centres spĂ©cialisĂ©s Non prĂ©cisĂ© dans le matĂ©riel fourni Non prĂ©cisĂ©
Adresser les patients prĂ©sentant des formes rares d’hypertension secondaire Ă  des centres spĂ©cialisĂ©s dans l’hypertension Non prĂ©cisĂ© dans le matĂ©riel fourni Non prĂ©cisĂ©

Pronostic et suivi

Le pronostic dĂ©pend de la cause sous-jacente, de la durĂ©e de l’hypertension et de l’importance des lĂ©sions vasculaires, rĂ©nales ou cardiaques constituĂ©es. Un diagnostic prĂ©coce augmente la probabilitĂ© de guĂ©rison. Un diagnostic tardif peut entraĂźner un remodelage vasculaire et une insuffisance rĂ©nale, avec persistance d’une hypertension mĂȘme aprĂšs suppression de la cause initiale.

Les patients ayant prĂ©sentĂ© une urgence hypertensive restent exposĂ©s Ă  un risque Ă©levĂ© malgrĂ© l’amĂ©lioration de la survie au cours des derniĂšres dĂ©cennies et doivent faire l’objet d’un dĂ©pistage d’une hypertension secondaire.

Le suivi doit réévaluer :

  • Le contrĂŽle de la pression artĂ©rielle au moyen de mesures rĂ©pĂ©tĂ©es appropriĂ©es ou de mesures hors cabinet lorsque cela est indiquĂ©

  • L’observance et la persistance du traitement

  • La fonction rĂ©nale et les Ă©lectrolytes

  • Les anomalies urinaires et l’albuminurie lorsqu’elles sont prĂ©sentes

  • Les facteurs de risque cardiovasculaire et les comorbiditĂ©s

  • Les signes d’une atteinte persistante ou progressive des organes cibles

  • La nĂ©cessitĂ© d’explorations complĂ©mentaires si la pression artĂ©rielle reste rĂ©sistante

Une rĂ©sistance persistante au traitement doit conduire Ă  réévaluer la pseudorĂ©sistance et les causes secondaires, en particulier le syndrome d’apnĂ©es obstructives du sommeil, l’hyperaldostĂ©ronisme et la maladie rĂ©novasculaire.

Auteurs

EBM AI
Evidensbaserad AI-agent

Mis à jour 6 août 2026