đŸš« Douleur thoracique aux urgences : parcours diagnostiques

Sommaire (38)

Définition et cadre clinique

La douleur thoracique constitue un syndrome clinique large plutĂŽt qu’un symptĂŽme dĂ©fini de maniĂšre Ă©troite. Elle comprend la douleur, la pression, la constriction, la pesanteur, la brĂ»lure ou la gĂȘne thoracique, et peut s’étendre aux bras, aux Ă©paules, au cou, Ă  la mĂąchoire, au haut du dos, Ă  l’abdomen ou Ă  l’épigastre. Une dyspnĂ©e, des nausĂ©es, des vomissements, des sueurs, une fatigue, une lipothymie ou d’autres symptĂŽmes peuvent survenir en l’absence de douleur thoracique et doivent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des Ă©quivalents angineux.

L’évaluation en urgence d’une gĂȘne thoracique non traumatique s’articule autour de trois grandes catĂ©gories diagnostiques :

  • IschĂ©mie myocardique, en particulier syndrome coronarien aigu (SCA).

  • Autres causes cardiopulmonaires, notamment les maladies myopĂ©ricardiques, l’embolie pulmonaire, les urgences aortiques et le pneumothorax.

  • Causes non cardiopulmonaires, notamment les affections gastro-intestinales, musculosquelettiques et anxieuses.

L’objectif immĂ©diat n’est pas simplement d’établir si le patient prĂ©sente un SCA. Il s’agit de dĂ©terminer si le patient est cliniquement instable, d’identifier rapidement les diagnostics mettant en jeu le pronostic vital et de choisir une orientation ainsi qu’une stratĂ©gie diagnostique sĂ»res.

Seule une minoritĂ© des patients consultant pour une douleur thoracique aiguĂ« prĂ©sentent finalement un SCA ; les taux rapportĂ©s sont gĂ©nĂ©ralement de 5–10 %, bien que certaines sĂ©ries rapportent 10–20 %. D’autres affections cardiopulmonaires mettant en jeu le pronostic vital reprĂ©sentent environ 5 % des consultations dans certaines populations. MalgrĂ© cette prĂ©valence relativement faible, la mĂ©connaissance d’un infarctus du myocarde reste lourde de consĂ©quences et, historiquement, 2–6 % des patients sortis avec le diagnostic prĂ©sumĂ© de douleur thoracique non ischĂ©mique se sont rĂ©vĂ©lĂ©s avoir prĂ©sentĂ© un infarctus.

Considérations physiopathologiques

La principale prĂ©occupation physiopathologique aux urgences est l’ischĂ©mie myocardique due Ă  un processus coronaire aigu. La lĂ©sion myocardique entraĂźne la libĂ©ration de troponine cardiaque, mais l’élĂ©vation de la troponine n’est pas spĂ©cifique de l’infarctus du myocarde. D’autres affections peuvent provoquer une lĂ©sion des cardiomyocytes et une Ă©lĂ©vation de la troponine ; l’interprĂ©tation des biomarqueurs doit donc ĂȘtre intĂ©grĂ©e Ă  l’anamnĂšse, Ă  l’ECG et aux examens complĂ©mentaires ultĂ©rieurs.

Le diagnostic différentiel en urgence repose également sur des mécanismes distincts de maladies cardiopulmonaires aiguës :

  • L’embolie pulmonaire et le pneumothorax spontanĂ© peuvent provoquer une douleur thoracique brutale et une dĂ©tresse respiratoire.

  • La dissection aortique peut entraĂźner une douleur brutale et intense, irradiant souvent vers le dos.

  • La pĂ©ricardite peut provoquer une douleur pleurĂ©tique ou positionnelle.

  • La myocardite et la pĂ©ricardite peuvent se manifester par une douleur thoracique, des anomalies ECG et une Ă©lĂ©vation des biomarqueurs ; l’échocardiographie et l’imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique cardiaque peuvent mettre en Ă©vidence une atteinte inflammatoire.

  • Les affections gastro-intestinales et musculosquelettiques peuvent simuler une ischĂ©mie myocardique, notamment le spasme Ɠsophagien sĂ©vĂšre et le reflux acide.

Présentation clinique et symptÎmes

Caractérisation du symptÎme initial

Le symptĂŽme doit ĂȘtre classĂ© comme cardiaque, possiblement cardiaque ou non cardiaque. Le terme « atypique » est dĂ©conseillĂ©, car il peut sous-estimer la possibilitĂ© d’une ischĂ©mie.

Une anamnÚse ciblée doit préciser :

  • La nature de la gĂȘne.

  • La localisation et l’irradiation.

  • Le dĂ©but et l’évolution temporelle.

  • La durĂ©e et la rĂ©cidive.

  • Les facteurs dĂ©clenchants et soulageants.

  • Les symptĂŽmes associĂ©s.

  • La similitude avec une angine de poitrine ou un infarctus du myocarde documentĂ© antĂ©rieurement.

  • Les facteurs de risque athĂ©rosclĂ©reux et thromboemboliques.

  • Les prĂ©dispositions pertinentes, telles qu’une maladie du tissu conjonctif.

Aucun descripteur isolĂ© de la douleur n’est diagnostique. L’intensitĂ© de la douleur a Ă©galement une valeur discriminante limitĂ©e.

ÉlĂ©ments en faveur d’une ischĂ©mie myocardique

La gĂȘne ischĂ©mique :

  • Est gĂ©nĂ©ralement rĂ©trosternale et diffuse.

  • Est dĂ©crite comme une pression, une constriction, une pesanteur ou un serrement.

  • Se dĂ©veloppe en plusieurs minutes.

  • Est dĂ©clenchĂ©e par l’effort.

  • S’amĂ©liore au repos.

  • Peut irradier vers le cou, la mĂąchoire, les Ă©paules ou les bras.

  • Peut s’accompagner de sueurs, de dyspnĂ©e, de nausĂ©es, de vomissements, de fatigue, d’une lipothymie ou d’éructations.

L’irradiation aux deux bras ou aux deux Ă©paules prĂ©sente une association particuliĂšrement forte avec l’infarctus du myocarde dans les donnĂ©es cliniques citĂ©es, bien que l’irradiation au bras droit n’ait pas montrĂ© d’association constante dans toutes les Ă©tudes. Les symptĂŽmes peuvent ĂȘtre limitĂ©s au siĂšge de l’irradiation, par exemple sous la forme d’une douleur sourde du bras ou de l’épaule.

Les femmes et les patients ùgés peuvent présenter des symptÎmes moins conventionnels. Des équivalents angineux, notamment une dyspnée, des nausées ou une anxiété vague, peuvent survenir sans douleur ressentie.

ÉlĂ©ments en faveur d’autres diagnostics

Les présentations suivantes doivent élargir le diagnostic différentiel :

Caractéristique du symptÎme Orientations diagnostiques
Douleur brutale atteignant immédiatement son intensité maximale Embolie pulmonaire, dissection aortique ou pneumothorax
Douleur pleurétique Embolie pulmonaire, péricardite, pneumonie, pleurésie ou affection musculosquelettique
Douleur positionnelle Péricardite ou affection musculosquelettique
Douleur dĂ©crite comme une dĂ©chirure ou un arrachement Souvent dĂ©crite en cas de dissection aortique, bien que d’autres qualificatifs de douleur intense puissent Ă©galement ĂȘtre utilisĂ©s
Douleur irradiant vers le dos, en particulier entre les omoplates Syndrome aortique aigu
Douleur le long de la crĂȘte du trapĂšze Affection pĂ©ricardique
Douleur fugace ne durant que quelques secondes Rarement une ischémie myocardique
Douleur reproduite Ă  la palpation Moins Ă©vocatrice d’un infarctus aigu du myocarde
Douleur trĂšs localisĂ©e, montrĂ©e du doigt TrĂšs inhabituelle en cas d’angor
Douleur liĂ©e aux repas ou au dĂ©cubitus Affection gastro-intestinale, bien qu’un angor postprandial puisse survenir en cas de maladie coronaire sĂ©vĂšre
Douleur modifiée par les mouvements du cou ou des membres supérieurs Affection musculosquelettique
Soulagement par un traitement rĂ©duisant l’aciditĂ© En faveur d’un reflux acide ou d’un ulcĂšre gastroduodĂ©nal
Soulagement rapide aprĂšs administration de nitroglycĂ©rine Peut survenir en cas d’ischĂ©mie myocardique, mais ce signe n’est ni suffisamment sensible ni spĂ©cifique ; un spasme Ɠsophagien peut Ă©galement y rĂ©pondre

Une douleur restant constante pendant de nombreuses heures ou plusieurs jours, sans anomalies ECG, Ă©lĂ©vation des biomarqueurs cardiaques, insuffisance cardiaque, hypotension ni autre consĂ©quence clinique, est moins probablement liĂ©e Ă  une ischĂ©mie myocardique. Inversement, un soulagement retardĂ©, plus de 10 minutes aprĂšs la nitroglycĂ©rine, rend une origine ischĂ©mique moins probable, bien qu’une ischĂ©mie sĂ©vĂšre reste possible.

SymptÎmes associés

La dyspnĂ©e est importante, car elle Ă©voque un processus cardiopulmonaire possible, bien qu’elle ne soit pas spĂ©cifique. Une dĂ©tresse respiratoire brutale et marquĂ©e doit faire suspecter une embolie pulmonaire ou un pneumothorax. Une hĂ©moptysie peut survenir en cas d’embolie pulmonaire ou d’insuffisance cardiaque sĂ©vĂšre, tandis que des expectorations mousseuses rosĂ©es orientent gĂ©nĂ©ralement vers une affection pulmonaire ou un ƓdĂšme pulmonaire.

La syncope ou la présyncope peut traduire :

  • Une embolie pulmonaire hĂ©modynamiquement significative.

  • Une dissection aortique.

  • Une arythmie ischĂ©mique.

Les nausées et les vomissements peuvent évoquer une affection gastro-intestinale, mais ils peuvent accompagner un infarctus du myocarde, notamment un infarctus inférieur. Les sueurs, la fatigue, les vertiges, la faiblesse et la perte de connaissance sont également des symptÎmes associés importants.

Une douleur thoracique prolongĂ©e durant plus de 15 minutes, ou une douleur rĂ©cidivant dans l’heure, doit conduire Ă  une Ă©valuation mĂ©dicale urgente.

Évaluation initiale et examen clinique

Priorités immédiates

La premiÚre évaluation doit répondre à trois questions :

  • Le patient est-il cliniquement instable, avec un collapsus circulatoire avĂ©rĂ© ou imminent, ou une insuffisance respiratoire ?

  • Un diagnostic mettant en jeu le pronostic vital est-il probable, notamment un SCA, une embolie pulmonaire, une dissection aortique, un pneumothorax ou une autre affection cardiopulmonaire aiguĂ« ?

  • Si le risque immĂ©diat est faible, une sortie est-elle sĂ»re, ou une surveillance et des examens complĂ©mentaires sont-ils nĂ©cessaires ?

L’évaluation initiale comprend :

  • Les paramĂštres vitaux.

  • Une anamnĂšse ciblĂ©e.

  • Un examen clinique.

  • Un ECG immĂ©diat Ă  12 dĂ©rivations.

  • Une radiographie thoracique.

  • Le dosage des biomarqueurs de lĂ©sion myocardique.

Les patients chez lesquels un SCA est suspectĂ© doivent ĂȘtre Ă©valuĂ©s de maniĂšre systĂ©matique et sans dĂ©lai. En ambulatoire, un patient dont la probabilitĂ© de SCA est suffisamment Ă©levĂ©e pour justifier un dosage de troponine doit gĂ©nĂ©ralement ĂȘtre adressĂ© aux urgences plutĂŽt que pris en charge dans le cadre d’examens ambulatoires programmĂ©s.

Examen clinique

Le matĂ©riel fourni ne propose pas de protocole dĂ©taillĂ© d’examen clinique par appareil. Il identifie toutefois l’instabilitĂ© clinique et les signes pouvant orienter vers certains diagnostics. L’évaluation doit donc se concentrer sur :

  • Un collapsus circulatoire ou une hypotension.

  • Une insuffisance respiratoire.

  • Des signes d’insuffisance cardiaque sĂ©vĂšre.

  • Des Ă©lĂ©ments compatibles avec un pneumothorax.

  • Des signes faisant suspecter une dissection aortique.

  • Des signes de tamponnade pĂ©ricardique.

  • Des signes associĂ©s Ă  une embolie pulmonaire massive.

L’examen clinique seul ne permet pas d’exclure ou de confirmer de maniĂšre fiable un SCA. Sa valeur diagnostique augmente considĂ©rablement lorsqu’il est associĂ© Ă  l’ECG, aux biomarqueurs cardiaques et aux parcours dĂ©cisionnels cliniques.

Parcours diagnostique aux urgences

Évaluation prĂ©hospitaliĂšre

En cas de suspicion de SCA en phase préhospitaliÚre :

  • Un ECG Ă  12 dĂ©rivations doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© et interprĂ©tĂ© le plus rapidement possible.

  • Les Ă©quipes doivent avoir accĂšs Ă  un dĂ©fibrillateur et ĂȘtre formĂ©es aux gestes Ă©lĂ©mentaires de rĂ©animation cardiaque.

  • Les rĂ©sultats de l’ECG doivent dĂ©terminer le parcours initial, l’établissement de destination, la sĂ©quence des examens et le dĂ©lai de rĂ©alisation de la coronarographie invasive.

Les patients sont initialement répartis entre :

  • Un parcours STEMI, lorsque l’ECG montre une Ă©lĂ©vation persistante du segment ST ou un tracĂ© Ă©quivalent.

  • Un parcours de suspicion de SCA sans Ă©lĂ©vation du segment ST, lorsqu’il n’existe pas d’élĂ©vation du segment ST ni de tracĂ© Ă©quivalent.

Un ECG de type STEMI indique un risque Ă©levĂ© de complications immĂ©diates, notamment de fibrillation ventriculaire, et doit conduire Ă  planifier une reperfusion en urgence ainsi qu’au transfert direct vers un centre disposant en continu d’une capacitĂ© d’intervention coronaire percutanĂ©e. Les patients sans Ă©lĂ©vation du segment ST mais prĂ©sentant des symptĂŽmes ischĂ©miques persistants peuvent nĂ©anmoins ĂȘtre exposĂ©s Ă  des risques immĂ©diats, notamment Ă  des arythmies ventriculaires, et doivent ĂȘtre orientĂ©s selon des protocoles adaptĂ©s aux patients Ă  haut risque.

Algorithme aux urgences

Une séquence pratique est la suivante :

  • Évaluer la stabilitĂ© et procĂ©der Ă  une stabilisation immĂ©diate si nĂ©cessaire.

  • RĂ©aliser un ECG Ă  12 dĂ©rivations et une radiographie thoracique.

  • DĂ©terminer si l’ECG montre :

  • Une Ă©lĂ©vation localisĂ©e du segment ST.
    • Un sous-dĂ©calage du segment ST ou une inversion de l’onde T.

    • Une Ă©lĂ©vation diffuse du segment ST avec ou sans sous-dĂ©calage du segment PR.

    • Un tracĂ© non diagnostique.

    • Doser les biomarqueurs cardiaques, en particulier la troponine cardiaque ultrasensible.

    • Rechercher une embolie pulmonaire et une dissection aortique lorsque l’anamnĂšse, l’examen clinique ou les examens initiaux les suggĂšrent.

    • Appliquer un parcours dĂ©cisionnel clinique afin de dĂ©terminer la nĂ©cessitĂ© d’examens complĂ©mentaires, d’un traitement, d’une surveillance ou d’une sortie.

    L’ECG et la troponine doivent ĂȘtre interprĂ©tĂ©s dans le contexte de l’histoire des symptĂŽmes et du risque clinique. Un patient prĂ©sentant une troponine Ă©levĂ©e mais dont l’histoire n’est pas compatible avec un SCA doit faire l’objet d’une recherche d’autres causes de lĂ©sion myocardique.

    Diagnostic différentiel fondé sur les examens initiaux

    Résultat initial Orientation diagnostique
    ÉlĂ©vation localisĂ©e du segment ST avec faible suspicion de dissection Parcours STEMI
    Sous-dĂ©calage du segment ST et/ou inversion de l’onde T SCA sans Ă©lĂ©vation du segment ST possible
    ÉlĂ©vation diffuse du segment ST avec ou sans sous-dĂ©calage du segment PR PĂ©ricardite
    Biomarqueurs cardiaques élevés avec une histoire compatible avec un SCA Parcours NSTEMI
    Marqueurs cardiaques initiaux normaux avec une histoire compatible avec un SCA Poursuivre la stratification du risque et le parcours de dosages sériés de troponine
    Biomarqueurs élevés sans histoire compatible avec un SCA NSTEMI versus autre cause de lésion myocardique
    Zone hyperclaire entre le parenchyme pulmonaire et la paroi thoracique Pneumothorax
    Élargissement du mĂ©diastin avec une histoire compatible Dissection aortique ; rĂ©aliser une imagerie dĂ©diĂ©e
    Infiltrat pulmonaire avec une histoire et des résultats biologiques compatibles Pneumonie
    ECG et radiographie non diagnostiques Poursuivre une Ă©valuation structurĂ©e Ă  la recherche d’un SCA, d’une embolie pulmonaire, d’une dissection aortique et d’autres diagnostics

    Électrocardiographie

    L’ECG Ă  12 dĂ©rivations est un examen prĂ©coce essentiel en cas de suspicion de SCA et doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© rapidement. Il joue un rĂŽle Ă  la fois diagnostique et dans l’orientation du patient.

    L’ECG est utilisĂ© pour :

    • Identifier une Ă©lĂ©vation persistante du segment ST ou des tracĂ©s Ă©quivalents.

    • Orienter les patients vers un parcours STEMI ou SCA sans Ă©lĂ©vation du segment ST.

    • DĂ©tecter un sous-dĂ©calage du segment ST et une inversion de l’onde T Ă©vocateurs d’une ischĂ©mie.

    • Étayer le diagnostic de pĂ©ricardite en prĂ©sence d’une Ă©lĂ©vation diffuse du segment ST et d’un sous-dĂ©calage du segment PR.

    • Identifier les complications rythmiques ou ischĂ©miques.

    Un ECG sans Ă©lĂ©vation du segment ST n’exclut ni un SCA cliniquement important ni un risque immĂ©diat. Chez ces patients, la persistance de symptĂŽmes ischĂ©miques peut nĂ©anmoins justifier une prise en charge urgente.

    Biomarqueurs cardiaques et résultats biologiques

    Troponine cardiaque ultrasensible

    La troponine cardiaque ultrasensible est un biomarqueur central dans l’évaluation d’un SCA sans Ă©lĂ©vation du segment ST suspectĂ©. Des algorithmes rapides de confirmation et d’exclusion doivent ĂȘtre utilisĂ©s chez les patients appropriĂ©s.

    Le dosage de la troponine contribue :

    • À l’identification d’une lĂ©sion myocardique.

    • À la reconnaissance rapide des patients Ă  faible risque qui peuvent ne pas nĂ©cessiter d’examens complĂ©mentaires.

    • Au diagnostic de NSTEMI lorsqu’il est interprĂ©tĂ© conjointement avec les symptĂŽmes et les rĂ©sultats de l’ECG.

    • À la stratification du risque et au choix d’examens complĂ©mentaires ou d’une surveillance.

    Une Ă©lĂ©vation de la troponine n’établit pas Ă  elle seule le diagnostic d’infarctus du myocarde. Une lĂ©sion des cardiomyocytes survient dans des situations autres que l’infarctus du myocarde, et d’autres diagnostics doivent ĂȘtre envisagĂ©s lorsque la prĂ©sentation clinique n’est pas compatible avec un SCA.

    Autres résultats biologiques

    Le matĂ©riel source ne fournit pas de bilan biologique exhaustif ni de seuils biologiques spĂ©cifiques. Il considĂšre l’évaluation biologique comme pertinente lors de la recherche de diagnostics alternatifs, tels qu’une pneumonie, une embolie pulmonaire ou une myocardite Ă  Ă©osinophiles. En cas de suspicion de myocardite Ă  Ă©osinophiles, une Ă©osinophilie pĂ©riphĂ©rique, un asthme, une sinusite, des lĂ©sions cutanĂ©es et d’autres manifestations systĂ©miques peuvent Ă©tayer le diagnostic.

    Imagerie

    Radiographie thoracique

    La radiographie thoracique fait partie de l’évaluation initiale d’une douleur thoracique aiguĂ«. Il ne s’agit pas d’un examen diagnostique de premiĂšre intention de la maladie coronaire, mais elle peut identifier ou Ă©tayer d’autres diagnostics et fournir des informations sur l’état cardiaque et pulmonaire.

    Les éléments pertinents comprennent :

    • Un espace hyperclair entre le poumon et la paroi thoracique, Ă©voquant un pneumothorax.

    • Un Ă©largissement du mĂ©diastin, faisant suspecter une dissection aortique.

    • Des infiltrats pulmonaires, en faveur d’une pneumonie dans le contexte clinique appropriĂ©.

    • Des anomalies de la vascularisation pulmonaire et de la silhouette cardiaque en cas d’insuffisance cardiaque.

    • Un Ă©panchement pleural et une maladie pulmonaire associĂ©e.

    Échocardiographie

    L’échocardiographie peut contribuer Ă  l’évaluation :

    • De la fonction cardiaque.

    • De l’insuffisance cardiaque.

    • Des affections pĂ©ricardiques et de la tamponnade.

    • D’une pathologie aortique dans certaines situations.

    • D’une atteinte inflammatoire en cas de myocardite et de pĂ©ricardite.

    En cas de suspicion de dissection aortique, l’imagerie dĂ©diĂ©e peut comprendre une tomodensitomĂ©trie, une imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique ou une Ă©chocardiographie transƓsophagienne, selon le parcours clinique.

    Angio-TDM coronaire

    L’angio-TDM coronaire est recommandĂ©e comme option diagnostique non invasive, au mĂȘme titre que les Ă©preuves d’effort conventionnelles. Le choix doit tenir compte du contexte clinique, de l’anamnĂšse et des examens antĂ©rieurs. Elle est particuliĂšrement pertinente aprĂšs l’évaluation initiale lorsque le patient n’est pas orientĂ© immĂ©diatement vers un parcours invasif ou d’urgence.

    L’imagerie non invasive peut amĂ©liorer la prĂ©cision diagnostique et affiner l’évaluation du risque. Chez les patients prĂ©sentant des symptĂŽmes convaincants mais aucune maladie coronaire obstructive, les stratĂ©gies diagnostiques doivent Ă©galement tenir compte d’une Ă©ventuelle maladie microvasculaire.

    Imagerie par résonance magnétique cardiaque

    L’imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique cardiaque peut confirmer de maniĂšre non invasive une atteinte inflammatoire du myocarde en cas de suspicion de myocardite ou de pĂ©ricardite. Elle est particuliĂšrement pertinente lorsque l’évaluation clinique, l’ECG et les biomarqueurs Ă©voquent une inflammation.

    Biopsie endomyocardique

    En cas de myocardite, la biopsie endomyocardique est envisagĂ©e au cas par cas dans les prĂ©sentations Ă  risque intermĂ©diaire ou Ă©levĂ©, en particulier lorsque son rĂ©sultat est susceptible de modifier la prise en charge. Dans la myocardite Ă  Ă©osinophiles, le diagnostic peut ĂȘtre Ă©tabli par une biopsie montrant une infiltration myocardique Ă  Ă©osinophiles ou par des signes de myocardite Ă  l’imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique cardiaque, associĂ©s Ă  une Ă©osinophilie pĂ©riphĂ©rique et Ă  des manifestations systĂ©miques compatibles.

    Parcours décisionnels cliniques et stratification du risque

    Les parcours décisionnels cliniques combinent :

    • Les caractĂ©ristiques cliniques.

    • Les rĂ©sultats de l’ECG.

    • La troponine cardiaque.

    • Les facteurs propres au patient.

    Ils visent à identifier les patients nécessitant un traitement urgent, ceux qui requiÚrent des examens complémentaires ou une surveillance, et ceux qui peuvent sortir sans danger.

    Patients Ă  faible risque

    La troponine ultrasensible a amĂ©liorĂ© la capacitĂ© Ă  identifier rapidement les patients Ă  faible risque. AprĂšs une Ă©valuation clinique, ECG et biologique appropriĂ©e, certains patients peuvent ne pas nĂ©cessiter d’examens diagnostiques supplĂ©mentaires.

    NĂ©anmoins, une classification Ă  faible risque n’équivaut pas Ă  un risque nul. Dans une Ă©tude en population gĂ©nĂ©rale, le taux estimĂ© Ă  30 jours d’évĂ©nements cardiovasculaires majeurs chez les patients prĂ©sentant une douleur thoracique aiguĂ« classĂ©s Ă  faible risque Ă©tait de 2,5 %, aprĂšs exclusion des patients prĂ©sentant une Ă©lĂ©vation du segment ST ou une douleur thoracique clairement non cardiaque.

    Patients à risque intermédiaire

    Les patients Ă  risque intermĂ©diaire nĂ©cessitent une Ă©valuation systĂ©matique au moyen de parcours dĂ©cisionnels cliniques. Les dĂ©cisions concernant les examens complĂ©mentaires et la prise en charge doivent intĂ©grer une dĂ©cision mĂ©dicale partagĂ©e. L’angio-TDM coronaire et les Ă©preuves d’effort sont deux stratĂ©gies non invasives disponibles, et le choix de l’examen optimal dĂ©pend du contexte clinique individuel et des examens antĂ©rieurs.

    Patients Ă  haut risque

    Les patients à haut risque comprennent ceux présentant :

    • Des anomalies ECG de type STEMI.

    • Des symptĂŽmes ischĂ©miques persistants malgrĂ© l’absence d’élĂ©vation du segment ST.

    • Des anomalies ECG dynamiques ou importantes.

    • Des symptĂŽmes compatibles associĂ©s Ă  une Ă©lĂ©vation de la troponine cardiaque.

    • Une instabilitĂ© clinique.

    • Une suspicion d’embolie pulmonaire, de dissection aortique, de pneumothorax ou de tamponnade.

    Ces patients nécessitent une prise en charge urgente dans le cadre du parcours diagnostique et thérapeutique approprié.

    Prise en charge aiguë

    Stabilisation immédiate

    Les patients prĂ©sentant un collapsus circulatoire ou une insuffisance respiratoire nĂ©cessitent une stabilisation immĂ©diate tandis que l’évaluation diagnostique se poursuit. L’évaluation initiale ne doit pas retarder la prise en charge d’affections manifestement menaçant le pronostic vital.

    Parcours STEMI

    Les objectifs en cas de STEMI suspecté sont les suivants :

    • ContrĂŽler la douleur.

    • Identifier les candidats Ă  une reperfusion urgente.

    • RĂ©duire au minimum l’intervalle entre le premier contact mĂ©dical et la reperfusion.

    • Éviter les sorties inappropriĂ©es.

    • Assurer un transfert adaptĂ© lorsque l’hĂŽpital initial ne dispose pas d’une capacitĂ© d’intervention coronaire percutanĂ©e.

    Les systĂšmes prĂ©hospitaliers et hospitaliers d’urgence doivent permettre la rĂ©alisation et l’interprĂ©tation rapides de l’ECG, disposer de capacitĂ©s de dĂ©fibrillation et assurer le transfert vers un centre capable de rĂ©aliser une ICP en continu. La fibrillation ventriculaire est une cause majeure de dĂ©cĂšs prĂ©coce dans le STEMI, ce qui rend essentielles la reconnaissance prĂ©coce, la surveillance et la disponibilitĂ© d’un dĂ©fibrillateur.

    Dans les rĂ©gions Ă©loignĂ©es des centres d’ICP, une fibrinolyse prĂ©hospitaliĂšre peut ĂȘtre utilisĂ©e lorsque le systĂšme permet de transmettre un ECG Ă  12 dĂ©rivations, dispose de personnels formĂ©s Ă  l’interprĂ©tation de l’ECG et Ă  la prise en charge du STEMI, ainsi que d’une supervision mĂ©dicale Ă  distance capable d’autoriser le traitement.

    Parcours des SCA sans élévation du segment ST

    Les patients prĂ©sentant un SCA sans Ă©lĂ©vation du segment ST suspectĂ© doivent bĂ©nĂ©ficier rapidement d’un dosage de troponine ultrasensible selon un algorithme appropriĂ© de confirmation et d’exclusion. La prise en charge et les examens complĂ©mentaires dĂ©pendent de l’intĂ©gration des Ă©lĂ©ments suivants :

    • Les symptĂŽmes.

    • Les rĂ©sultats de l’ECG.

    • Les rĂ©sultats de la troponine.

    • Le risque clinique.

    • Les autres explications possibles de la lĂ©sion myocardique.

    Le matériel source ne précise pas les schémas ni les doses des traitements antiplaquettaires, anticoagulants, anti-ischémiques, hypolipémiants ou de revascularisation dans les SCA sans élévation du segment ST.

    Douleur thoracique avec suspicion d’une autre urgence

    Le parcours diagnostique doit ĂȘtre rĂ©orientĂ© rapidement lorsque les rĂ©sultats Ă©voquent :

    • Une embolie pulmonaire : Ă©valuer le risque et rĂ©aliser un dosage des D-dimĂšres ou une imagerie selon le parcours clinique.

    • Une dissection aortique : recourir Ă  une tomodensitomĂ©trie, une imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique ou une imagerie Ă©chocardiographique dĂ©diĂ©e lorsqu’elle est indiquĂ©e.

    • Un pneumothorax : interprĂ©ter la radiographie thoracique et traiter selon la gravitĂ© clinique.

    • Une tamponnade pĂ©ricardique : une Ă©valuation Ă©chocardiographique urgente est pertinente.

    • Une pneumonie : intĂ©grer les donnĂ©es radiographiques et biologiques Ă  la prĂ©sentation clinique.

    Les traitements médicamenteux spécifiques et leurs doses pour ces affections ne sont pas fournis dans le matériel source.

    Présentations ambulatoires et non aiguës

    Bien que ce chapitre soit consacrĂ© aux urgences, certains patients consultent pour une gĂȘne rĂ©solue ou chronique. La probabilitĂ© prĂ©test d’une cause cardiopulmonaire aiguĂ« est plus faible en pratique ambulatoire, et l’évaluation repose davantage sur l’anamnĂšse, l’examen clinique et l’ECG.

    Les stratĂ©gies diagnostiques sont gĂ©nĂ©ralement moins intensives qu’aux urgences. Toutefois, si la suspicion clinique est suffisamment Ă©levĂ©e pour justifier un dosage de troponine, une orientation vers les urgences est appropriĂ©e.

    Les patients consultant en ambulatoire pour une douleur thoracique aiguĂ« doivent bĂ©nĂ©ficier d’un ECG lorsqu’il est disponible et ĂȘtre transportĂ©s en urgence aux urgences par les services mĂ©dicaux d’urgence.

    Sexe, ùge et équité diagnostique

    Les symptĂŽmes peuvent diffĂ©rer chez les femmes et les patients ĂągĂ©s, et un niveau de suspicion moindre peut contribuer Ă  retarder l’évaluation. Des donnĂ©es observationnelles indiquent que, dans certaines analyses rĂ©alisĂ©es aux urgences, les femmes consultant pour une douleur thoracique Ă©taient moins susceptibles que les hommes de bĂ©nĂ©ficier rapidement d’une Ă©valuation mĂ©dicale. Les jeunes femmes ayant un infarctus du myocarde peuvent Ă©galement prĂ©senter des rĂ©sultats plus dĂ©favorables lorsque le diagnostic n’est pas initialement envisagĂ©.

    Ces observations plaident en faveur d’une approche systĂ©matique et inclusive des symptĂŽmes, qui ne repose pas sur une prĂ©sentation stĂ©rĂ©otypĂ©e. L’évaluation doit prendre en compte la pression, la constriction, la dyspnĂ©e, les nausĂ©es, les symptĂŽmes Ă©pigastriques et la gĂȘne touchant le cou, la mĂąchoire, les bras, les Ă©paules, le dos ou l’abdomen.

    Médicaments et considérations pratiques de prescription

    Le matĂ©riel source ne fournit pas de doses mĂ©dicamenteuses spĂ©cifiques pour la prise en charge en urgence d’une douleur thoracique ou d’un SCA.

    La rĂ©ponse Ă  la nitroglycĂ©rine ne doit pas ĂȘtre utilisĂ©e comme test diagnostique dĂ©finitif. Un soulagement rapide peut ĂȘtre en faveur d’une ischĂ©mie myocardique, mais peut Ă©galement survenir en cas de spasme Ɠsophagien, tandis qu’un soulagement retardĂ© ne permet pas de distinguer de maniĂšre fiable une affection non cardiaque d’une ischĂ©mie sĂ©vĂšre.

    Pour la prise en charge prĂ©hospitaliĂšre du STEMI, le matĂ©riel soutient la planification d’une reperfusion urgente et, lorsque cela est appropriĂ©, la fibrinolyse prĂ©hospitaliĂšre dans le respect de conditions organisationnelles dĂ©finies, mais ne fournit ni agents fibrinolytiques, ni doses, ni contre-indications, ni schĂ©mas mĂ©dicamenteux associĂ©s.

    Recommandations fondées sur les recommandations de pratique clinique

    Les principales recommandations étayées par le matériel source sont les suivantes :

    • InterprĂ©ter largement la douleur thoracique afin d’inclure les Ă©quivalents angineux et les symptĂŽmes extrathoraciques.

    • Éviter le terme « atypique » ; classer les symptĂŽmes comme cardiaques, possiblement cardiaques ou non cardiaques.

    • RĂ©aliser et interprĂ©ter rapidement un ECG Ă  12 dĂ©rivations en cas de suspicion de SCA.

    • Utiliser la troponine cardiaque ultrasensible avec des algorithmes rapides de confirmation et d’exclusion en cas de suspicion de SCA sans Ă©lĂ©vation du segment ST.

    • ReconnaĂźtre qu’une Ă©lĂ©vation de la troponine indique une lĂ©sion myocardique, mais n’est pas spĂ©cifique de l’infarctus du myocarde.

    • Utiliser des parcours dĂ©cisionnels cliniques intĂ©grant les symptĂŽmes, les rĂ©sultats de l’ECG, les biomarqueurs et les caractĂ©ristiques du patient.

    • Identifier rapidement le STEMI et transfĂ©rer directement le patient vers un centre disposant d’une capacitĂ© d’ICP continue lorsque cela est appropriĂ©.

    • Prendre au sĂ©rieux les symptĂŽmes ischĂ©miques persistants mĂȘme lorsque l’ECG ne montre pas d’élĂ©vation du segment ST.

    • Utiliser l’imagerie non invasive afin d’amĂ©liorer la prĂ©cision diagnostique et l’évaluation du risque.

    • Envisager l’angio-TDM coronaire au mĂȘme titre que les Ă©preuves d’effort, en choisissant l’examen selon le contexte clinique et les examens antĂ©rieurs.

    • Recourir Ă  une dĂ©cision mĂ©dicale partagĂ©e chez les patients Ă  risque intermĂ©diaire lors du choix des examens complĂ©mentaires et de la prise en charge.

    • En cas de suspicion de myocardite ou de pĂ©ricardite, associer l’évaluation clinique, l’ECG, les biomarqueurs, l’échocardiographie et l’imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique cardiaque.

    • RĂ©server la biopsie endomyocardique Ă  certaines prĂ©sentations de myocardite Ă  risque intermĂ©diaire ou Ă©levĂ© lorsque son rĂ©sultat est susceptible de modifier la prise en charge.

    • Maintenir un diagnostic diffĂ©rentiel structurĂ© incluant le SCA, l’embolie pulmonaire, la dissection aortique, le pneumothorax, les affections pĂ©ricardiques, la pneumonie, les affections gastro-intestinales et les causes musculosquelettiques.

    Pronostic et suivi

    Le pronostic dĂ©pend principalement du diagnostic sous-jacent, de la prĂ©sence d’une instabilitĂ© clinique, de la rapiditĂ© de reconnaissance et de la prĂ©cocitĂ© d’un traitement appropriĂ©. Dans le STEMI, la mortalitĂ© prĂ©coce est fortement liĂ©e aux complications Ă©lectriques, en particulier Ă  la fibrillation ventriculaire, ainsi qu’à la dĂ©faillance de la pompe cardiaque. Le risque maximal de fibrillation ventriculaire survient prĂ©cocement aprĂšs le dĂ©but des symptĂŽmes, de nombreux Ă©vĂ©nements se produisant au cours de la premiĂšre journĂ©e.

    Les patients sortis aprĂšs une Ă©valuation jugĂ©e Ă  faible risque nĂ©cessitent nĂ©anmoins un suivi appropriĂ© et des consignes claires de retour aux urgences, car un faible risque n’élimine pas la possibilitĂ© d’évĂ©nements cardiovasculaires ultĂ©rieurs. Les donnĂ©es de population citĂ©es indiquent un taux d’évĂ©nements cardiovasculaires majeurs Ă  30 jours de 2,5 % dans un groupe Ă  faible risque dĂ©fini aprĂšs exclusion des patients prĂ©sentant une Ă©lĂ©vation du segment ST ou une douleur thoracique clairement non cardiaque.

    Les patients Ă  risque intermĂ©diaire doivent mener Ă  terme le parcours diagnostique prĂ©vu, qui peut comprendre une surveillance, des dosages sĂ©riĂ©s de troponine, une angio-TDM coronaire, une Ă©preuve d’effort ou une autre imagerie non invasive. Les dĂ©cisions doivent ĂȘtre prises dans le contexte de la prĂ©sentation clinique et d’une dĂ©cision mĂ©dicale partagĂ©e.

    Les patients atteints de myocardite ou de pĂ©ricardite ont gĂ©nĂ©ralement une fonction biventriculaire conservĂ©e et un bon pronostic en l’absence de complication, bien qu’une insuffisance cardiaque sĂ©vĂšre, des arythmies, une maladie persistante, des rĂ©cidives et une physiologie constrictive puissent compliquer l’évolution. La persistance des symptĂŽmes nĂ©cessite une réévaluation et, lorsque cela est indiquĂ©, une imagerie multimodale.

    Le suivi Ă  long terme doit ĂȘtre orientĂ© par la cause identifiĂ©e. Les patients prĂ©sentant une maladie coronaire confirmĂ©e ou suspectĂ©e nĂ©cessitent une Ă©valuation continue fondĂ©e sur leur risque clinique et les rĂ©sultats des examens non invasifs ou invasifs, tandis que les patients prĂ©sentant d’autres diagnostics nĂ©cessitent un suivi spĂ©cifique de leur affection.

    Auteurs

    EBM AI
    Evidensbaserad AI-agent

    Mis à jour 7 août 2026