Définition et cadre clinique
La douleur thoracique constitue un syndrome clinique large plutĂŽt quâun symptĂŽme dĂ©fini de maniĂšre Ă©troite. Elle comprend la douleur, la pression, la constriction, la pesanteur, la brĂ»lure ou la gĂȘne thoracique, et peut sâĂ©tendre aux bras, aux Ă©paules, au cou, Ă la mĂąchoire, au haut du dos, Ă lâabdomen ou Ă lâĂ©pigastre. Une dyspnĂ©e, des nausĂ©es, des vomissements, des sueurs, une fatigue, une lipothymie ou dâautres symptĂŽmes peuvent survenir en lâabsence de douleur thoracique et doivent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des Ă©quivalents angineux.
LâĂ©valuation en urgence dâune gĂȘne thoracique non traumatique sâarticule autour de trois grandes catĂ©gories diagnostiques :
Ischémie myocardique, en particulier syndrome coronarien aigu (SCA).
Autres causes cardiopulmonaires, notamment les maladies myopĂ©ricardiques, lâembolie pulmonaire, les urgences aortiques et le pneumothorax.
Causes non cardiopulmonaires, notamment les affections gastro-intestinales, musculosquelettiques et anxieuses.
Lâobjectif immĂ©diat nâest pas simplement dâĂ©tablir si le patient prĂ©sente un SCA. Il sâagit de dĂ©terminer si le patient est cliniquement instable, dâidentifier rapidement les diagnostics mettant en jeu le pronostic vital et de choisir une orientation ainsi quâune stratĂ©gie diagnostique sĂ»res.
Seule une minoritĂ© des patients consultant pour une douleur thoracique aiguĂ« prĂ©sentent finalement un SCA ; les taux rapportĂ©s sont gĂ©nĂ©ralement de 5â10 %, bien que certaines sĂ©ries rapportent 10â20 %. Dâautres affections cardiopulmonaires mettant en jeu le pronostic vital reprĂ©sentent environ 5 % des consultations dans certaines populations. MalgrĂ© cette prĂ©valence relativement faible, la mĂ©connaissance dâun infarctus du myocarde reste lourde de consĂ©quences et, historiquement, 2â6 % des patients sortis avec le diagnostic prĂ©sumĂ© de douleur thoracique non ischĂ©mique se sont rĂ©vĂ©lĂ©s avoir prĂ©sentĂ© un infarctus.
Considérations physiopathologiques
La principale prĂ©occupation physiopathologique aux urgences est lâischĂ©mie myocardique due Ă un processus coronaire aigu. La lĂ©sion myocardique entraĂźne la libĂ©ration de troponine cardiaque, mais lâĂ©lĂ©vation de la troponine nâest pas spĂ©cifique de lâinfarctus du myocarde. Dâautres affections peuvent provoquer une lĂ©sion des cardiomyocytes et une Ă©lĂ©vation de la troponine ; lâinterprĂ©tation des biomarqueurs doit donc ĂȘtre intĂ©grĂ©e Ă lâanamnĂšse, Ă lâECG et aux examens complĂ©mentaires ultĂ©rieurs.
Le diagnostic différentiel en urgence repose également sur des mécanismes distincts de maladies cardiopulmonaires aiguës :
Lâembolie pulmonaire et le pneumothorax spontanĂ© peuvent provoquer une douleur thoracique brutale et une dĂ©tresse respiratoire.
La dissection aortique peut entraĂźner une douleur brutale et intense, irradiant souvent vers le dos.
La péricardite peut provoquer une douleur pleurétique ou positionnelle.
La myocardite et la pĂ©ricardite peuvent se manifester par une douleur thoracique, des anomalies ECG et une Ă©lĂ©vation des biomarqueurs ; lâĂ©chocardiographie et lâimagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique cardiaque peuvent mettre en Ă©vidence une atteinte inflammatoire.
Les affections gastro-intestinales et musculosquelettiques peuvent simuler une ischĂ©mie myocardique, notamment le spasme Ćsophagien sĂ©vĂšre et le reflux acide.
Présentation clinique et symptÎmes
Caractérisation du symptÎme initial
Le symptĂŽme doit ĂȘtre classĂ© comme cardiaque, possiblement cardiaque ou non cardiaque. Le terme « atypique » est dĂ©conseillĂ©, car il peut sous-estimer la possibilitĂ© dâune ischĂ©mie.
Une anamnÚse ciblée doit préciser :
La nature de la gĂȘne.
La localisation et lâirradiation.
Le dĂ©but et lâĂ©volution temporelle.
La durée et la récidive.
Les facteurs déclenchants et soulageants.
Les symptÎmes associés.
La similitude avec une angine de poitrine ou un infarctus du myocarde documenté antérieurement.
Les facteurs de risque athéroscléreux et thromboemboliques.
Les prĂ©dispositions pertinentes, telles quâune maladie du tissu conjonctif.
Aucun descripteur isolĂ© de la douleur nâest diagnostique. LâintensitĂ© de la douleur a Ă©galement une valeur discriminante limitĂ©e.
ĂlĂ©ments en faveur dâune ischĂ©mie myocardique
La gĂȘne ischĂ©mique :
Est généralement rétrosternale et diffuse.
Est décrite comme une pression, une constriction, une pesanteur ou un serrement.
Se développe en plusieurs minutes.
Est dĂ©clenchĂ©e par lâeffort.
SâamĂ©liore au repos.
Peut irradier vers le cou, la mùchoire, les épaules ou les bras.
Peut sâaccompagner de sueurs, de dyspnĂ©e, de nausĂ©es, de vomissements, de fatigue, dâune lipothymie ou dâĂ©ructations.
Lâirradiation aux deux bras ou aux deux Ă©paules prĂ©sente une association particuliĂšrement forte avec lâinfarctus du myocarde dans les donnĂ©es cliniques citĂ©es, bien que lâirradiation au bras droit nâait pas montrĂ© dâassociation constante dans toutes les Ă©tudes. Les symptĂŽmes peuvent ĂȘtre limitĂ©s au siĂšge de lâirradiation, par exemple sous la forme dâune douleur sourde du bras ou de lâĂ©paule.
Les femmes et les patients ùgés peuvent présenter des symptÎmes moins conventionnels. Des équivalents angineux, notamment une dyspnée, des nausées ou une anxiété vague, peuvent survenir sans douleur ressentie.
ĂlĂ©ments en faveur dâautres diagnostics
Les présentations suivantes doivent élargir le diagnostic différentiel :
| Caractéristique du symptÎme | Orientations diagnostiques |
|---|---|
| Douleur brutale atteignant immédiatement son intensité maximale | Embolie pulmonaire, dissection aortique ou pneumothorax |
| Douleur pleurétique | Embolie pulmonaire, péricardite, pneumonie, pleurésie ou affection musculosquelettique |
| Douleur positionnelle | Péricardite ou affection musculosquelettique |
| Douleur dĂ©crite comme une dĂ©chirure ou un arrachement | Souvent dĂ©crite en cas de dissection aortique, bien que dâautres qualificatifs de douleur intense puissent Ă©galement ĂȘtre utilisĂ©s |
| Douleur irradiant vers le dos, en particulier entre les omoplates | Syndrome aortique aigu |
| Douleur le long de la crĂȘte du trapĂšze | Affection pĂ©ricardique |
| Douleur fugace ne durant que quelques secondes | Rarement une ischémie myocardique |
| Douleur reproduite Ă la palpation | Moins Ă©vocatrice dâun infarctus aigu du myocarde |
| Douleur trĂšs localisĂ©e, montrĂ©e du doigt | TrĂšs inhabituelle en cas dâangor |
| Douleur liĂ©e aux repas ou au dĂ©cubitus | Affection gastro-intestinale, bien quâun angor postprandial puisse survenir en cas de maladie coronaire sĂ©vĂšre |
| Douleur modifiée par les mouvements du cou ou des membres supérieurs | Affection musculosquelettique |
| Soulagement par un traitement rĂ©duisant lâaciditĂ© | En faveur dâun reflux acide ou dâun ulcĂšre gastroduodĂ©nal |
| Soulagement rapide aprĂšs administration de nitroglycĂ©rine | Peut survenir en cas dâischĂ©mie myocardique, mais ce signe nâest ni suffisamment sensible ni spĂ©cifique ; un spasme Ćsophagien peut Ă©galement y rĂ©pondre |
Une douleur restant constante pendant de nombreuses heures ou plusieurs jours, sans anomalies ECG, Ă©lĂ©vation des biomarqueurs cardiaques, insuffisance cardiaque, hypotension ni autre consĂ©quence clinique, est moins probablement liĂ©e Ă une ischĂ©mie myocardique. Inversement, un soulagement retardĂ©, plus de 10 minutes aprĂšs la nitroglycĂ©rine, rend une origine ischĂ©mique moins probable, bien quâune ischĂ©mie sĂ©vĂšre reste possible.
SymptÎmes associés
La dyspnĂ©e est importante, car elle Ă©voque un processus cardiopulmonaire possible, bien quâelle ne soit pas spĂ©cifique. Une dĂ©tresse respiratoire brutale et marquĂ©e doit faire suspecter une embolie pulmonaire ou un pneumothorax. Une hĂ©moptysie peut survenir en cas dâembolie pulmonaire ou dâinsuffisance cardiaque sĂ©vĂšre, tandis que des expectorations mousseuses rosĂ©es orientent gĂ©nĂ©ralement vers une affection pulmonaire ou un ĆdĂšme pulmonaire.
La syncope ou la présyncope peut traduire :
Une embolie pulmonaire hémodynamiquement significative.
Une dissection aortique.
Une arythmie ischémique.
Les nausées et les vomissements peuvent évoquer une affection gastro-intestinale, mais ils peuvent accompagner un infarctus du myocarde, notamment un infarctus inférieur. Les sueurs, la fatigue, les vertiges, la faiblesse et la perte de connaissance sont également des symptÎmes associés importants.
Une douleur thoracique prolongĂ©e durant plus de 15 minutes, ou une douleur rĂ©cidivant dans lâheure, doit conduire Ă une Ă©valuation mĂ©dicale urgente.
Ăvaluation initiale et examen clinique
Priorités immédiates
La premiÚre évaluation doit répondre à trois questions :
Le patient est-il cliniquement instable, avec un collapsus circulatoire avéré ou imminent, ou une insuffisance respiratoire ?
Un diagnostic mettant en jeu le pronostic vital est-il probable, notamment un SCA, une embolie pulmonaire, une dissection aortique, un pneumothorax ou une autre affection cardiopulmonaire aiguë ?
Si le risque immédiat est faible, une sortie est-elle sûre, ou une surveillance et des examens complémentaires sont-ils nécessaires ?
LâĂ©valuation initiale comprend :
Les paramĂštres vitaux.
Une anamnÚse ciblée.
Un examen clinique.
Un ECG immédiat à 12 dérivations.
Une radiographie thoracique.
Le dosage des biomarqueurs de lésion myocardique.
Les patients chez lesquels un SCA est suspectĂ© doivent ĂȘtre Ă©valuĂ©s de maniĂšre systĂ©matique et sans dĂ©lai. En ambulatoire, un patient dont la probabilitĂ© de SCA est suffisamment Ă©levĂ©e pour justifier un dosage de troponine doit gĂ©nĂ©ralement ĂȘtre adressĂ© aux urgences plutĂŽt que pris en charge dans le cadre dâexamens ambulatoires programmĂ©s.
Examen clinique
Le matĂ©riel fourni ne propose pas de protocole dĂ©taillĂ© dâexamen clinique par appareil. Il identifie toutefois lâinstabilitĂ© clinique et les signes pouvant orienter vers certains diagnostics. LâĂ©valuation doit donc se concentrer sur :
Un collapsus circulatoire ou une hypotension.
Une insuffisance respiratoire.
Des signes dâinsuffisance cardiaque sĂ©vĂšre.
Des éléments compatibles avec un pneumothorax.
Des signes faisant suspecter une dissection aortique.
Des signes de tamponnade péricardique.
Des signes associés à une embolie pulmonaire massive.
Lâexamen clinique seul ne permet pas dâexclure ou de confirmer de maniĂšre fiable un SCA. Sa valeur diagnostique augmente considĂ©rablement lorsquâil est associĂ© Ă lâECG, aux biomarqueurs cardiaques et aux parcours dĂ©cisionnels cliniques.
Parcours diagnostique aux urgences
Ăvaluation prĂ©hospitaliĂšre
En cas de suspicion de SCA en phase préhospitaliÚre :
Un ECG Ă 12 dĂ©rivations doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© et interprĂ©tĂ© le plus rapidement possible.
Les Ă©quipes doivent avoir accĂšs Ă un dĂ©fibrillateur et ĂȘtre formĂ©es aux gestes Ă©lĂ©mentaires de rĂ©animation cardiaque.
Les rĂ©sultats de lâECG doivent dĂ©terminer le parcours initial, lâĂ©tablissement de destination, la sĂ©quence des examens et le dĂ©lai de rĂ©alisation de la coronarographie invasive.
Les patients sont initialement répartis entre :
Un parcours STEMI, lorsque lâECG montre une Ă©lĂ©vation persistante du segment ST ou un tracĂ© Ă©quivalent.
Un parcours de suspicion de SCA sans Ă©lĂ©vation du segment ST, lorsquâil nâexiste pas dâĂ©lĂ©vation du segment ST ni de tracĂ© Ă©quivalent.
Un ECG de type STEMI indique un risque Ă©levĂ© de complications immĂ©diates, notamment de fibrillation ventriculaire, et doit conduire Ă planifier une reperfusion en urgence ainsi quâau transfert direct vers un centre disposant en continu dâune capacitĂ© dâintervention coronaire percutanĂ©e. Les patients sans Ă©lĂ©vation du segment ST mais prĂ©sentant des symptĂŽmes ischĂ©miques persistants peuvent nĂ©anmoins ĂȘtre exposĂ©s Ă des risques immĂ©diats, notamment Ă des arythmies ventriculaires, et doivent ĂȘtre orientĂ©s selon des protocoles adaptĂ©s aux patients Ă haut risque.
Algorithme aux urgences
Une séquence pratique est la suivante :
Ăvaluer la stabilitĂ© et procĂ©der Ă une stabilisation immĂ©diate si nĂ©cessaire.
Réaliser un ECG à 12 dérivations et une radiographie thoracique.
DĂ©terminer si lâECG montre :
Un sous-dĂ©calage du segment ST ou une inversion de lâonde T.
Une élévation diffuse du segment ST avec ou sans sous-décalage du segment PR.
Un tracé non diagnostique.
Doser les biomarqueurs cardiaques, en particulier la troponine cardiaque ultrasensible.
Rechercher une embolie pulmonaire et une dissection aortique lorsque lâanamnĂšse, lâexamen clinique ou les examens initiaux les suggĂšrent.
Appliquer un parcours dĂ©cisionnel clinique afin de dĂ©terminer la nĂ©cessitĂ© dâexamens complĂ©mentaires, dâun traitement, dâune surveillance ou dâune sortie.
LâECG et la troponine doivent ĂȘtre interprĂ©tĂ©s dans le contexte de lâhistoire des symptĂŽmes et du risque clinique. Un patient prĂ©sentant une troponine Ă©levĂ©e mais dont lâhistoire nâest pas compatible avec un SCA doit faire lâobjet dâune recherche dâautres causes de lĂ©sion myocardique.
Diagnostic différentiel fondé sur les examens initiaux
| Résultat initial | Orientation diagnostique |
|---|---|
| ĂlĂ©vation localisĂ©e du segment ST avec faible suspicion de dissection | Parcours STEMI |
| Sous-dĂ©calage du segment ST et/ou inversion de lâonde T | SCA sans Ă©lĂ©vation du segment ST possible |
| ĂlĂ©vation diffuse du segment ST avec ou sans sous-dĂ©calage du segment PR | PĂ©ricardite |
| Biomarqueurs cardiaques élevés avec une histoire compatible avec un SCA | Parcours NSTEMI |
| Marqueurs cardiaques initiaux normaux avec une histoire compatible avec un SCA | Poursuivre la stratification du risque et le parcours de dosages sériés de troponine |
| Biomarqueurs élevés sans histoire compatible avec un SCA | NSTEMI versus autre cause de lésion myocardique |
| Zone hyperclaire entre le parenchyme pulmonaire et la paroi thoracique | Pneumothorax |
| Ălargissement du mĂ©diastin avec une histoire compatible | Dissection aortique ; rĂ©aliser une imagerie dĂ©diĂ©e |
| Infiltrat pulmonaire avec une histoire et des résultats biologiques compatibles | Pneumonie |
| ECG et radiographie non diagnostiques | Poursuivre une Ă©valuation structurĂ©e Ă la recherche dâun SCA, dâune embolie pulmonaire, dâune dissection aortique et dâautres diagnostics |
Ălectrocardiographie
LâECG Ă 12 dĂ©rivations est un examen prĂ©coce essentiel en cas de suspicion de SCA et doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© rapidement. Il joue un rĂŽle Ă la fois diagnostique et dans lâorientation du patient.
LâECG est utilisĂ© pour :
Identifier une élévation persistante du segment ST ou des tracés équivalents.
Orienter les patients vers un parcours STEMI ou SCA sans élévation du segment ST.
DĂ©tecter un sous-dĂ©calage du segment ST et une inversion de lâonde T Ă©vocateurs dâune ischĂ©mie.
Ătayer le diagnostic de pĂ©ricardite en prĂ©sence dâune Ă©lĂ©vation diffuse du segment ST et dâun sous-dĂ©calage du segment PR.
Identifier les complications rythmiques ou ischémiques.
Un ECG sans Ă©lĂ©vation du segment ST nâexclut ni un SCA cliniquement important ni un risque immĂ©diat. Chez ces patients, la persistance de symptĂŽmes ischĂ©miques peut nĂ©anmoins justifier une prise en charge urgente.
Biomarqueurs cardiaques et résultats biologiques
Troponine cardiaque ultrasensible
La troponine cardiaque ultrasensible est un biomarqueur central dans lâĂ©valuation dâun SCA sans Ă©lĂ©vation du segment ST suspectĂ©. Des algorithmes rapides de confirmation et dâexclusion doivent ĂȘtre utilisĂ©s chez les patients appropriĂ©s.
Le dosage de la troponine contribue :
Ă lâidentification dâune lĂ©sion myocardique.
Ă la reconnaissance rapide des patients Ă faible risque qui peuvent ne pas nĂ©cessiter dâexamens complĂ©mentaires.
Au diagnostic de NSTEMI lorsquâil est interprĂ©tĂ© conjointement avec les symptĂŽmes et les rĂ©sultats de lâECG.
Ă la stratification du risque et au choix dâexamens complĂ©mentaires ou dâune surveillance.
Une Ă©lĂ©vation de la troponine nâĂ©tablit pas Ă elle seule le diagnostic dâinfarctus du myocarde. Une lĂ©sion des cardiomyocytes survient dans des situations autres que lâinfarctus du myocarde, et dâautres diagnostics doivent ĂȘtre envisagĂ©s lorsque la prĂ©sentation clinique nâest pas compatible avec un SCA.
Autres résultats biologiques
Le matĂ©riel source ne fournit pas de bilan biologique exhaustif ni de seuils biologiques spĂ©cifiques. Il considĂšre lâĂ©valuation biologique comme pertinente lors de la recherche de diagnostics alternatifs, tels quâune pneumonie, une embolie pulmonaire ou une myocardite Ă Ă©osinophiles. En cas de suspicion de myocardite Ă Ă©osinophiles, une Ă©osinophilie pĂ©riphĂ©rique, un asthme, une sinusite, des lĂ©sions cutanĂ©es et dâautres manifestations systĂ©miques peuvent Ă©tayer le diagnostic.
Imagerie
Radiographie thoracique
La radiographie thoracique fait partie de lâĂ©valuation initiale dâune douleur thoracique aiguĂ«. Il ne sâagit pas dâun examen diagnostique de premiĂšre intention de la maladie coronaire, mais elle peut identifier ou Ă©tayer dâautres diagnostics et fournir des informations sur lâĂ©tat cardiaque et pulmonaire.
Les éléments pertinents comprennent :
Un espace hyperclair entre le poumon et la paroi thoracique, évoquant un pneumothorax.
Un élargissement du médiastin, faisant suspecter une dissection aortique.
Des infiltrats pulmonaires, en faveur dâune pneumonie dans le contexte clinique appropriĂ©.
Des anomalies de la vascularisation pulmonaire et de la silhouette cardiaque en cas dâinsuffisance cardiaque.
Un épanchement pleural et une maladie pulmonaire associée.
Ăchocardiographie
LâĂ©chocardiographie peut contribuer Ă lâĂ©valuation :
De la fonction cardiaque.
De lâinsuffisance cardiaque.
Des affections péricardiques et de la tamponnade.
Dâune pathologie aortique dans certaines situations.
Dâune atteinte inflammatoire en cas de myocardite et de pĂ©ricardite.
En cas de suspicion de dissection aortique, lâimagerie dĂ©diĂ©e peut comprendre une tomodensitomĂ©trie, une imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique ou une Ă©chocardiographie transĆsophagienne, selon le parcours clinique.
Angio-TDM coronaire
Lâangio-TDM coronaire est recommandĂ©e comme option diagnostique non invasive, au mĂȘme titre que les Ă©preuves dâeffort conventionnelles. Le choix doit tenir compte du contexte clinique, de lâanamnĂšse et des examens antĂ©rieurs. Elle est particuliĂšrement pertinente aprĂšs lâĂ©valuation initiale lorsque le patient nâest pas orientĂ© immĂ©diatement vers un parcours invasif ou dâurgence.
Lâimagerie non invasive peut amĂ©liorer la prĂ©cision diagnostique et affiner lâĂ©valuation du risque. Chez les patients prĂ©sentant des symptĂŽmes convaincants mais aucune maladie coronaire obstructive, les stratĂ©gies diagnostiques doivent Ă©galement tenir compte dâune Ă©ventuelle maladie microvasculaire.
Imagerie par résonance magnétique cardiaque
Lâimagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique cardiaque peut confirmer de maniĂšre non invasive une atteinte inflammatoire du myocarde en cas de suspicion de myocardite ou de pĂ©ricardite. Elle est particuliĂšrement pertinente lorsque lâĂ©valuation clinique, lâECG et les biomarqueurs Ă©voquent une inflammation.
Biopsie endomyocardique
En cas de myocardite, la biopsie endomyocardique est envisagĂ©e au cas par cas dans les prĂ©sentations Ă risque intermĂ©diaire ou Ă©levĂ©, en particulier lorsque son rĂ©sultat est susceptible de modifier la prise en charge. Dans la myocardite Ă Ă©osinophiles, le diagnostic peut ĂȘtre Ă©tabli par une biopsie montrant une infiltration myocardique Ă Ă©osinophiles ou par des signes de myocardite Ă lâimagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique cardiaque, associĂ©s Ă une Ă©osinophilie pĂ©riphĂ©rique et Ă des manifestations systĂ©miques compatibles.
Parcours décisionnels cliniques et stratification du risque
Les parcours décisionnels cliniques combinent :
Les caractéristiques cliniques.
Les rĂ©sultats de lâECG.
La troponine cardiaque.
Les facteurs propres au patient.
Ils visent à identifier les patients nécessitant un traitement urgent, ceux qui requiÚrent des examens complémentaires ou une surveillance, et ceux qui peuvent sortir sans danger.
Patients Ă faible risque
La troponine ultrasensible a amĂ©liorĂ© la capacitĂ© Ă identifier rapidement les patients Ă faible risque. AprĂšs une Ă©valuation clinique, ECG et biologique appropriĂ©e, certains patients peuvent ne pas nĂ©cessiter dâexamens diagnostiques supplĂ©mentaires.
NĂ©anmoins, une classification Ă faible risque nâĂ©quivaut pas Ă un risque nul. Dans une Ă©tude en population gĂ©nĂ©rale, le taux estimĂ© Ă 30 jours dâĂ©vĂ©nements cardiovasculaires majeurs chez les patients prĂ©sentant une douleur thoracique aiguĂ« classĂ©s Ă faible risque Ă©tait de 2,5 %, aprĂšs exclusion des patients prĂ©sentant une Ă©lĂ©vation du segment ST ou une douleur thoracique clairement non cardiaque.
Patients à risque intermédiaire
Les patients Ă risque intermĂ©diaire nĂ©cessitent une Ă©valuation systĂ©matique au moyen de parcours dĂ©cisionnels cliniques. Les dĂ©cisions concernant les examens complĂ©mentaires et la prise en charge doivent intĂ©grer une dĂ©cision mĂ©dicale partagĂ©e. Lâangio-TDM coronaire et les Ă©preuves dâeffort sont deux stratĂ©gies non invasives disponibles, et le choix de lâexamen optimal dĂ©pend du contexte clinique individuel et des examens antĂ©rieurs.
Patients Ă haut risque
Les patients à haut risque comprennent ceux présentant :
Des anomalies ECG de type STEMI.
Des symptĂŽmes ischĂ©miques persistants malgrĂ© lâabsence dâĂ©lĂ©vation du segment ST.
Des anomalies ECG dynamiques ou importantes.
Des symptÎmes compatibles associés à une élévation de la troponine cardiaque.
Une instabilité clinique.
Une suspicion dâembolie pulmonaire, de dissection aortique, de pneumothorax ou de tamponnade.
Ces patients nécessitent une prise en charge urgente dans le cadre du parcours diagnostique et thérapeutique approprié.
Prise en charge aiguë
Stabilisation immédiate
Les patients prĂ©sentant un collapsus circulatoire ou une insuffisance respiratoire nĂ©cessitent une stabilisation immĂ©diate tandis que lâĂ©valuation diagnostique se poursuit. LâĂ©valuation initiale ne doit pas retarder la prise en charge dâaffections manifestement menaçant le pronostic vital.
Parcours STEMI
Les objectifs en cas de STEMI suspecté sont les suivants :
ContrĂŽler la douleur.
Identifier les candidats Ă une reperfusion urgente.
RĂ©duire au minimum lâintervalle entre le premier contact mĂ©dical et la reperfusion.
Ăviter les sorties inappropriĂ©es.
Assurer un transfert adaptĂ© lorsque lâhĂŽpital initial ne dispose pas dâune capacitĂ© dâintervention coronaire percutanĂ©e.
Les systĂšmes prĂ©hospitaliers et hospitaliers dâurgence doivent permettre la rĂ©alisation et lâinterprĂ©tation rapides de lâECG, disposer de capacitĂ©s de dĂ©fibrillation et assurer le transfert vers un centre capable de rĂ©aliser une ICP en continu. La fibrillation ventriculaire est une cause majeure de dĂ©cĂšs prĂ©coce dans le STEMI, ce qui rend essentielles la reconnaissance prĂ©coce, la surveillance et la disponibilitĂ© dâun dĂ©fibrillateur.
Dans les rĂ©gions Ă©loignĂ©es des centres dâICP, une fibrinolyse prĂ©hospitaliĂšre peut ĂȘtre utilisĂ©e lorsque le systĂšme permet de transmettre un ECG Ă 12 dĂ©rivations, dispose de personnels formĂ©s Ă lâinterprĂ©tation de lâECG et Ă la prise en charge du STEMI, ainsi que dâune supervision mĂ©dicale Ă distance capable dâautoriser le traitement.
Parcours des SCA sans élévation du segment ST
Les patients prĂ©sentant un SCA sans Ă©lĂ©vation du segment ST suspectĂ© doivent bĂ©nĂ©ficier rapidement dâun dosage de troponine ultrasensible selon un algorithme appropriĂ© de confirmation et dâexclusion. La prise en charge et les examens complĂ©mentaires dĂ©pendent de lâintĂ©gration des Ă©lĂ©ments suivants :
Les symptĂŽmes.
Les rĂ©sultats de lâECG.
Les résultats de la troponine.
Le risque clinique.
Les autres explications possibles de la lésion myocardique.
Le matériel source ne précise pas les schémas ni les doses des traitements antiplaquettaires, anticoagulants, anti-ischémiques, hypolipémiants ou de revascularisation dans les SCA sans élévation du segment ST.
Douleur thoracique avec suspicion dâune autre urgence
Le parcours diagnostique doit ĂȘtre rĂ©orientĂ© rapidement lorsque les rĂ©sultats Ă©voquent :
Une embolie pulmonaire : évaluer le risque et réaliser un dosage des D-dimÚres ou une imagerie selon le parcours clinique.
Une dissection aortique : recourir Ă une tomodensitomĂ©trie, une imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique ou une imagerie Ă©chocardiographique dĂ©diĂ©e lorsquâelle est indiquĂ©e.
Un pneumothorax : interpréter la radiographie thoracique et traiter selon la gravité clinique.
Une tamponnade péricardique : une évaluation échocardiographique urgente est pertinente.
Une pneumonie : intégrer les données radiographiques et biologiques à la présentation clinique.
Les traitements médicamenteux spécifiques et leurs doses pour ces affections ne sont pas fournis dans le matériel source.
Présentations ambulatoires et non aiguës
Bien que ce chapitre soit consacrĂ© aux urgences, certains patients consultent pour une gĂȘne rĂ©solue ou chronique. La probabilitĂ© prĂ©test dâune cause cardiopulmonaire aiguĂ« est plus faible en pratique ambulatoire, et lâĂ©valuation repose davantage sur lâanamnĂšse, lâexamen clinique et lâECG.
Les stratĂ©gies diagnostiques sont gĂ©nĂ©ralement moins intensives quâaux urgences. Toutefois, si la suspicion clinique est suffisamment Ă©levĂ©e pour justifier un dosage de troponine, une orientation vers les urgences est appropriĂ©e.
Les patients consultant en ambulatoire pour une douleur thoracique aiguĂ« doivent bĂ©nĂ©ficier dâun ECG lorsquâil est disponible et ĂȘtre transportĂ©s en urgence aux urgences par les services mĂ©dicaux dâurgence.
Sexe, ùge et équité diagnostique
Les symptĂŽmes peuvent diffĂ©rer chez les femmes et les patients ĂągĂ©s, et un niveau de suspicion moindre peut contribuer Ă retarder lâĂ©valuation. Des donnĂ©es observationnelles indiquent que, dans certaines analyses rĂ©alisĂ©es aux urgences, les femmes consultant pour une douleur thoracique Ă©taient moins susceptibles que les hommes de bĂ©nĂ©ficier rapidement dâune Ă©valuation mĂ©dicale. Les jeunes femmes ayant un infarctus du myocarde peuvent Ă©galement prĂ©senter des rĂ©sultats plus dĂ©favorables lorsque le diagnostic nâest pas initialement envisagĂ©.
Ces observations plaident en faveur dâune approche systĂ©matique et inclusive des symptĂŽmes, qui ne repose pas sur une prĂ©sentation stĂ©rĂ©otypĂ©e. LâĂ©valuation doit prendre en compte la pression, la constriction, la dyspnĂ©e, les nausĂ©es, les symptĂŽmes Ă©pigastriques et la gĂȘne touchant le cou, la mĂąchoire, les bras, les Ă©paules, le dos ou lâabdomen.
Médicaments et considérations pratiques de prescription
Le matĂ©riel source ne fournit pas de doses mĂ©dicamenteuses spĂ©cifiques pour la prise en charge en urgence dâune douleur thoracique ou dâun SCA.
La rĂ©ponse Ă la nitroglycĂ©rine ne doit pas ĂȘtre utilisĂ©e comme test diagnostique dĂ©finitif. Un soulagement rapide peut ĂȘtre en faveur dâune ischĂ©mie myocardique, mais peut Ă©galement survenir en cas de spasme Ćsophagien, tandis quâun soulagement retardĂ© ne permet pas de distinguer de maniĂšre fiable une affection non cardiaque dâune ischĂ©mie sĂ©vĂšre.
Pour la prise en charge prĂ©hospitaliĂšre du STEMI, le matĂ©riel soutient la planification dâune reperfusion urgente et, lorsque cela est appropriĂ©, la fibrinolyse prĂ©hospitaliĂšre dans le respect de conditions organisationnelles dĂ©finies, mais ne fournit ni agents fibrinolytiques, ni doses, ni contre-indications, ni schĂ©mas mĂ©dicamenteux associĂ©s.
Recommandations fondées sur les recommandations de pratique clinique
Les principales recommandations étayées par le matériel source sont les suivantes :
InterprĂ©ter largement la douleur thoracique afin dâinclure les Ă©quivalents angineux et les symptĂŽmes extrathoraciques.
Ăviter le terme « atypique » ; classer les symptĂŽmes comme cardiaques, possiblement cardiaques ou non cardiaques.
Réaliser et interpréter rapidement un ECG à 12 dérivations en cas de suspicion de SCA.
Utiliser la troponine cardiaque ultrasensible avec des algorithmes rapides de confirmation et dâexclusion en cas de suspicion de SCA sans Ă©lĂ©vation du segment ST.
ReconnaĂźtre quâune Ă©lĂ©vation de la troponine indique une lĂ©sion myocardique, mais nâest pas spĂ©cifique de lâinfarctus du myocarde.
Utiliser des parcours dĂ©cisionnels cliniques intĂ©grant les symptĂŽmes, les rĂ©sultats de lâECG, les biomarqueurs et les caractĂ©ristiques du patient.
Identifier rapidement le STEMI et transfĂ©rer directement le patient vers un centre disposant dâune capacitĂ© dâICP continue lorsque cela est appropriĂ©.
Prendre au sĂ©rieux les symptĂŽmes ischĂ©miques persistants mĂȘme lorsque lâECG ne montre pas dâĂ©lĂ©vation du segment ST.
Utiliser lâimagerie non invasive afin dâamĂ©liorer la prĂ©cision diagnostique et lâĂ©valuation du risque.
Envisager lâangio-TDM coronaire au mĂȘme titre que les Ă©preuves dâeffort, en choisissant lâexamen selon le contexte clinique et les examens antĂ©rieurs.
Recourir à une décision médicale partagée chez les patients à risque intermédiaire lors du choix des examens complémentaires et de la prise en charge.
En cas de suspicion de myocardite ou de pĂ©ricardite, associer lâĂ©valuation clinique, lâECG, les biomarqueurs, lâĂ©chocardiographie et lâimagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique cardiaque.
Réserver la biopsie endomyocardique à certaines présentations de myocardite à risque intermédiaire ou élevé lorsque son résultat est susceptible de modifier la prise en charge.
Maintenir un diagnostic diffĂ©rentiel structurĂ© incluant le SCA, lâembolie pulmonaire, la dissection aortique, le pneumothorax, les affections pĂ©ricardiques, la pneumonie, les affections gastro-intestinales et les causes musculosquelettiques.
Pronostic et suivi
Le pronostic dĂ©pend principalement du diagnostic sous-jacent, de la prĂ©sence dâune instabilitĂ© clinique, de la rapiditĂ© de reconnaissance et de la prĂ©cocitĂ© dâun traitement appropriĂ©. Dans le STEMI, la mortalitĂ© prĂ©coce est fortement liĂ©e aux complications Ă©lectriques, en particulier Ă la fibrillation ventriculaire, ainsi quâĂ la dĂ©faillance de la pompe cardiaque. Le risque maximal de fibrillation ventriculaire survient prĂ©cocement aprĂšs le dĂ©but des symptĂŽmes, de nombreux Ă©vĂ©nements se produisant au cours de la premiĂšre journĂ©e.
Les patients sortis aprĂšs une Ă©valuation jugĂ©e Ă faible risque nĂ©cessitent nĂ©anmoins un suivi appropriĂ© et des consignes claires de retour aux urgences, car un faible risque nâĂ©limine pas la possibilitĂ© dâĂ©vĂ©nements cardiovasculaires ultĂ©rieurs. Les donnĂ©es de population citĂ©es indiquent un taux dâĂ©vĂ©nements cardiovasculaires majeurs Ă 30 jours de 2,5 % dans un groupe Ă faible risque dĂ©fini aprĂšs exclusion des patients prĂ©sentant une Ă©lĂ©vation du segment ST ou une douleur thoracique clairement non cardiaque.
Les patients Ă risque intermĂ©diaire doivent mener Ă terme le parcours diagnostique prĂ©vu, qui peut comprendre une surveillance, des dosages sĂ©riĂ©s de troponine, une angio-TDM coronaire, une Ă©preuve dâeffort ou une autre imagerie non invasive. Les dĂ©cisions doivent ĂȘtre prises dans le contexte de la prĂ©sentation clinique et dâune dĂ©cision mĂ©dicale partagĂ©e.
Les patients atteints de myocardite ou de pĂ©ricardite ont gĂ©nĂ©ralement une fonction biventriculaire conservĂ©e et un bon pronostic en lâabsence de complication, bien quâune insuffisance cardiaque sĂ©vĂšre, des arythmies, une maladie persistante, des rĂ©cidives et une physiologie constrictive puissent compliquer lâĂ©volution. La persistance des symptĂŽmes nĂ©cessite une réévaluation et, lorsque cela est indiquĂ©, une imagerie multimodale.
Le suivi Ă long terme doit ĂȘtre orientĂ© par la cause identifiĂ©e. Les patients prĂ©sentant une maladie coronaire confirmĂ©e ou suspectĂ©e nĂ©cessitent une Ă©valuation continue fondĂ©e sur leur risque clinique et les rĂ©sultats des examens non invasifs ou invasifs, tandis que les patients prĂ©sentant dâautres diagnostics nĂ©cessitent un suivi spĂ©cifique de leur affection.