DĂ©finition et champ dâapplication
La coronarographie est une procĂ©dure fluoroscopique invasive au cours de laquelle un produit de contraste est injectĂ© sĂ©lectivement dans les artĂšres coronaires Ă©picardiques par lâintermĂ©diaire dâun cathĂ©ter avancĂ© depuis une artĂšre pĂ©riphĂ©rique jusquâĂ la racine aortique et aux ostiums coronaires. Elle demeure la mĂ©thode de rĂ©fĂ©rence pour dĂ©terminer lâĂ©tendue de la maladie coronaire, car elle fournit des informations anatomiques tout en permettant une Ă©valuation fonctionnelle et, lorsque cela est indiquĂ©, une intervention coronaire percutanĂ©e (ICP) immĂ©diate.
Les complications sont rares, mais leur spectre clinique va des arythmies transitoires et des saignements mineurs au point dâabord Ă lâinfarctus du myocarde, Ă lâaccident vasculaire cĂ©rĂ©bral, Ă la perforation coronaire, Ă lâeffondrement hĂ©modynamique, Ă lâinsuffisance rĂ©nale aiguĂ« et au dĂ©cĂšs. Le profil de risque diffĂšre entre la coronarographie diagnostique et lâICP et dĂ©pend fortement du contexte clinique, de la voie dâabord vasculaire, de lâanticoagulation, de la fonction rĂ©nale, de lâĂąge, des comorbiditĂ©s et de la complexitĂ© de la procĂ©dure.
Incidence globale et principales complications
Les complications au cours dâune coronarographie diagnostique surviennent chez environ 2 % des patients. Les Ă©vĂ©nements graves, tels que lâaccident vasculaire cĂ©rĂ©bral et lâinfarctus du myocarde, surviennent chez moins de 1 % des patients, tandis que la mortalitĂ© est gĂ©nĂ©ralement infĂ©rieure Ă 0,1 % dans les sĂ©ries contemporaines. Les risques rapportĂ©s varient selon la population Ă©tudiĂ©e et les dĂ©finitions utilisĂ©es.
| Complication | Risque rapporté (%) |
|---|---|
| Mortalité | 0.11 |
| Infarctus du myocarde | 0.05 |
| Accident vasculaire cérébral | 0.07 |
| Arythmies | 0.38 |
| Complications vasculaires | 0.43 |
| Réaction au produit de contraste | 0.37 |
| Complications hémodynamiques | 0.26 |
| Perforation dâune cavitĂ© cardiaque | 0.03 |
| Autres complications | 0.28 |
| Total des complications majeures | 1.70 |
Dans une autre grande analyse de cathĂ©tĂ©risations diagnostiques, la mortalitĂ© Ă©tait dâenviron 0.2 %, lâinfarctus du myocarde dâenviron 0.05 %, lâaccident vasculaire cĂ©rĂ©bral dâenviron 0.07 %, les arythmies ventriculaires graves dâenviron 0.5 % et les complications vasculaires majeures dâenviron 1 %. Ces chiffres illustrent la variabilitĂ© liĂ©e aux diffĂ©rences de sĂ©lection des patients, de dĂ©finitions procĂ©durales et de pratiques institutionnelles.
Les complications sont plus frĂ©quentes au cours de lâICP quâau cours dâune coronarographie purement diagnostique. LâICP Ă©lective est associĂ©e Ă une mortalitĂ© rapportĂ©e de 0.1â0.3 %, Ă un infarctus du myocarde de grande taille chez moins de 3 % des patients et Ă un accident vasculaire cĂ©rĂ©bral chez 0.1â0.4 % des patients. Le risque est nettement plus Ă©levĂ© chez les patients ĂągĂ©s, lors des procĂ©dures rĂ©alisĂ©es en urgence ou en situation urgente, en cas de maladie rĂ©nale chronique, dâinfarctus du myocarde avec sus-dĂ©calage du segment ST et de choc cardiogĂ©nique.
Facteurs de risque liés au patient et à la procédure
Le risque dâĂ©vĂ©nements indĂ©sirables est augmentĂ© par :
ùge avancé ;
diabÚte sucré ;
maladie rénale chronique ou insuffisance rénale ;
insuffisance cardiaque congestive ;
antĂ©cĂ©dent dâaccident vasculaire cĂ©rĂ©bral ;
coronarographie ou ICP en urgence ;
choc cardiogénique ;
infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST ;
calcification vasculaire étendue ;
sexe féminin ;
faible indice de masse corporelle ;
gaines artérielles de plus gros calibre ;
intensitĂ© accrue de lâanticoagulation procĂ©durale ;
anatomie coronaire complexe et ICP techniquement difficile.
En ce qui concerne spĂ©cifiquement lâaccident vasculaire cĂ©rĂ©bral pĂ©ri-procĂ©dural, lâĂąge avancĂ©, le diabĂšte, la coronarographie en urgence, les antĂ©cĂ©dents dâaccident vasculaire cĂ©rĂ©bral, lâinsuffisance rĂ©nale et lâinsuffisance cardiaque ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme des facteurs de risque importants. Une athĂ©rosclĂ©rose sĂ©vĂšre des artĂšres axillaires ou sous-claviĂšres peut augmenter le risque dâembolisation.
LâĂ©valuation du risque doit ĂȘtre individualisĂ©e. Il nâexiste pas de contre-indication absolue Ă la coronarographie au sens gĂ©nĂ©ral ; la dĂ©cision repose sur lâĂ©quilibre entre le bĂ©nĂ©fice diagnostique ou thĂ©rapeutique attendu et les risques procĂ©duraux propres au patient.
Abord vasculaire et complications au point dâabord
Abords radial et fémoral
Lâabord radial est gĂ©nĂ©ralement privilĂ©giĂ© pour la coronarographie et lâICP, car il est associĂ© Ă moins de complications vasculaires et hĂ©morragiques que lâabord fĂ©moral. Chez les patients prĂ©sentant un syndrome coronarien aigu, les donnĂ©es randomisĂ©es ont montrĂ© des taux plus faibles de saignements au point dâabord, de rĂ©parations chirurgicales et de transfusions sanguines avec lâabord radial. Celui-ci a Ă©galement Ă©tĂ© associĂ© Ă une diminution des Ă©vĂ©nements cardiovasculaires indĂ©sirables majeurs et de la mortalitĂ© globales dans les analyses regroupĂ©es dâessais randomisĂ©s.
Lâabord fĂ©moral demeure appropriĂ© chez certains patients, notamment lorsque les conditions hĂ©modynamiques ou des considĂ©rations techniques rendent lâabord radial inadaptĂ©. Le choix doit tenir compte de lâĂ©tat clinique, de lâanatomie artĂ©rielle, des exigences matĂ©rielles et de lâexpertise de lâopĂ©rateur.
Lâabord brachial est associĂ© Ă davantage de complications vasculaires que les abords radial ou fĂ©moral, tandis que lâabord radial prĂ©sente la frĂ©quence rapportĂ©e la plus faible parmi ces voies.
Complications de lâabord fĂ©moral
Des complications vasculaires surviennent aprĂšs environ 3â7 % des ICP fĂ©morales. Elles peuvent prolonger lâhospitalisation et augmenter la morbiditĂ©, la mortalitĂ© et les coĂ»ts. Les manifestations comprennent :
hématome local ;
pseudo-anévrisme ;
fistule artérioveineuse ;
dissection artérielle ;
thrombose artérielle ;
ischémie menaçant le membre ;
hémorragie rétropéritonéale ;
lésion vasculaire nécessitant un traitement chirurgical ou endovasculaire.
Le risque dĂ©pend du site de ponction. Une ponction situĂ©e au-dessus du ligament inguinal augmente fortement la probabilitĂ© dâune hĂ©morragie rĂ©tropĂ©ritonĂ©ale. Une ponction distale par rapport Ă la bifurcation fĂ©morale est associĂ©e Ă la survenue dâun pseudo-anĂ©vrisme et dâune fistule artĂ©rioveineuse.
Les principales complications fĂ©morales rapportĂ©es comprennent un pseudo-anĂ©vrisme dans environ 0.4 % des cas, une fistule artĂ©rioveineuse dans 0.2 % des cas, une ischĂ©mie menaçant le membre dans 0.1 % des cas et une hĂ©morragie rĂ©tropĂ©ritonĂ©ale dans 0.4 % des cas. Les saignements rĂ©tropĂ©ritonĂ©aux et lâischĂ©mie menaçant le membre sont particuliĂšrement graves et sont associĂ©s Ă une multiplication par deux Ă dix de la mortalitĂ© Ă 30 jours aprĂšs lâICP.
Les facteurs prĂ©disposants comprennent lâĂąge avancĂ©, le sexe fĂ©minin, un faible indice de masse corporelle, lâinsuffisance rĂ©nale, un diamĂštre de gaine plus important, une calcification vasculaire importante et une intensitĂ© accrue de lâanticoagulation.
Complications de lâabord radial
Lâabord radial rĂ©duit nettement les complications vasculaires et hĂ©morragiques majeures par rapport Ă lâabord fĂ©moral. Des complications peuvent nĂ©anmoins survenir au poignet ou le long de lâartĂšre radiale et nĂ©cessitent une surveillance aprĂšs le retrait de la gaine. Le document source souligne la rĂ©duction globale des Ă©vĂ©nements vasculaires et hĂ©morragiques avec lâabord radial, mais ne fournit pas de classification dĂ©taillĂ©e ni dâalgorithme de prise en charge des complications individuelles de lâartĂšre radiale.
Reconnaissance dâun saignement au point dâabord
Une hypotension prĂ©coce aprĂšs la procĂ©dure doit faire envisager un remplissage liquidien insuffisant et une hĂ©morragie rĂ©tropĂ©ritonĂ©ale occulte, notamment aprĂšs un abord fĂ©moral. Une diminution de lâhĂ©moglobinĂ©mie, une tumĂ©faction inguinale croissante, une gĂȘne abdominale ou lombaire, une tachycardie ou une hypotension persistante doivent faire suspecter davantage un saignement cliniquement significatif, bien que le document source ne prĂ©cise pas de stratĂ©gie dâimagerie diagnostique.
Dispositifs de fermeture vasculaire et hémostase
Abord fémoral
AprĂšs les procĂ©dures fĂ©morales, lâhĂ©mostase peut ĂȘtre obtenue par :
compression manuelle directe ; ou
dispositif de fermeture vasculaire utilisant un clip, un bouchon de collagĂšne, un agent dâĂ©tanchĂ©itĂ© ou un mĂ©canisme Ă base de suture.
Les dispositifs de fermeture raccourcissent la durĂ©e du dĂ©cubitus dorsal, gĂ©nĂ©ralement dâenviron 6 heures Ă 2â4 heures, et peuvent amĂ©liorer la satisfaction des patients. Toutefois, il nâa pas Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© de maniĂšre dĂ©finitive quâils rĂ©duisent les complications au point dâabord par rapport Ă la compression manuelle.
Les complications potentielles des dispositifs de fermeture comprennent :
infection ;
embolisation ;
ischémie du membre ;
occlusion artérielle.
Ils doivent ĂȘtre Ă©vitĂ©s en prĂ©sence de vaisseaux trĂšs pathologiques, oĂč la probabilitĂ© de complications liĂ©es au dispositif est plus Ă©levĂ©e. Les donnĂ©es comparatives sont insuffisantes pour Ă©tablir la supĂ©rioritĂ© claire dâune catĂ©gorie de dispositifs de fermeture par rapport Ă une autre. Les infections pourraient ĂȘtre plus frĂ©quentes avec les systĂšmes Ă base de suture, tandis que les occlusions ont Ă©tĂ© rapportĂ©es plus souvent avec les dispositifs hybrides.
Abord radial
AprĂšs les procĂ©dures radiales, la gaine est retirĂ©e et un bracelet de poignet muni dâun coussin rempli dâair exerce une pression locale tout en prĂ©servant le flux dans lâartĂšre radiale. Le dĂ©cubitus est gĂ©nĂ©ralement limitĂ© Ă environ 2 heures, tandis que lâair est progressivement Ă©vacuĂ©.
Saignements et anticoagulation
La plupart des saignements aprĂšs une coronarographie diagnostique sont mineurs. Les saignements plus graves surviennent habituellement en association avec une complication vasculaire, notamment une lĂ©sion au point dâabord fĂ©moral ou une hĂ©morragie rĂ©tropĂ©ritonĂ©ale.
Lâanticoagulation procĂ©durale au cours dâune coronarographie diagnostique doit ĂȘtre ajustĂ©e en fonction des Ă©lĂ©ments suivants :
durée de la procédure ;
poids corporel du patient ;
fonction rénale ;
autres comorbidités pertinentes.
Lâobjectif est dâassurer une anticoagulation procĂ©durale adĂ©quate tout en limitant les saignements, notamment au moment du retrait de la gaine. Lâutilisation de lâabord radial plutĂŽt que fĂ©moral rĂ©duit nettement les saignements liĂ©s Ă lâabord.
Chez les patients nĂ©cessitant une ICP et une anticoagulation au long cours, lâassociation traditionnelle dâun anticoagulant Ă une double antiagrĂ©gation plaquettaire augmente fortement le risque hĂ©morragique. AprĂšs une ICP rĂ©cente, la stratĂ©gie par dĂ©faut consiste gĂ©nĂ©ralement en une bithĂ©rapie antithrombotique associant un anticoagulant et un inhibiteur de P2Y12. Lâaspirine peut ĂȘtre ajoutĂ©e pendant une durĂ©e allant jusquâĂ 30 jours lorsque le risque de thrombose coronaire est particuliĂšrement Ă©levĂ© et que le risque hĂ©morragique est considĂ©rĂ© comme faible. Dans ce contexte, le clopidogrel est lâinhibiteur de P2Y12 de prĂ©fĂ©rence et un anticoagulant oral direct est lâanticoagulant privilĂ©giĂ©.
Dissection et perforation coronaires
Dissection coronaire iatrogĂšne
La manipulation du cathĂ©ter, le passage du guide, le gonflage du ballon et les autres manĆuvres dâICP peuvent lĂ©ser la paroi coronaire. Une dissection sâĂ©tendant Ă la mĂ©dia ou Ă lâadventice peut compromettre la vraie lumiĂšre et provoquer une ischĂ©mie myocardique. La plupart des dissections importantes survenant en cours de procĂ©dure peuvent ĂȘtre traitĂ©es rapidement par implantation dâun stent coronaire, bien que des dissections rĂ©siduelles significatives de lâartĂšre traitĂ©e aient Ă©tĂ© rapportĂ©es chez environ 1.7 % des patients.
Une dissection résiduelle est cliniquement importante, car elle augmente le risque de :
infarctus du myocarde aprÚs la procédure ;
pontage aortocoronaire en urgence ;
thrombose de stent ;
mortalité.
Le traumatisme provoqué par le cathéter-guide constitue un mécanisme supplémentaire, distinct du barotraumatisme lié au ballon ou au dispositif.
Perforation coronaire
La perforation coronaire est rare au cours de lâICP et survient dans environ 0.2â0.5 % des procĂ©dures. Elle est plus frĂ©quente avec les dispositifs dâathĂ©ro-ablation et les guides hydrophiles quâavec lâangioplastie conventionnelle au ballon ou les guides standards.
Les consĂ©quences cliniques dĂ©pendent de la vitesse et du site de la perte sanguine. Une perforation rapide peut entraĂźner une tamponnade cardiaque et un effondrement hĂ©modynamique en quelques minutes. Une reconnaissance rapide est donc essentielle. Le document source indique quâun traitement urgent est nĂ©cessaire, mais ne fournit pas dâalgorithme thĂ©rapeutique procĂ©dural dĂ©taillĂ©.
Arythmies
Des arythmies ventriculaires et atriales peuvent survenir au cours de la coronarographie. Lâinjection du produit de contraste elle-mĂȘme peut provoquer des troubles du rythme. Une prudence particuliĂšre est nĂ©cessaire lors de lâinjection dans lâartĂšre coronaire droite : une canulation profonde et une injection directe dans la branche du cĂŽne peuvent prĂ©cipiter une fibrillation ventriculaire.
Au cours de la ventriculographie, le contact mécanique entre le cathéter et la paroi ventriculaire peut provoquer :
des extrasystoles ventriculaires isolées ;
des salves de tachycardie ventriculaire ;
dâautres arythmies ventriculaires.
Ces troubles du rythme régressent généralement aprÚs repositionnement du cathéter et ne nécessitent souvent aucun traitement médical spécifique. Les arythmies persistantes ou sévÚres, notamment la fibrillation ventriculaire, constituent une urgence et nécessitent une prise en charge procédurale immédiate, bien que les protocoles spécifiques de réanimation ne soient pas détaillés dans le document source.
Complications emboliques et cérébrovasculaires
Lâembolisation est rare, mais peut toucher :
la circulation coronaire ;
le systĂšme nerveux central ;
les artÚres périphériques.
Le matĂ©riel embolique potentiel comprend un thrombus formĂ© sur ou dans le cathĂ©ter, une plaque dâathĂ©rome dĂ©tachĂ©e et du matĂ©riel mobilisĂ© par la manipulation du guide ou lâinjection du produit de contraste. Une calcification importante des artĂšres axillaires ou sous-claviĂšres augmente la probabilitĂ© dâune embolisation.
Le risque dâaccident vasculaire cĂ©rĂ©bral pĂ©ri-procĂ©dural est plus Ă©levĂ© chez les patients ĂągĂ©s, diabĂ©tiques, ayant des antĂ©cĂ©dents dâaccident vasculaire cĂ©rĂ©bral, une insuffisance rĂ©nale, une insuffisance cardiaque ou soumis Ă une procĂ©dure en urgence. Une manipulation soigneuse des cathĂ©ters et une sĂ©lection appropriĂ©e de la voie dâabord constituent donc des Ă©lĂ©ments importants de la prĂ©vention.
Réactions aux produits de contraste
Les rĂ©actions allergiques ou autres rĂ©actions aux produits de contraste comptent parmi les complications les plus frĂ©quentes de la coronarographie, avec une frĂ©quence rapportĂ©e dâenviron 0.37 % dans un tableau de risques. Le document source ne dĂ©crit pas en dĂ©tail la classification clinique, la prophylaxie ou le traitement des rĂ©actions aux produits de contraste.
Les produits de contraste hypo-osmolaires et iso-osmolaires sont identifiés comme les agents les plus sûrs pour la coronarographie.
Insuffisance rénale aiguë induite par le produit de contraste
Définition
Lâinsuffisance rĂ©nale aiguĂ« induite par le produit de contraste est dĂ©finie par une augmentation de la crĂ©atinine sĂ©rique dâau moins 0.5 mg/dL ou dâau moins 25 % par rapport Ă la valeur initiale, survenant gĂ©nĂ©ralement dans les 24â72 heures suivant lâexposition intravasculaire au produit de contraste, en lâabsence dâune autre cause identifiable.
Physiopathologie
Le mĂ©canisme est incomplĂštement compris. Une lĂ©sion toxique liĂ©e au passage des molĂ©cules dâiode Ă travers lâinterstitium rĂ©nal est impliquĂ©e. Les produits de contraste favorisent Ă©galement une diurĂšse osmotique, ce qui a des implications pour la prise en charge hydrique aprĂšs la procĂ©dure.
Incidence et importance clinique
Lâincidence est dâenviron 2 % chez les patients Ă faible risque, mais peut atteindre 12â50 % chez les patients diabĂ©tiques prĂ©sentant une maladie rĂ©nale chronique avĂ©rĂ©e. Chez les patients atteints dâune insuffisance rĂ©nale modĂ©rĂ©e Ă sĂ©vĂšre, dĂ©finie dans le document source par un dĂ©bit de filtration glomĂ©rulaire estimĂ© infĂ©rieur Ă 60 mL/min/1.73 m2, la survenue dâune insuffisance rĂ©nale aiguĂ« induite par le produit de contraste est associĂ©e Ă une aggravation du pronostic Ă court et Ă long terme.
Elle peut prolonger lâhospitalisation, augmenter les coĂ»ts de santĂ© et altĂ©rer dĂ©favorablement la morbiditĂ© comme la mortalitĂ©.
Prévention et suivi
LâĂ©valuation du risque avant la coronarographie et des mesures prĂ©- et post-procĂ©durales appropriĂ©es peuvent rĂ©duire nettement ce risque. Le document consacrĂ© Ă la pĂ©riode post-procĂ©durale recommande dâaugmenter les apports hydriques chez les patients ambulatoires Ă©lectifs pouvant sây prĂȘter, car les produits de contraste provoquent une diurĂšse osmotique. Le document source ne prĂ©cise ni schĂ©ma dâhydratation, ni prophylaxie pharmacologique, ni seuil de volume de produit de contraste, ni calendrier de surveillance biologique.
Complications hémodynamiques
Des complications hémodynamiques sont rapportées dans environ 0.26 % des procédures angiographiques diagnostiques. Une hypotension aprÚs la procédure peut traduire un remplissage liquidien insuffisant ou une hémorragie rétropéritonéale occulte aprÚs un abord fémoral.
La perforation cardiaque, une arythmie sĂ©vĂšre, une dissection coronaire et le phĂ©nomĂšne de no-reflow peuvent chacun provoquer une dĂ©tĂ©rioration hĂ©modynamique rapide. Les patients en Ă©tat de choc cardiogĂ©nique doivent ĂȘtre transfĂ©rĂ©s dĂšs que possible vers un centre tertiaire disposant de capacitĂ©s invasives et dâune Ă©quipe multidisciplinaire expĂ©rimentĂ©e dans la prise en charge du choc.
PhénomÚne de no-reflow
Le phĂ©nomĂšne de no-reflow se caractĂ©rise par une altĂ©ration de la perfusion myocardique antĂ©rograde malgrĂ© lâabsence de stĂ©nose Ă©picardique rĂ©siduelle limitant le flux. Il survient dans jusquâĂ 2â3 % des procĂ©dures dâICP, notamment lors :
dâune intervention sur des pontages saphĂšnes dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s ;
dâune athĂ©rectomie rotationnelle ;
dâinterventions pour infarctus aigu du myocarde.
Le mĂ©canisme prĂ©sumĂ© est une embolisation distale de dĂ©bris athĂ©romateux ou thrombotiques libĂ©rĂ©s lors du gonflage du ballon, de lâathĂ©rectomie ou de lâimplantation du stent.
Le no-reflow est associĂ© Ă des consĂ©quences importantes, notamment Ă un risque environ cinq fois plus Ă©levĂ© dâinfarctus du myocarde pĂ©ri-procĂ©dural et Ă un risque de dĂ©cĂšs trois fois plus Ă©levĂ©. Des approches pharmacologiques, dont le nitroprussiate de sodium intracoronaire, ont Ă©tĂ© utilisĂ©es, mais lâefficacitĂ© de ces stratĂ©gies pour rĂ©duire les Ă©vĂ©nements indĂ©sirables ultĂ©rieurs reste incertaine.
Infarctus du myocarde péri-procédural
Lâinfarctus du myocarde au cours de lâICP peut rĂ©sulter de :
occlusion thrombotique aiguë ;
dissection coronaire sévÚre ;
embolisation dâun thrombus ou de matĂ©riel athĂ©rosclĂ©reux ;
obstruction microvasculaire ;
occlusion dâune branche latĂ©rale au site dâangioplastie ou de pose du stent.
De nombreux infarctus pĂ©ri-procĂ©duraux sont de petite taille et ne sont identifiĂ©s que par lâĂ©lĂ©vation post-procĂ©durale de la crĂ©atine phosphokinase ou de la troponine. Le document source associe un pronostic Ă long terme moins favorable notamment aux Ă©lĂ©vations enzymatiques dĂ©passant 10 fois la limite supĂ©rieure de la normale.
Thrombose de stent
Tous les stents coronaires sont exposés au risque de thrombose de stent. La thrombose aiguë survient dans les 24 heures, et la thrombose subaiguë entre 1 et 30 jours. La thrombose tardive survient entre 30 jours et 1 an, tandis que la thrombose trÚs tardive survient aprÚs 1 an.
Le risque est réduit par :
un déploiement initial complet du stent ;
un traitement antiagrégant plaquettaire approprié ;
lâabsence dâinterruption prĂ©maturĂ©e de la double antiagrĂ©gation plaquettaire.
La thrombose de stent est associĂ©e au dĂ©cĂšs dans 10â20 % des cas et Ă lâinfarctus du myocarde dans 30â70 % des cas. LâarrĂȘt prĂ©maturĂ© de la double antiagrĂ©gation plaquettaire, en particulier au cours du premier mois suivant lâimplantation, augmente le risque dâenviron trois Ă neuf fois.
Les stents Ă Ă©lution mĂ©dicamenteuse de deuxiĂšme gĂ©nĂ©ration prĂ©sentent des taux plus faibles de thrombose tardive et trĂšs tardive que les dispositifs de premiĂšre gĂ©nĂ©ration. Une chirurgie Ă©lective nĂ©cessitant lâinterruption du traitement antiagrĂ©gant plaquettaire aprĂšs lâimplantation dâun stent Ă Ă©lution mĂ©dicamenteuse doit, si possible, ĂȘtre reportĂ©e au-delĂ de 3 mois et, de prĂ©fĂ©rence, au-delĂ de 6 mois.
Resténose
La restĂ©nose correspond Ă un rĂ©trĂ©cissement rĂ©cidivant au site de lâICP et constitue la complication la plus frĂ©quente de lâICP. Les taux approximatifs au cours de la premiĂšre annĂ©e sont les suivants :
| Traitement | Resténose au cours de la premiÚre année |
|---|---|
| Angioplastie au ballon seule | 20â50% |
| Stent nu | 10â30% |
| Stent Ă Ă©lution mĂ©dicamenteuse | 5â15% |
La restĂ©nose clinique se manifeste habituellement par la rĂ©apparition dâun angor ou de symptĂŽmes apparentĂ©s dans les 12 mois. Plus rarement, elle se prĂ©sente sous la forme dâun NSTEMI ou dâun STEMI. La confirmation repose sur la mise en Ă©vidence dâune stĂ©nose significative au site antĂ©rieur de lâICP.
Le risque est plus Ă©levĂ© en cas de diabĂšte, dâinfarctus du myocarde, de lĂ©sions longues, de vaisseaux de petit diamĂštre et de rĂ©sultat initial sous-optimal. La prise en charge dâune restĂ©nose symptomatique peut comprendre une nouvelle ICP avec dilatation au ballon et implantation dâun autre stent Ă Ă©lution mĂ©dicamenteuse, des ballons Ă revĂȘtement mĂ©dicamenteux, une curiethĂ©rapie ou un pontage aortocoronaire.
Prise en charge aprÚs la procédure
Surveillance et soins du point dâabord
AprĂšs la fin de la procĂ©dure, les gaines sont retirĂ©es et lâhĂ©mostase est obtenue selon la voie dâabord utilisĂ©e. Les patients doivent rester dans un environnement surveillĂ© pendant la pĂ©riode de rĂ©cupĂ©ration immĂ©diate.
AprÚs une cathétérisation élective en ambulatoire, les consignes post-procédurales comprennent :
maintenir ou augmenter les apports hydriques lorsque la situation clinique le permet ;
éviter les activités physiques intenses ;
inspecter le point dâabord Ă la recherche dâun saignement, dâune tumĂ©faction, dâune douleur ou de tout autre signe de complication.
Une hospitalisation durant la nuit peut ĂȘtre nĂ©cessaire chez les patients prĂ©sentant des comorbiditĂ©s importantes, des complications au cours de la cathĂ©tĂ©risation ou une ICP complexe.
Décubitus et sortie
AprĂšs un abord fĂ©moral, une compression manuelle ou un dispositif de fermeture est utilisĂ© pour sĂ©curiser lâartĂ©riotomie. Les dispositifs de fermeture peuvent rĂ©duire la durĂ©e nĂ©cessaire du dĂ©cubitus dorsal, mais ne sont pas dĂ©finitivement supĂ©rieurs Ă la compression manuelle pour prĂ©venir les complications au point dâabord.
AprĂšs un abord radial, un bracelet maintient une pression locale tout en prĂ©servant le flux artĂ©riel, et le dĂ©cubitus est gĂ©nĂ©ralement dâenviron 2 heures.
Surveillance de lâexposition aux rayonnements
Les patients ayant reçu plus de 2 Gy au cours de la procĂ©dure doivent ĂȘtre examinĂ©s Ă la recherche dâun Ă©rythĂšme. Lorsque lâexposition dĂ©passe 5 Gy, un suivi clinique dans le mois est recommandĂ© afin de rechercher une lĂ©sion cutanĂ©e radio-induite.
Complications infectieuses
Les infections sont exceptionnellement rares chez les patients immunocompĂ©tents et une antibiothĂ©rapie prophylactique systĂ©matique nâest gĂ©nĂ©ralement pas nĂ©cessaire.
Traitement antiagrĂ©gant plaquettaire aprĂšs lâICP
Clopidogrel
Le clopidogrel est un inhibiteur irrĂ©versible de P2Y12 et une prodrogue nĂ©cessitant une activation mĂ©tabolique hĂ©patique. La dose dâentretien standard est de 75 mg par jour. Avec la dose standard, lâinhibition maximale se dĂ©veloppe en 3â5 jours.
Une dose de charge de 600 mg entraĂźne une inhibition plaquettaire plus rapide, gĂ©nĂ©ralement dans les 2 heures, quâune dose de charge de 300 mg et est associĂ©e Ă de meilleurs rĂ©sultats cliniques, notamment Ă une diminution des taux de thrombose de stent. Les recommandations actuelles prĂ©conisent une dose de charge de 600 mg avant ou pendant lâICP lorsque le clopidogrel est utilisĂ©.
Chez les patients prĂ©sentant une maladie coronaire chronique et bĂ©nĂ©ficiant dâune ICP avec implantation dâun stent Ă Ă©lution mĂ©dicamenteuse, le clopidogrel demeure lâinhibiteur de P2Y12 privilĂ©giĂ©. Une double antiagrĂ©gation plaquettaire associant de lâaspirine Ă faible dose doit ĂȘtre poursuivie pendant au moins 6 mois lorsque le risque hĂ©morragique nâest pas Ă©levĂ©. Une durĂ©e plus courte, de 1â3 mois, peut ĂȘtre envisagĂ©e chez les patients Ă haut risque hĂ©morragique.
AprĂšs la pose dâun stent nu, le clopidogrel doit ĂȘtre poursuivi pendant au moins 1 mois et idĂ©alement jusquâĂ 12 mois, sauf si le risque hĂ©morragique impose une durĂ©e minimale de 2 semaines. Les stents Ă Ă©lution mĂ©dicamenteuse contemporains ne semblent pas moins sĂ»rs que les stents nus ; dans certaines comparaisons, ils prĂ©sentent des risques similaires ou supĂ©rieurs de thrombose de stent et des taux plus faibles de nouvelle revascularisation.
Les allĂšles CYP2C19 Ă fonction rĂ©duite peuvent entraĂźner une diminution des concentrations du mĂ©tabolite actif, une inhibition plaquettaire moins importante et des taux plus Ă©levĂ©s dâĂ©vĂ©nements cardiovasculaires sous clopidogrel. Il nâa pas Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que la mesure plaquettaire au point de soins ou les tests gĂ©nĂ©tiques systĂ©matiques soient utiles cliniquement pour orienter le traitement.
Prasugrel
Le prasugrel est un inhibiteur puissant et irréversible de P2Y12 à action rapide. Le schéma décrit dans le document source comprend une dose de charge de 60 mg, suivie de 10 mg par jour.
Il est indiquĂ© chez les patients prĂ©sentant un syndrome coronarien aigu bĂ©nĂ©ficiant dâune ICP et nâest pas recommandĂ© dans les SCA pris en charge mĂ©dicalement, contexte dans lequel il peut augmenter les saignements sans apporter de bĂ©nĂ©fice ischĂ©mique. Le document source rapporte une inhibition plaquettaire plus importante et des taux plus faibles dâĂ©vĂ©nements ischĂ©miques quâavec le clopidogrel dans une population de patients prĂ©sentant un SCA traitĂ©s par ICP, mais Ă©galement davantage de saignements majeurs, menaçant le pronostic vital ou mortels.
Ticagrelor
Le ticagrelor est un inhibiteur oral réversible de P2Y12. Le schéma décrit comprend une dose de charge de 180 mg, suivie de 90 mg deux fois par jour.
Il procure une inhibition plaquettaire plus rapide et plus constante que le clopidogrel. Il est recommandĂ© chez les patients prĂ©sentant un SCA sans sus-dĂ©calage du segment ST, en lâabsence de contre-indication, pris en charge par une stratĂ©gie invasive ou guidĂ©e par lâischĂ©mie, et est prĂ©fĂ©rĂ© au clopidogrel dans ce contexte. Chez les patients prĂ©sentant un SCA et bĂ©nĂ©ficiant dâune ICP, le prasugrel est prĂ©fĂ©rĂ© au clopidogrel lorsquâil est appropriĂ©.
Dans les donnĂ©es citĂ©es, le ticagrelor nâa pas Ă©tĂ© associĂ© Ă une diffĂ©rence significative du risque global de saignement majeur par rapport au clopidogrel, mais les saignements majeurs non liĂ©s Ă un pontage aortocoronaire sont plus frĂ©quents.
Chez les patients prĂ©sentant un SCA ayant tolĂ©rĂ© une double antiagrĂ©gation plaquettaire par ticagrelor, le passage Ă une monothĂ©rapie par ticagrelor au moins 1 mois aprĂšs lâICP peut rĂ©duire le risque hĂ©morragique.
Cangrelor
Le cangrelor est un inhibiteur intraveineux rĂ©versible de P2Y12 dont la demi-vie plasmatique est infĂ©rieure Ă 10 minutes. Il agit immĂ©diatement aprĂšs lâadministration du bolus et la fonction plaquettaire revient gĂ©nĂ©ralement dans les 1â2 heures suivant lâarrĂȘt de la perfusion.
Il peut ĂȘtre utilisĂ© lorsquâune inhibition plaquettaire rapide, puissante et rĂ©versible est nĂ©cessaire au cours dâune ICP. Le document source rapporte une rĂ©duction des Ă©vĂ©nements ischĂ©miques pĂ©ri-procĂ©duraux et des thromboses de stent par rapport au clopidogrel, au prix dâune augmentation des saignements majeurs et mineurs combinĂ©s, mais sans augmentation des transfusions.
StratĂ©gie dâabord fondĂ©e sur les recommandations
Les principales recommandations étayées par le document source sont les suivantes :
Lâabord radial doit ĂȘtre envisagĂ© en premiĂšre intention pour la coronarographie.
Lâabord radial est la voie privilĂ©giĂ©e pour lâĂ©valuation invasive, avec ou sans ICP, dans le syndrome coronarien aigu.
Lâabord fĂ©moral demeure une alternative appropriĂ©e lorsque des considĂ©rations hĂ©modynamiques ou techniques le favorisent.
Les produits de contraste hypo-osmolaires ou iso-osmolaires sont préférables.
Le risque dâinsuffisance rĂ©nale aiguĂ« induite par le produit de contraste doit ĂȘtre Ă©valuĂ© et rĂ©duit par des soins prĂ©- et post-procĂ©duraux appropriĂ©s.
Lâimagerie intravasculaire peut amĂ©liorer les rĂ©sultats dans les lĂ©sions coronaires complexes et au cours de la revascularisation.
Une double antiagrĂ©gation plaquettaire est nĂ©cessaire aprĂšs lâimplantation dâun stent, avec une durĂ©e individualisĂ©e selon lâindication, le risque ischĂ©mique, le risque hĂ©morragique et le type de stent.
Les patients nĂ©cessitant Ă la fois une anticoagulation et un traitement antiagrĂ©gant plaquettaire doivent gĂ©nĂ©ralement recevoir un anticoagulant associĂ© Ă un inhibiteur de P2Y12 plutĂŽt quâune trithĂ©rapie prolongĂ©e.
Une chirurgie Ă©lective nĂ©cessitant lâinterruption du traitement antiagrĂ©gant plaquettaire aprĂšs lâimplantation dâun stent Ă Ă©lution mĂ©dicamenteuse doit de prĂ©fĂ©rence ĂȘtre diffĂ©rĂ©e au-delĂ de 6 mois lorsque cela est possible.
Pronostic et suivi
La plupart des procédures angiographiques diagnostiques sont réalisées sans complication majeure et les événements graves restent rares. Le pronostic est moins favorable lorsque les complications comprennent une insuffisance rénale aiguë induite par le produit de contraste, un saignement majeur, un accident vasculaire cérébral, un infarctus du myocarde péri-procédural, un phénomÚne de no-reflow, une thrombose de stent ou un collapsus hémodynamique.
Le pronostic Ă long terme aprĂšs une ICP dĂ©pend du rĂ©sultat procĂ©dural initial, de la survenue dâune restĂ©nose ou dâune thrombose de stent, de lâadĂ©quation et de la durĂ©e du traitement antiagrĂ©gant plaquettaire, ainsi que de lâĂ©quilibre entre le risque ischĂ©mique rĂ©current et le risque hĂ©morragique.
Le suivi doit comprendre :
lâĂ©valuation du point dâabord ;
la recherche de symptĂŽmes Ă©vocateurs dâun angor rĂ©current ou dâune restĂ©nose ;
la recherche dâun saignement retardĂ© ou dâune altĂ©ration de la fonction rĂ©nale lorsque cela est cliniquement indiquĂ© ;
le renforcement de lâobservance du traitement antiagrĂ©gant plaquettaire ;
la surveillance dâune lĂ©sion cutanĂ©e radio-induite aprĂšs une exposition Ă forte dose ;
une réévaluation précoce des patients à haut risque, notamment ceux présentant des comorbidités importantes ou des complications intraprocédurales.
Le document source ne prĂ©cise pas de calendrier universel de suivi biologique ou dâimagerie aprĂšs une coronarographie sans complication. Une approche individualisĂ©e est donc nĂ©cessaire, avec une surveillance renforcĂ©e aprĂšs une ICP complexe, un saignement important, une insuffisance rĂ©nale, une exposition Ă©levĂ©e aux rayonnements ou toute complication procĂ©durale.