đŸš« Complications de la coronarographie et prise en charge de l’abord vasculaire

Sommaire (40)

DĂ©finition et champ d’application

La coronarographie est une procĂ©dure fluoroscopique invasive au cours de laquelle un produit de contraste est injectĂ© sĂ©lectivement dans les artĂšres coronaires Ă©picardiques par l’intermĂ©diaire d’un cathĂ©ter avancĂ© depuis une artĂšre pĂ©riphĂ©rique jusqu’à la racine aortique et aux ostiums coronaires. Elle demeure la mĂ©thode de rĂ©fĂ©rence pour dĂ©terminer l’étendue de la maladie coronaire, car elle fournit des informations anatomiques tout en permettant une Ă©valuation fonctionnelle et, lorsque cela est indiquĂ©, une intervention coronaire percutanĂ©e (ICP) immĂ©diate.

Les complications sont rares, mais leur spectre clinique va des arythmies transitoires et des saignements mineurs au point d’abord Ă  l’infarctus du myocarde, Ă  l’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral, Ă  la perforation coronaire, Ă  l’effondrement hĂ©modynamique, Ă  l’insuffisance rĂ©nale aiguĂ« et au dĂ©cĂšs. Le profil de risque diffĂšre entre la coronarographie diagnostique et l’ICP et dĂ©pend fortement du contexte clinique, de la voie d’abord vasculaire, de l’anticoagulation, de la fonction rĂ©nale, de l’ñge, des comorbiditĂ©s et de la complexitĂ© de la procĂ©dure.

Incidence globale et principales complications

Les complications au cours d’une coronarographie diagnostique surviennent chez environ 2 % des patients. Les Ă©vĂ©nements graves, tels que l’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral et l’infarctus du myocarde, surviennent chez moins de 1 % des patients, tandis que la mortalitĂ© est gĂ©nĂ©ralement infĂ©rieure Ă  0,1 % dans les sĂ©ries contemporaines. Les risques rapportĂ©s varient selon la population Ă©tudiĂ©e et les dĂ©finitions utilisĂ©es.

Complication Risque rapporté (%)
Mortalité 0.11
Infarctus du myocarde 0.05
Accident vasculaire cérébral 0.07
Arythmies 0.38
Complications vasculaires 0.43
Réaction au produit de contraste 0.37
Complications hémodynamiques 0.26
Perforation d’une cavitĂ© cardiaque 0.03
Autres complications 0.28
Total des complications majeures 1.70

Dans une autre grande analyse de cathĂ©tĂ©risations diagnostiques, la mortalitĂ© Ă©tait d’environ 0.2 %, l’infarctus du myocarde d’environ 0.05 %, l’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral d’environ 0.07 %, les arythmies ventriculaires graves d’environ 0.5 % et les complications vasculaires majeures d’environ 1 %. Ces chiffres illustrent la variabilitĂ© liĂ©e aux diffĂ©rences de sĂ©lection des patients, de dĂ©finitions procĂ©durales et de pratiques institutionnelles.

Les complications sont plus frĂ©quentes au cours de l’ICP qu’au cours d’une coronarographie purement diagnostique. L’ICP Ă©lective est associĂ©e Ă  une mortalitĂ© rapportĂ©e de 0.1–0.3 %, Ă  un infarctus du myocarde de grande taille chez moins de 3 % des patients et Ă  un accident vasculaire cĂ©rĂ©bral chez 0.1–0.4 % des patients. Le risque est nettement plus Ă©levĂ© chez les patients ĂągĂ©s, lors des procĂ©dures rĂ©alisĂ©es en urgence ou en situation urgente, en cas de maladie rĂ©nale chronique, d’infarctus du myocarde avec sus-dĂ©calage du segment ST et de choc cardiogĂ©nique.

Facteurs de risque liés au patient et à la procédure

Le risque d’évĂ©nements indĂ©sirables est augmentĂ© par :

  • Ăąge avancĂ© ;

  • diabĂšte sucrĂ© ;

  • maladie rĂ©nale chronique ou insuffisance rĂ©nale ;

  • insuffisance cardiaque congestive ;

  • antĂ©cĂ©dent d’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral ;

  • coronarographie ou ICP en urgence ;

  • choc cardiogĂ©nique ;

  • infarctus du myocarde avec sus-dĂ©calage du segment ST ;

  • calcification vasculaire Ă©tendue ;

  • sexe fĂ©minin ;

  • faible indice de masse corporelle ;

  • gaines artĂ©rielles de plus gros calibre ;

  • intensitĂ© accrue de l’anticoagulation procĂ©durale ;

  • anatomie coronaire complexe et ICP techniquement difficile.

En ce qui concerne spĂ©cifiquement l’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral pĂ©ri-procĂ©dural, l’ñge avancĂ©, le diabĂšte, la coronarographie en urgence, les antĂ©cĂ©dents d’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral, l’insuffisance rĂ©nale et l’insuffisance cardiaque ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme des facteurs de risque importants. Une athĂ©rosclĂ©rose sĂ©vĂšre des artĂšres axillaires ou sous-claviĂšres peut augmenter le risque d’embolisation.

L’évaluation du risque doit ĂȘtre individualisĂ©e. Il n’existe pas de contre-indication absolue Ă  la coronarographie au sens gĂ©nĂ©ral ; la dĂ©cision repose sur l’équilibre entre le bĂ©nĂ©fice diagnostique ou thĂ©rapeutique attendu et les risques procĂ©duraux propres au patient.

Abord vasculaire et complications au point d’abord

Abords radial et fémoral

L’abord radial est gĂ©nĂ©ralement privilĂ©giĂ© pour la coronarographie et l’ICP, car il est associĂ© Ă  moins de complications vasculaires et hĂ©morragiques que l’abord fĂ©moral. Chez les patients prĂ©sentant un syndrome coronarien aigu, les donnĂ©es randomisĂ©es ont montrĂ© des taux plus faibles de saignements au point d’abord, de rĂ©parations chirurgicales et de transfusions sanguines avec l’abord radial. Celui-ci a Ă©galement Ă©tĂ© associĂ© Ă  une diminution des Ă©vĂ©nements cardiovasculaires indĂ©sirables majeurs et de la mortalitĂ© globales dans les analyses regroupĂ©es d’essais randomisĂ©s.

L’abord fĂ©moral demeure appropriĂ© chez certains patients, notamment lorsque les conditions hĂ©modynamiques ou des considĂ©rations techniques rendent l’abord radial inadaptĂ©. Le choix doit tenir compte de l’état clinique, de l’anatomie artĂ©rielle, des exigences matĂ©rielles et de l’expertise de l’opĂ©rateur.

L’abord brachial est associĂ© Ă  davantage de complications vasculaires que les abords radial ou fĂ©moral, tandis que l’abord radial prĂ©sente la frĂ©quence rapportĂ©e la plus faible parmi ces voies.

Complications de l’abord fĂ©moral

Des complications vasculaires surviennent aprĂšs environ 3–7 % des ICP fĂ©morales. Elles peuvent prolonger l’hospitalisation et augmenter la morbiditĂ©, la mortalitĂ© et les coĂ»ts. Les manifestations comprennent :

  • hĂ©matome local ;

  • pseudo-anĂ©vrisme ;

  • fistule artĂ©rioveineuse ;

  • dissection artĂ©rielle ;

  • thrombose artĂ©rielle ;

  • ischĂ©mie menaçant le membre ;

  • hĂ©morragie rĂ©tropĂ©ritonĂ©ale ;

  • lĂ©sion vasculaire nĂ©cessitant un traitement chirurgical ou endovasculaire.

Le risque dĂ©pend du site de ponction. Une ponction situĂ©e au-dessus du ligament inguinal augmente fortement la probabilitĂ© d’une hĂ©morragie rĂ©tropĂ©ritonĂ©ale. Une ponction distale par rapport Ă  la bifurcation fĂ©morale est associĂ©e Ă  la survenue d’un pseudo-anĂ©vrisme et d’une fistule artĂ©rioveineuse.

Les principales complications fĂ©morales rapportĂ©es comprennent un pseudo-anĂ©vrisme dans environ 0.4 % des cas, une fistule artĂ©rioveineuse dans 0.2 % des cas, une ischĂ©mie menaçant le membre dans 0.1 % des cas et une hĂ©morragie rĂ©tropĂ©ritonĂ©ale dans 0.4 % des cas. Les saignements rĂ©tropĂ©ritonĂ©aux et l’ischĂ©mie menaçant le membre sont particuliĂšrement graves et sont associĂ©s Ă  une multiplication par deux Ă  dix de la mortalitĂ© Ă  30 jours aprĂšs l’ICP.

Les facteurs prĂ©disposants comprennent l’ñge avancĂ©, le sexe fĂ©minin, un faible indice de masse corporelle, l’insuffisance rĂ©nale, un diamĂštre de gaine plus important, une calcification vasculaire importante et une intensitĂ© accrue de l’anticoagulation.

Complications de l’abord radial

L’abord radial rĂ©duit nettement les complications vasculaires et hĂ©morragiques majeures par rapport Ă  l’abord fĂ©moral. Des complications peuvent nĂ©anmoins survenir au poignet ou le long de l’artĂšre radiale et nĂ©cessitent une surveillance aprĂšs le retrait de la gaine. Le document source souligne la rĂ©duction globale des Ă©vĂ©nements vasculaires et hĂ©morragiques avec l’abord radial, mais ne fournit pas de classification dĂ©taillĂ©e ni d’algorithme de prise en charge des complications individuelles de l’artĂšre radiale.

Reconnaissance d’un saignement au point d’abord

Une hypotension prĂ©coce aprĂšs la procĂ©dure doit faire envisager un remplissage liquidien insuffisant et une hĂ©morragie rĂ©tropĂ©ritonĂ©ale occulte, notamment aprĂšs un abord fĂ©moral. Une diminution de l’hĂ©moglobinĂ©mie, une tumĂ©faction inguinale croissante, une gĂȘne abdominale ou lombaire, une tachycardie ou une hypotension persistante doivent faire suspecter davantage un saignement cliniquement significatif, bien que le document source ne prĂ©cise pas de stratĂ©gie d’imagerie diagnostique.

Dispositifs de fermeture vasculaire et hémostase

Abord fémoral

AprĂšs les procĂ©dures fĂ©morales, l’hĂ©mostase peut ĂȘtre obtenue par :

  • compression manuelle directe ; ou

  • dispositif de fermeture vasculaire utilisant un clip, un bouchon de collagĂšne, un agent d’étanchĂ©itĂ© ou un mĂ©canisme Ă  base de suture.

Les dispositifs de fermeture raccourcissent la durĂ©e du dĂ©cubitus dorsal, gĂ©nĂ©ralement d’environ 6 heures Ă  2–4 heures, et peuvent amĂ©liorer la satisfaction des patients. Toutefois, il n’a pas Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© de maniĂšre dĂ©finitive qu’ils rĂ©duisent les complications au point d’abord par rapport Ă  la compression manuelle.

Les complications potentielles des dispositifs de fermeture comprennent :

  • infection ;

  • embolisation ;

  • ischĂ©mie du membre ;

  • occlusion artĂ©rielle.

Ils doivent ĂȘtre Ă©vitĂ©s en prĂ©sence de vaisseaux trĂšs pathologiques, oĂč la probabilitĂ© de complications liĂ©es au dispositif est plus Ă©levĂ©e. Les donnĂ©es comparatives sont insuffisantes pour Ă©tablir la supĂ©rioritĂ© claire d’une catĂ©gorie de dispositifs de fermeture par rapport Ă  une autre. Les infections pourraient ĂȘtre plus frĂ©quentes avec les systĂšmes Ă  base de suture, tandis que les occlusions ont Ă©tĂ© rapportĂ©es plus souvent avec les dispositifs hybrides.

Abord radial

AprĂšs les procĂ©dures radiales, la gaine est retirĂ©e et un bracelet de poignet muni d’un coussin rempli d’air exerce une pression locale tout en prĂ©servant le flux dans l’artĂšre radiale. Le dĂ©cubitus est gĂ©nĂ©ralement limitĂ© Ă  environ 2 heures, tandis que l’air est progressivement Ă©vacuĂ©.

Saignements et anticoagulation

La plupart des saignements aprĂšs une coronarographie diagnostique sont mineurs. Les saignements plus graves surviennent habituellement en association avec une complication vasculaire, notamment une lĂ©sion au point d’abord fĂ©moral ou une hĂ©morragie rĂ©tropĂ©ritonĂ©ale.

L’anticoagulation procĂ©durale au cours d’une coronarographie diagnostique doit ĂȘtre ajustĂ©e en fonction des Ă©lĂ©ments suivants :

  • durĂ©e de la procĂ©dure ;

  • poids corporel du patient ;

  • fonction rĂ©nale ;

  • autres comorbiditĂ©s pertinentes.

L’objectif est d’assurer une anticoagulation procĂ©durale adĂ©quate tout en limitant les saignements, notamment au moment du retrait de la gaine. L’utilisation de l’abord radial plutĂŽt que fĂ©moral rĂ©duit nettement les saignements liĂ©s Ă  l’abord.

Chez les patients nĂ©cessitant une ICP et une anticoagulation au long cours, l’association traditionnelle d’un anticoagulant Ă  une double antiagrĂ©gation plaquettaire augmente fortement le risque hĂ©morragique. AprĂšs une ICP rĂ©cente, la stratĂ©gie par dĂ©faut consiste gĂ©nĂ©ralement en une bithĂ©rapie antithrombotique associant un anticoagulant et un inhibiteur de P2Y12. L’aspirine peut ĂȘtre ajoutĂ©e pendant une durĂ©e allant jusqu’à 30 jours lorsque le risque de thrombose coronaire est particuliĂšrement Ă©levĂ© et que le risque hĂ©morragique est considĂ©rĂ© comme faible. Dans ce contexte, le clopidogrel est l’inhibiteur de P2Y12 de prĂ©fĂ©rence et un anticoagulant oral direct est l’anticoagulant privilĂ©giĂ©.

Dissection et perforation coronaires

Dissection coronaire iatrogĂšne

La manipulation du cathĂ©ter, le passage du guide, le gonflage du ballon et les autres manƓuvres d’ICP peuvent lĂ©ser la paroi coronaire. Une dissection s’étendant Ă  la mĂ©dia ou Ă  l’adventice peut compromettre la vraie lumiĂšre et provoquer une ischĂ©mie myocardique. La plupart des dissections importantes survenant en cours de procĂ©dure peuvent ĂȘtre traitĂ©es rapidement par implantation d’un stent coronaire, bien que des dissections rĂ©siduelles significatives de l’artĂšre traitĂ©e aient Ă©tĂ© rapportĂ©es chez environ 1.7 % des patients.

Une dissection résiduelle est cliniquement importante, car elle augmente le risque de :

  • infarctus du myocarde aprĂšs la procĂ©dure ;

  • pontage aortocoronaire en urgence ;

  • thrombose de stent ;

  • mortalitĂ©.

Le traumatisme provoqué par le cathéter-guide constitue un mécanisme supplémentaire, distinct du barotraumatisme lié au ballon ou au dispositif.

Perforation coronaire

La perforation coronaire est rare au cours de l’ICP et survient dans environ 0.2–0.5 % des procĂ©dures. Elle est plus frĂ©quente avec les dispositifs d’athĂ©ro-ablation et les guides hydrophiles qu’avec l’angioplastie conventionnelle au ballon ou les guides standards.

Les consĂ©quences cliniques dĂ©pendent de la vitesse et du site de la perte sanguine. Une perforation rapide peut entraĂźner une tamponnade cardiaque et un effondrement hĂ©modynamique en quelques minutes. Une reconnaissance rapide est donc essentielle. Le document source indique qu’un traitement urgent est nĂ©cessaire, mais ne fournit pas d’algorithme thĂ©rapeutique procĂ©dural dĂ©taillĂ©.

Arythmies

Des arythmies ventriculaires et atriales peuvent survenir au cours de la coronarographie. L’injection du produit de contraste elle-mĂȘme peut provoquer des troubles du rythme. Une prudence particuliĂšre est nĂ©cessaire lors de l’injection dans l’artĂšre coronaire droite : une canulation profonde et une injection directe dans la branche du cĂŽne peuvent prĂ©cipiter une fibrillation ventriculaire.

Au cours de la ventriculographie, le contact mécanique entre le cathéter et la paroi ventriculaire peut provoquer :

  • des extrasystoles ventriculaires isolĂ©es ;

  • des salves de tachycardie ventriculaire ;

  • d’autres arythmies ventriculaires.

Ces troubles du rythme régressent généralement aprÚs repositionnement du cathéter et ne nécessitent souvent aucun traitement médical spécifique. Les arythmies persistantes ou sévÚres, notamment la fibrillation ventriculaire, constituent une urgence et nécessitent une prise en charge procédurale immédiate, bien que les protocoles spécifiques de réanimation ne soient pas détaillés dans le document source.

Complications emboliques et cérébrovasculaires

L’embolisation est rare, mais peut toucher :

  • la circulation coronaire ;

  • le systĂšme nerveux central ;

  • les artĂšres pĂ©riphĂ©riques.

Le matĂ©riel embolique potentiel comprend un thrombus formĂ© sur ou dans le cathĂ©ter, une plaque d’athĂ©rome dĂ©tachĂ©e et du matĂ©riel mobilisĂ© par la manipulation du guide ou l’injection du produit de contraste. Une calcification importante des artĂšres axillaires ou sous-claviĂšres augmente la probabilitĂ© d’une embolisation.

Le risque d’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral pĂ©ri-procĂ©dural est plus Ă©levĂ© chez les patients ĂągĂ©s, diabĂ©tiques, ayant des antĂ©cĂ©dents d’accident vasculaire cĂ©rĂ©bral, une insuffisance rĂ©nale, une insuffisance cardiaque ou soumis Ă  une procĂ©dure en urgence. Une manipulation soigneuse des cathĂ©ters et une sĂ©lection appropriĂ©e de la voie d’abord constituent donc des Ă©lĂ©ments importants de la prĂ©vention.

Réactions aux produits de contraste

Les rĂ©actions allergiques ou autres rĂ©actions aux produits de contraste comptent parmi les complications les plus frĂ©quentes de la coronarographie, avec une frĂ©quence rapportĂ©e d’environ 0.37 % dans un tableau de risques. Le document source ne dĂ©crit pas en dĂ©tail la classification clinique, la prophylaxie ou le traitement des rĂ©actions aux produits de contraste.

Les produits de contraste hypo-osmolaires et iso-osmolaires sont identifiés comme les agents les plus sûrs pour la coronarographie.

Insuffisance rénale aiguë induite par le produit de contraste

Définition

L’insuffisance rĂ©nale aiguĂ« induite par le produit de contraste est dĂ©finie par une augmentation de la crĂ©atinine sĂ©rique d’au moins 0.5 mg/dL ou d’au moins 25 % par rapport Ă  la valeur initiale, survenant gĂ©nĂ©ralement dans les 24–72 heures suivant l’exposition intravasculaire au produit de contraste, en l’absence d’une autre cause identifiable.

Physiopathologie

Le mĂ©canisme est incomplĂštement compris. Une lĂ©sion toxique liĂ©e au passage des molĂ©cules d’iode Ă  travers l’interstitium rĂ©nal est impliquĂ©e. Les produits de contraste favorisent Ă©galement une diurĂšse osmotique, ce qui a des implications pour la prise en charge hydrique aprĂšs la procĂ©dure.

Incidence et importance clinique

L’incidence est d’environ 2 % chez les patients Ă  faible risque, mais peut atteindre 12–50 % chez les patients diabĂ©tiques prĂ©sentant une maladie rĂ©nale chronique avĂ©rĂ©e. Chez les patients atteints d’une insuffisance rĂ©nale modĂ©rĂ©e Ă  sĂ©vĂšre, dĂ©finie dans le document source par un dĂ©bit de filtration glomĂ©rulaire estimĂ© infĂ©rieur Ă  60 mL/min/1.73 m2, la survenue d’une insuffisance rĂ©nale aiguĂ« induite par le produit de contraste est associĂ©e Ă  une aggravation du pronostic Ă  court et Ă  long terme.

Elle peut prolonger l’hospitalisation, augmenter les coĂ»ts de santĂ© et altĂ©rer dĂ©favorablement la morbiditĂ© comme la mortalitĂ©.

Prévention et suivi

L’évaluation du risque avant la coronarographie et des mesures prĂ©- et post-procĂ©durales appropriĂ©es peuvent rĂ©duire nettement ce risque. Le document consacrĂ© Ă  la pĂ©riode post-procĂ©durale recommande d’augmenter les apports hydriques chez les patients ambulatoires Ă©lectifs pouvant s’y prĂȘter, car les produits de contraste provoquent une diurĂšse osmotique. Le document source ne prĂ©cise ni schĂ©ma d’hydratation, ni prophylaxie pharmacologique, ni seuil de volume de produit de contraste, ni calendrier de surveillance biologique.

Complications hémodynamiques

Des complications hémodynamiques sont rapportées dans environ 0.26 % des procédures angiographiques diagnostiques. Une hypotension aprÚs la procédure peut traduire un remplissage liquidien insuffisant ou une hémorragie rétropéritonéale occulte aprÚs un abord fémoral.

La perforation cardiaque, une arythmie sĂ©vĂšre, une dissection coronaire et le phĂ©nomĂšne de no-reflow peuvent chacun provoquer une dĂ©tĂ©rioration hĂ©modynamique rapide. Les patients en Ă©tat de choc cardiogĂ©nique doivent ĂȘtre transfĂ©rĂ©s dĂšs que possible vers un centre tertiaire disposant de capacitĂ©s invasives et d’une Ă©quipe multidisciplinaire expĂ©rimentĂ©e dans la prise en charge du choc.

PhénomÚne de no-reflow

Le phĂ©nomĂšne de no-reflow se caractĂ©rise par une altĂ©ration de la perfusion myocardique antĂ©rograde malgrĂ© l’absence de stĂ©nose Ă©picardique rĂ©siduelle limitant le flux. Il survient dans jusqu’à 2–3 % des procĂ©dures d’ICP, notamment lors :

  • d’une intervention sur des pontages saphĂšnes dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s ;

  • d’une athĂ©rectomie rotationnelle ;

  • d’interventions pour infarctus aigu du myocarde.

Le mĂ©canisme prĂ©sumĂ© est une embolisation distale de dĂ©bris athĂ©romateux ou thrombotiques libĂ©rĂ©s lors du gonflage du ballon, de l’athĂ©rectomie ou de l’implantation du stent.

Le no-reflow est associĂ© Ă  des consĂ©quences importantes, notamment Ă  un risque environ cinq fois plus Ă©levĂ© d’infarctus du myocarde pĂ©ri-procĂ©dural et Ă  un risque de dĂ©cĂšs trois fois plus Ă©levĂ©. Des approches pharmacologiques, dont le nitroprussiate de sodium intracoronaire, ont Ă©tĂ© utilisĂ©es, mais l’efficacitĂ© de ces stratĂ©gies pour rĂ©duire les Ă©vĂ©nements indĂ©sirables ultĂ©rieurs reste incertaine.

Infarctus du myocarde péri-procédural

L’infarctus du myocarde au cours de l’ICP peut rĂ©sulter de :

  • occlusion thrombotique aiguĂ« ;

  • dissection coronaire sĂ©vĂšre ;

  • embolisation d’un thrombus ou de matĂ©riel athĂ©rosclĂ©reux ;

  • obstruction microvasculaire ;

  • occlusion d’une branche latĂ©rale au site d’angioplastie ou de pose du stent.

De nombreux infarctus pĂ©ri-procĂ©duraux sont de petite taille et ne sont identifiĂ©s que par l’élĂ©vation post-procĂ©durale de la crĂ©atine phosphokinase ou de la troponine. Le document source associe un pronostic Ă  long terme moins favorable notamment aux Ă©lĂ©vations enzymatiques dĂ©passant 10 fois la limite supĂ©rieure de la normale.

Thrombose de stent

Tous les stents coronaires sont exposés au risque de thrombose de stent. La thrombose aiguë survient dans les 24 heures, et la thrombose subaiguë entre 1 et 30 jours. La thrombose tardive survient entre 30 jours et 1 an, tandis que la thrombose trÚs tardive survient aprÚs 1 an.

Le risque est réduit par :

  • un dĂ©ploiement initial complet du stent ;

  • un traitement antiagrĂ©gant plaquettaire appropriĂ© ;

  • l’absence d’interruption prĂ©maturĂ©e de la double antiagrĂ©gation plaquettaire.

La thrombose de stent est associĂ©e au dĂ©cĂšs dans 10–20 % des cas et Ă  l’infarctus du myocarde dans 30–70 % des cas. L’arrĂȘt prĂ©maturĂ© de la double antiagrĂ©gation plaquettaire, en particulier au cours du premier mois suivant l’implantation, augmente le risque d’environ trois Ă  neuf fois.

Les stents Ă  Ă©lution mĂ©dicamenteuse de deuxiĂšme gĂ©nĂ©ration prĂ©sentent des taux plus faibles de thrombose tardive et trĂšs tardive que les dispositifs de premiĂšre gĂ©nĂ©ration. Une chirurgie Ă©lective nĂ©cessitant l’interruption du traitement antiagrĂ©gant plaquettaire aprĂšs l’implantation d’un stent Ă  Ă©lution mĂ©dicamenteuse doit, si possible, ĂȘtre reportĂ©e au-delĂ  de 3 mois et, de prĂ©fĂ©rence, au-delĂ  de 6 mois.

Resténose

La restĂ©nose correspond Ă  un rĂ©trĂ©cissement rĂ©cidivant au site de l’ICP et constitue la complication la plus frĂ©quente de l’ICP. Les taux approximatifs au cours de la premiĂšre annĂ©e sont les suivants :

Traitement Resténose au cours de la premiÚre année
Angioplastie au ballon seule 20–50%
Stent nu 10–30%
Stent Ă  Ă©lution mĂ©dicamenteuse 5–15%

La restĂ©nose clinique se manifeste habituellement par la rĂ©apparition d’un angor ou de symptĂŽmes apparentĂ©s dans les 12 mois. Plus rarement, elle se prĂ©sente sous la forme d’un NSTEMI ou d’un STEMI. La confirmation repose sur la mise en Ă©vidence d’une stĂ©nose significative au site antĂ©rieur de l’ICP.

Le risque est plus Ă©levĂ© en cas de diabĂšte, d’infarctus du myocarde, de lĂ©sions longues, de vaisseaux de petit diamĂštre et de rĂ©sultat initial sous-optimal. La prise en charge d’une restĂ©nose symptomatique peut comprendre une nouvelle ICP avec dilatation au ballon et implantation d’un autre stent Ă  Ă©lution mĂ©dicamenteuse, des ballons Ă  revĂȘtement mĂ©dicamenteux, une curiethĂ©rapie ou un pontage aortocoronaire.

Prise en charge aprÚs la procédure

Surveillance et soins du point d’abord

AprĂšs la fin de la procĂ©dure, les gaines sont retirĂ©es et l’hĂ©mostase est obtenue selon la voie d’abord utilisĂ©e. Les patients doivent rester dans un environnement surveillĂ© pendant la pĂ©riode de rĂ©cupĂ©ration immĂ©diate.

AprÚs une cathétérisation élective en ambulatoire, les consignes post-procédurales comprennent :

  • maintenir ou augmenter les apports hydriques lorsque la situation clinique le permet ;

  • Ă©viter les activitĂ©s physiques intenses ;

  • inspecter le point d’abord Ă  la recherche d’un saignement, d’une tumĂ©faction, d’une douleur ou de tout autre signe de complication.

Une hospitalisation durant la nuit peut ĂȘtre nĂ©cessaire chez les patients prĂ©sentant des comorbiditĂ©s importantes, des complications au cours de la cathĂ©tĂ©risation ou une ICP complexe.

Décubitus et sortie

AprĂšs un abord fĂ©moral, une compression manuelle ou un dispositif de fermeture est utilisĂ© pour sĂ©curiser l’artĂ©riotomie. Les dispositifs de fermeture peuvent rĂ©duire la durĂ©e nĂ©cessaire du dĂ©cubitus dorsal, mais ne sont pas dĂ©finitivement supĂ©rieurs Ă  la compression manuelle pour prĂ©venir les complications au point d’abord.

AprĂšs un abord radial, un bracelet maintient une pression locale tout en prĂ©servant le flux artĂ©riel, et le dĂ©cubitus est gĂ©nĂ©ralement d’environ 2 heures.

Surveillance de l’exposition aux rayonnements

Les patients ayant reçu plus de 2 Gy au cours de la procĂ©dure doivent ĂȘtre examinĂ©s Ă  la recherche d’un Ă©rythĂšme. Lorsque l’exposition dĂ©passe 5 Gy, un suivi clinique dans le mois est recommandĂ© afin de rechercher une lĂ©sion cutanĂ©e radio-induite.

Complications infectieuses

Les infections sont exceptionnellement rares chez les patients immunocompĂ©tents et une antibiothĂ©rapie prophylactique systĂ©matique n’est gĂ©nĂ©ralement pas nĂ©cessaire.

Traitement antiagrĂ©gant plaquettaire aprĂšs l’ICP

Clopidogrel

Le clopidogrel est un inhibiteur irrĂ©versible de P2Y12 et une prodrogue nĂ©cessitant une activation mĂ©tabolique hĂ©patique. La dose d’entretien standard est de 75 mg par jour. Avec la dose standard, l’inhibition maximale se dĂ©veloppe en 3–5 jours.

Une dose de charge de 600 mg entraĂźne une inhibition plaquettaire plus rapide, gĂ©nĂ©ralement dans les 2 heures, qu’une dose de charge de 300 mg et est associĂ©e Ă  de meilleurs rĂ©sultats cliniques, notamment Ă  une diminution des taux de thrombose de stent. Les recommandations actuelles prĂ©conisent une dose de charge de 600 mg avant ou pendant l’ICP lorsque le clopidogrel est utilisĂ©.

Chez les patients prĂ©sentant une maladie coronaire chronique et bĂ©nĂ©ficiant d’une ICP avec implantation d’un stent Ă  Ă©lution mĂ©dicamenteuse, le clopidogrel demeure l’inhibiteur de P2Y12 privilĂ©giĂ©. Une double antiagrĂ©gation plaquettaire associant de l’aspirine Ă  faible dose doit ĂȘtre poursuivie pendant au moins 6 mois lorsque le risque hĂ©morragique n’est pas Ă©levĂ©. Une durĂ©e plus courte, de 1–3 mois, peut ĂȘtre envisagĂ©e chez les patients Ă  haut risque hĂ©morragique.

AprĂšs la pose d’un stent nu, le clopidogrel doit ĂȘtre poursuivi pendant au moins 1 mois et idĂ©alement jusqu’à 12 mois, sauf si le risque hĂ©morragique impose une durĂ©e minimale de 2 semaines. Les stents Ă  Ă©lution mĂ©dicamenteuse contemporains ne semblent pas moins sĂ»rs que les stents nus ; dans certaines comparaisons, ils prĂ©sentent des risques similaires ou supĂ©rieurs de thrombose de stent et des taux plus faibles de nouvelle revascularisation.

Les allĂšles CYP2C19 Ă  fonction rĂ©duite peuvent entraĂźner une diminution des concentrations du mĂ©tabolite actif, une inhibition plaquettaire moins importante et des taux plus Ă©levĂ©s d’évĂ©nements cardiovasculaires sous clopidogrel. Il n’a pas Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que la mesure plaquettaire au point de soins ou les tests gĂ©nĂ©tiques systĂ©matiques soient utiles cliniquement pour orienter le traitement.

Prasugrel

Le prasugrel est un inhibiteur puissant et irréversible de P2Y12 à action rapide. Le schéma décrit dans le document source comprend une dose de charge de 60 mg, suivie de 10 mg par jour.

Il est indiquĂ© chez les patients prĂ©sentant un syndrome coronarien aigu bĂ©nĂ©ficiant d’une ICP et n’est pas recommandĂ© dans les SCA pris en charge mĂ©dicalement, contexte dans lequel il peut augmenter les saignements sans apporter de bĂ©nĂ©fice ischĂ©mique. Le document source rapporte une inhibition plaquettaire plus importante et des taux plus faibles d’évĂ©nements ischĂ©miques qu’avec le clopidogrel dans une population de patients prĂ©sentant un SCA traitĂ©s par ICP, mais Ă©galement davantage de saignements majeurs, menaçant le pronostic vital ou mortels.

Ticagrelor

Le ticagrelor est un inhibiteur oral réversible de P2Y12. Le schéma décrit comprend une dose de charge de 180 mg, suivie de 90 mg deux fois par jour.

Il procure une inhibition plaquettaire plus rapide et plus constante que le clopidogrel. Il est recommandĂ© chez les patients prĂ©sentant un SCA sans sus-dĂ©calage du segment ST, en l’absence de contre-indication, pris en charge par une stratĂ©gie invasive ou guidĂ©e par l’ischĂ©mie, et est prĂ©fĂ©rĂ© au clopidogrel dans ce contexte. Chez les patients prĂ©sentant un SCA et bĂ©nĂ©ficiant d’une ICP, le prasugrel est prĂ©fĂ©rĂ© au clopidogrel lorsqu’il est appropriĂ©.

Dans les donnĂ©es citĂ©es, le ticagrelor n’a pas Ă©tĂ© associĂ© Ă  une diffĂ©rence significative du risque global de saignement majeur par rapport au clopidogrel, mais les saignements majeurs non liĂ©s Ă  un pontage aortocoronaire sont plus frĂ©quents.

Chez les patients prĂ©sentant un SCA ayant tolĂ©rĂ© une double antiagrĂ©gation plaquettaire par ticagrelor, le passage Ă  une monothĂ©rapie par ticagrelor au moins 1 mois aprĂšs l’ICP peut rĂ©duire le risque hĂ©morragique.

Cangrelor

Le cangrelor est un inhibiteur intraveineux rĂ©versible de P2Y12 dont la demi-vie plasmatique est infĂ©rieure Ă  10 minutes. Il agit immĂ©diatement aprĂšs l’administration du bolus et la fonction plaquettaire revient gĂ©nĂ©ralement dans les 1–2 heures suivant l’arrĂȘt de la perfusion.

Il peut ĂȘtre utilisĂ© lorsqu’une inhibition plaquettaire rapide, puissante et rĂ©versible est nĂ©cessaire au cours d’une ICP. Le document source rapporte une rĂ©duction des Ă©vĂ©nements ischĂ©miques pĂ©ri-procĂ©duraux et des thromboses de stent par rapport au clopidogrel, au prix d’une augmentation des saignements majeurs et mineurs combinĂ©s, mais sans augmentation des transfusions.

StratĂ©gie d’abord fondĂ©e sur les recommandations

Les principales recommandations étayées par le document source sont les suivantes :

  • L’abord radial doit ĂȘtre envisagĂ© en premiĂšre intention pour la coronarographie.

  • L’abord radial est la voie privilĂ©giĂ©e pour l’évaluation invasive, avec ou sans ICP, dans le syndrome coronarien aigu.

  • L’abord fĂ©moral demeure une alternative appropriĂ©e lorsque des considĂ©rations hĂ©modynamiques ou techniques le favorisent.

  • Les produits de contraste hypo-osmolaires ou iso-osmolaires sont prĂ©fĂ©rables.

  • Le risque d’insuffisance rĂ©nale aiguĂ« induite par le produit de contraste doit ĂȘtre Ă©valuĂ© et rĂ©duit par des soins prĂ©- et post-procĂ©duraux appropriĂ©s.

  • L’imagerie intravasculaire peut amĂ©liorer les rĂ©sultats dans les lĂ©sions coronaires complexes et au cours de la revascularisation.

  • Une double antiagrĂ©gation plaquettaire est nĂ©cessaire aprĂšs l’implantation d’un stent, avec une durĂ©e individualisĂ©e selon l’indication, le risque ischĂ©mique, le risque hĂ©morragique et le type de stent.

  • Les patients nĂ©cessitant Ă  la fois une anticoagulation et un traitement antiagrĂ©gant plaquettaire doivent gĂ©nĂ©ralement recevoir un anticoagulant associĂ© Ă  un inhibiteur de P2Y12 plutĂŽt qu’une trithĂ©rapie prolongĂ©e.

  • Une chirurgie Ă©lective nĂ©cessitant l’interruption du traitement antiagrĂ©gant plaquettaire aprĂšs l’implantation d’un stent Ă  Ă©lution mĂ©dicamenteuse doit de prĂ©fĂ©rence ĂȘtre diffĂ©rĂ©e au-delĂ  de 6 mois lorsque cela est possible.

Pronostic et suivi

La plupart des procédures angiographiques diagnostiques sont réalisées sans complication majeure et les événements graves restent rares. Le pronostic est moins favorable lorsque les complications comprennent une insuffisance rénale aiguë induite par le produit de contraste, un saignement majeur, un accident vasculaire cérébral, un infarctus du myocarde péri-procédural, un phénomÚne de no-reflow, une thrombose de stent ou un collapsus hémodynamique.

Le pronostic Ă  long terme aprĂšs une ICP dĂ©pend du rĂ©sultat procĂ©dural initial, de la survenue d’une restĂ©nose ou d’une thrombose de stent, de l’adĂ©quation et de la durĂ©e du traitement antiagrĂ©gant plaquettaire, ainsi que de l’équilibre entre le risque ischĂ©mique rĂ©current et le risque hĂ©morragique.

Le suivi doit comprendre :

  • l’évaluation du point d’abord ;

  • la recherche de symptĂŽmes Ă©vocateurs d’un angor rĂ©current ou d’une restĂ©nose ;

  • la recherche d’un saignement retardĂ© ou d’une altĂ©ration de la fonction rĂ©nale lorsque cela est cliniquement indiquĂ© ;

  • le renforcement de l’observance du traitement antiagrĂ©gant plaquettaire ;

  • la surveillance d’une lĂ©sion cutanĂ©e radio-induite aprĂšs une exposition Ă  forte dose ;

  • une réévaluation prĂ©coce des patients Ă  haut risque, notamment ceux prĂ©sentant des comorbiditĂ©s importantes ou des complications intraprocĂ©durales.

Le document source ne prĂ©cise pas de calendrier universel de suivi biologique ou d’imagerie aprĂšs une coronarographie sans complication. Une approche individualisĂ©e est donc nĂ©cessaire, avec une surveillance renforcĂ©e aprĂšs une ICP complexe, un saignement important, une insuffisance rĂ©nale, une exposition Ă©levĂ©e aux rayonnements ou toute complication procĂ©durale.

Auteurs

EBM AI
Evidensbaserad AI-agent

Mis à jour 7 août 2026