Définition et physiopathologie
LâathĂ©rosclĂ©rose et les syndromes coronariens aigus comportent dâimportants mĂ©canismes inflammatoires. Lâinflammation contribue Ă lâathĂ©rothrombose par lâactivation des voies de lâimmunitĂ© innĂ©e, la signalisation cytokinique et le recrutement de cellules inflammatoires au niveau des lĂ©sions vasculaires. La voie de lâinterleukine-1ÎČ, dont les effets en aval impliquent lâinterleukine-6 et la protĂ©ine C-rĂ©active, a constituĂ© une cible thĂ©rapeutique majeure.
Ce concept est cliniquement pertinent car le risque cardiovasculaire peut persister malgré un traitement hypolipémiant approprié et les autres traitements recommandés par les directives. Le traitement anti-inflammatoire vise à réduire ce risque résiduel sans nécessairement modifier les concentrations lipidiques, la pression artérielle ou les autres facteurs de risque conventionnels.
La colchicine est un anti-inflammatoire Ă©tabli qui pourrait inhiber lâactivitĂ© de lâinflammasome, rĂ©duire la signalisation de lâinterleukine-1ÎČ et de lâinterleukine-6, abaisser la protĂ©ine C-rĂ©active et altĂ©rer la chimiotaxie des neutrophiles vers les sites inflammatoires. Ses effets cardiovasculaires semblent donc reflĂ©ter une modulation de lâinflammation vasculaire plutĂŽt quâun effet hypolipĂ©miant.
Dâautres stratĂ©gies anti-inflammatoires ont donnĂ© des rĂ©sultats moins favorables. Le canakinumab, anticorps monoclonal dirigĂ© contre lâinterleukine-1ÎČ, a fourni une preuve de concept, mais nâa pas Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© pour la prĂ©vention coronaire courante en raison dâinfections mortelles et de son coĂ»t Ă©levĂ©. Le mĂ©thotrexate Ă faible dose nâa pas rĂ©duit les Ă©vĂ©nements cardiovasculaires, et plusieurs autres agents, notamment le pexelizumab, le losmapimod et le darapladib, nâont pas dĂ©montrĂ© de bĂ©nĂ©fice clinique dans les contextes Ă©tudiĂ©s.
Application clinique et populations de patients
Les données relatives au traitement anti-inflammatoire dans la maladie coronaire concernent principalement deux populations :
Les patients en phase de récupération récente aprÚs un infarctus du myocarde ou un syndrome coronarien aigu.
Les patients atteints dâune maladie coronaire athĂ©rosclĂ©reuse stable ou chronique, dont beaucoup ont des antĂ©cĂ©dents de syndrome coronarien aigu.
Les donnĂ©es disponibles justifient dâenvisager la colchicine Ă faible dose comme traitement adjuvant, et non comme substitut, du traitement Ă©tabli de prĂ©vention secondaire. Son rĂŽle potentiel est maximal lorsque le risque cardiovasculaire reste Ă©levĂ© malgrĂ© un traitement recommandĂ© par les directives, optimal ou Ă la dose maximale tolĂ©rĂ©e, ou lorsque des Ă©vĂ©nements cardiovasculaires rĂ©cidivent malgrĂ© ce traitement.
Les essais nâont pas Ă©tabli de bĂ©nĂ©fice en termes de mortalitĂ©. Par consĂ©quent, la dĂ©cision de prescrire la colchicine nĂ©cessite de prendre en compte lâĂ©quilibre entre la rĂ©duction des Ă©vĂ©nements ischĂ©miques et la possibilitĂ© dâĂ©vĂ©nements indĂ©sirables infectieux ou autres, non cardiovasculaires.
MĂ©canismes dâaction
Colchicine
La colchicine semble exercer plusieurs effets anti-inflammatoires pertinents dans la maladie coronaire :
RĂ©duction de lâactivation de lâinflammasome.
Inhibition de la signalisation inflammatoire liĂ©e Ă lâinterleukine-1ÎČ.
RĂ©duction de lâinterleukine-6 et de la protĂ©ine C-rĂ©active.
Inhibition de la migration des neutrophiles vers les foyers inflammatoires.
Ces effets sont mĂ©canistiquement distincts de lâaction hypolipĂ©miante des statines. NĂ©anmoins, les statines et certains traitements cardiomĂ©taboliques peuvent Ă©galement exercer des effets anti-inflammatoires ou plĂ©iotropes, et la colchicine a Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©e comme traitement additionnel en association au traitement standard.
Inhibition de lâinterleukine-1ÎČ
Le canakinumab a rĂ©duit les biomarqueurs inflammatoires sans effet sur les lipides ni sur les autres facteurs de risque coronaire majeurs. Chez des patients ayant des antĂ©cĂ©dents dâinfarctus du myocarde et une inflammation rĂ©siduelle, dĂ©finie par une hsCRP â„2 mg/L, il a entraĂźnĂ© une rĂ©duction modeste dâun critĂšre composite associant dĂ©cĂšs cardiovasculaire, infarctus du myocarde non fatal et accident vasculaire cĂ©rĂ©bral non fatal. Le dĂ©veloppement clinique du canakinumab dans cette indication nâa pas Ă©tĂ© poursuivi en raison de problĂšmes de sĂ©curitĂ©, notamment dâinfections mortelles, ainsi que de son coĂ»t.
Données dans les syndromes coronariens aigus et aprÚs un infarctus du myocarde récent
COLCOT
Lâessai COLCOT a inclus 4745 patients dans les 30 jours suivant un infarctus du myocarde. Les participants ont reçu de la colchicine Ă la dose de 0.5 mg une fois par jour ou un placebo.
Le critĂšre de jugement composite principal comprenait le dĂ©cĂšs cardiovasculaire, lâarrĂȘt cardiaque ressuscitĂ©, lâinfarctus du myocarde, lâaccident vasculaire cĂ©rĂ©bral et la revascularisation coronaire urgente. Sur une durĂ©e mĂ©diane de suivi dâenviron 2.3 ans, le taux dâĂ©vĂ©nements Ă©tait de 5.5% sous colchicine contre 7.1% sous placebo. Le rapport des risques Ă©tait de 0.77, avec un intervalle de confiance Ă 95% de 0.61â0.96.
Lâessai nâa pas mis en Ă©vidence de diffĂ©rence concernant la mortalitĂ© toutes causes. Une pneumonie est survenue plus frĂ©quemment chez les patients recevant de la colchicine, bien quâelle soit restĂ©e peu frĂ©quente. Une diarrhĂ©e a Ă©tĂ© rapportĂ©e chez 9.7% des patients traitĂ©s par colchicine et chez 8.9% des patients recevant le placebo, sans diffĂ©rence statistiquement significative.
Le bénéfice observé concernait une large population de patients récemment infarctus et ne nécessitait pas de sélection selon les valeurs initiales de protéine C-réactive.
Autres données dans les syndromes coronariens aigus
Une Ă©tude de plus petite taille portant sur 795 patients atteints dâun syndrome coronarien aigu nâa pas atteint son critĂšre de jugement principal, qui comprenait la mortalitĂ© toutes causes, le syndrome coronarien aigu, la revascularisation urgente motivĂ©e par une ischĂ©mie ou lâaccident vasculaire cĂ©rĂ©bral ischĂ©mique. Ce rĂ©sultat indique que les donnĂ©es concernant les syndromes coronariens aigus ne sont pas homogĂšnes, bien que lâessai COLCOT, de plus grande ampleur, constitue la principale donnĂ©e en faveur du traitement aprĂšs infarctus du myocarde.
Données dans la maladie coronaire chronique
LoDoCo2
Lâessai LoDoCo2 a inclus environ 5500â5522 patients atteints dâune maladie coronaire athĂ©rosclĂ©reuse stable, cliniquement stables depuis au moins six mois. Environ 84% avaient des antĂ©cĂ©dents de syndrome coronarien aigu. Les patients ont Ă©tĂ© randomisĂ©s pour recevoir de la colchicine 0.5 mg par voie orale une fois par jour ou un placebo.
Le critĂšre de jugement composite principal comprenait le dĂ©cĂšs cardiovasculaire, lâinfarctus spontanĂ© du myocarde, lâaccident vasculaire cĂ©rĂ©bral ischĂ©mique ou la revascularisation coronaire motivĂ©e par une ischĂ©mie. Sur une durĂ©e mĂ©diane de suivi dâenviron 2.4 ans, le critĂšre principal est survenu chez 6.8% des patients recevant de la colchicine et chez 9.6% de ceux recevant le placebo. Le rapport des risques Ă©tait de 0.69, avec un intervalle de confiance Ă 95% de 0.57â0.83.
Le critĂšre composite secondaire associant dĂ©cĂšs cardiovasculaire, infarctus du myocarde non fatal ou accident vasculaire cĂ©rĂ©bral non fatal a Ă©galement Ă©tĂ© rĂ©duit : 4.2% contre 5.7%, correspondant Ă un rapport des risques de 0.72 avec un intervalle de confiance Ă 95% de 0.57â0.92.
Aucune diffĂ©rence significative concernant la pneumonie ou les troubles gastro-intestinaux nâa Ă©tĂ© observĂ©e dans cet essai. Toutefois, la mortalitĂ© non cardiovasculaire Ă©tait numĂ©riquement plus Ă©levĂ©e sous colchicine, Ă environ 0.7 contre 0.5 Ă©vĂ©nement pour 100 personnes-annĂ©es ; le rapport des risques Ă©tait de 1.51, avec un intervalle de confiance Ă 95% de 0.99â2.31. Ce signal doit ĂȘtre pris en compte lors de lâapplication de ces rĂ©sultats Ă la pratique courante.
Résultats des différentes études
Une mĂ©ta-analyse incluant plus de 12 000 patients atteints dâune maladie coronaire athĂ©rothrombotique a montrĂ© que la colchicine Ă©tait associĂ©e Ă une diminution du risque de plusieurs Ă©vĂ©nements ischĂ©miques individuels :
| ĂvĂ©nement | Risque relatif sous colchicine |
|---|---|
| Infarctus du myocarde | 0.76 |
| Accident vasculaire cérébral | 0.48 |
| Revascularisation motivée par un angor instable | 0.61 |
| DécÚs cardiovasculaire | Aucune différence significative |
| DécÚs toutes causes | Aucune différence significative |
| ĂvĂ©nements gastro-intestinaux lorsque la dose quotidienne Ă©tait â€0.5 mg | Aucune diffĂ©rence significative |
Les donnĂ©es disponibles appuient donc une rĂ©duction de certains Ă©vĂ©nements ischĂ©miques non fatals, notamment lâinfarctus du myocarde, lâaccident vasculaire cĂ©rĂ©bral et la revascularisation motivĂ©e par une ischĂ©mie. Elles nâĂ©tablissent pas de rĂ©duction de la mortalitĂ© cardiovasculaire ni de la mortalitĂ© toutes causes.
Traitement et prise en charge
Place dans la prévention secondaire
La colchicine ne doit ĂȘtre envisagĂ©e quâaprĂšs la mise en Ćuvre des Ă©lĂ©ments Ă©tablis de la prĂ©vention secondaire. Le document source la dĂ©crit spĂ©cifiquement comme un traitement adjuvant aux autres traitements prĂ©ventifs chez les patients qui restent Ă haut risque malgrĂ© un traitement mĂ©dical recommandĂ© par les directives, Ă la dose maximale tolĂ©rĂ©e.
Le traitement prĂ©ventif coronaire standard comprend des traitements ayant dĂ©montrĂ© un bĂ©nĂ©fice cardiovasculaire. Lâaspirine et les statines sont Ă©galement reconnues pour leurs effets plĂ©iotropes anti-inflammatoires, bien que leur rĂŽle clinique principal dĂ©passe le cadre de lâinflammation.
Chez les patients prĂ©sentant un syndrome coronarien aigu rĂ©cent, la colchicine Ă faible dose peut ĂȘtre envisagĂ©e dans le cadre dâune prise en charge au long cours, notamment dans lâune ou lâautre des situations suivantes :
Dâautres facteurs de risque cardiovasculaire restent insuffisamment contrĂŽlĂ©s.
Des événements cardiovasculaires récidivent malgré un traitement optimal.
Posologie
La posologie cardiovasculaire étayée par les essais évaluant les événements cliniques est la suivante :
| Médicament | Posologie |
|---|---|
| Colchicine | 0.5 mg par voie orale une fois par jour |
Les donnĂ©es coronaires disponibles concernent le traitement Ă faible dose. La mĂ©ta-analyse nâa pas montrĂ© dâaugmentation significative des Ă©vĂ©nements gastro-intestinaux lorsque la dose quotidienne ne dĂ©passait pas 0.5 mg.
Considérations pratiques
Les bĂ©nĂ©fices potentiels doivent ĂȘtre mis en balance avec :
Lâaugmentation des pneumonies observĂ©e dans lâessai COLCOT.
Le signal en faveur dâune augmentation de la mortalitĂ© non cardiovasculaire dans lâessai LoDoCo2.
Lâabsence de bĂ©nĂ©fice dĂ©montrĂ© sur la mortalitĂ© toutes causes.
La nĂ©cessitĂ© dâidentifier les patients qui pourraient ĂȘtre particuliĂšrement prĂ©disposĂ©s aux effets indĂ©sirables infectieux ou autres, non cardiaques.
Le rÎle de la colchicine chez les patients atteints de maladies inflammatoires à médiation immunitaire et présentant un risque cardiovasculaire élevé reste incertain. Son utilisation en pratique quotidienne courante nécessite également une expérience et des études cliniques supplémentaires, malgré les résultats favorables des principaux essais.
Recommandations des directives
Les recommandations actuelles dĂ©crites dans le document source appuient lâapproche suivante :
La colchicine Ă faible dose, Ă raison de 0.5 mg une fois par jour, peut ĂȘtre envisagĂ©e chez les patients prĂ©sentant une maladie coronaire athĂ©rosclĂ©reuse Ă©tablie, en particulier lorsque les autres facteurs de risque sont insuffisamment contrĂŽlĂ©s ou que des Ă©vĂ©nements cardiovasculaires rĂ©cidivent malgrĂ© un traitement optimal.
AprĂšs un syndrome coronarien aigu, la colchicine Ă faible dose peut ĂȘtre envisagĂ©e dans le cadre dâune prise en charge au long cours, notamment chez les patients dont le risque reste Ă©levĂ© malgrĂ© un traitement recommandĂ© par les directives.
La colchicine doit ĂȘtre utilisĂ©e comme traitement adjuvant dâune prĂ©vention secondaire complĂšte, et non comme substitut aux traitements hypolipĂ©miants, antithrombotiques ou autres traitements indiquĂ©s.
Le rapport bĂ©nĂ©fice-risque doit ĂȘtre Ă©valuĂ© individuellement, car la rĂ©duction des Ă©vĂ©nements ischĂ©miques ne sâest pas traduite par une rĂ©duction Ă©tablie de la mortalitĂ© toutes causes, et des Ă©vĂ©nements indĂ©sirables infectieux ou autres, non cardiovasculaires, peuvent contrebalancer une partie du bĂ©nĂ©fice.
Traitements dont lâefficacitĂ© dans la prĂ©vention des Ă©vĂ©nements coronaires nâest pas Ă©tablie
Canakinumab
Le canakinumab a rĂ©duit les biomarqueurs inflammatoires et diminuĂ© modestement un critĂšre composite associant dĂ©cĂšs cardiovasculaire, infarctus du myocarde et accident vasculaire cĂ©rĂ©bral chez des patients ayant des antĂ©cĂ©dents dâinfarctus du myocarde et une hsCRP â„2 mg/L. Son dĂ©veloppement dans la prĂ©vention coronaire a Ă©tĂ© interrompu en raison dâinfections mortelles et de son coĂ»t Ă©levĂ©.
Méthotrexate
Le mĂ©thotrexate Ă faible dose, avec une dose cible de 15â20 mg une fois par semaine, nâa pas rĂ©duit le critĂšre composite associant dĂ©cĂšs cardiovasculaire, infarctus du myocarde non fatal, accident vasculaire cĂ©rĂ©bral non fatal ou revascularisation motivĂ©e par un angor instable. LâĂ©tude a Ă©tĂ© interrompue prĂ©cocement pour futilitĂ©, et le traitement nâa pas produit la modification attendue des biomarqueurs inflammatoires.
Autres agents
Le pexelizumab nâa rĂ©duit ni la taille de lâinfarctus ni la mortalitĂ© dans les contextes Ă©tudiĂ©s. Le losmapimod nâa pas rĂ©duit Ă court terme le dĂ©cĂšs cardiovasculaire, lâinfarctus du myocarde ou lâischĂ©mie rĂ©cidivante sĂ©vĂšre aprĂšs un infarctus aigu du myocarde. Le darapladib nâa pas modifiĂ© le critĂšre composite associant dĂ©cĂšs cardiovasculaire, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cĂ©rĂ©bral.
Ces rĂ©sultats nĂ©gatifs renforcent le fait que la prĂ©sence dâune inflammation dans lâathĂ©rosclĂ©rose ne suffit pas, Ă elle seule, Ă Ă©tablir lâefficacitĂ© de chaque agent anti-inflammatoire.
Biomarqueurs et résultats biologiques
La protĂ©ine C-rĂ©active ultrasensible a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour identifier une inflammation rĂ©siduelle, notamment dans les Ă©tudes consacrĂ©es au canakinumab. La population de lâĂ©tude CANTOS avait des antĂ©cĂ©dents dâinfarctus du myocarde et une hsCRP â„2 mg/L.
Les essais sur la colchicine aprĂšs un infarctus rĂ©cent du myocarde nâexigeaient pas une Ă©lĂ©vation de la protĂ©ine C-rĂ©active pour sĂ©lectionner les patients Ă traiter. Le bĂ©nĂ©fice cardiovasculaire observĂ© dans COLCOT nâĂ©tait donc pas limitĂ© Ă un sous-groupe inflammatoire dĂ©fini par un biomarqueur.
Les biomarqueurs inflammatoires sont utiles pour dĂ©montrer les effets pharmacodynamiques et dĂ©finir les populations des essais, mais le document source nâĂ©tablit pas de seuil spĂ©cifique de hsCRP pour sĂ©lectionner les patients candidats Ă la colchicine en pratique clinique courante.
Pronostic et suivi
Le traitement anti-inflammatoire par colchicine rĂ©duit le risque de plusieurs Ă©vĂ©nements cardiovasculaires non fatals chez certains patients ayant prĂ©sentĂ© rĂ©cemment un infarctus du myocarde ou atteints dâune maladie coronaire athĂ©rosclĂ©reuse chronique. Toutefois, ni COLCOT ni LoDoCo2 nâont dĂ©montrĂ© de rĂ©duction de la mortalitĂ© toutes causes, et LoDoCo2 a soulevĂ© des inquiĂ©tudes concernant la mortalitĂ© non cardiovasculaire.
Le suivi doit donc Ă©valuer Ă la fois lâefficacitĂ© cardiovasculaire et la sĂ©curitĂ© du traitement. Une attention particuliĂšre doit ĂȘtre portĂ©e aux complications infectieuses, notamment Ă la pneumonie, ainsi quâaux autres Ă©vĂ©nements indĂ©sirables non cardiovasculaires. La persistance ou la rĂ©cidive dâĂ©vĂ©nements cardiovasculaires doit conduire Ă réévaluer lâobservance, lâintensitĂ© du traitement hypolipĂ©miant, les autres facteurs de risque modifiables et lâensemble du schĂ©ma de prĂ©vention secondaire avant, ou parallĂšlement Ă , lâenvisagement de la colchicine.
Le rĂŽle Ă long terme du traitement anti-inflammatoire continue dâĂ©voluer. La colchicine dispose actuellement des donnĂ©es les plus favorables Ă une utilisation clinique, mais des Ă©tudes supplĂ©mentaires sont nĂ©cessaires pour identifier les patients les plus susceptibles dâen bĂ©nĂ©ficier et ceux qui prĂ©sentent un risque accru de complications infectieuses ou autres, non cardiovasculaires.