đŸš« AnĂ©vrisme de l’aorte abdominale : dĂ©pistage et surveillance

Sommaire (24)

Définition et physiopathologie

Un anĂ©vrisme de l’aorte abdominale (AAA) est diagnostiquĂ© lorsque le diamĂštre de l’aorte abdominale dĂ©passe 3 cm. La plupart des AAA sont situĂ©s sous les artĂšres rĂ©nales et sont liĂ©s Ă  une maladie athĂ©rosclĂ©reuse. Au moins 90 % des AAA de plus de 4 cm sont associĂ©s Ă  une atteinte athĂ©rosclĂ©reuse.

La prĂ©valence des AAA augmente avec l’ñge et est environ cinq fois plus Ă©levĂ©e chez les hommes que chez les femmes, bien que cette diffĂ©rence entre les sexes s’attĂ©nue aux Ăąges avancĂ©s. Le tabagisme est un facteur de risque majeur modifiable. Les antĂ©cĂ©dents familiaux augmentent Ă©galement le risque, en particulier chez les apparentĂ©s du premier degrĂ©, les frĂšres et sƓurs semblant ĂȘtre particuliĂšrement concernĂ©s.

Le principal dĂ©terminant du pronostic dĂ©favorable est la taille de l’anĂ©vrisme. Les anĂ©vrismes de plus grande taille et ceux dont l’expansion est plus rapide sont associĂ©s Ă  une probabilitĂ© croissante de symptĂŽmes, de complications et de rupture. Les sacs anĂ©vrismaux peuvent contenir un thrombus mural, lequel peut contribuer Ă  une embolisation pĂ©riphĂ©rique et rĂ©duire le diamĂštre luminal apparent en aortographie avec produit de contraste.

La croissance des AAA est variable. Les anĂ©vrismes de moins de 4 cm peuvent augmenter d’environ 1,5–2 mm par an, tandis que les anĂ©vrismes de plus grande taille s’étendent gĂ©nĂ©ralement plus rapidement. Une croissance rapide est dĂ©finie dans les recommandations de la source comme Ă©tant d’au moins 10 mm par an ou d’au moins 5 mm en 6 mois. Une telle croissance peut justifier d’envisager une rĂ©paration Ă  un diamĂštre infĂ©rieur Ă  celui habituellement retenu.

Les femmes prĂ©sentent des taux de croissance similaires Ă  ceux des hommes, mais un risque de rupture nettement plus Ă©levĂ© ; une synthĂšse de recommandations dĂ©crit un risque environ quatre fois supĂ©rieur. Cette diffĂ©rence justifie l’utilisation de seuils de surveillance et de rĂ©paration spĂ©cifiques au sexe.

Présentation clinique et symptÎmes

La plupart des AAA sont asymptomatiques et sont identifiĂ©s soit lors d’un examen abdominal de routine, soit fortuitement Ă  l’imagerie rĂ©alisĂ©e pour une autre indication.

Lorsqu’il est palpable, un AAA peut se prĂ©senter comme une masse abdominale pulsatile, expansive et gĂ©nĂ©ralement indolore. Certains patients signalent des pulsations abdominales importantes. L’expansion peut provoquer des douleurs abdominales, thoraciques, lombaires ou scrotales. La douleur anĂ©vrismale est cliniquement importante, car elle peut annoncer une rupture et constitue une urgence mĂ©dicale.

Une rupture peut survenir sans symptÎmes préalables. Les manifestations aiguës typiques comprennent une douleur intense, une hypotension et une sensibilité abdominale. La fuite ou la rupture engage le pronostic vital et nécessite une intervention chirurgicale ou une réparation endovasculaire en urgence.

L’AAA peut Ă©galement ĂȘtre associĂ© Ă  une ischĂ©mie mĂ©sentĂ©rique ou Ă  une insuffisance rĂ©nale aiguĂ«, par le biais d’une maladie athĂ©rosclĂ©reuse ou athĂ©rothrombotique. Le thrombus mural peut favoriser une embolisation pĂ©riphĂ©rique.

Évaluation et examen clinique

L’aorte abdominale peut ĂȘtre palpable dans la rĂ©gion abdominale mĂ©diane, sa bifurcation Ă©tant habituellement situĂ©e prĂšs de l’ombilic et au niveau de la quatriĂšme vertĂšbre lombaire. L’examen clinique peut identifier un anĂ©vrisme volumineux sous la forme d’une masse palpable, pulsatile et expansive, bien que l’absence d’anomalie palpable n’exclue pas un AAA.

La radiographie abdominale standard a une sensibilitĂ© limitĂ©e. Le contour anĂ©vrismal calcifiĂ© peut ĂȘtre visible, mais environ un quart des anĂ©vrismes ne sont pas calcifiĂ©s et ne peuvent donc pas ĂȘtre identifiĂ©s de maniĂšre fiable par radiographie.

L’évaluation doit inclure la recherche d’une maladie vasculaire associĂ©e. Chez les patients prĂ©sentant un AAA, un dĂ©pistage par Ă©chographie-Doppler des anĂ©vrismes fĂ©moropoplitĂ©s doit ĂȘtre envisagĂ©. Un dĂ©pistage opportuniste peut Ă©galement ĂȘtre utile chez les patients prĂ©sentant une artĂ©riopathie pĂ©riphĂ©rique symptomatique ou asymptomatique, chez lesquels une incidence cumulĂ©e substantielle d’AAA a Ă©tĂ© rapportĂ©e.

La source ne fournit pas de protocole standardisĂ© dĂ©taillĂ© d’examen clinique au-delĂ  de la recherche d’une masse abdominale pulsatile et des manifestations associĂ©es.

DĂ©pistage de l’AAA

Principes généraux

L’échographie-Doppler est la modalitĂ© de dĂ©pistage privilĂ©giĂ©e, car elle est non invasive, n’expose ni aux rayonnements ionisants ni aux produits de contraste et identifie avec prĂ©cision la dilatation de l’aorte abdominale. Le dĂ©pistage rĂ©duit la mortalitĂ© liĂ©e aux anĂ©vrismes dans les populations oĂč la prĂ©valence des AAA est Ă©levĂ©e, en particulier chez les hommes ĂągĂ©s fumeurs.

Les donnĂ©es en faveur d’un bĂ©nĂ©fice chez les femmes sont moins certaines, bien qu’un dĂ©pistage puisse ĂȘtre raisonnable chez les femmes ĂągĂ©es ayant fumĂ©. Le dĂ©pistage par TDM sans injection n’a pas dĂ©montrĂ© son efficacitĂ© sur 5 ans dans la population masculine citĂ©e, et aucune recommandation n’est formulĂ©e en faveur de son utilisation systĂ©matique en raison de l’exposition aux rayonnements.

Groupes devant bĂ©nĂ©ficier d’un dĂ©pistage

Population Recommandation
Hommes ĂągĂ©s de ≄65 ans ayant dĂ©jĂ  fumĂ© Un dĂ©pistage Ă©chographique est recommandĂ©
Hommes ou femmes ĂągĂ©s de ≄65 ans ayant un apparentĂ© du premier degrĂ© atteint d’un AAA Un dĂ©pistage Ă©chographique est recommandĂ©
Femmes ĂągĂ©es de ≄65 ans ayant dĂ©jĂ  fumĂ© Un dĂ©pistage Ă©chographique est raisonnable
Hommes ou femmes ĂągĂ©s de moins de 65 ans prĂ©sentant plusieurs facteurs de risque ou un apparentĂ© du premier degrĂ© atteint d’un AAA Un dĂ©pistage Ă©chographique peut ĂȘtre envisagĂ©
Hommes ĂągĂ©s de plus de 75 ans, ou femmes ĂągĂ©es de plus de 75 ans hypertendues, fumeuses, ou les deux Un dĂ©pistage peut ĂȘtre envisagĂ© dans certaines populations Ă  risque intermĂ©diaire
Personnes prĂ©sentant des anĂ©vrismes de l’aorte thoracique ou des anĂ©vrismes artĂ©riels pĂ©riphĂ©riques Le dĂ©pistage de l’AAA est Ă©tayĂ© par la source
Hommes ou femmes ĂągĂ©s de plus de 75 ans ayant une Ă©chographie initiale nĂ©gative La rĂ©pĂ©tition du dĂ©pistage n’est pas recommandĂ©e

Les apparentĂ©s du premier degrĂ© des patients atteints d’un AAA prĂ©sentent un risque accru, en particulier aprĂšs 50 ans. Si une premiĂšre Ă©valuation est rassurante mais a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e Ă  un Ăąge relativement jeune, une réévaluation pĂ©riodique peut ĂȘtre appropriĂ©e conformĂ©ment aux recommandations europĂ©ennes citĂ©es.

Une Ă©valuation opportuniste au cours d’une Ă©chocardiographie transthoracique peut ĂȘtre envisagĂ©e dans les populations Ă  forte prĂ©valence, en particulier chez les hommes ĂągĂ©s de ≄65 ans et les femmes ĂągĂ©es de plus de 75 ans. Elle peut Ă©galement ĂȘtre envisagĂ©e chez les patients prĂ©sentant une artĂ©riopathie pĂ©riphĂ©rique.

Imagerie diagnostique

Échographie-Doppler

L’échographie-Doppler est la technique de rĂ©fĂ©rence pour le dĂ©pistage et la surveillance. Elle permet d’obtenir des mesures aortiques transversales et longitudinales et peut mettre en Ă©vidence un thrombus mural. Ses principaux avantages sont sa disponibilitĂ©, son faible coĂ»t, l’absence de rayonnements et l’absence de recours Ă  un produit de contraste iodĂ©.

Les mesures Ă©chographiques sont moins prĂ©cises que celles obtenues par TDM ou IRM. Par consĂ©quent, l’échographie est particuliĂšrement utile pour l’évaluation sĂ©riĂ©e des anĂ©vrismes de petite taille, tandis que l’imagerie en coupes est privilĂ©giĂ©e lorsque l’anĂ©vrisme est volumineux, mal dĂ©limitĂ© ou en cours d’évaluation avant rĂ©paration.

Tomodensitométrie

La TDM offre une visualisation supĂ©rieure de l’aorte abdominale et de ses branches. L’angio-TDM avec injection est plus prĂ©cise que l’échographie lorsque les mesures sont effectuĂ©es d’un bord externe Ă  l’autre, perpendiculairement Ă  l’axe central de l’aorte.

L’angio-TDM est particuliĂšrement utile pour dĂ©terminer :

  • Les rapports de l’anĂ©vrisme avec les artĂšres rĂ©nales, viscĂ©rales et iliaques

  • Le thrombus mural et les calcifications

  • Une athĂ©rosclĂ©rose occlusive concomitante

  • La faisabilitĂ© anatomique d’une rĂ©paration endovasculaire

  • Les caractĂ©ristiques des anĂ©vrismes inflammatoires ou infectĂ©s

Les reconstructions tridimensionnelles peuvent faciliter la planification prĂ©opĂ©ratoire d’une rĂ©paration endovasculaire de l’anĂ©vrisme et ĂȘtre intĂ©grĂ©es Ă  la fluoroscopie en temps rĂ©el comme feuille de route procĂ©durale.

La TDM est recommandĂ©e pour la planification prĂ©opĂ©ratoire lorsqu’un AAA rĂ©pond aux critĂšres de rĂ©paration. Elle est Ă©galement recommandĂ©e lorsque l’échographie ne permet pas de dĂ©finir correctement l’anĂ©vrisme. Chez les patients prĂ©sentant un AAA d’au moins 4,5 cm, la TDM est prĂ©fĂ©rĂ©e Ă  l’échographie pour une mesure plus prĂ©cise.

Imagerie par résonance magnétique

L’IRM et l’angiographie par rĂ©sonance magnĂ©tique permettent une Ă©valuation prĂ©cise tout en Ă©vitant les rayonnements ionisants et, dans certaines applications, l’exposition aux produits de contraste iodĂ©s. L’IRM constitue une alternative raisonnable lorsque la TDM est contre-indiquĂ©e ou lorsqu’il est important de rĂ©duire l’exposition cumulĂ©e aux rayonnements.

Pour le suivi Ă  long terme, notamment chez les patients jeunes et les femmes, l’IRM peut ĂȘtre privilĂ©giĂ©e lorsqu’elle est cliniquement appropriĂ©e afin de rĂ©duire l’exposition aux rayonnements. Le choix doit tenir compte des facteurs liĂ©s au patient, des artĂ©facts, de l’expertise locale et de la disponibilitĂ©.

Aortographie

L’aortographie peut ĂȘtre utilisĂ©e au cours d’une EVAR et lors d’interventions ultĂ©rieures, notamment pour l’embolisation des branches lombaires, mĂ©sentĂ©riques infĂ©rieures ou iliaques. Elle est moins adaptĂ©e comme mĂ©thode primaire de dĂ©termination du diamĂštre anĂ©vrismal, car le thrombus mural peut rĂ©duire la lumiĂšre opacifiĂ©e et entraĂźner une sous-estimation.

L’aortographie avec produit de contraste comporte Ă©galement des risques, notamment des saignements, des rĂ©actions allergiques et des athĂ©roembolies.

Surveillance d’un AAA non rĂ©parĂ©

Les intervalles de surveillance doivent ĂȘtre individualisĂ©s en fonction du diamĂštre de l’anĂ©vrisme, de sa vitesse de croissance, du sexe et d’autres facteurs cliniques. Les intervalles recommandĂ©s sont rĂ©sumĂ©s ci-dessous.

DiamÚtre aortique ou anévrismal Surveillance recommandée
<25 mm Faible risque à 10 ans de développer un AAA volumineux
25–29 mm Réévaluation aprĂšs 4 ans
2,6–2,9 cm Une réévaluation Ă  environ 7 ans a Ă©tĂ© proposĂ©e
3,0–3,9 cm Échographie tous les 3 ans
Hommes : 4,0–4,9 cm Échographie annuelle
Femmes : 4,0–4,4 cm Échographie annuelle
Hommes : ≄5,0 cm Échographie tous les 6 mois
Femmes : ≄4,5 cm Échographie tous les 6 mois

La source rĂ©sume Ă©galement une stratĂ©gie reposant sur une imagerie tous les 6 mois pour les anĂ©vrismes de 4,0–5,4 cm, ainsi qu’une confirmation par TDM ou IRM et une Ă©valuation en vue d’une rĂ©paration lorsque le diamĂštre dĂ©passe 5,5 cm ou que la croissance dĂ©passe 1 cm par an. Les recommandations de surveillance spĂ©cifiques au sexe prĂ©sentĂ©es ci-dessus doivent ĂȘtre appliquĂ©es lorsqu’elles sont disponibles.

Des intervalles plus courts doivent ĂȘtre envisagĂ©s lorsque l’anĂ©vrisme augmente rapidement, ce qui est dĂ©fini comme :

  • ≄10 mm par an

  • ≄5 mm en 6 mois

Une croissance rapide peut conduire à envisager une réparation, en particulier pour les anévrismes fusiformes. Les fumeurs actuels et les femmes peuvent nécessiter une imagerie plus fréquente en raison de leur profil de risque plus élevé.

Évaluation en vue d’une rĂ©paration

Pour les anĂ©vrismes asymptomatiques, une rĂ©paration doit gĂ©nĂ©ralement ĂȘtre envisagĂ©e Ă  partir de :

  • DiamĂštre ≄5,5 cm chez les hommes

  • DiamĂštre ≄5,0 cm chez les femmes

La source indique Ă©galement qu’une rĂ©paration doit ĂȘtre envisagĂ©e pour les anĂ©vrismes ≄5,5 cm ou prĂ©sentant une expansion importante, avec orientation vers un chirurgien vasculaire.

Une intervention plus prĂ©coce peut ĂȘtre raisonnable en cas de :

  • AnĂ©vrismes symptomatiques

  • AnĂ©vrismes sacciformes non rompus

  • AnĂ©vrismes fusiformes prĂ©sentant une croissance rapide d’au moins 0,5 cm en 6 mois ou 1 cm en 12 mois

Des symptĂŽmes Ă©vocateurs d’une rupture imminente ou avĂ©rĂ©e nĂ©cessitent une Ă©valuation et un traitement urgents. Une TDM est recommandĂ©e pour la planification anatomique lorsqu’une rĂ©paration est envisagĂ©e.

Prise en charge médicale

Sevrage tabagique

Le sevrage tabagique constitue un Ă©lĂ©ment central de la prise en charge des AAA. La poursuite de l’exposition au tabac est associĂ©e Ă  une augmentation de l’expansion anĂ©vrismale et du risque de rupture. Le statut tabagique doit donc ĂȘtre Ă©valuĂ© et le sevrage activement soutenu pendant toute la durĂ©e de la surveillance.

Prise en charge de la maladie athéroscléreuse

Les patients prĂ©sentant un AAA et une maladie athĂ©rosclĂ©reuse concomitante tirent bĂ©nĂ©fice d’un traitement par statine. La source ne prĂ©cise ni statine particuliĂšre, ni dose, ni objectif thĂ©rapeutique.

Activité physique

Les patients prĂ©sentant de petits AAA doivent pratiquer rĂ©guliĂšrement une activitĂ© physique. Une activitĂ© physique modĂ©rĂ©e n’augmente pas le risque de rupture et peut contribuer Ă  limiter la croissance anĂ©vrismale.

Autres traitements médicaux

Les essais randomisĂ©s Ă©valuant la metformine pour limiter la croissance des AAA sont dĂ©crits comme Ă©tant en cours, Ă  la suite de rĂ©sultats issus d’études observationnelles. La source n’établit pas la metformine comme traitement systĂ©matique et ne fournit aucune dose recommandĂ©e.

Prise en charge aiguĂ« d’une rupture suspectĂ©e

Une douleur abdominale ou lombaire aiguĂ« associĂ©e Ă  une hypotension, une sensibilitĂ© abdominale ou d’autres signes Ă©vocateurs d’une rupture constitue une urgence vitale. La source indique qu’une rupture nĂ©cessite une intervention chirurgicale ou une rĂ©paration endovasculaire en urgence.

Elle ne fournit pas de recommandations dĂ©taillĂ©es concernant la rĂ©animation, la stratĂ©gie transfusionnelle, l’anesthĂ©sie, le choix de la technique opĂ©ratoire ou le traitement mĂ©dicamenteux pĂ©riopĂ©ratoire.

Surveillance aprĂšs rĂ©paration d’un AAA

AprĂšs EVAR

La surveillance aprÚs EVAR vise à détecter :

  • Une endofuite

  • Une augmentation du sac anĂ©vrismal

  • Une migration de l’endoprothĂšse

  • Une dĂ©faillance structurelle de l’endoprothĂšse

L’approche recommandĂ©e est la suivante :

  • TDM Ă  1 mois aprĂšs l’EVAR comme examen de rĂ©fĂ©rence.

  • En l’absence d’endofuite ou d’augmentation du sac, Ă©chographie-Doppler Ă  12 mois.

  • Échographie-Doppler annuelle par la suite.

  • Une TDM ou une IRM supplĂ©mentaire de l’abdomen et du pelvis tous les 5 ans est raisonnable pendant la surveillance Ă©chographique annuelle.

  • Toute anomalie observĂ©e Ă  l’échographie de surveillance justifie une TDM ou une IRM complĂ©mentaire.

  • Une EVAR complexe peut nĂ©cessiter un schĂ©ma modifiĂ© associant une imagerie en coupes Ă  une Ă©valuation Ă©chographique-Doppler des vaisseaux cibles.

Les protocoles de surveillance antĂ©rieurs comprenaient une imagerie Ă  1, 6 et 12 mois, mais l’examen Ă  6 mois peut ĂȘtre omis lorsque celui rĂ©alisĂ© Ă  1 mois ne montre aucune anomalie prĂ©occupante.

AprĂšs chirurgie ouverte

AprĂšs une rĂ©paration ouverte d’un AAA, une TDM ou une IRM de l’aorte abdominopelvienne dans l’annĂ©e est raisonnable, suivie d’une imagerie tous les 5 ans.

La chirurgie ouverte fournit gĂ©nĂ©ralement des rĂ©sultats plus durables que le traitement endovasculaire, bien qu’elle soit associĂ©e Ă  un risque opĂ©ratoire plus Ă©levĂ©. Les complications tardives aprĂšs rĂ©paration ouverte sont moins frĂ©quentes et sont principalement liĂ©es Ă  la laparotomie.

Suivi Ă  long terme

Le suivi à long terme poursuit deux objectifs : détecter les complications post-réparation et assurer la prévention secondaire de la maladie athéroscléreuse aortique et systémique.

AprĂšs une intervention sur l’aorte abdominale, la TDM, l’IRM et l’échographie-Doppler ou l’échographie avec injection de produit de contraste peuvent ĂȘtre utilisĂ©es. L’échographie-Doppler et l’échographie avec injection dĂ©tectent les complications courantes de l’EVAR, mais sont moins adaptĂ©es Ă  l’identification des problĂšmes structurels de l’endoprothĂšse. L’imagerie en coupes demeure importante lorsque l’échographie est anormale ou lorsqu’une anatomie prothĂ©tique complexe nĂ©cessite une Ă©valuation dĂ©taillĂ©e.

Les calendriers de surveillance reposent en grande partie sur un consensus et sur des donnĂ©es observationnelles et doivent ĂȘtre adaptĂ©s Ă  l’anatomie du patient, au type de rĂ©paration, aux rĂ©sultats de l’imagerie, Ă  la fonction rĂ©nale, Ă  l’exposition aux rayonnements et Ă  l’expertise locale en imagerie.

Pronostic

Le pronostic dĂ©pend de la taille de l’anĂ©vrisme, de sa vitesse d’expansion et de l’importance de la maladie coronaire et cĂ©rĂ©brovasculaire associĂ©e. Les estimations citĂ©es indiquent un risque de rupture Ă  5 ans d’environ 1–2 % pour les anĂ©vrismes de moins de 5 cm et de 20–40 % pour les anĂ©vrismes de plus de 5 cm.

Une rupture engage toujours le pronostic vital. Une douleur anĂ©vrismale peut prĂ©cĂ©der la rupture, mais celle-ci survient frĂ©quemment sans signe annonciateur. À vitesse de croissance comparable, les femmes prĂ©sentent un risque de rupture supĂ©rieur Ă  celui des hommes, ce qui justifie des seuils de surveillance et de rĂ©paration spĂ©cifiques au sexe.

Les petits AAA peuvent gĂ©nĂ©ralement ĂȘtre surveillĂ©s sans danger au moyen d’une imagerie structurĂ©e, Ă  condition de suivre leur croissance et l’apparition de symptĂŽmes et de prendre en charge les facteurs de risque modifiables, en particulier le tabagisme.

Auteurs

EBM AI
Evidensbaserad AI-agent

Mis à jour 6 août 2026